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Pourquoi parler de transitions de l'action publique ?

Pourquoi parler de transitions de l'action publique ?

Lors de nos premiers échanges de la journée du 18 décembre, nous avons évoqué les raisons pour lesquelles parler de transitions de l'action publique : on y retrouve l'idée que les modèles de la prise de décision et les infrastructures chargées de les appliquer sont actuellement peu efficients, que les citoyens et les agents ne s'y reconnaissent plus, qu'une transition est désirée, voire nécessaire. Mais d'où vient cette déstabilisation du système actuel, et vers où va-t-on ?

Un système figé, en crise…

Les individus ne se reconnaissent plus dans le système actuel, l’abstention, la participation faible, indiquent une disjonction entre citoyens et institutions démocratiques.  En cause ? La rigidité d’un système.

    •    La plupart des problématiques que nous avons créées (environnementales, sociales, économiques) l’ont été par notre conception cloisonnée des domaines, elles sont systémiques. La croyance que le système démocratique permet de traiter les grands problèmes de notre monde s'étiole, sans pour autant éteindre l'espérance démocratique
    •    Cette rigidité,  le manque de perspectives et d’idéaux, sont quelques-unes des causes du désarroi des agents publics et des usagers.
    •    La complexité d'un monde multiacteurs, les nouvelles formes de mises en réseaux, les nouveaux moyens de délibération, d'intelligence collective, créeent une incertitude, difficilement saisissable par des institutions monolithiques


Les décideurs ne peuvent plus comprendre et agir seuls sur ces évolutions majeures. Les limites de la démocratie représentative démontrent qu’un nouveau modèle est possible, plus proche des enjeux locaux, moins rigide, et qui permet de bénéficier de l’énergie citoyenne pour dynamiser l’action publique.   Cette autonomie des citoyens entrainera une responsabilité pour chacun, responsabilité aujourd’hui déléguée de manière quasi systématique à l’action publique qui ne peut plus l’assumer seule et qui est déjà bousculée par l’arrivée de promesses et de projets qui diminuent chaque jour la capacité d’attraction du modèle actuel.

Des promesses et des projets, qu’il faut encore incarner dans un modèle

Les populations sont plus instruites, et demandent à être impliquées, prises en compte. On parle de compléter la démocratie représentative par une démocratie sociétale, participative (toute la société participant à l’’activité” démocratique et pas seulement les élus). Les nouveaux modèles économiques  - par exemple de services collaboratifs - poussent le consommateur à réveiller sa stature de citoyen. Le modèle de rivalité, de concurrence peut laisser la place au modèle collaboratif, déjà source de valeur pour l'économie, pourquoi pas également générateur de valeur pour les citoyens et les agents publics ?  

La prise de parole publique a connu sa massification avec Internet. Il semble en avoir découlé une plus grande autonomie d’innovation de la société civile qui doit être portée et non pas étouffée par l'administration. Des collectifs, des initiatives citoyennes, dotées d’outils numériques, s’organisent déjà avec ou sans les acteurs publics ; dans la société de l’information qui est la nôtre, celle-ci n’est plus réservée, mais belle et bien disponible, son accès et sa diffusion sont moins coûteux ; il existe des lieux, dédiés au numérique, qui placent citoyens et usagers au coeur de leur fonctionnement et impulsent peut-être une dynamique nouvelle pour la démocratie ; enfin, la diffusion des valeurs et méthodes liées au numérique (par exemple les méthodes agiles, open) offre une autre voie à l’action publique : plus d’horizontalité, de transparence...

Ce monde bruyant, plein de promesses et aux multiples acteurs, demande le développement de nouvelles conditions de dialogues et d’intelligence collective.  

Pour répondre à cette dynamique déjà engagée, à l’émergence d’un nouveau jeu d’acteurs et pour souscrire à ces promesses, nous avons besoin d’un nouveau paradigme, un nouveau modèle, qui se dessine déjà et pour lequel il est nécessaire de créer un terreau d’accueil.

Un modèle à construire sur un consensus

Ce paradigme passe donc par l’implication plus active des citoyens, ce qui ne signifie pas une perte de pouvoir pour les acteurs publics, bien au contraire. Il faudra réassurer de l’intérêt de faire confiance et de coopérer, montrer la stérilité des freins par rapport à la richesse des initiatives.

Inclure l’administration dans la construction du nouveau système, parler avec les acteurs publics, se questionner sur la durée de modèles, des normes, seront les conditions nécessaires aux transitions de l’action publique.

imageAngles pour aborder les transitions de l'action publique


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