Questions Numériques éditions antérieures

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Questions numériques 2016-2017

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La puissance transformatrice
de la petite échelle

 

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Le numérique, un atout au service du développement

-> A voir: Compte-rendu de l'atelier de Paris (24/10/12)


Promesse initiale

Le développement des réseaux et des usages numériques donne de nouvelles chances aux pays en développement. Il stimule la croissance, facilite l’accès à la connaissance et favorise les initiatives. Il soutient la diversité des langues et des cultures. Grâce à la pénétration extraordinaire du téléphone mobile, il est source de désenclavement, d’applications innovantes adaptées aux multiples domaines de la vie quotidienne (santé et éducation, agriculture et pêche, commerce, administration et culture).


« Notre mission est de bâtir une société de l’information inclusive et centrée sur les gens, de mettre tout le potentiel de la connaissance et des TIC au service du développement, de promouvoir leur utilisation pour atteindre les objectifs acceptés au niveau international, en particulier ceux fixés par la Déclaration du Millenium »

Plan d’action du Sommet mondial sur la société de l’information, ONU, 2003


« Le monde est témoin d’une nouvelle aube en ce qui concerne la capacité des TIC à contribuer au combat contre la pauvreté. C’est la première fois que des opportunités réalistes existent pour que les habitants des contrées éloignées et des pays à faibles revenus soient enfin reliés aux autres ».

UNCTAD, Information Economy Report, 2010


« La mise en place de stratégies nationales et sous-régionales pour une utilisation des TIC à bon escient va permettre à l’Afrique d’affronter le troisième millénaire avec la conviction que le retard accumulé n’est pas une fatalité et que les atouts du continent peuvent être mis à profit afin d’accélérer sa marche vers un avenir meilleur »

Jacques Bonjawo, Révolution numérique dans les pays en développement, 2011


« Il faut investir à la fois dans l’accès à l’eau potable et dans l’accès aux TICs parce que l’eau et l’information sont indispensables au développement. La vie économique, sociale et politique du 21ème siècle sera de plus en plus numérique et les exclus du numérique seront de plus en plus exclus de la vie. Demandez aux membres des communautés déshéritées ou regardez-les agir : vous verrez qu’ils dépensent très souvent le peu d’argent qu’ils ont pour donner la priorité à la connexion. »

Richard Heeks, Institute for Development Policy and Management, Université de de Manchester, 2009


« En donnant un ordinateur à chaque enfant, ce qui changera leur vie, c’est la passion d’apprendre. Chaque ordinateur peut contenir 100 livres. Si l’on donne 100 ordinateurs à un village, avec chacun 100 livres différents, ça fait 10 000 livres »

Nicholas Negroponte, fondateur de « One Laptop Per Child »


« La suite de solutions mobiles m-Pêcheries implantée à Trinidad & Tobago est la démonstration que l’usage des technologies nouvelles permet l’expansion de l’accès et du marché pour les citoyens situés au bas de la pyramide social et économique, ce qui en retour est vital pour la croissance nationale et le développement durable ».

Latin America and the Caribbean Report, Global Voices, 2012.


Réserves et faux-semblants


« Les raisons qui ont fait des téléphones portables des embryons de plateformes technologiques si populaires dans les pays les plus pauvres sont qu’ils étaient beaucoup moins chers que les ordinateurs et basés sur des réseaux qui contiennent tout le savoir dans l’infrastructure. Le danger est d’aboutir à une plateforme très éloignée de celle, créative et productive, dont nous bénéficions dans les pays développés ».

Yochai Benkler

L’explosion du numérique profite-t-elle à tous ?

« Le marché africain offre de multiples possibilités, ce qui en fait un véritable eldorado pour les éditeurs d’applications et de logiciels. Mais l’un des gros obstacles à la massification des initiatives-pilotes, ce sont les opérateurs de téléphonie, généralement des multinationales plus soucieuses de rapatrier leurs profits que de voir émerger un secteur technologique africain performant ».

Jean-Patrick Ehouman, interview à Jeune Afrique, août 2012

« En Afrique on remarque aussi une différence générationnelle dans l’accès à Internet. De la même manière certaines professions, ou le lieu d’habitation peuvent ou non favoriser l’accès à Internet. Une fracture de plus en plus évoquée est celle existant entre les hommes et les femmes dans l’utilisation d’Internet. En effet, les femmes ont plus rarement accès aux NTIC, considérées par certains comme des instruments de débauche susceptibles de faire rencontrer d’autres hommes à leurs femmes ».

Alain Kiyindou

La persistance des verrous

« Le paradoxe économique est là : une concurrence brutale et non maîtrisée sur l’accès à l’international a permis une baisse drastique des prix des appels internationaux au bénéficie des consommateurs des pays riches, mais en appauvrissant nos opérateurs nationaux. Cette concurrence continue de freiner les projets de déploiement des réseaux fixe et mobile sur notre territoire, et n’a même pas permis de baisse des prix pour les utilisateurs déjà raccordés aux réseaux existants. Il s’agit là d’un assassinat en règle de tous les efforts que nous déployons par des groupes puissants qui ont ruiné les économies des télécommunications de plusieurs pays africains, en pratiquant une concurrence déloyale et  en ayant une attitude de re-colonisation souterraine intolérable, à l’heure de la mise en place d’une économie qui se veut équitable par les gouvernements des pays développés. «  

Le Ministre centrafricain des Postes et Télécommunications chargé des Nouvelles Technologies, 2006


Des réorientations nécessaires


« Une conception erronée du numérique au service du développement qui ne prend pas pleinement et respectueusement en considération un large spectre de facteurs culturels et qui, implicitement ou explicitement, impose des process ou des structures occidentales aux populations des pays les moins avancés, constitue de fait une forme de ‘colonialisme assisté par ordinateur’ ».

Mark Oppenneer, Rensselaer Polytechnic Institute, ETHNOS Project, 2009




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