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7 LEVIERS NUMÉRIQUES POUR LES TRANSITIONS


On dit volontiers que la ‘révolution numérique’ va transformer tous les domaines d’activité humaine, tous les secteurs économiques, tous les métiers. Mais de quelle manière ? Comment le numérique active-t-il les transitions ?

Nous avons choisi de décrire 7 leviers numériques qui, à des degrés divers, nous semblent aujourd’hui à l’oeuvre partout où le numérique remet en cause les ordres établis :

optimal ; soft ; smart ; distribué / capacitant /collaboratif; open ; disruptif ; agile.

Bien sûr, les leviers numériques ne sont pas les seuls leviers de transition. L’angle numérique invite même, très vraisemblablement, à en sous-estimer d’autres, par exemple la résilience ou la frugalité. Nous vous invitons à enrichir à votre tour la liste des leviers génériques des transitions, ceux que l’on retrouve dans la plupart des secteurs et des domaines.



« L’incidence de la technologie sur l’économie se diversifie et se complexifie. En plus de la structuration et de la croissance d’une filière numérique de plus en plus puissante, il faut tenir compte d’au moins huit effets. Comme dans l’époque antérieure d’informatisation, il y a d’abord tous les effets d’automatisation avec accroissement corrélatif de la productivité des facteurs : productivité du travail ; du capital fixe et circulant ; de l’énergie et des matières premières. Mais a cela s’ajoutent les effets de dématérialisation : substitution d’internet aux réseaux physiques d’agences, de guichets et de magasins ; déformation de la traditionnelle courbe des coûts décroissants en fonction de la longueur des séries, en une courbe de production en équerre avec un fort investissement sur l’innovation et le prototypage et des coûts de reproduction quasinuls ; baisse des coûts de transaction et remise en cause du périmètre des firmes. Il faut enfin tenir compte des effets d’intermédiation/ désintermédiation sur les business-models, avec le rôle nouveau joué par les personnes – à la fois producteurs et consommateurs – et avec l’enjeu de la donnée et la ressource qu’elle représente pour l’optimisation et la réinvention des métiers existants ainsi que pour la structuration d’écosystèmes innovants. »
Philippe Lemoine, La nouvelle grammaire du succès – La transformation numérique de l’économie française, 2014