Questions Numériques éditions antérieures

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Questions numériques 2016-2017

THINK SMALL


La puissance transformatrice
de la petite échelle

 

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Premières intuitions préparatoires

Dernière mise à jour le le 17 avril 2015 par Manon Molins

Summer Camp « Transition Ecologique » (et/ou énergétique)

La spécificité de cette transition : l’horizon a déjà été plus ou moins fixé par des décideurs et des instances nationales et internationales.

Pour la France, il s’agit entre autres du Facteur 4, fixé durant le Grenelle de l’environnement (réduction par 4 des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050).

2 transitions imbriquées (ou 2 visions distinctes de la transition) : transition écologique VS transition énergétique.

 

1- Ce qui change, notamment du fait du numérique

 

L’irruption du « smart » pour gérer et optimiser flux et systèmes :

  • Les flux énergétiques, avec les smart grids (qui comprennent les compteurs intelligents de type Linky, mais aussi des réseaux)

  • Des flux divers : mobilité, eau, véhicules, foules… par le biais de capteurs et de dispositifs divers et variés (ex : le centre de contrôle et d’opération de Rio, qui permet de gérer le trafic ou de prévenir des crues)

  • L’arrivée de gros acteurs exploitant des technologies numériques dans le champ de la ville, du bâti, de la gestion, etc. (IBM, Cisco, etc. )

 

Des initiatives plus bottom-up, autour de l’environnement, qui émergent :

  • Capteurs, mesures citoyennes qui brouillent les frontières entre experts et profanes et impliquent les citoyens dans des projets autour de l’environnement.

  • des formes collaboratives et de la mise en relation P2P, qui portent des promesses d’externalités positives concernant l’impact écologique :

  • L’essor du covoiturage, et sa promesse d'optimisation voire de baisse des ressources consommées,...

  • Les systèmes de revente, etc...du type Le Bon Coin, qui permettent la réutilisation de biens de consommation, qui posent néanmoins encore des questions quant aux éventuels effets rebonds

  • Des initiatives locales : Villes en transition, initiatives autour de composteurs de quartier, Ressourceries, AMAP…

  • Le télétravail, avec le coworking ou le travail « at home », qui peut permettre la réduction des mobilités.

  • Une empreinte écologique du numérique qui fait elle-même débat (consommation énergétique, extraction et déchets (métaux lourds…), émission de CO2…)

 

Mais aussi, par secteur :

Mobilité :

  • Facilitation du covoiturage, autopartage,... et réduction des ressources consommées -> les individus, nouveaux offreurs de mobilité

  • Du côté du Smart : modélisation des mobilités, capteurs, etc. / Optimisation des flottes de véhicules (vélo en libre service, autopartage) - de nouveaux outils pour modéliser les comportements de la foule, les flux, etc.

  • Waze et autres GPS : optimiser ses transports : le bon transport au bon moment, éviter des trajets superflux,...

  • Automatisation, robotique qui émerge : Google Car, etc.

  • De nouvelles innovations, nouveaux modèles plus ou moins disruptifs : Tesla, voiture électriques en tout genre, flottes de véhicules partagés.

  • Un léger basculement de la possession à l'usage

Energie :

  • Les smart grids et leurs promesses de meilleure gestion des flux et de la répartition à une échelle globale et de réduction à une échelle individuelle :

  • Mais aussi une consommation énergétique accrue du numérique : appareils, cloud, fermes de serveurs

  • Quelques projets makers : éolienne open source

Construction :

  • Smart Buildings...

  • En émergence : mouvement maker, de plus en plus présent dans la construction + maîtrise accrue.

 Déchets :

  • Le Bon Coin : au lieu de jeter, on revend

  • Des petites initiatives qui s'organisent

Alimentation :

  • Des AMAPS à la Ruche qui dit Oui -> potentiel de passage à l'échelle de modèles "locaux"

  • Technologies numériques liées à l'agriculture : capteurs, data, etc.

 

2- Ce qui pousse à une "transition"

 

  • Des études et constats très lourds quand à l’exploitation des ressources et l’environnement :
    • L’épuisement des ressources fossile : le Peak Oil,…
    • L’augmentation des émissions de CO2
    • Des pollutions diverses et variées, aux impacts probables voire prouvés sur la santé, (pesticides, perturbateurs endocriniens, etc.)...
    • Des catastrophes qui s'amplifient et entraînent des prises de conscience (par ex : Fukushima, inondations aux US, phénomènes climatiques), illustrés par des projets locaux de réponse aux catastrophes qui s’organisent (notamment facilités par le numérique). Et les conséquences que cela pourrait entraîner : migrations environnementales, etc.
  • Conscience de l’inadéquation du modèle actuel de production et de consommation (et du modèle actuel de croissance) avec la capacité de notre planète et l’augmentation de la population en cours.
  • Des discours qui accompagnent et amplifient ces visions, notamment le constat que nous sommes entrés dans « l’anthropocène », une ère dans laquelle les impacts de l’activité humaine l’emportent sur les facteurs naturels.
  • La crise, la succession de crises financière, économique, politique, sociale ..., qui peuvent faire pression sur les comportements et les usages (volonté de « consommer autrement »)
  • Une transition déjà inscrite à l’agenda politique : un engagement des acteurs politiques / étatiques depuis des années : Grenelle de l'environnement, mais aussi un échec des premiers grands rendez-vous (de Rio +20 notamment) qui pourrait pousser à une autre transition.
  • Une « transition » de la gouvernance : alors que l’Etat est pris en tenaille entre l'Europe et les collectivités, les villes et métropoles montent en puissance, et pourraient être une échelle pertinente pour réfléchir à la transition et expérimenter des choses concrètes. (voir « Repenser les villes dans la société Post-Carbone », 2014)
  • L’arrivée potentielle de « barbares », qui pourraient pousser les acteurs traditionnels à se transformer (Google, ou à l’inverse, des modèles  plus décentralisés, horizontaux)

 

3 - Ce qui ne change pas

 

  • Les usages / comportements, qui changent peu :

  • Des individus : effets rebonds (acheter d’occasion pour moins cher, pour plus acheter, plus se déplacer, etc.), hyperconsommation, pratiques alimentaires…

  • Des organisations (une RSE parfois « cosmétique »)

  • Des mouvements citoyens, qui encouragent des changements de micro-comportements sans que le système ne change en parallèle
  • Les systèmes énergétiques (malgré quelques évolutions avec le recours croissant aux énergies renouvelables), de déplacement, industriels, de collecte et récupération des déchets…
  • Le modèle alimentaire global (et la chaîne alimentaire) : agriculture intensive, secteur de l’agro-alimentaire, poids de la logistique, recours à la grande distribution
  • Le modèle de croissance actuel, qui encourage toujours plus la production et les échanges.
  • Les bourses d'échange des droits d'émission de CO2 qui ne changent pas réellement la donne.

 

4- Ce qui "ferait" transition

 

Ce qui peut mourir :

  • Un certain nombre de territoire fortement peuplés qui disparaitront avec le réchauffement climatique et la montée des océans : Amsterdam, Bangkok, la Louisiane…

  • Les circuits tels qu’ils existent aujourd’hui : production, distribution, consommation, ....

  • Une forme d'écologie punitive, qui impose seulement aux gens des changements de comportements sans que le système change par ailleurs.

 

Ce qui serait radicalement différent :

  • Une réelle mise en relation des acteurs des circuits courts et de l'écologie industrielle : une organisation d'écosystèmes locaux d'organisations cohérentes, dont les ressources des uns seraient les déchets des autres, dans une logique de territoires plus résilients.

  • Une réduction drastique des consommations (énergétiques, etc.) des individus comme des organisations, dans une logique de croissance totalement différente (voire de décroissance), conjuguée à une utilisation maligne du numérique pour faciliter les coordinations locales.

  • Une sensibilisation horizontale aux comportements écologiques, qui se diffuserait de pair à pair, et des transformations qui viendraient du bottom-up (passage à l’échelle et multiplication des initiatives type Villes en transition) ; une réelle articulation du global avec le local.

  • Une approche strictement locale de la transition écologique, gérée à l'échelle de la ville/aire urbaine, qui donnerait à l’échelle globale une multitude de réponses et de chemins différents à la transition écologique

  • Un système qui conjuguerait incitations à des comportements écologiques et réponses réelles, en termes d’offre, aux besoins et usages des organisations comme des individus (report modal possible, y compris pour le fret, éventail de sources énergétiques, etc.)

 

Des scénarios d’évolution possibles :

  • les anti-techno gagnent, ou on assiste à un burn-out numérique
  • 2e chemin : la vision "smart", "techno" : multiplication des capteurs, modes de transports intelligents et électriques, optimisation absolue, surveillance écologique, vie privée 2.0
  • 3e chemin : la vision "décroissante" : réduction drastique des consommations, changement des comportements, le numérique est utilisé pour mettre en relation les gens, pour assurer les coordinations, etc.

 

5- Qui peut nous aider à réfléchir ?

 

Les ressources collectées en préparation :

https://docs.google.com/document/d/1GTrGGZue62QLk1N0zQWtjy1KGU1Pn5mTxD9xx5PUaXg/edit#heading=h.8fgje9igvqwb

 

Une intervention de Jonathan Schaeffer sur l’impact environnemental des TIC au Forum des Usages Coopératifs de Brest 2014 : https://drive.univ-brest.fr/f/296826fcc8/

 

Les nouvelles TIC favorisent-elles la Transition écologique ?

http://www.sfecologie.org/regards/2014/05/28/r57-tic-fabrice-flipo/

 

Les icones à lire, entendre etc.

  • Joseph Stiglitz

  • Pierre Rabhi

  • Jeremy Rifkin

  • Rob Hopkins

  • William McDonough (Cradle to cradle)

 

  • Aurélien Boutaud

  • Eric Vidalenc (Ademe)

  • Damien Demailly (Iddri)

  • Fabrice Flipo

  • Gilles Berhault

  • Montreuil en transition

  • Institut de l’économie circulaire

  • Institut des futurs souhaitables





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