e-inclusion et pratiques d'empowerment (archive)

e-inclusion et pratiques d'empowerment (archive)

L'objectif de ce groupe est de penser la manière dont les technologies numériques définissent notre liens aux autres, d'appréhender la complexité du rôle des TIC ainsi que les enjeux de leur appropriation sociale.



Groupe archivé

Ce groupe a fonctionné en 2011-2012 dans le cadre de l'Atelier de réflexion prospective PRISE animé par la Fing et un ensemble de partenaires pour le compte de l'Agence nationale de la Recherche (ANR).

Continuité et rupture sociale : contributeurs envisagés

Liste provisoire proposée par Pascal Plantard (Université Rennes 2 / M@rosuin), Sylvain Dejean et Godefroy Dan N'Guyen (Télécom Bretagne / M@rosuin) et la FING.

Chaque participant aux travaux le l'ARP peut proposer d'autres noms de contributeurs en modifiant directemment la page (c'est une "page wiki", cliquer sur "modifier la page" dans la colonne de gauche, puis enregistrer).
En gras les personnes ayant participé au forum de lancement des 6 et 7 avril.

RAPPEL - Date des workshops : 18 mai (sous thématique "TIC, capital social et bien-être" - Page wiki de préparation de l'atelier) et 10 juin (sous thématique "e-inclusion et pratiques d'empowerment")

     

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    Contributeurs et trices "e-inclusion et pratiques d'empowerment"

    Resp. : Pascal Plantard

     

    Chercheurs

    • Balandier Georges – université Paris V - EHESS
    • Bergier Bertrand – UCO Angers
    • Breton Philippe – université de Strasbourg
    • Castel Robert – EHESS Paris
    • De Gaulejac Vincent – université Paris VII
    • Karsz Saül – paris
    • Kiyindou Alain – université Bordeaux 3
    • Le Mentec Mickaël - université Rennes 2
    • Musso Pierre – université Rennes 2
    • Paugam Serge – ERIS-CNRS Paris
    • Proulx Serge –UQAM – Montréal
    • Tisseron Serge – Paris
    • Trainoir Marianne - université Rennes 2
    • Virilio Paul – ESA Paris
    • Fabien Labarthe, Télécom Paris Tech / DEIXIS Sophia Antipolis
    • Rennes CREM : Raphaël Suire, Eric Darmon
    • Telecom Bretagne : Myriam Legoff
    • Centre de Recherche Travail et Technologies de la FTU, Namur :  Gérard Valenduc, Patricia Vendramin
    • CEPS Instead, Luxembourg : Nicolas Poussing, Ludivine Martin
    • Université de Marne La Vallée : Patrice Flichy
    • Telecom Sud Paris : Christine Balagué
    • Université de Pau : Francis Jaureguiberry (voir notamment l'ANR Devotic sur la déconnexion volontaire)
    • IPTS (Séville) : Jean Paul Simon
    • Ecole nationale supérieure d'architecture de Paris (Ensaplv) : Serge Wachter   
    • Vox Internet : Francoise Massit-Follea

     

    Acteurs / praticiens

    • Nicole Maestracci (Présidente), Matthieu Angotti (DG), Sophie Alary (Chef du service « missions ») FNARS
    • Pierre Perez - DUI
    • Serge Nedelec – DIV
    • Région Bretagne : Marie-Adeline Peix, Thomas Renault
    • Région Ile de France, Mission démocratie régionale : Jean-Christophe Ulmer/Orianne Perrier
    • Ville de Brest : Michel Briand
    • Pôle emploi : Thierry Raffin
    • ANSA ? Marion Liewig
    • Acteurs de l'ESS
    • Commune de Montrouge : Olivier Szendy  
    • Fing, projet "Liens" : Eymeric Brunet-Lecomte
    • Crédit coopératif, MACIF

     

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    Contributeurs et trices "TIC, capital social et bien-être"

    Resp. : Thierry Penard

     

    Commentaires

    • Pascal Plantard le 3 avril 2011

      Bonjour à tous,

      Ci-dessous une première contribution personnelle.

      A mercredi

       

      Numérique et Lien social

      Les trois pouvoirs relationnels des usages des TIC

       

      Pascal Plantard - CREAD-M@rsouin - Université Rennes 2

       

      Au sein du GIS M@rsouin un groupe de chercheurs s'est dégagé autour de la problématique de « l’e-inclusion ». L’e-inclusion concerne les exclusions ainsi que les potentiels d’insertion générées par le numérique. Au gré des rencontres, des opportunités de travail et d’un processus collectif de problématisation, il mène des recherches sur les représentations des TIC, ainsi que sur les processus d'appropriation pour certaines catégories de populations (SDF, personnes en insertion, seniors, adolescents décrocheurs, délinquants...). Ce groupe est aussi à l’initiative d’« actions-recherches-actions » sur les dispositifs d'usages des TIC dans la lutte contre les inégalités sociales et/ou culturelles. Dans ce groupe de recherche, nous travaillons sur les usages effectifs des TIC en milieu ordinaire. Par « usage effectif », nous entendons ce que font véritablement les personnes avec les TIC, leurs usages réels, en interprétant ces phénomènes dans leurs contextes culturels et leurs histoires ; en mobilisation des concepts différents de la sociologie ou de la psychologie : mythe, fétiche, rite, tribu, symbole. Nos analyses partent donc des pratiques et des situations observées le plus près possible des usagers. En ce sens, nous définissons les usages comme des ensembles de pratiques socialisées.

      La notion d’ensemble renvoie à la question de seuil : à partir de quand peut-on véritablement parler d’usage ?

      La notion de pratique nous renvoie immédiatement à des questions de méthodologie : comment fait-on pour réellement observer ce qui se passe dans les « milieux naturels », ce que les gens font véritablement avec les TIC ? Cela nécessite souvent une démarche d’immersion dans les terrains qui s’inspire de différents courants anthropologiques (recherche-action, ethnométhodologie, ethnographie, clinique).

      Enfin, le terme « socialisées » renvoie à la conceptualisation de la socialisation et de l’inscription progressive dans le temps socio-historique et transgénérationnel. Le temps de l’usage est un temps long.

      Pour Georges Balandier (1986), « c’est sans doute la première fois dans l’histoire des hommes que l’imaginaire est aussi fortement branché sur la technique ». Ces « techno-imaginaires » forment les grands récits mythologiques qui servent de références symboliques aux représentations sociales que nous avons du numérique. Positives ou négatives, ces représentations dépendent de l’image première que l’on se fait des technologies. Elles vont évoluer à travers nos expériences avec les machines. Ce que démontre l’observation des pratiques du numérique, c’est que les représentations sociales des TIC leur confèrent trois « pouvoirs » relationnels :

       

      Le pouvoir de « renforcement »

      Les techno-imaginaires proposent à la fois des fétiches à manipuler comme l’ordinateur ou le téléphone portable et des environnements numériques à habiter. En présence de ces éléments matériels des cultures numériques, chacun renforce ses comportements de confiance ou de défiance vis à vis du numérique.

       

      Le pouvoir de dévoilement

      La pratique des TIC provoque un changement intérieur en déclenchant des émotions que nous ne pouvons pas toujours contrôler.

       

      Le pouvoir de lien

      Au delà des tribus « techno », les usages des TIC fondent des normes puissantes qui s’imposent à nous tous par les objets et les modes de vie qu’elles génèrent.


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