e-magine  Auvergne Rhône-Alpes

e-magine Auvergne Rhône-Alpes

Anticiper ensemble les transformations numériques


Compte-rendu du séminaire de lancement d'emagine

Compte-rendu du séminaire de Lancement d'e-magine

2 et 3 février 2015 à Lyon

I- Contribution d’e-magine à la consultation du Conseil national du numérique

Cette contribution a déjà été publiée, pour respecter les délais de la consultation :

  1. En ligne sur le réseau Fing

  2. Sur le site du Conseil national du numérique

Elle peut néanmoins encore être affinée rapidement par les participants : le Cnnum, qui en est prévenu, vient d’engager le travail de synthèse.

           

II. Défis sociétaux du numérique dans notre région [2 février après-midi]

Programmation d'e-magine :

  • quelles thématiques à traiter, comment les aborder, quelle est l'importance de les traiter ou non ?Sont-elles déjà prête à prendre "en main" ?

  • quelle     méthodologie d'accompagnement : qui impliquer ? Comment et à quel rythme avancer ?

 

I. Thématiques à travailler

 

1. Jeunesse, médiation, inclusion, éducation

Défi : en quoi le numérique peut faciliter l'accès aux études, réduire le taux d'échec dans les 1ères années d'études ?

S'occuper des jeunes implique de travailler avec ceux qui sont avec eux : profs, et parents, à intégrer dans l'écosystème. Avec un lien fort autour de l'inclusion, les médiations.

Questions qui émergent :

  • Quelles sont les sphères de confiance de demain ?    

  • Quelles sont les politiques jeunesse de demain ?

  • Cela     oblige-t-il à déconstruire les positionnements des acteurs ?

  • Comment cela débouche-t-il dans les champs de l'emploi, des parcours professionnels ? 

En Auvergne, deux rapports ont été rendus sur les individualisations des équipements. Cela fait des expériences concrètes qui peuvent donner à comprendre comment l'action politiques peut être conçue comme plus ancrée dans les pratiques.

Exemple: la suppression des manuels papiers ne s'accompagne pas d'un équipement individualisé par enfant et sans traitement de la connectivité.

Il est nécessaire de se poser les questions de déploiement équitable, et de "sortir" de l'expérimentation pour penser des passages à l'échelle.

 

Défi : Comment articuler l'individuel et le collectif dans le numérique ?

Souvent on se rend compte que "ce qui marche", ce sont les projets dans lesquels des collectifs humains se sont emparés des problématiques. Les distributions de matériel ont fait la preuve de leur "échec". e-magine peut permettre de reprendre les études qui ont fait ressortir cela et valoriser cet état des lieux.

L'enjeu est d'arriver à faire travailler ensemble ceux qui n'ont pas forcément l'habitude de travailler ensemble : de s'appuyer sur des collectifs qui ont besoin d'exister et d'oeuvrer aux rapprochement des différents acteurs.

Au-delà des expérimentations (cf. le projet DataViz2 ) le rapprochement du milieu de l'Éducation nationale et du milieu de l'éducation populaire est encore à engager.

 

Défi : Comment tenir la promesse numérique de la collaboration à distance ?

Il est difficile d'envisager l'arrivée de la génération Z sur le marché du travail, qui vont vouloir arriver avec leurs outils numériques.  C'est d'ailleurs difficile, même pour nous, d'avoir des usages collaboratifs réels (ex : organiser une réunion à distance à 3-4 régions). Au delà des cimetières d'outils, il est possible d'identifier des endroits où cela marche.



Défi mettre à disposition de tous les moyens de chercher, imaginer leur métier de demain.

Présupposés sur les générations numériques,  est radicalement faux cf. travaux recherche. Par contre, de fortes disparités de pratiques au travail sont "encodées" dans les pratiques générationnelles : ceux qui ont appris avec la radio, ou le journal papier ne vont pas agir de la même façon.

Les natifs du numérique n'ont pas forcément des usages "supérieurs". En revanche les outils de collégiens vont être mieux maîtrisés par des collégiens. Mais les compétences sociales liées aux compétences opératoires, manipulatoires, ne sont pas "natives".

Certaines compétences développées dans le champ personnel vont pouvoir se transférer dans le champ professionnel.

 

Les 2 caractéristiques de l'éducation à l'ère numérique c'est le fait de passer par des pratiques et l'autre est le fait que la connaissance se socialise, on apprend aussi de façon informelle par les frottements. Il y a un vrai intérêt à valoriser temps (péri-scolaires, stages...) et des lieux (fablab, infolab, biohackerspace ou autres) d'apprentissage informel, notamment en vue de la validation des acquis de l'expérience.



Défi : Comment redevenir acteur ?

A quoi sert de former "au numérique" et cela implique de former à quoi ?

Qu'est-ce qu'une culture numérique ? Il faudrait définir son contenu.

En région, certains acteurs sont des promoteurs inlassables de l'apprentissage du code. La sensibilisation aux différents langages et la compréhension de la production de la donnée sont importantes. La question est celle de la logique de développement de capacités et connaissances actionnables.

 

Grand défi du numérique : Comment se réadapter tout le temps dans nos métiers et postures ?

Constat : les référentiels se périment. Nous avons besoin de "matrices" liées aux postures professionnelles, aux modes d'évolutions des métiers, aux besoins de formation. Et il faudra sans doute apprendre à changer de matrice plusieurs fois dans notre vie.

Les professionnels de la médiation joue un rôle important dans la qualité de ces démarches, alors que l'attention des décideurs sur la place de ces accompagnants est faible.  Sommes en capacité d'identifier les tiers accompagnant de demain ?

 

2. Travail, entreprise, lieu, médiation

Certes des lieux existent en lien avec les compétences régionales, mais quels acteurs concernent-ils ? Quelle dématérialisation possible des démarches administratives.

Le foisonnement de lieux ne permet pas forcément aux individus de savoir où ils se situent et comment se situent.

 

Défi : Quels effets du développement du numérique sur l'économie ?

Il est nécessaire de se poser des questions sur les effets négatifs du développement numérique et d'interroger les modèles économiques sous jacents.

Comment faire du mieux plutôt que du plus ?

Des transformations lourdes du travail sont en cours avec un effet des technologies qui diminue la place du travail ou en tout cas de l'emploi (une 50aine de transformations identifiées dans digiwork).

Entrer dans la marché du travail implique de passer entre des temps et des statuts différents.

 

Défi : quels dispositifs pertinents ?

En regardant de plus près les problèmes de l'emploi, nous constatons, dans les grands groupes et les GAFA, beaucoup d'emplois non qualifiés, peu d'emploi très qualifiés, et quasi aucun de moyennement qualifiés.

 

Défi : Quel rôle peut jouer aujourd'hui l'acteur public dans l'aménagement des territoires pour accompagner la mutation numérique de la société, face à la reconfiguration des temps et lieux de travail ?

L'acteur public n'est plus capable d'assumer tout seul l'aménagement des territoires pour accompagner la mutation numérique de la société. Comment la collectivité publique construit avec d'autres et fait avec les acteurs du territoire ? Un lieu est une communauté cognitive, un espace de confiance, un réseau.

Les politiques publiques peine à s'emparer des lieux existants:

   - bottom up: difficulté à les soutenir

   - top - down : difficulté à avoir des collectifs vivants.

L'évolution dans ces missions doit faire partie de l'évolution des espaces. Certains espaces vivent en réseau, d'autres pas.

Quelques critères qui pourraient définir une politique publique :

   - initiative top-down

   - évolution/partage des évolution ( publication du code source)

   - mise en réseau des lieux quelques soient leur forme.

Synthèse:

   - difficultés des médiateurs,

   - transformations des lieux

   - mutations des métiers et du travail

   - focale "ressources humaines du territoire".

   

Défis :        

  • Imaginer des préconisations sur ce qu'il faut faire et ne pas faire

  • Imaginer derrière des politiques d'évaluation adaptées.

L'accompagnement     aux changements est très difficile à évaluer. Le temps d'évaluation est long. Les     décideurs et les collectivités ont un rôle à jouer de médiation, fédération, animation.

 

3. Enjeux de la participation citoyenne

Non explicité faute de temps, mais retenu comme important à travailler

II. Proposition de méthodologie 

Des acteurs engagés dans e-magine

Nous préconisons une approche concentrique en réseau :

  • un cercle d'acteurs des deux régions qui se déclarent     intéressés par les différentes thématiques, et non focalisés exclusivement sur les politiques publiques

  • un cercle plus large et ouvert, qui déclare son intention d'être dans     le boucle

  • des personnes qui sont invitées à contribuer, qui ne viendront pas forcément du tout à toutes les réunions.

Output

1. identifier et décrire les défis sociétaux :

    - mise en commun de ce qui aide à réfléchir

    - qualification des points d'échanges, identification des points en tension, de sujets qui font question

    - description des chantiers que le groupe prend en charge, y compris par exemple des études d'usages, des retours d'expériences d'usages, avec des "sélections" nécessaires

2. Proposer des actions collectives et politiques publiques

3. Proposer prototypages et preuves de concept (POC)

Temporalité

1er accompagnement jusqu'à l'été, la Fing étant positionnée comme un tiers facilitateur, avec l'ambition que cela apporte collectivement.

 

Les rendez-vous:

 

Nous utiliserons l'espace régional Rhône-Alpes pour soumettre en live des pistes de recommandations aux adolescents.

Besoin d'associer:

   - les acteurs concernés

   - des approches plus sensibles (musiciens, artistes, etc)

Travailler la notion de "confrontation" sur le Mondial des métiers : autour d'un plateau web avec 3 acteurs des régions (captation video)

Cette matière sera ensuite analysée/traitée par le premier cercle.

  • 2e épisode serait dans le cadre de la Biennale du Design - en avril 2015 à Saint-Etienne.

La rencontre pourrait se faire hors des murs de la biennale, en interaction avec Fabien Labarthe et les étudiants d'IRAM, pourquoi pas à la Direction du numérique à Saint-Etienne 

  • 3e épisode 7 et 8 Avril - Salon SIDO (Salon de l'Internet des objets)

Proposition de Denis Pansu

  • 4e épisode en Mai - Exposition Universelle à Milan

en visio conférence

  • 5e épisode en Auvergne en juin, à définir
  • Fin août  - Ruralitic - Aurillac ?



En présence de :

André Fridenberg, Nadia Ben Saïd, Nadège Riotte, Erik Clément Rochiaz, Marie Massiani, Nicolas Belier, Cédric Lambert, Isabelle Soriano, Sophie Rognon, Marlène Marie, Charles Verquin, Jacques-François Marchandise, Denis Pansu, Sophie Maheo, Stéphanie Lucien-Brun, Lionel Poinsot , Sophie Houzet - Pôle numérique de la Drôme, Pierre Guyomar, Frédéric Ledet, Hélène Lamblin, Céline Colucci, Matthieu Dupont de Dinechin

 

   

III. Recherche et société numérique [3 février matin]

 

Exploration de pistes de recherche à utiliser dans le cadre des thématique d'e-magine. Il s'agit de nourrir de questionnements et d'apports ce qui va être fait dans la suite.

En quoi les chercheurs pourraient être des tiers facilitateurs de la politique publique d'une région ?

 

Quelle "commande" passer à e-magine dans les mois qui viennent ? Quels lieux communs et certitudes intéressants à détricoter ? Comment programmer les travaux d'e-magine ces prochains mois ?



1. Apprentissage, formation, éducation

 

* Dans 10 ans des changements qui posent question

 

- Chacun sera un "mouton à 5 pattes" - parcours de formation moins linéaire et mono thématiques.

- Allier une connaissance des environnement, des usages, des impacts socio-économiques. Une valorisation des expériences diverses.

- Les métiers continueront à évoluer de façon significative. Chacun sera un "acteur professionnel" plus qu'un "salarié".

- Les profils employables seront ceux qui savent s'adapter, cherche l'information (profils « systémiques »)

- Les formations seront plus ouvertes et prendront en compte les différents volets de vie :

- La mobilité internationale; les doubles cursus, le décloisonnement seront valorisés.

- Un séjour à l'étranger ne sera pas forcément considéré comme une perte de temps, notamment si cela n'est pas un pays anglophone

- Le problème des langues aura/devra être résolu.

- Les formations "professionnelles" valoriseront les parcours composites.

- L'alternance des temps de formation, étude, stage, seront perçus comme complémentaires.

- Les étudiants seront plus efficacement intégrés à des lieux de projets.

- Chacun "chef de projet", aussi bien de son propre projet "professionnel" que de projets collectifs - ce qui inclut aussi la dimension de gestion de réseaux.

- Les temps d'apprentissage seront chamboulés

- Comment collecter les traces des expériences et rôle du numérique dedans ?

- Imaginer de nouvelles formes de reconnaissances (référentiel ?)

- De nouvelles formes de certification: certification par les pairs, validation des situations de travail. valorisation/certification des expériences.

- L'équipement sera soit prêté, soit mis à disposition, avec une logique de facilitation - ou achat avec une bourse de départ d'équipement, voir avec de la location de matériel. Prise en compte des besoins en fonction du contenu de la formation.

- Les modalités de formation seront plus ouvertes et liées à la possibilité de s'équiper :

- des logiciels open source

- des formations qui forment à se former sur des supports différents.

- tous les étudiants ne sauront pas forcément coder, mais les étudiants auront compris ce à quoi sert le code, on leur aura "donné tôt la logique de l'algorithme"

- la formation aux langues étrangères intègrera le code

- le "socle de base" sera pensé avec des briques qui s'assemblent. Pas de spécialisation précoce, mais un choix de briques à définir très tôt.

 

* Certitudes et lieux communs à questionner

 

  • Le Mooc permet l'accès à la     connaissance pour tous

  • Les FabLabs sont le relai de vulgarisation numérique local

  • Dans 10 ans tout sera numérique et cela aura transformé les modalités pédagogiques (changement du rôle du professeur et de son rôle pédagogique)

  • Dans 10 ans, il n'y aura plus qu'un     prof pour 10.000 étudiants / Dans 10 ans, un étudiant aura 10 000     profs (multiplication des sources mais qui valide les sources ?)    

  • Dans 10 ans les geeks seront devenus aussi cools que les footballeurs (des super héros en mesure de     faire et d'agir), il y a besoin de reconnaître et d'incarner un     modèle capacitant

  • Dans 10 ans tout le monde saura utiliser le numérique, on n'aura rien à enseigner

  • Format d'évaluation sera modifié (connaître la date d'une guerre ne servira à rien on sera plutôt interrogé sur notre capacité à distinguer une info vraie ou fausse) c'est la capacité de synthèse et le fait de savoir dégager un savoir de ce qu'on a étudié  (corpus)

  • Dans 10 ans les recruteurs recruteront des gens qui leur ressemblent

  • Dans 10 ans une partie de l'évaluation ne portera plus sur des compétences individuelles     mais des compétences sociales (capacité à produire avec les     autres, à coopérer, on ne sera pas pénalisé quand on copie)

 

* Ce sur quoi il faudrait travailler "wish list", terrains, usages, matériaux, données

 

  • Aider les élèves et étudiants à se projeter dans des métiers qui nécessitent des compétences     valorisables et accessibles.    

  • Donner aux chercheurs les ressources, statuts, "réactivités" et délais dont ils ont besoin, au delà de l'université.    

  • Faciliter, pour que ce soit souple et     pas bloquant

   

Question à la recherche : quelles compétence, capacités numériques sont nécessaires pour gérer les différents temps de vie, en quoi le numérique outille, facilite l'orientation, l'insertion professionnelle ? Comment faire pour que le numérique puisse outiller le parcours ?    



2. Entreprises, TPE, travail

 

* Dans 10 ans des changements qui posent question

- La multi activité. C'est une tendance de fond. On aura plusieurs travail. On sera multi actifs. Comment cela s'articulera-t-il au droit du travail? Aujourd'hui je suis multi actif, mais je paye x fois la sécu. Les formes de contrat ne sont pas adaptées. Cela implique des changements culturels. Il y aussi la quotité de temps. Dans les métiers du numérique on voit des jeunes qui ne veulent plus être salariés. Ils se lancent comme auto entrepreneurs. Cela peut être des choix de vie.

- Le numérique suppose-t-il un haut niveau de qualification? Non, exemple du e-commerce, avec les centres d'appels ? En fait les hiérarchies se conservent?

- Coopérative d'emplois salariés qui donnerait de la marge et de la sécurité. L'unité est le projet et n'est plus l'entreprise (cf L'Ere des Réseaux, Manuel Castells). L'entreprise n'agrège plus. C'est l'entreprise virtuelle qui se décompose et recompose. Les co-working sont une pièce pivot de ce puzzle.

- Plus de place pour le travail collaboratif, les entreprises devront s'adapter à la consommation collaborative :

court-circuit des modes de distributions classiques.

changement des manières de se déplacer, co-voiturage, de voyager (hôtel).

Les modèles ne s'opposent pas. Cela élargit l'offre de mobilité, et répond à la demande de mobilité plus grande. Cela réinterroge les offres de services et la valeur ajoutée qu'ils amènent.

Autre exemple les autoécoles en ligne, qui cassent les prix. C'est la question des monopoles, des positions établies. Services intégrés ? Désintégrés ?

- Sécurité numérique. Les données personnelles et la sécurité des entreprises (caméras, etc.).

- Quid du travail et des horaires ? conciliation des temps? débordement des frontières? Le community manager doit être tout le temps disponible? Un contrat de travail sera un deal moral ? Individualisation de la responsabilité ? Extension des horaires ? Il ne peut pas y avoir de limites en tant que community manager. C'est l'enjeu du pronétariat, associé à la disponibilité. Comment on l'organise? L'intelligence artificielle aura progressée et les robots prendront en charge un peu plus le premier niveau. Exemple des avatars sur les sites de vente. Les technologies seront plus adéquats? Pour une info basique ça le fait. Pour une expertise, l'humain est recherché.

- On a un double effet global. Même les petites structures doivent s'adapter. Pourquoi on travaille pas le 14 juillet? C'est des questions de standards culturels. Les structures ne ferment quasiment pas.

- Le travail va s'intensifier, besoin de mesurer les incidences sur les autres sphères sociales et sa coordination.

- Utilisations des outils non définies pour contacter une personne en interne (gtalk, skype, ...) A quel moment utilise t-on tel outil ? L'enjeu des protocoles, pour équilibrer les temps. (exemple promodo). L'autoprescription par les outils de programmation? On saura aussi comptabiliser le capital immatériel, la question de se reprise sera plus étayée, documentée.

- Evolution de la conception de la formation comme un vrai investissement



* Certitudes et lieux communs à questionner

 

- la génération Y née avec un écran est à l'aise dans la collaboration à distance.

- les générations antérieures décrochent et sont en dehors des mutations numériques

- la fracture numérique est générationnelle (non, elle est culturelle)

- le numérique n'est pas un ascenseur social en tant que tel

- pour développer des compétences numériques, il faut passer par le code

- la maturité de l'outil ne signifie pas une appropriation automatique des utilisateurs

- Le numérique comme vecteur évident de la collaboration; et la collaboration comme mode indiscutable?

- Se former tout au long de la vie est le passeport pour faire parcours et ne pas décrocher

- Les réseaux sociaux comme nouveaux vecteurs publicité facile



* Ce sur quoi il faudrait travailler "wish list", terrains, usages, matériaux, données

 

En quoi l'appel aux chercheurs peut nous aider ? (terrains, enquêtes, matériaux, données)

- sujet sur la multi-activité (étudier nouvelles formes

- le droit d'auteur, une fois que le projet est terminé. Ca interroge le contrat de travail unique

- Le statut d'auto entrepreneur apporte de la souplesse. Qu'est ce qu'il apporte aux organisations, au marché du travail? Comment évaluer intérêts et incidences? participe de la fragmentation?

- La concurrence déloyale par rapport aux artisans est-elle un lieu commun?

- étudier les liens entre TPE et territoires : en quoi le territoire (au sens large pas seulement la collectivité) peut être une ressource pour la TPE ?

- le rôle du numérique comme vecteur d'efficacité du travailleur

- étudier en quoi la simulation impacte la qualité de l'organisation et du service ?

- comment le chercheur (la recherche/l'innovation) s'insère dans l'entreprise ? (en tant que ressource plutôt que charge); cf. intraprenariat

- Données et terrains? CRPRP, CPRDF?

- Comment le numérique modifie le temps de travail? (porosités)

- l'impact du numérique sur le phénomène de burn-out

- l'impact de l'outsourcing, les prestations off-shore sur l'environnement micro-économique de l'entreprise

- impact du numérique sur le dialogue social

- lien entre très haut débit et compétitivité

- impact du numérique sur l'évolution des compétences et l'acquisition de connaissances



3. Territoires, villes, lieux

 

* Dans 10 ans des changements qui posent question

  • Région nouvelle

  • Nouveaux axes de recherche

  • Abolition des distances: discours d'accompagnement de longue date mais en train aujourd'hui de    rejoindre la réalité.

  • Peu de focale sur les pratiques numériques en milieu rural. Question de l'éloignement

  • Vieillissement de la population avec une demande plus forte des "vieux à la campagne"

  • Abolition des distances et augmentation de la portée

  • Dans dix ans vérification de ce que     l'on vend aujourd'hui.

  • On pourrait imaginer deux scénarios, rose et noir.

  • Le numérique comme facilitateur de branchement au réseau et aux noeuds des villes; lieux-commun ou vision à 10 ans

  • Effet pervers possible de re     centralisation des services publics

  • Est-ce que la dématérialisation va remodeler les villes

  • Remplacement des services publics par du collaboratif (Blablacar vs SNCF)

  • Autres modalités de mise en réseau dans le futur

  • Par endroit, même dans les Métropoles, il y a-t-il re localisation par arrondissements/quartiers



* Certitudes et lieux communs à questionner



  • Promesses numériques et autres faits avérés qui se font attendre

  • Le e-commerce va réduire les flux de marchandise, cela s'est révélé faux

  • re localisation de l'économie par les tiers-lieux/fablabs/éco collaborative

  • l'économie collaborative viendra prendre le relais des services publics

  • La smart-cita ville intelligente va tout améliorer, faciliter rendre efficace

  • les gens vont se réapproprier le politique avec la démocratie participative

  • Utopie numérique ne se suffit pas en elle-même elle doit s'inscrire dans une politique réelle. Une utopie doit être mise en oeuvre rapidement pour éviter qu'elle     échappe à la sphère publique.



* Ce sur quoi il faudrait travailler "wish list", terrains, usages, matériaux, données

 

- Ville intelligente et territoire intelligent : problème de connaissance de ce terreau; qui est la-dessus, qu'est ce que cela produit ? On tâtonne et on apprend des choses par oui-dire et radio trottoir. Comment aller au delà du marketing territorial

  • mobilité

  • énergie

  • déchets

A voir étude "smart cities vs supervillage" par la Caisse des Dépôts.

Question des ressources de travaux sur ces questions.

 

- Usage individuel ? la cité est-elle pensée avec la personne en vue (ref à la cité idéale de le Corbusier).

Que font les gens en dehors de chez eux ? Question de la vie en société des gens connectés.

 

- Le temps d'un territoire numérique est-il le temps d'un territoire économique/politique ?

 

- Notion de bassin de vie numérique: kesako ?

 

- La question sur les infrastructures physiques : être dans le numérique permet-il de revitaliser un territoire ou pas globalement?

 

- Co construire la recherche et les questionnements avec les acteurs serait un plus




Présents

Fabien Labarthe, Maxence Bacher, Khalil Mazouz, Gaëtan GADY, Othman Ouzani, Tiphaine Daclin, Marion Valeyre, Jean-Rémi Tabbone, Walter Genevrier, Zahira El Yazidi,

Michel Raffin, Erik Clément-Rochiat, Bruno Thuillier, Nicolas Badier, Vincent Mandinaud,

Sophie Mahéo, Mathieu Dupont de Dinechin, Stéphanie Lucien-Brun, Denis Pansu, Cédric Lambert, Jacques-François Marchandise



IV. Innovation et usages de demain [3 février après-midi]



Comment associer des acteurs de l'innovation et penser les usages de demain pour les auvergnats – rhônalpins en lien avec les schémas et les stratégies régionales (cf la SRI-SI - Stratégie régionale d'innovation - spécialisation intelligente) ?

 

Sujets proposés :

1. Quelles applications pourraient accroître la qualité du service et rehausser la qualité des politiques régionales ?

 

2. Les usagers, parleurs usages, sont-ils des contributeurs d'office ?

Dans quels cas les innovations viennent-elles des usagers et des usages ? Sur la base de leur volonté propre ?

 

3. Quelles sont les compétences des innovateurs ? Comment fait-on surgir l'innovation ? Qu’est-ce qu’une région innovante, un nombre de brevets ?

 

Y a-t-il des carences et des manques qui sortent des travaux d'e-magine ?

 

Nos attentes :

  • Des éléments réflexifs et des recherches pragmatiques. Applicables à court et moyen terme.

  • Des solutions pragmatiques à des besoins incarnés

 

Sur le sujet de la formation, le e-learning, y voit-on clair dans la région sur les expériences qui ont marché/pas marché?

 

Quels retours d'expériences? Comment panacher les formes? pour tenir compte des contraintes?

 

On a des retours sur les TPE qui ne sont pas très encourageant sur le "pur" e-learning. (pertes encore plus importantes que celles des MOOC). On est encore à la recherche de modalités qui leur permettraient d'installer ces modules dans leurs formations.

Ex de Formavia : pendant 11 ans, expérimentation et retour d'usage pour faire ressortir les besoins des organismes de formation.

 

Proposition : Creuser une entrée autour de l'Innovation ascendante et de la démocratisation de l'innovation

Qu'est ce qui baisse radicalement les barrières à l'innovation ?

 

  • La mobilité, la circulation, le     changement de rôle ? Et la sécurisation de ces mobilités dans le cadre d'expérimentations ?

  • Besoin de garder les étudiants en France plutôt que de les laisser partir au Etats-Unis

  • Que la "bonne idée" peut être accompagnée dans sa mise en oeuvre. Sans avoir à passer par une super université.    

  • Une des barrières fortes est que l'innovation est le fait de ceux qui ont confiance dans le fait de pouvoir innover.

  • Offrir des lieux d'expérimentations pour pré tester des innovations, de façon plus proche des universités.

  • Penser les dispositifs infra de repérage des modalités du "faire ensemble"

  • L'innovation n'est pas que le fait des entrepreneurs: besoin de se poser les questions de "meilleure     habitabilité du monde"

  • Dans certains endroits la population des fablabs est celle d'ingénieurs qui ne trouve pas de possibilité et d'espaces de création en entreprise.

  • Constat de R&D profane, ex de Nicolas Huchet amputé d'un bras et qui a imprimé sa prothèse dans le LabFab de Rennes, Gael Langevin architecte devenu concepteur du     robot InMoov http://www.inmoov.fr/ aujourd'hui considéré comme expert

  • Prendre en compte les actions de     recherche et développement menées par des "non professionnels": notion de "R et D profanes."    

  • Intéger les usagers dans le     processus de recherche. Problème du coût: rémunération des     acteurs

  • Innovation à penser différemment     dans les politiques publiques : importance de la conception plus centrées sur les utilisateurs.

  • La capacité à innover est-elle liée     à un profil « grande école » ? Frein culturel que nous sommes en train de gommer. Les prochaines innovations     seront d'usages et non de technologie.

  • Question de la culture régionale au     sens large qui doit ré interroger le lien entre usages et     technologies (Exemple cité de dispositif anti-braconnage conçu par     des étudiants avec des vieux téléphones).

  • BPI France vient de produire un nouveau référentiel pour les projets d'innovation en France. Ce référentiel permet d'élargir le champ de l'innovation en intégrant l'innovation non technologique ce qui n'est pas sans conséquence sur les soutiens locaux à l'innovation.

  • Dans certains cas l'innovation prend en compte les usagers, parfois à leur insu (à chaque fois que les     data donnent des infos auxquels les usagers n'ont pas accès).    

  • Ligne frontière entre une contribution passive, librement consentie ou non et une contribution active.    

  • Se poser la question de la     mutualisation de groupes miroirs, de panel. Envisager qu'une collectivité joue un rôle de tiers confiance entre des innovations et des habitants.

  • En ce moment projet ANR en cours, autour de l'usage des données à des fins de recherche     (Sociétés Innovantes, innovation, économie, modes de vie (INOV)     2012 Projet VEL'INNOV ) .

  • Importance de l'accès au data dans les projets de recherche.    

 

Proposition de réflexion sur les possibilités de financement participatifs de projets de recherche. Ouverture à de nouveaux modèles économiques.

 

Exemple : fabricant d'un cube jeu 3D financé entre ULULE, précommandes, etc. Confluence entre études de marché, financements innovants.

Une région peut faciliter ce type de projet financement participatif, pas seulement en terme d'innovation technologique. Les nouvelles modalités de financement peuvent être une opportunité de trouver de nouvelles formes d'innovation.

 

Plusieurs formes de participation au financement :

  • Don pour don : contrepartie symboliques

  • Prêt participatif (jusqu'à plusieurs centaines de milliers d'euros)

  • Equity : on rentre au capital de la société (on peut dépasser million d'euros).

 

On a aujourd'hui des critères clés à prendre en compte pour un acteur public :

  • avoir de l'accompagnement des porteurs de projet. Ulule propose ainsi des ateliers.

  • prévoir l'ingénierie financière qu'il y a derrière (comment est financé la structure, où vont les fonds...). Certaines plateformes ont ainsi fermé boutique avec les fonds. Il faut donc vérifier que les acteurs soient vertueux.

 

Va-t-on vers un développement du nombre d'acteurs de crowdfunding ou vers une spécialisation ? La collectivité ne doit pas être une plateforme de financement participatif mais peut soutenir des projets locaux.

 

Des personnes sont spécialisés dans la réalisation de vidéos courtes, percutantes, utilisées dans des projets de crowdfunding. Il faut penser la plateforme dans un parcours de projet.

Dans la stratégie financière de l'innovateur, il faut penser au calendrier (% d'investissement privés qui peut bloquer investissement de BPI France).

Historiquement, le pouvoir public a assuré mécénat. C'est moins inscrit dans la culture européenne que dans la culture américaine (cf Bill Gates).

 

Le financement participatif permet d'imaginer que l'acteur public utilise le passage en plate-forme participative comme critère possible de réussite. Cela marquerait l'adhésion à un projet.

"Le banquier va financer si d'autres financent"

Le financement participatif va donner une chance à ceux qui ont du mal à se faire financer de façon institutionnel.

Un projet de rupture va se trouver dans l'obligation de présenter son scénario de rupture sur une plate-forme participative.

 

Quelle évolution et quelle pertinence des écosystèmes d'innovation ?

Devant la multiplication de structures d'accompagnement différentes, comment éviter au porteur de projets de refaire plusieurs fois le même dossier ?

 

Présents

Nicolas Baleydier, Denis Pansu, Isabelle Soriano, Florence Haudidier, Michel Raffin, Gaëtan Galy, Erick Clément-Rochiaz, Guillaume Paradas, Khalil Mazouz, Fabien Labarthe, Mathieu Dupont-Denechin, Stéphanie Lucien-Brun, Léonard Lenglemetz, Marie Massiani, Xavier Masclaux, Sophie Mahéo, Jacques-François Marchandise

Retrouvez le programme du séminaire du séminaire

 

 

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