QN2019 - RESET - Quel numérique voulons-nous ?

QN2019 - RESET - Quel numérique voulons-nous ?

L’édition 2018-2019 du cycle de prospective de la Fing « Questions numériques ».


Historique

Défi : Concevoir un numérique plus sobre tout en étant désirable: Version

Citations

"L’innovation frugale est une stratégie révolutionnaire. Toutefois, elle est bien plus qu’une stratégie : elle est le signe d’un nouvel état d’esprit qui voit la restriction des ressources comme une opportunité plutôt qu’un handicap". Son objectif ultime : faire mieux avec moins, "c’est-à-dire créer à la fois plus de valeur commerciale et sociale tout en économisant des ressources précieuses telles que l’énergie, le capital et le temps". (Navi Radjou)

"L’épuisement des ressources naturelles, les nécessités de « réduction » sur lesquelles s’accordent presque tous les Etats et les experts, nous conduisent à tenter de conjuguer le moins avec le mieux et à explorer des formes de la résilience et de la frugalité, parmi lesquelles des modèles économiques et énergétiques locaux, une transformation de nos mobilités, etc. Si le numérique a modifié la notion de mesure et celle de rareté et favorisé une vision d’un monde sans limites, la possibilité d’un numérique au service de la frugalité et de la sobriété n’est pas à exclure.  (Think Small)

 

Pourquoi nous avons besoin d’un “reset” (ce qui se passe mal, ce qui ne peut plus durer)

Épuisement des ressources, effondrement, gaspillage : le numérique n’a ainsi rien de virtuel, mais nécessite de très nombreuses infrastructures coûteuses en énergie (serveurs, relais, câbles), tout comme sa production, énergivore, qui nécessite des matières premières non-renouvelables (utilisation de ressources naturelles, empreinte carbone importante), sans compter l'empreinte de son fonctionnement (10% de l’électricité mondiale). La technologie ne résout d’une part pas tous les problèmes, mais peut elle-même en être un pour l'intérêt général et l’écologie.

Des visions alternatives existent déjà

Conjuguer le moins avec le mieux, développer des formes de résilience de de frugalité, face à un numérique sans limites, voilà l’ambition de la sobriété, qui s’inspire et se développe notamment dans les pays du Sud avec l’innovation frugale (jugaad) : développer une approche plus sobre du numérique, moins de gaspillage, plus de capacités à agir en modalités contraintes.

Certains acteurs, comme Negawatt, propose déjà des outils pour effectuer une transition vers la sobriété énergétique, tout comme Green IT et la “sobriété fonctionnelle” (Sober Software) ou encore the Green Web Foundation qui défend un numérique plus vert. L’idée est de réduire l’impact néfaste du numérique sur l’écologie, tout comme d’interroger le rôle que peut jouer le numérique dans la réduction de la consommation d’énergie (IT Green), le numérique étant vu comme un levier de développement qui peut être un outil, dans des domaines comme la ville, les mobilités...

Acteurs qui y travaillent déjà

Pour les chercheurs : Philippe Bihouix, Fabrice Flipo, Françoise Berthoud (et plus largement les chercheurs du GDS EcoInfo), Frédéric Bordage, Centre “Sobriétés”, Luc Semal, Rob Hopkins. 

Mais aussi IT Green, Green Code Lab, Ecograder, Negawatt, The Green Web Foundation, Time Well Spent, Sober Software... Et bien sur le programme Transitions2 de la Fing.

Dossier de veille

https://drive.google.com/drive/folders/1NsBg41tc4KJlGEg455yq0bc6VKw74SfP

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