7 LEVIERS NUMÉRIQUES POUR LES TRANSITIONS

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SOFT

DE QUOI PARLE-T-ON ?

À mesure que tous les domaines d’activité s’informatisent et s’interconnectent, que toutes les organisations et la majorité des individus de la planète sont connectés et ‘joignables’, le numérique devient la source essentielle de toute innovation, de toute transformation, de tout avantage concurrentiel.


Le logiciel et les données dévorent le monde : l’informatique organise la conception, la production, la distribution et le cycle de vie des produits. Elle structure et pilote le fonctionnement des marchés et des chaînes d’approvisionnement. Elle organise le flux de la matière, de l’information et des finances. Elle assure à la fois la mesure continue du fonctionnement des systèmes économiques et sociaux et l’analyse des données recueillies. Qui tient les données et définit les algorithmes, contrôle le secteur d’activité concerné.


« Il y a une app pour ça1 » : le logiciel se substitue même à des appareils physiques – le magnétophone, le baladeur, l’appareil photo, la boussole, la lampe de poche… sont désormais des ‘apps’ contenues dans un même appareil, le smartphone.

« Le logiciel dévore le monde. L’internet a désormais atteint une taille et une envergure telles qu’il devient économiquement viable de bâtir de très grandes entreprises spécialisées dans un seul domaine, reposant sur une innovation transformatrice qui réside entièrement dans le code informatique. »
Marc Andreessen, interview dans Wired, 2012


PRINCIPAUX ATTIBUTS TRANSFORMATEURS


Le rôle déterminant des données et du logiciel dans la transformation de tous les secteurs d’activité s’exprime au travers de cinq attributs :

1. L’immatériel : les objets immatériels sont non-rivaux (les partager ne nous en prive pas) et leur coût marginal de production est nul (rendements croissants), ce qui rend les règles classiques
de l’économie de marché difficilement applicables. 2. L’abaissement des barrières : les ressources du cloud et l’existence de composants logiciels web pour la plupart des fonctions nécessaires, permettent de lancer des services à l’échelle mondiale en très peu de temps, pour très peu cher.
3. La programmabilité : tout processus, tout objet, est d’emblée analysé, conçu et décrit sous la forme d’un modèle numérique. Ses propriétés prennent la forme de programmes informatiques. Il suffit de les ‘reprogrammer’ pour les transformer.
4. La modularité : toutes les composantes d’une chaîne de valeur fonctionnent comme des ‘services’ autonomes, qui s’assemblent de manière dynamique et substituable. Le fait qu’un service provienne de l’intérieur ou de l’extérieur de l’entreprise a peu d’importance.
5. La plasticité : tout service existe en version ‘Beta permanente’ et peut changer plusieurs fois par jour ; il peut y avoir plusieurs versions du même service en exploitation, voire une version différente par utilisateur.


PRINCIPALES LIMITES


-> Le monde matériel se venge : l’empreinte physique et énergétique du numérique est de plus en plus profonde et il faudra un jour en mesurer le coût.
-> Pour Apple, le logiciel est avant tout un moyen de vendre du matériel, pas l’inverse.
-> On s’attache aux objets, pas aux logiciels, et c'est pour des objets (ou parfois des services), pas des logiciels, que les consommateurs sont prêts à payer.


QUELQUES DOMAINES QUE LE LOGICIEL ET LES DONNÉES TRANSFORMENT OU POURRAIENT TRANSFORMER


-> Des secteurs entiers sont désormais dominés par des entreprises qui sont avant tout numériques : les biens culturels (Amazon, ITunes, Netflix), la publicité (Google), le tourisme (Booking, Airbnb, Expedia…).
-> Les nouveaux moyens de transport fonctionnent presque exclusivement à base de logiciel : Velib, et plus encore Blablacar ou les plateformes d’autopartage. Et la différence entre le TGV et idTGV réside presque exclusivement dans leur plateforme logicielle.
-> Des plateformes telles qu’Uber, 99designs ou Taskrabbit restructurent les métiers du taxi, du graphisme ou des services à la personne autour de places de marché, assumant pour seule responsabilité celle de faire se rencontrer l’offre et la demande à un instant donné.
-> Des intégrateurs informatiques tels qu’IBM se positionnent sur des marchés de services urbains (la distribution d’eau à Malte, l’intégration de services de secours à Rio), sous-traitant certaines activités aux opérateurs de services urbains traditionnels.