Questions Numériques éditions antérieures

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Le numérique au service d’une croissance verte et durable

-> A voir: le compte-rendu de l'atelier de Paris (24/10/12)

 

Promesse initiale

Le numérique et les technologies “vertes” se combinent pour rendre possible une croissance durable, économe en énergie et en ressources naturelles, soigneuse de l’environnement. L’innovation verte, outillée par le numérique, représente en elle-même un formidable relais de croissance. Enfin, les capacités d’action collective apportées par l’internet contribueront aux changements de comportement et aux décisions collectives nécessaires.



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WWF / Etno, 2005


“Le numérique apporte tant une capacité à agir collectivement, que les ressources d’information susceptibles de mesurer les résultats et de piloter, que les moyens d’agir sur les autres technologies. Le bâtiment est concerné au premier plan, mais aussi la mobilité, l’efficacité énergétique (dont les réseaux), l’écologie industrielle, l’ensemble de l’industrie et des services. C’est un enjeu prioritaire pour la planète mais un aussi un fort potentiel de création d’emplois et de valeurs sur les territoires.” - ACIDD


“De nombreux exemples illustrent la manière dont les TIC peuvent répondre aux défis environnementaux : les Smart Grids et les systèmes énergétiques intelligents peuvent considérablement améliorer la distribution d’énergie et en optimiser l’usage. L’habitat intelligent peut contribuer à réduire la consommation énergétique de millions d’immeubles. Les systèmes de transport intelligents permettent d’organiser plus efficacement le trafic et de réduire les émissions de CO2.” - OCDE, 2009

“La réflexion sur les nouveaux modèles énergétiques est indissociable des technologies numériques. Désormais, c’est la question de la combinaison des énergies renouvelables entre elles, grâce  au développement des réseaux intelligents de transport et de régulation de l’électricité, les « smart grids »..”
- Claudie Haigneré, 2011

“En nourissant les rêves des hommes, en traçant les voies des possibles et des souhaitables, les exigences du développement durable, couplées aux promesses des avancées scientifiques et technologiques - en une synthèse créatrice - ouvrent des champs immenses pour l’innovation” Pierre Musso, Laurent Ponthou, Eric Seuillet, Fabriquer le futur, 2007   

“Plutôt que d’assumer que tous les produits doivent être achetés, possédés, et jetés par les « consommateurs », les produits contenant des nutriments techniques précieux  - voitures, télévision, revêtement de sol, ordinateurs et réfrigérateurs, par exemple - seraient conçus comme des services dont les gens voudraient profiter. (...) Dans ce scénario, les gens pourraient satisfaire leur appétit pour les nouveaux produits aussi souvent qu’ils le désirent, sans culpabilité, et l’industrie pourrait les y encourager en toute impunité, sachant que ce faisant les deux parties soutiennent le métabolisme technique.” - Michael Braungart, William McDonough, Cradle to cradle, 2002



Ce qu’on attend du numérique au service de cette promesse

  • La mesure de l’environnement, des flux, des consommations et des émissions, produisant des données ouvertes

  • Des capacités de modélisation, de simulation et d’aide à la décision accessibles aux acteurs publics, aux entreprises, aux ONG et aux citoyens

  • L’optimisation et le décloisonnement des systèmes existants, grâce à des technologies “Smart”

  • La dématérialisation d’objets, de flux, de transactions...

  • L’organisation d’une économie circulaire, où les déchets des uns sont les matériaux des autres

  • Une innovation verte et ouverte, connectée et en réseau

  • Une contribution à la prise de conscience et l’action collective, grâce aux espaces et outils de coopération

  • La réduction de sa propre empreinte écologique


La technologie au service de la croissance durable, une illusion ?

“Les ordinateurs et les infrastructures numériques consomment beaucoup d’électricité, accentuant la pression sur les réseaux électriques et contribuant à l’émission de gaz à effet de serre. Les matériels informatiques engendrent de graves problèmes environnementaux au moment de leur production comme de leur fin de vie. Les TIC contribuent de manière significative et croissante aux problèmes environnementaux que nous rencontrons.” - San Murugesan, “Harnessing green IT”, 2008

“Pour les tenants de la «croissance à tout prix», il faut croître… c’est-à-dire consommer et produire toujours davantage. C’est d’ailleurs cela qu’ils nomment progrès. Pour faire face aux enjeux écologiques, ne reste à leur disposition [qu’un] levier d’action : la technologie. (...) La croyance en une technoscience capable de résoudre à elle seule tous nos soucis présente le grand avantage de ne pas remettre en cause les bonnes vieilles recettes productivistes.” - Aurélien Boutaud, 2009


Vers un changement de modèle inspiré par l’internet ?

"La jonction de la communication par Internet et des énergies renouvelables engendre une troisième révolution industrielle. Au XXIe siècle, des centaines de millions d'êtres humains vont produire leur propre énergie verte dans leurs maisons, leurs bureaux et leurs usines et la partager entre eux sur des réseaux intelligents d'électricité distribuée, exactement comme ils créent aujourd'hui leur propre information et la partagent sur Internet." - Jeremy Rifkin, La troisième révolution industrielle, 2011

“Le développement durable s’est développé dans des communautés, sur des valeurs et de l’expertise, mais pas sur un modèle global de partage. Le développement durable 2.0, c’est le passage à une ère de collaboration et l’ensemble des technologies de l’information et de la communication (TIC) nous permettent de l’envisager de façon planétaire. (...) Et je crois beaucoup à ce modèle où chacun apporte sa pierre: la pierre individuelle peut être compatible avec l’édifice global.  “ - Gilles Berhault, ACIDD, 2009

“L’image de la pollinisation illustre la nouvelle conception de l’économie requise par l’écologie de demain. Les abeilles génèrent avec le miel un produit marchandisable, mais le travail le plus utile est la pollinisation des plantes. La première écologie, confrontée au capitalisme industriel, était dominée par l’économie du monde matériel. L’écologie d’aujourd’hui (la deuxième écologie) montre le chiasme qui s’est opéré. Le monde de l’économie politique se présente comme un emboîtement de systèmes complexes, d’écologies diverses dont l’humain cesse d’être le centre. La sphère de l’esprit - celle des relations entre les idées et de la coopération entre les cerveaux - connaît une indéniable croissance. Son économie fait apparaître de nouvelles formes d’efficience et d’organisation, comme le réseau d’ordinateurs.

Le capitalisme cognitif est l’autre et le rival mimétique de la seconde écologie. Il peut accepter de se dessaisir de la maîtrise de la biosphère ou, à tout le moins de la partager, s’il devient le maître de la noosphère.” - Yann Moulier-Boutang, L’abeille et l’économiste, 2010

 


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