Capacity

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Le projet de recherche "Capacity" (2014-2017) questionne le potentiel de la société numérique à distribuer plus égalitairement les capacités d’agir


A propos de Capacity

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PROJET CAPACITY

Explorer les réalités de l'empowerment à l'ère numérique

Un projet de recherche soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR).

Consortium : Fing / Telecom Bretagne / Université Rennes 2

 Durée : 2014-2017

 > Les partenaires et équipes projet de Capacity

En synthèse

Le projet Capacity questionne le potentiel de la société numérique à distribuer plus égalitairement les capacités d’agir -  ou “empowerment”.

De par la confrontation d'approches scientifiques pluri-disciplinaires, il cherchera à qualifier et de vérifier les bénéfices attendus de démarches qui visent délibérément à favoriser l'ouverture, la contribution, les communautés apprenantes.

Il s'articule autour de 3 grandes thématiques : "Trajectoires et conditions d'apprentissage", Innovation ascendante" et "Dynamiques territoriales".

Le projet Capacity est un projet de recherche soutenu par l'ANR et se déroule sur la période 2014-2017.

Il associe la Fing, Telecom Bretagne et l'Université Rennes 2.

 

Les enjeux de Capacity

Comprendre la réalité de l'empowerment

Aujourd'hui, il n'y a pas sur le plan théorique de modèle générique sur la relation entre numérique, action collective et capacités d’agir, (“empowerment”, que nous appellerons aussi à l’instar des québécois ”capacitation”).

Des travaux existent sur le numérique et l’empowerment individuel, sur le numérique et l’augmentation du capital social ou sur les TIC et la croissance des richesses, mais guère sur la “triade”, numérique, capacité d’agir individuelle et action collective.

Ce projet permettra de confronter deux thèses :

  • L’aptitude potentielle des TIC à bouleverser les rapports de pouvoir, par  une remise en cause du statut de l’expert, par un accès facilité pour tous à l’information publique et à la mobilisation collective, par une augmentation de la capacité à s’exprimer, à créer, innover, à produire de la valeur. Porter des projets (individuels ou collectifs) par les pratiques numériques montre que celles-ci peuvent être un facteur de renforcement du pouvoir d’agir du plus grand nombre.
  • A l’opposé, est régulièrement mis en lumière un risque d’accentuation des inégalités en raison d’un accès privilégié au numérique, de ceux qui disposaient déjà d’un capital (culturel, économique, social) élevé et se trouvent donc favorablement situés pour en tirer le meilleur parti.

Fournir des clefs d'action aux acteurs publics et privés

L’objectif du projet est aussi pratique, dans le sens où il devrait permettre de mettre en exergue les conditions dans lesquelles peut émerger l’empowerment  du plus grand nombre par le numérique.

Pour les acteurs publics et privés de l'innovation numérique, c'est un enjeu, aussi bien quant à l'émergence de porteurs de projets que dans la conception de dispositifs et d'environnements capacitants, ou dans la mise en place d'écosystèmes.

Pour les acteurs de l'éducation et de la formation, comme pour ceux de l'insertion et de l'inclusion, et plus largement pour les politiques publiques, de tels travaux peuvent servir de point d'appui à des stratégies publiques cherchant à développer le pouvoir d'agir des citoyens et à renforcer les liens sociaux.

La démarche

Pour appréhender les réalités de l’empowerment, Capacity cherche à la fois :

  • à confronter les trajectoires individuelles et les cadres collectifs : c’est une tension structurante du projet, entre une lecture fondée sur des récits singuliers et des choix individuels, et une lecture qui considérerait les cadres collectifs (communautés, écosystèmes, cadres institutionnels) comme seuls déterminants, le projet travaille sur l’articulation des deux. Et à questionner, au travers de cette tension, les déterminants : capital social, conditions d’apprentissage, écosystème.
  • à articuler les trajectoires d’appropriation et les trajectoires d’innovation, habituellement disjointes, tant dans les approches des acteurs que dans les travaux de la recherche.
  • à mener un travail de modélisation, par la confrontation d’approches théoriques et par la prise en compte des contextes territoriaux et du travail de terrain; et à livrer, au-delà du modèle théorique, un état de ces travaux outillant la réflexivité des acteurs publics, privés et de la société civile.

Les thématiques : inclusion, innovation & territoire

Trois axes thématiques structureront le projet :

Axe 1 : trajectoires et conditions d’apprentissage

Il s’agira d’identifier et de comprendre des trajectoires d’appropriation numérique forte, concrétisées par le passage des usages ordinaires aux pratiques actives et au développement d’un véritable pouvoir d’agir. Le repérage de telles trajectoires sera facilité par les réseaux (médiation, centres sociaux). Il pourra s’attacher à des parcours singuliers. Une grande place sera accordée à l’inscription collective de ces trajectoires ascendantes (sociabilités associatives, professionnelles et de métiers, territoriales, etc). Il s’attachera notamment à qualifier les contours de la « culture numérique » environnant ces trajectoires, ainsi que les difficultés rencontrées.

Axe 2 : innovation ascendante

Cet axe, en continuité avec le précédent, analysera la dynamique ascendante qui conduit à l’émergence de “porteurs de projets” et d’initiatives, dans le champ ou avec un fort levier numérique (notamment dans l’innovation sociale). Il s’agit de qualifier l’émergence d’innovateurs prenant d’autres chemins que ceux des circuits institutionnels de l’innovation, tout en s’appuyant sur les ressources que d’autres mettent à leur disposition et qu’ils enrichissent à leur tour.

Axe 3 : dynamiques territoriales

En continuité des deux axes précédents, celui-ci travaille plus particulièrement sur l’inscription territoriale des trajectoires, pratiques et projets étudiés. Il s’agit d’approfondir l’hypothèse de l’existence de conditions territoriales favorables, écosystémiques, baissant la barrière aux trajectoires d’appropriation et d’innovation et décrivant certains territoires comme « terreaux fertiles», tout en explorant une autre hypothèse, en partie contradictoire (mais qui peut également coexister avec cette première hypothèse) : celle de la capacité d’Internet de s’affranchir de la détermination de l’espace dans la distribution socialement inégalitaire des pouvoirs d’agir.

Les productions de Capacity

Capacity produira différents livrables :

  • L'enquête nationale M@rsouin
    Cette enquête portera sur la réalité et la perception du renforcement du pouvoir d’agir par le numérique auprès d’un échantillon représentatif de la population française.
  • Un programme de séminaires “capacités & numérique”
    Ces séminaires visent à la fois à enrichir les bases théoriques de Capacity et à les consolider, à réunir à intervalles réguliers la communauté scientifique et à rendre le projet visible au fil de l’eau.

Parmi les thématiques envisagées : Inclusion et apprentissages / Construction de soi/estime de soi / Environnements capacitants / Dispositifs techniques, aliénation et émancipation / “Culture numérique” / Formes d'innovation, trajectoires d'innovateurs / “Empowerment by design” / Politiques publiques et action collective / Territorialité de l’empowerment

  • La bibliothèque numérique Capacity
    Capacity constitue sa bibliothèque numérique comme une production à part entière ayant vocation à être utilisée par les partenaires du projet mais aussi par d’autres projets (ultérieurs, voire en cours de projet). Elle se compose de publications scientifiques et de documents présentant un intérêt scientifique.
  • Le glossaire
    Ce travail permet de qualifier des concepts communs, et de définir et situer les concepts et notions utilisés séparément par les différents chercheurs.
  • Un guide de conclusions stratégiques et opérationnelles
    Cette tâche vise à confronter les travaux de Capacity aux contextes territoriaux et cadres de politiques publiques étudiés, afin de décrire d’éventuelles conditions favorables à la capacitation et à la prise en compte réflexive de l'empowerment dans toutes ses dimensions.

Commentaires

  • serge jamgotchian le 5 décembre 2014

    bonjour

    En quoi les tiers-lieux de travail (espaces de coworking, télécentres et autres espaces de travail partagés) en tant qu'ils sont des creusets de normes d'usages, contribuent-ils potentiellement à produire des capacitations, de la puissance d'agir, au sein à la fois de la "communauté industrieuse" mais aussi dans l'écosystème territorial ?

    Cette question, qui est au coeur de la démarche de recherche que j'ai entrepris et souhaite poursuivre avec l'Université Rennes 2 (Pascal Plantard), n'aurait-elle pas vocation a s'inscrire dans le projet Capacity ?

    serge Jamgotchian


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