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Compte-rendu de l'atelier de Paris (24/10/12)

Dernière mise à jour le le 12 novembre 2012 par Margaux Pasquet

Une mobilité plus libre, plus diverse, plus riche, plus durable

 

1- PASSE, PRESENT : EVALUER LA PROMESSE

1.1- CE QU’EVOQUE LA PROMESSE

Promesse tenue   

Expérience personnelle
Si j’ai l’internet, mon téléphone, ma musique, je suis chez moi : ma vraie adresse est numérique. Je travaille 2 jours par moi en télétravail, que je consacre à la réflexion et la rédaction. Les 3 autres jours sont consacrés à l’échange avec mes collègues.

Personnalités   
Robin Chase

Produits, services, technos   
Velib, Autolib : “plus durable”.
Covoiturage : “plus humaine”.
La voiture partagée comme élément d’un ensemble de solutions intermodales à “l’autosolisme”.
L’API SNCF pour les horaires en temps réel.
Waze.
Foursquare.
Agrégation.
Sublyn : plan de métro nourri de tweets.
Peuplade, Voisinage : le numérique au service de la mixité sociale et générationnelle.

Utopies   
Don d’ubiquité.
Vie augmentée.

Promesse non tenue   

Expérience personnelle
Métro à l’arrêt 5 mn, silence de mort : on est ensemble mais seuls.
Pas de possibilité de continuer à écouter son émission de radio quand on quitte son automobile.
Encore un sentiment de transport “temps mort”, perte de temps.
La mobilité reste désagréable, le temps qu’on y passe trop long.

Produits, services, technos
Les mobilités intermodales : les opérateurs ne se parlent toujours pas, pas de “sans couture”.
Temps prévisionnels de déplacement peu fiables en heure de pointe.
Autolib : pas de place de parking au retour.

Utopies
Pouvoir me rendre sur mon lieu de travail sans passer 1h dans les transports. Idem pour les loisirs...
Téléportation.
La proximité (travail, services, aménités)
Continuité de mon monde dans tous les contextes.

Résilience

Etonnements

Expérience personnelle
L’immobilité forcée peut rendre créatif, ex. forcer à se concentrer parce qu’on est isolé (vive la grève !)
La mobilité comme temps de déconnexion devient vécue comme une opportunité : 3h de TGV sans Wi-Fi, c’est l’occasion de travailler tranquille !
Tout est lieu de travail, plus de lieux de non-travail.
Télétravail, Flex Office... nécessaires pour s’adapter aux modes de travail actuels, mais ne résolvent pas tout et posent de nouveaux problèmes !
La mobilité assistée (GPS, etc.) est une aide, mais aussi une perte de compétences et de la compréhension d’une ville.
J’appelle mon fils à table, il ne me répond pas. J’entre en tchat sur FB pour lui dire “à table”, il se tourne vers moi : “mais je suis là !”

Produits, services, technos
CheckMyMetro.
Covoiturage quotidien fondé sur le bouche à oreille et non des outils techniques.
L’iPad pensé comme un appareil “mobile” alors que ses usages sont majoritairement sédentaires (maison, bureau) : repenser les catégories fixe/mobile.   

Utopies
Une mobilité décentralisée, autonomisante, créative.
Perdre son temps : il commence à y avoir des services pour ça !   
       
Je suis où quand je suis partout ?       

1.2- EVALUER LA PROMESSE

Alors que les individus ont adopté les dispositifs “ubiquitaires” de communication d’une manière massive et enthousiaste, l’expérience quotidienne de la mobilité a peu changé, tant au plan individuel (on passe autant de temps dans les transports, avec aussi peu de plaisir - et ça coûte de plus en plus cher) que collectif (pas ou peu de réduction de la part de l’automobile, la mobilité n’est pas plus “durable” qu’avant) ! Comment comprendre cette contradiction ?
Des services fonctionnels et efficaces existent, mais ils sont peu utilisés. Ils s’adressent souvent à des utilisateurs assez compétents, faisant apparaître une nouvelle fracture potentielle dans la “mobicompétence”. Certains de ces services font apparaître de nouveaux problèmes : la géolocalisation, par exemple, en matière de vie privée.
Mais c’est dans l’immobilisme des organisations que réside sans doute la cause principale. Les employeurs n’ont pas assoupli leur modes de travail (ou bien n’ont rien organisé de précis), ni créé des dispositifs différents du “bureau”, ni coordonné leur horaires avec d’autres. Les commerces, les services, n’ont fait réellement évoluer ni leurs horaires, ni leur localisation - en dehors des “e-services” qui ne remplacent que rarement le déplacement physique. Les opérateurs de mobilité restent enfermés dans leur silos. Les institutions n’ont rien fait, ou presque, alors que la mobilité n’est vraiment contrainte que par les capacités ou le prix.
Bref, la plupart des grandes innovations numériques en matière de mobilité se développent en dehors des modalités et des opérateurs standards.

Ce qui a marché

    L’internet, le mobile (et le smartphone), le GPS... ont vraiment changé la vie de centaines de millions de personnes.
    Nous vivons déjà des vies augmentées : plus de connexions, plus de possibilités, une organisation de vie plus flexible... Je suis partout chez moi, j’emporte mon monde avec moi.
    Certains services de mobilité (ex. Velib, covoiturage, assistants de mobilité), certains nouveaux lieux (coworking, télécentres) rencontrent aussi un certain succès, là où ils existent.
    L’information sur la mobilité et les transports fonctionne bien mieux, surtout celle qui ne provient pas directement des opérateurs (startups spécialisées, “pair à pair”).
    Il existe donc de très bons outils, assez opérationnels. Mais leur usage dans l’ensemble de la population demeure assez marginal.

Ce qui n’a pas marché

    La mobilité physique ne fonctionne pas mieux : la part de l’automobile ne décroît guère, on passe toujours autant de temps dans les transports, c’est toujours aussi déplaisant au quotidien, on s’y sent toujours aussi seul.
    Pas d’effet manifeste sur le caractère “durable” de la mobilité.
    Les outils numériques d’aide à la mobilité demeurent complexes. La profusion de choix (d’outils, d’informations, de modes) crée de nouvelles incertitudes.
    Emergence d’une nouvelle “fracture” : outils (smartphones), qualité des réseaux voire existence de certains services (urbains/ruraux), compétences (numériques et dans l’organisation de ses déplacements).
    “Zombiquité” : on est à la fois partout et nulle part, ensemble et pas ensemble.

Ce qui nous a surpris

    Confusions et conflits entre les sphères (espace et temps) privées et professionnelles : une chance pour les uns, une catastrophe pour les autres, et parfois l’un et l’autre à la fois !
    Le développement de modes “hybrides” de mobilité-communication, que ce soit en simultané ou en asynchrone. Du coup on peut aussi choisir des moments de déconnexion.
    Le lien entre techniques de mobilité et techniques de surveillance.
    Le changement de la relation espace-temps, par exemple pour se fixer le lieu et l’heure d’un rendez-vous.
    La puissance de la géolocalisation, et en particulier du partage de la localisation, très utilisé (Foursquare et autres). Emergence de “e-connaissances”, de “e-rencontres”...
    Flâner, perdre son temps, deviennent des attentes qui ont une valeur, on voit même émerger des services exprès !
    On apprend à se mettre en scène, à mentir (par exemple sur sa localisation).
    L’humain profite aisément de l’imperfection des systèmes techniques pour prendre le relais : entraide entre voyageurs, blogs et tweets associés à des lignes, résilience, reliance...
    Ces systèmes fonctionnent quand même bien mieux quand on est assis, ce qui peut paraître paradoxal !

Ce que nous avons appris

Le temps de mobilité qui compte est le temps perçu, plutôt que le temps réellement passé. 3 heures assis en TGV peuvent être vécues comme gagnées, 1/2h tassé dans le métro, non.
Compléter le numérique par des formes diverses de médiation humaine : le numérique n’est pas autosuffisant.
La flexibilité a des avantages, mais crée aussi ses problèmes : complexité, travail incessant... Il faut développer une compétence de la flexibilité et de la mobilité. Et distinguer le télétravail libérateur et le télétravail asservissant (mais il est parfois les 2 à la fois !)
Sélectivité sociale : les moins mobiles sont rapidement exclus de ce monde.
On est moins ancré à un territoire.
La mobilité professionnelle réduit sa part dans les motifs de déplacement, or notre imaginaire de la mobilité est structuré par “métro-boulot-dodo”. Mais la tendance, comme la remarque associée, datent d’avant le téléphone mobile...
La contrainte fait plus évoluer les “comportements” que la responsabilisation. Les seules contraintes qui réduisent vraiment la mobilité sont la saturation et le coût : toutes les solutions qui fluidifient la mobilité l’augmentent en même temps.
Un enjeu de confiance dans les formes partagées de mobilité.

2- PRODUIRE UNE PROMESSE POUR L’AVENIR

2.1- QU’EST-CE QUI SERA DIFFERENT DEMAIN ? QUELS CHANGEMENTS DEVONS-NOUS PRENDRE EN COMPTE AVANT DE FORMULER UNE PROMESSE ?

Ce qui va changer

> Technologie
    Optimisation des flux, par des systèmes “top-down” comme en peer to peer
    L’open data

> L’offre de services
    Assistants de mobilité.
    Hubs de mobilité : coworking, télécentres, mais aussi en mobilité (trains, automobiles...)

> Les pratiques et les contraintes de la mobilité
    Le pic pétrolier et l’augmentation du coût de l’énergie, en particulier de l’essence. Une économie plus sobre en énergie, par nécessité.
    Dépassement de l’opposition transports individuels-transports collectifs : modes partagés, vélib, autolib, transports à la demande, minitaxis en pilotage automatique...
    L’entraide entre voyageurs via des plate-formes numériques

> La démographie
    Les “digital natives”
    le vieillissement de la population.

> La culture
    La conscience écologique.
    Une demande d’intimité et de proximité physiques.
    La “slow attitude”.
    La fatigue de la complexité, envie d’un retour à une mobilité plus simple.

> L’économie
    La crise économique et la rareté des énergies.
    La difficulté de réaliser des investissements lourds : manque d’argent, manque d’espace, contraintes écologiques, temps de réalisation et rigidité des grandes infrastructures...
    Montée des pays “émergents”, déclin de l’Europe.
    La relocalisation de certaines activités et formes de consommation.

> L’organisation territoriale : nouvelle gouvernance, nouvelles compétences à partir de 2014.
Ce qui deviendra possible

> Technologies

    La voiture autonome
    Voyager par la pensée ?
    Immersion à distance (total affranchissement de l’espace).
    Une bande passante accrue, y compris en zone rurale.
    Une expérience réellement satisfaisante de la téléconférence.

> Services et outils

    L’articulation des offres et des modes de mobilité, incluant l’automobile
    Assistants de mobilité omniprésents
    Les mobilités partagées
    Le développement de l’éducation à distance
    Les “tiers lieux”, de présence et de connexion partagées.
    Plus de concierge dans les immeubles, mais un espace de coworking avec un animateur (accompagnement et assistance).
    Des nouveaux médiateurs et intermédiaires de mobilité, y compris des personnes qui se déplacent à notre place

> Organisations
    Une gouvernance temps réel et participative.
    “Nouveaux village”, espaces urbains de proximité rassemblant logements, activités professionnelles, commerces, services et loisirs.

> Economie
    Valorisation des externalités écologiques, sociales...
    La dynamique des start-ups.
    Abaissement des barrières à l’entrée pour les nouveaux services de / autour de la mobilité.
    Consommation collaborative.
    Relocalisation de certaines formes de production.

Ce qui ne sera plus possible, ou plus désirable

> Organisation
    Une gestion planifiée et pyramidale des moyens et solutions de mobilité.

> L’expérience de la mobilité
    La saturation (dans les transports en commun, sur les routes...)
    Le tout-automobile dans les zones périurbaines et peu denses.
    L’automobile sans contrainte : culpabilisation, répression et “racket routier”.
    Faire de longs trajets gourmands en énergie pour faire ses courses, aller à son travail, à ses loisirs...
    De rester un utilisateur passif et subissant des modes de transport.

> Economie
    Dépenser des milliards d’euros pour des infrastructures rapidement saturées ou autres solutions à obsolescence rapide : besoin d’une approche systémique.
    Dépenser des milliards d’euros publics : nécessité de solutions ascendantes, de contournement, partenariales...
    Ne pas payer le juste prix de la mobilité, incluant ses effets indirects.

> L’expérience quotidienne

    La complexité de nos vies : attente de services moins riches et plus simples
    Ne pas être connecté tout le temps
    De tout vivre au même rythme : ce n’est déjà pas le cas, mais le modèle social ne le prend pas encore en compte.

> Technologie

    De ne pas tenir compte des réseaux sociaux.

2.2- INCARNATION DE LA PROMESSE

PERSONNA 1

MARC
Marc, architecte de 43 ans, habite à Nantes. Père de Léo (9 ans) et Chloé (13 ans), il a divorcé depuis peu et en a la garde alternée. Il doit gérer une vie compliquée, un travail prenant, le lien avec ses enfants quand il les a et quand il ne les a pas...   
1.Pour ses courses, tout existe sur son chemin. Sur le quai du tram, il choisit ses aliments sur une vitrine virtuelle et récupère les sacs à son arrivée.   
2.Télétravail : Les semaines où les enfants sont là, Marc travaille souvent à la maison grâce à sa connexion haut débit, mais aussi à son imprimante 3D grâce à laquelle il peut tester des maquettes. Il s’en sert aussi pour remplacer l’embout cassé de son aspirateur. D’un côté c’est très pratique et les enfants sont ravis ; de l’autre, Marc s’aperçoit qu’il travaille presque tout le temps...   
3.Qualité du temps de déplacement : Marc a accès à un parc de véhicules automatiques. Comme il n’est plus pris par la conduite, il peut profiter de ses enfants quand il les emmène à l’école.
4.Partage et confiance : Pour les activités des enfants, il participe à un service de co-déplacements. Des gens du quartier, qui se connaissent, s’organisent pour emmener les enfants à leurs diverses activités.   
5.Secrétaire partagée : Marc gère tout son administratif à distance. Tout lui est automatiquement transféré. La secrétaire partagée l’a aussi aidé pour son divorce et son déménagement à Nantes.
Marc utilise aussi un optimisateur d’agendas qui l’aide à organiser toutes les dimensions de sa vie, coordonnées avec celle de ses interlocuteurs.   
6.Télécentres : l’école des enfants est très éloignée du domicile de la mère. Quand ils sont chez elle, ils suivent le plus souvent les cours depuis un télécentre. Marc n’oserait jamais le dire, mais il en est venu à apprécier ces semaines sans enfants : certes, il travaille plus, mais l’organisation de son temps est tellement plus simple !

Mots clés éventuels : tout doit suivre ; être mobile et immobile à la fois ; dans plusieurs endroits à la fois.

PERSONNA 2

GERMAINE   
Germaine, 75 ans, est une retraitée active en relativement bonne santé malgré quelques difficultés à marcher. Elle fait ses courses, joue au tarot, garde parfois ses petits-enfants. Mais son mari Paul vient de faire une attaque. Il vit toujours à la maison, mais très diminué. Or c’est lui qui conduisait, et ils vivent en grande banlieue de Lyon... Germaine sait utiliser l’internet et le téléphone, mais mal, et elle n’aime pas ça.
1.Entraide : Dans l’urgence de l’accident de Paul, une solidarité familiale et de voisinage s’est vite mise en place. Germaine n’a jamais manqué de rien dans son frigo, ni de visites. Elle a pu sortir sans laisser Paul seul. Ses démarches administratives se sont faites depuis chez elles, avec l’aide d’un médiateur.   
2.Médiation : Beaucoup d’informations sur les services disponible pour aider Germaine (et Paul) sont disponibles uniquement en ligne. Germaine a reçu une “initiation digitale” pour maîtriser cet univers. Elle n’aime toujours pas ça, mais au moins elle sait se débrouiller. Le médiateur l’appelle une fois tous les 15 jours.   
3.Le problème, c’est de se déplacer. L’assistant de mobilité retire beaucoup de stress : il permet d’organiser tout déplacement, soit en transports en commun en partant de la station de bus toute proche et en coordonnant tous les horaires, soit en mobilisant de manière transparente d’autres formes : taxi, transports à la demande, covoiturage, et même véhicules automatiques.
4.Des plates-formes réunissent dans des cercles concentriques la famille, quelques voisins et proches prêts à se rendre disponibles, des amis de l’âge de Germaine et Paul, des aidants professionnels. C’est facile de s’organiser, de demander de l’aide, de partager des nouvelles. Sauf que ça passe toujours par ces satanés écrans... Heureusement, on peut toujours téléphoner à quelqu’un, si on a un peu de patience.   
5.Paul est bardé de capteurs et sa santé est surveillée en continu. Il déteste ça, Germaine aussi. Il a l’impression d’être observé, et aussi que ça permet surtout à la Sécu de changer tout le temps les infirmières qui passent le voir et les médecins censés le suivre. Mais c’est vrai qu’ils ont chaque fois l’air bien renseignés sur son cas.   
6.Germaine se demande quand même comment ça se passera quand elle-même aura de plus gros problèmes de santé...

2.3- LA NOUVELLE PROMESSE

Quels sont les 6-7 mots-clés qui doivent apparaître dans une promesse ambitieuse, tournée vers le futur, mais également crédible ?

Confiance, réassurance; Accessible, individualisé (organisé autour de la personne); Une base commune, des canaux adaptés; Ubiquité réelle : substitutions satisfaisante à la mobilité physique, Simplicité; Autonomie / Médiation, Libre : on peut toujours changer de programme; Social/ collaboratif/solidaire/partagé; Aidé mais pas autoritaire/optimisation du temps et de l’agenda, Voyage productif; Adaptation des ressources aux gens et non l’inverse : horaires et lieux des commerces, services, du travail ; Les bénéfices de la mobilité, plutôt que la mobilité elle-même (mais chacun décide d’où passe la frontière);Sans couture apparente           

La promesse

> La phrase retenue
“Des moyens simples, accessibles, individualisés pour accéder (d’une manière autonome ou collective) aux bénéfices de la mobilité. Ces moyens organisent autour de nous les ressources, les services, les espaces et les temps. Ils s’appuient sur les liens sociaux existants ainsi que les potentiels collaboratifs, et en favorisent le développement. Ils favorisent des substitutions choisies aux mobilités physiques, surtout individuelles.”

Autres mots-clés

Proximité; Imprimante 3D à domicile; Voisinage; Conduite automatique ou assistée (adaptative); A la demande; Tout-télécentre; Planification; Intégration de l’information et de la tarification; Accessible économiquement; Outsourcing (tâches de gestion...); Information temps réel, contextuelle, préventive (“descendre à la prochaine”); Equipements et lieux partagés; Médiation et assistance

2.4- LES ACTIONS : TENIR LA PROMESSE

LES ACTIONS-CLÉS

   1 Des autorités organisatrices des transports aux autorités organisatrices des mobilités.
   2 “Tout open data” des mobilités, associé à des plates-formes facilitant l’agrégation et l’exploitation croisée des informations.
   3 Valoriser les externalités positives et négatives des mobilités.
   4 Agir sur les organisations au moins autant que sur les “comportements” individuels.
   5 Rendre la communication distante aussi, voire plus riche que la communication face à face, le tout d’une manière aussi simple que le mail.
   6 Transformer les cultures hiérarchiques et d’ingénieur des entreprises pour apprendre à faire confiance aux collaborateurs, voire aux clients.


Ce qu’ils devraient faire : un ministre, un PDG, un Directeur de recherche

> Le/la ministre

Obstacles
Il existe des autorités organisatrices des transports, pas des mobilités. On n’optimise pas les mobilité, en incluant la localisation des ressources du territoire et l’organisation des temps.
Les décisions sont aussi prises avec le souci d’assurer la pérennité du modèle économique et de financement des acteurs existants.       

Actions-clés

Créer une autorité organisatrice de mobilité au niveau pertinent (bassin de mobilité - yc transfrontalier -, région...)
Inscrire dans les délégations de service public l’obligation de mettre à disposition les données (non nominatives) de mobilité, yc temps réel.
Valoriser les externalités des différentes formes de mobilité : certificats d’économie d’énergie, “chèques mobilité” récompensant les efforts des commerces et des employeurs vers une mobilité plus durable.

> Le/la PDG

Obstacles
Culture de l’ingénieur    Simplifier l’offre consommateurs - design au coeur
Culture hiérarchique et inquiétude des salariés vis-à-vis de l’intrusion de l’entreprise dans leur sphère privée   

Actions-clés

Un changement culturel : faire confiance plutôt que surveiller.
A l’extrême, passer en coopérative !

> Le/la directeur/trice de recherche

Obstacles
Eparpillement des données sur la base desquelles des services innovants pourraient être créés.    Systèmes d’agrégation et de traitement de données multisources pour aider à l’optimisation des mobilités et à la prise de décision des individus, des entreprises et de la collectivité (en temps réel et dans le long terme).
Difficulté de développement des tiers lieux et autres télécentres.   

Actions-clés

Qualité et simplicité insuffisantes des systèmes de visioconférence et de collaboration à distance.    Un dispositif grand public de télétravail, de communication multisensorielle, de collaboration et d’immersion à distance, aussi économique et simple que les outils actuels de “messagerie instantanée” (type Skype)

Les engagements individuels

“Je m’engage à...”
    Participer à la médiation pour promouvoir la mobilité durable au niveau de mon quartier.
    Etre plus actif pour promouvoir le covoiturage, être plus attentif aux contraintes de mobilité des autres.
    Trouver des idées nouvelles pour aider la mobilité de ma mère âgée.
    Plus m’ouvrir aux technologies nouvelles tout en gardant la liberté de me déconnecter.
    Ne pas tomber dans l’addiction technologique.
    Essayer pour voir si ça marche avant de dire aux autres ce qu’ils doivent faire : par exemple le télétravail, le coworking...
    Imaginer les solutions socio-techniques de mobilité de demain, au service de la résilience et du développement durable des territoires.
    “Simplexité” : une interface simple pour relier travail, loisir, transports, pour tous les âges et tous les niveaux de formation.


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