5 systèmes en transitions

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TERRITOIRE



Deux conventions paraissent être entrées en résonance : la conven­tion territoriale et la convention numérique, l’une tendant à reconnaître aux territoires la possibilité de se réinventer, l’autre considérant que le numérique est à la fois le nutriment et le fertiliseur.

Claudy Lebreton, Les Territoires numériques de la France de demain, 2013



CINQ IDÉES FORTES

  1. Entre excellence et déclassement, les disparités territoriales, urbaines et rurales, s'accroissent.
  2. L’incertitude, la souplesse, la réversibilité font leur entrée dans les stratégies de territoires encore habitués à la plani­fication.
  3. Les acteurs publics territoriaux et les organisations adminis­tratives sont bousculés par de nouvelles dynamiques d’acteurs, privés et collectifs, outillées par le numérique.
  4. Le numérique peut être un puissant levier de maillage et de capacitation territoriale.
  5. Le territoire physique, ses services, ses lieux, ses équipements, se reconfigurent sur fond d’argent public rare et de montée des pratiques en ligne.
Les territoires sont confrontés à de nombreux défis qui mettent à l’épreuve leurs organisations spatiales, sociales et politiques : comment croître en devenant plus frugaux ? Comment se mondialiser sans perdre la territorialité? Comment viser l’excellence sans segmenter et sans exclure?

Dans chacune de leurs fonctions, ils vivent ces mutations à l’œuvre. Les transformations du travail et des organisations bouleversent la relation aux lieux de travail et aux déplacements. Les lieux et les pratiques de la connaissance tirent parti de la dématérialisation et de la mondialisation, ou les subissent. La localisation des modes de production et des pratiques de consommation évolue au gré des coûts et des crises. La santé, la justice, l’éducation prioritaire voient leurs cartes régulièrement redéfinies.

L’importance du numérique pour le développement des territoires est connue et a fait l’objet, au cours de la décennie passée, d’importants efforts (aménagement numérique du territoire) dans les domaines des infrastructures et des services numériques. Mais il ne s’agit plus aujourd’hui d’aménager le territoire tel qu’on le connaît avec le numérique que nous connaissons. Il ne s’agit pas seulement de considérer un territoire ‘plus’ numérique mais de comprendre la variété des mutations possibles, des leviers numériques, et de rechercher un ‘mieux’ numérique.

Concrètement, les MOOC universitaires et professionnels peuvent enrichir ou appauvrir le paysage d’éducation et de formation d’un territoire. Les pratiques collaboratives peuvent s’articuler avec l’offre de transports publics ou s’opposer à elle. Les services publics en ligne peuvent augmenter la proximité avec les usagers comme accroître les difficultés et les inégalités. Le numérique peut faciliter la prise en compte des enjeux environnementaux ou favoriser la surconsommation de biens et d’énergie. L’économie locale peut se trouver menacée ou dynamisée par les dispositifs numériques...


Il est donc important de renforcer notre compréhension collective des transformations territoriales, d’identifier la montée de nouveaux acteurs, les changements de paradigme, et de renouveler l’outillage stratégique des acteurs du développement et de l’égalité des territoires pour avancer vers plus de souplesse, de modularité et de lien social.

TERRITOIRE DE LA TRANSITION


POURQUOI LA SITUATION ACTUELLE N’EST PAS DURABLE


DES TENDANCES LOURDES

Le phénomène de métropolisation accentue les contrastes entre territoires : la polarisation nourrit les inégalités spatiales et sociales. La mobilité internationale est encouragée dans l’enseignement supérieur comme dans de nombreux champs professionnels, les ressources humaines du territoire sont une préoccupation montante.
La capacité politique, juridique et financière de l’acteur public à être aménageur du territoire est en recul. En Europe, la plupart des infrastructures, comme de nombreux équipements et projets territoriaux, sont ouverts à la concurrence et à présent opérés par des acteurs privés. L’aménagement numérique du territoire se confronte également à la réduction des dotations publiques, laissant redouter de fortes disparités dans l’accès aux réseaux fixes et mobiles.

-> La participation d’acteurs privés à la vie numérique des territoires questionne le rôle de l’acteur public dans l’aménagement des territoires et dans son accompagnement de la mutation numérique de la société

DES TENSIONS INTERNES

Les territoires sont confrontés à la mondialisation des échanges, mais aussi des ressources plus rares qui incitent aux stratégies de proximité. L’essor des mobilités va de pair avec la montée prévisible des démobilités (maintien à domicile, précarisation). Les réseaux outillent l’accessibilité, mais créent paradoxalement une dépendance quand leur absence se fait sentir. Le numérique aménage ou déménage le territoire : il enrichit la territorialité par un renforcement des liens et des services ou permet, au contraire, d’affranchir ses acteurs de leur ancrage historique et géographique. Les organisations territoriales classiques voient évoluer leurs administrations, vers davantage de concentration ou de décentralisation ; mais les dynamiques territoriales ignorent les frontières administratives. La compétition exacerbée entre territoires coexiste avec la recherche de nouveaux cadres de coopération et de cohésion, construisant des gouvernances plus ouvertes.

-> Les acteurs institutionnels, garants du long terme et de l’intérêt général ?

DES ÉMERGENCES

Le numérique modifie les équilibres et peut permettre de dépasser ces tensions. Il contribue à une reconfiguration du territoire en favorisant l’émergence de nouvelles forces :

  1. De nouveaux possibles territoriaux voient le jour. Si les lieux, les infrastructures, les territoires et les services – qui fondaient leurs réponses sur les transformations économiques et sociales – se confrontent à leurs limites environnementales et fonctionnelles, le numérique peut prolonger les situations anciennes comme devenir l’instrument de la transition.
  2. La réinvention des services au public passe par les usagers et met les usages au premier plan. Cela questionne la conception même des politiques publiques, de leur ancrage territorial, leur co-élaboration, la place du levier numérique dans ce changement de paradigme. De nouvelles méthodes, de nouveaux modes d’accompagnement de l’action publique territoriale sont ainsi envisagés.
  3. Parallèlement, de nouveaux acteurs s’emparent du territoire : devient légitime celui qui fait. Le numérique est un déclencheur nouveau, qui permet la mise en réseau et participe à une recomposition du jeu d’acteurs. De nouvelles dynamiques, de nouveaux lieux apparaissent, portés par des collectifs. De grands acteurs numériques agissent à échelle territoriale. Les données sont devenues des objets politiques, sociaux, économiques. Le calcul, la mesurabilité deviennent des pratiques sociales, des outils de prédiction, des éléments de valeur financière.

« Avec le numérique, les usagers/citoyens ont de nouvelles attentes vis-à-vis de leurs services de proximité. Le succès d’applications telles que ‘Dansmarue’, plateforme permettant aux citoyens de signaler des problèmes locaux en envoyant des photos, montre l’intérêt des usagers/citoyens de devenir acteurs de leur territoire. »

Philippe Lemoine, La nouvelle grammaire du succès – La transformation numérique de l’économie française, 2014


-> Des plateformes territoriales visent à l’ouverture et à la transversalité

LES ‘ÉLÉMENTS PERTURBATEURS’ SOURCES DE LA TRANSITION

UN JEU D’ACTEURS TRANSFORMÉ

Acteurs de l’économie collaborative

L’irruption de plateformes numériques mondiales dans la mobilité, le tourisme, l’alimentation, se conjugue avec l’essor d’initiatives locales d’échanges, de services, la montée des tiers-lieux, des Fab Labs...

Individualisation et recul des opérateurs associatifs


Usagers et innovateurs agissent, dans des collectifs informels, plus rarement dans un cadre associatif institutionnalisé.

DES TERRITOIRES MASSIVEMENT NUMÉRIQUES

Numérique et transformations structurelles

Les ‘infostructures’ (plateformes, cloud, ...) réorganisent les échanges du territoire, grand producteur de data. Ce développement n’est pas généralisé car il est coûteux et sa solvabilité reste incertaine.

Equipements et usages se massifient

Ils se densifient et ne concernent plus seulement les internautes : l’internet
des objets relie des milliards de dispositifs, matériels, capteurs, fixes et mobiles, producteurs de connaissance et de services.

Optimisation des ressources du territoire


Mobilités partagées, réseaux d’énergie, le numérique est mis à contribution pour le développement durable.

« Cette tradition historique (bretonne) de coopération se traduit au niveau de la consommation collaborative par l’émergence de nombreuses initiatives de solidarité à l’échelle des bassins de vie. »

Les Dynamiques globales de la consommation collaborative en Bretagne, Colporterre, 2014


INNOVATION DANS LES SERVICES PUBLICS

Services publics et services numériques

Les services territoriaux deviennent numériques, les services numériques se territorialisent : la dématérialisation permet la reconfiguration des services, à distance ou en proximité.

Conversations territoriales

Le territoire s’exprime et converse en ligne, utilisant tous les supports. L’action publique peut prendre en compte cette conversation, y contribuer, renforcer les coopérations et la démocratie.

Data et nouvelles connaissances

L’irruption des data modifie les représentations du territoire, son pilotage et ses usages, les data deviennent elles-mêmes des ressources du territoire.

TRANSFORMATION DES ESPACES-TEMPS

Pression et désynchronisation des rythmes quotidiens

Évolution très lourde d’un ensemble de facteurs très stables pendant longtemps : pendularité du trajet domicile/travail, accélération, désynchronisation, inégalités des temps sociaux du territoire.

Dédoublement du territoire

Le numérique permet l’ubiquité et supprime les distances, crée de nouvelles manières de produire des lieux ; concrétisation du territoire dans une surcouche virtuelle.

Déspécialisation des lieux

Lieux et formes de localisation des activités changent sous l’effet de nombreux facteurs : nouveaux usages de l’espace public selon
les saisons, les jours ou les heures. Les équipements commencent à être pensés souples et évolutifs.

« Nous habitons le temps autant que nous habitons l’espace. Avec le numérique, notre identité a déjà migré sur les routes et sur les réseaux. »

Luc Gwiazdzinski, Redistribution des cartes dans la ville malléable, 2007



QUELQUES MODÈLES
‘PRÊTS À L’EMPLOI’


Ces ‘modèles’ existent aujourd’hui dans le débat public, portés par tels ou tels acteurs qui les proposent comme des horizons désirables ou au contraire, comme des anti-modèles à éviter.


CYBER TERRITOIRE

Ce modèle de territoire ne s’intéresse guère à son emprise physique mais profite pleinement du numérique qui le transforme. Les technologies permettent un nouvel aménagement du territoire, et permettent de penser celui-ci comme à distance. S’affranchissant des contraintes de mobilités géographiques, le cyber territoire remplace services en présentiel par services numériques qu’il propose à un public parfois très à distance.

Acteurs dominants
SERVICES PUBLICS EN LIGNE, RÉSEAUx SOCIAUX NUMÉRIQUES, MOOCS, ...

« Le cyberespace n’est pas un territoire ‘virtuel’ ou imaginaire, mais il constitue une augmen­tation et une extension numérique du territoire, un espace d’action et de rencontres. Toutefois,
sa logique est toute différente de celle de la territorialité : c’est un espace d’où la distance physique est absente, un espace à ‘ubiquité logique absolue’ (...). »
Pierre Musso, Annales des Mines – Réalités industrielles, novembre 2010


TERRITOIRE PLATEFORME

Le territoire plateforme est la déclinaison territoriale du modèle de la plateforme numérique. C’est le cadre commun et ouvert des offres de services numériques du territoire, favorisant l’enrichissement des offres et facilitant le développement des usages. Ce territoire produit donc un gros effort de numérisation de ses ressources et essaie de développer des logiques de services aux usagers et habitants, prenant notamment appui sur la carte numérique du territoire.

Acteurs dominants
COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, PLATEFORMES DE SERVICES (SYNDICATS MIXTES, ASSOCIATIONS, ...), INNOVATEURS DE SERVICES LOCAUx ET MONDIAUX.

« L’offre localisée, par la puissance publique, de supports et de pla­teformes d’agrégation des ressources de toutes natures est devenue une question cruciale pour les acteurs du territoire, qui cherchent à mutua­liser des ressources et à en ouvrir l’accès au plus grand nombre. »
Contribution de la DATAR au rapport Lebreton.


AUTONOME ET RÉSILIENT

Modèle qui privilégie une approche durable pour éviter la mise en place de situations d’urgence. Il mobilise ses propres ressources : circuits courts, infrastructures locales, autonomie énergétique et alimentaire, développement endogène. Il implique les acteurs du territoire dans une co-gouvernance responsable. Il se caractérise donc par sa capacité à s’adapter et se réorganiser pour anticiper.

Acteurs dominants
ACTEURS PUBLICS ET COLLECTIFS TERRITORIAUX, INNOVATEURS SOCIAUX...

« Les acteurs régio­naux perçoivent que, du fait même de son histoire tourmentée, la région a des capaci­tés de rebond (...). Le recours à la notion de résilience territo­riale est un moyen de mettre en avant ces capacités et de projeter une vision positive du futur. »
Note D2DPE n°51. Pour une région Nord­Pas de Calais résiliente en 2040. éléments pour une démarche prospective. Novembre 2013


COMPÉTITIVITÉ TERRITORiALE

Le territoire s’inscrit dans un jeu de concurrence. Sa stratégie de développement économique s’appuie fortement sur son attractivité et ses avantages comparés aux autres territoires. Branding et marketing territorial sont utilisés pour attirer des entreprises créatrices de ressources pour le territoire.

Acteurs dominants
PÔLES ET CLUSTERS, UNIVERSITÉS, INDUSTRIES ...

« La course à l’avantage financier que mènent certains investisseurs incite les territoires à produire différentes formes de dumping. Le dumping auquel se livrent les autorités publiques territoriales marque un comporte­ ment de rivalité/suren­chère et une focalisation sur les critères de coût. »
Thomas Lamarche, Le territoire entre politique de développement et attractivité.


TERRITOIRE COLLABORATIF

Ce territoire s’appuie sur des ressources propres qu’il partage le plus possible en biens communs. Il engage la mise en réseau des acteurs de terrain, propose outils et dispositifs collaboratifs pour favoriser innovation d’usages et co-production de contenus sur le territoire et valorise les initiatives locales. Les citoyens sont invités à s’approprier le territoire et à participer à sa gouvernance. Une attention particulière est portée aux habitants et associations, porteurs de lien social.

Acteurs dominants
LABS PUBLICS, INNOVATEURS SOCIAUX, STARTUPS, CITOYENS

« L’objectif pour la collectivité est de mettre les citoyens en dynamique, c’est­-à-­dire d’encourager l’implica­tion citoyenne volontaire et autonome, ainsi que les pratiques collabo­ratives. L’enjeu est de taille : il s’agit de gagner en efficacité de l’action publique, grâce à l’intel­ligence collective, et de rapprocher les insti­tutions locales des citoyens. »

Armel Le Coz.« Partout, des territoires hautement citoyens ! » dans Libération. Octobre 2014.




Histoire de transition
SOFT TERRITOIRE


Dans ce modèle, souplesse et modularité sont privilégiées pour ajuster les capacités du territoire en fonction de ses besoins, de ses contraintes, de ses projets et des incertitudes. Là où prévaut habituellement la rigidité, le territoire devient beaucoup plus malléable : infrastructures, transports, stratégie de lieux, orchestration des temps, gestion des capacités.

Tous les services du territoire sont devenus numériques, même si ils ont gardé une empreinte physique, et l’abondance des data territoriales est un facteur d’enrichissement
d’une connaissance partagée. Cette évolution permet une approche multiscalaire, à la fois plus adaptable au citoyen, à ses usages, à son bassin de vie et à son aire de proximité, et tirant plus facilement parti de la mutualisation en réseaux et de la grande échelle. Elle permet aussi de prendre en compte l’accroissement du nombre d’acteurs capables d’agir pour le développement du territoire, ce qui est aussi un facteur d’incertitude.

La possibilité de reconfiguration rapide devient un pré-requis pour les projets structurants du territoire; ce qui encourage les initiatives et les investissements. Le territoire souple challenge le territoire en dur : la gestion locale du service public se fait ainsi à la demande, et peut être mobile.



Quels acteurs-clés ?
--> Communauté locale

--> Acteurs publics mobiles et agiles

--> Investisseurs publics et maîtres d’oeuvre des infrastructures et équipements

--> Nouveaux acteurs de la consommation collaborative


Quelles controverses ?
Trois craintes :
--> Désorganisation des services au public

--> Conflit entre habitants des mêmes villes qui n’ont plus les mêmes espaces/temps/services

--> Les habitants sont-ils prêts à utiliser les nouveaux services souples ? Quel accompagnement à prévoir, quelle sensibilisation ?


Quel rôle pour le numérique ?
--> Mutualisation des ressources en réseaux et partage d’indicateurs sur les usages

--> Les services sont organisés/ réorganisés autour de plateformes assorties d’outils d’évaluation

--> Agréger les ’conversations’ du territoires (traces sur réseaux sociaux, blogs,...)

--> Temps réel et réactivité





Histoire de transition
TERRITOIRE DE LIENS


Inclusif et apprenant, ce territoire favorise la mutualisation des compé- tences et des connaissances. Les acteurs sont fédérés autour de valeurs communes, le territoire est défini comme un espace de solidarité, d’empathie, de construction collective. Il s’agit de tirer parti, au maximum, des capacités et des énergies de tous sur le territoire et de les faire fonctionner ensemble.

La richesse des réseaux sociaux du territoire – son maillage, les liens et conversations entre les acteurs – nourrit les conditions d’un cadre coopératif commun. Il s’incarne dans le champ entrepreneurial par l’incitation au partage de ressources (groupements d’employeurs, espaces de coworking) et aux projets communs (marchés et appels à projets favorisant les coopérations). Territoire apprenant, il met l’accent sur l’éducation populaire, les médiations, le partage de connaissances, le développement des biens communs. Territoire solidaire,
il stimule les échanges sociaux et investit sur le pouvoir d’agir des habitants, y compris les moins favorisés.

Le territoire et ses administrateurs reconnaissent la multiplicité des ressources et des compétences des habitants, des usagers, des communautés. Cette reconnaissance s’accompagne d’une intégration des ressources et compétences au fonctionnement du territoire (équipements, décisions, etc. ).



Quels acteurs-clés ?
--> Associations, collectifs de citoyens

--> Entreprises, startups

--> Acteurs de la capacitation : formation, accompagnement à l’innovation, ingénierie de la participation, travail social
--> Acteurs politiques nationaux et territoriaux


Quelles controverses ?
--> L’horizontalité et le partage ont des limites : domaines complexes, ressources rares, sécurité publique.

--> Comment garantir la solidarité dans un modèle décentralisé, qui peut être facteur de disparités ?
--> Les dynamiques guerrières sont culturellement très ancrées et semblent plus adaptées à l’économie de marché.


Quel rôle pour le numérique ?
--> Mutualisation des compétences : mise en réseau, plateformes ouvertes, capacitantes
--> Mutualisation des ressources financières (crowdfunding, ...)

--> Partage de la documentation, de l’information, des données

--> Formations entre pairs