Questions Numériques éditions antérieures

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Questions numériques 2016-2017

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La puissance transformatrice
de la petite échelle

 

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Un corps plus beau, plus fort, plus sain, et pour moins cher

-> A voir: le compte-rendu de l'atelier de Paris (24/10/12)

 

Promesse initiale

Le numérique apporte de nouvelles solutions pour un système de soin centré sur le patient, plus disponible et moins coûteux. Il fait émerger une médecine préventive qui repose sur des systèmes de mesure exploités à la fois par les professionnels, et par les individus eux-mêmes. On passe de la santé au bien-être, et du bien-être à la transformation du corps : associé aux nano-biotechnologies et à la robotique, le numérique nous permet de transformer nos corps.


Un corps sain dans un système de santé sain

“La santé en ligne, c'est important. Elle peut améliorer l'accès aux soins de santé ainsi que la qualité et l'efficacité des services proposés. (...) Associée à des modifications organisationnelles et au développement de nouvelles compétences, la santé en ligne peut contribuer à une amélioration de la qualité des soins pour un prix moins élevé. Elle est donc en mesure de faire face aux principaux défis auxquels le secteur des soins de santé est actuellement confronté.”

Commission européenne, 2004

“Grâce à Doctissimo, les internautes peuvent accéder à une meilleure connaissance de leur corps et de leurs comportements ainsi qu'à une meilleure compréhension des risques auxquels ils sont exposés. Chacun peut enfin prendre sa santé en main, construire son propre équilibre et devenir le principal artisan de son bien-être.”

Doctissimo

“En retardant l’entrée dans le système de santé, le Quantified Self nous aide à rester en bonne santé plus longtemps et permet de mieux contrôler les coûts du système de soins curatifs.”

Emmanuel Gadenne, Guide pratique du Quantified Self, 2012

 

Un corps plus beau, plus fort... MON corps

“Cette seconde peau électronique, …, ouvre donc des perspectives nouvelles, dont l’étendue ne parait limitée que par notre imagination. Est-il interdit d’imaginer que l’on pourra un jour arborer sur son bras un tatouage d’un genre inédit, ne formant pas un dessin fixe, mais animé ? Et si c’était le cas, serions nous très éloignés  de la possibilité d’inclure, sur tout ou partie de la surface de notre peau …. des écrans d’affichage ?”

Cyril Fievet, Body Hacking, 2012


“Les humains ont des capacités limitées. Ils ne perçoivent le monde que d’une façon restreinte, la vue étant le meilleur de leur sens. Les humains ne comprennent le monde qu’en trois dimensions, et ne communiquent entre eux que d’une façon très lente, séquentielle, appelée parole. Cela peut-il être amélioré ? Pouvons nous utiliser la technologie pour effectuer un upgrade de l’humain ?”

Kewin Warwick, I Cyborg, 2002

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Cyberdine





Ou alors...


Il ne faut pas optimiser le système de santé, mais le révolutionner !

“L’e-Santé est une idée admise, mais pas encore considérée comme un dispositif opérationnel, de valeur et essentiel pour répondre à de nombreux défis de nos systèmes de santé. (...) Le cap est celui d’une plus grande autonomie et responsabilité de la part de patients et de citoyens mieux informés vis-à-vis de leur santé. La technologie doit se mettre au service du soin et de l’attention (care), rapprochant au maximum la santé des citoyens et des patients, instaurant une forme de subsidiarité dans le système de santé et fournissant les résultats que les gens désirent et dont ils ont besoin, plutôt que ceux qu’attendent les autres acteurs de la chaîne.”

EHTEL, 2009

“Plutôt que de consacrer toutes nos ressources à réduire les facteurs de risque de ceux dont la santé est déjà fragile, nous devrions nous efforcer de maintenir en bonne santé ceux qui vont bien. Mais cela va à l’encontre de la pensée dominante sur la réforme du système de santé qui espère obtenir des milliards d’économies en focalisant l’effort de santé publique sur les facteurs de risque tels que le tabac, l’alcool, l’hypertention, le cholosterol et l’indice de masse corporelle.”

Innosight Institute, 2011

“Le plus souvent, l’innovation et la concurrence tirent le prix vers le haut et non vers le bas, parce qu’il est plus profitable d’introduire des produits coûteux sur le marché. (...) L’innovation de rupture dans la santé suppose de sortir les procédures les plus simples des hôpitaux pour les réaliser dans des cliniques ambulatoires, des centres commerciaux ou au domicile des patients. C’est en transférant un plus grand nombre de tâches des médecins aux infirmiers et aides-soignants que les coûts baisseront. Nous ne réaliserons guère d’économies en tentant de rendre les hôpitaux et les médecins moins coûteux, mais en recourant plus massivement à des personnels et des locaux beaucoup moins coûteux.”

Clayton M. Christensen, 2010

 

Les risques dépassent les espérances !

“La liberté de choix et l’abondance de fournisseurs d’e-Santé multiplient et fragmentent les dossiers médicaux et les services pilotés par l’offre. Il n’existe ni identifiant unique des patients, ni même de codification commune des pathologies. (...) Les pauvres, les personnes âgées, se sentent toujours plus éloignés du très sophistiqué système d’e-Santé. Les récits tendancieux et les légendes urbaines se répandent tels des virus sur l’internet et déchaînent les craintes relatives à la vie privée, la sécurité et la fragmentation des soins, même chez les moins inquiets des patients. Sous l’influence des médias, la société commence à considérer la technologie comme inhumaine et fait de l’e-Santé son bouc émissaire. Les classes moyennes rejettent l’e-Santé et les dossier patients informatisés au bénéfice de ‘services de santé holistiques’ qui mettent en valeur la liberté de choix et la qualité du contact humain - pour ceux qui peuvent se le permettre.”

An eHealth nightmare, 2005

“Le programme Clinatec travaille depuis 2006 dans une quasi clandestinité à l’interface cerveau-machine, à l’intrusion du pouvoir médical et politique dans notre for intérieur. L’interface primate-machine et, déjà, homme-machine, ouvre la porte au pilotage des rats, des macaques, des hommes – bref, à la production de robots humains, de « cyborgs ». Faut-il souligner les avantages de cette nouvelle catégorie de population pour les entreprises, les gouvernements, les armées ?”

Pièces et main d’oeuvre, 2011


Tromper la surveillance des corps !

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“Si l’on comprend comment les algorithmes de reconnaissance faciale fonctionnent, on peut construire un anti-visage et s’en servir pour définir des maquillages et des coiffures qui trompent les systèmes de détection. Votre visage devient indétectable par les machines, tout en restant reconnaissable par les humains.”
CV Dazzle, 2011


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