Questions Numériques éditions antérieures

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Questions numériques 2016-2017

THINK SMALL


La puissance transformatrice
de la petite échelle

 

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Premières intuitions préparatoires

Dernière mise à jour le le 9 avril 2015 par Manon Molins


1- Ce qui change, notamment du fait du numérique

  • Le numérique outille une plus grande mise en capacité des citadins (mobilité, habitat, alimentation, représentation graphique, vie sociale, etc.)
  • Nouvelles formes d’engagement à la fois ascendantes et hybrides (restreintes dans leur forme, dans le temps, dans leur échelle) : le co-voiturage, les nouveaux engagements comme les AMAP, l’activisme urbain, etc.
  • Le numérique transforme les usages de la ville, apporte de nouveaux horizons et de nouvelles promesses.
  • Émergence des villes contributives (Open Street Map, Hackaton, etc.) 
  • Approche « techno » de la Smart City basée sur des capteurs de données : une ville intelligente et durable, "plus j’ai de données et mieux je peux répondre aux attentes". La ville est un ensemble de process qui doivent s’optimiser.
  • Jamais le numérique n’a été autant associé au durable, avec les smart cities.
  • Nouveaux acteurs de la ville intelligente (IBM, Google, Orange, etc.)
  • Les smart grids pour une meilleure gestion des flux de la ville (transport, énergie, eau etc.), le numérique comme outils d’optimisation.
  • Le numérique contribue à rendre attractive la smart city.
  • Le numérique permet de mettre en lumière, d’informer et de diffuser les multiples alternatives / expérimentations, nombreuses dans le champ de la ville.

2- Ce qui pousse à une "transition"

  • La ville / le territoire est la surface d’accueil de toutes les autres transitions (numérique, organisationnelle, énergétique, industrielle, etc.)
  • La ville est le laboratoire des transitions, un territoire d’expérimentation pour inventer de nouveaux modèles.
  • La crise comme accélérateur de transition est particulièrement vrai sur les territoires (ex : Détroit, Espagne, Hollande dans les années 70, etc.)
  • On a un état actuel dont on ne veut plus (pollution, congestion, dépendance énergétique, etc.) et une image de ville rêvée (meilleure qualité de vie, proximité, mobilités douces, etc.)
  • L’autorité urbaine est challengée, le système urbain s’épuise, les nouveaux acteurs de la ville (IBM, Uber, Bouygues) viennent bousculer les plus anciens.
  • Les lieux traditionnels sont fortement challengés par nos pratiques et usages numériques (habitat, lieux d’enseignement, production, loisirs, etc.). La forme urbaine va bouger à partir des différentes transitions.
  • Difficulté chronique à régler les grandes problématiques urbaines (pollution, embouteillages, pauvreté, crise du logement, etc.)
  • La prise de décision, les modèles d’organisation publique traditionnels sont en permanence contestés.
  • « Les villes au secours de l’État » (Haëntjens), la ville dernier territoire audacieux et d’innovation - sur le plan public et politique - dans un monde trop prudent ?
  • Certains territoires meurent, montée en puissance des inégalités territoriales : villes anciennement industrialisées, centres villes et/de villes moyennes, faubourg, etc.

 

3 - Ce qui ne change pas

  • L’étalement urbain et l’artificialisation des sols ne faiblissent, similaire à la perte d’un département métropolitain tous les 10 ans. Entraînant gaspillage des terres, destructions de la nature, hausse des distances quotidiennes.
  • Les systèmes énergétiques (malgré quelques évolutions avec le recours croissant aux énergies renouvelables), de déplacement, industriels, de collecte et récupération des déchets…
  • Les comportements et modes de vie (déplacement, recyclage, consommation d’énergie), malgré des incitations toujours plus nombreuses à la sobriété et à la durabilité, n’évoluent que peu dans leur globalité, face à l’ampleur de la situation.
  • La fragmentation urbaine française, l’émiettement communal et le mille-feuille administratif du pays qui rendent compliqués des réponses adaptées de la puissance publique aux grands enjeux territoriaux.
  • L’incapacité à faire dialoguer, à penser de façon complémentaire le hard du projet urbain et le soft de l’ère numérique.

 

4- Ce qui "ferait" transition

 Ce qui peut mourir :

Certains territoires : anciennement indus, exclus de la mondialisation

Ce qui serait radicalement différent :

  • Des zones d’expérimentations spatialisées pour inventer et tester d’autres modes de fabrication de la ville
  • Une 3e révolution industrielle réellement mise en œuvre et qui impacterait considérablement les territoires à partir de nouvelles intelligences territoriales : de nouvelles synergies industrielles, des coopérations entre acteurs d’un même territoire, des écosystèmes locaux renforcés et créateurs de valeur, la montée en puissance de projets d’écologie industrielle, un changement de regard sur les déchets, etc.
  • De grandes métropoles mondiales qui suivent l’exemple d’initiative locale telle que les slow cities, les villes en transition, les territoires autosuffisants, etc.
  • Le développement du sentiment de vulnérabilité territorial guide le développement de stratégies vers des territoires résilients (énergie, alimentation, etc.), moins dépendants de l’extérieur, moins consommateurs d’énergies, renforçant le local et la proximité.
  • La ville pensée comme une plateforme d’innovation ouverte, favorisant l’innovation ascendante, à l’opposée d’une smart city centralisatrice et fermée.

 

5- Pour continuer la réflexion

Crise des territoires

L’entrée « usages »

Territoire et numérique

Travail territoire et prospective


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