SoftPlace

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Penser des systèmes et stratégies de lieux partagés


Ateliers "Connecteur" Softplace - Pistes, Terrains et ressources: Version

Les ateliers "connecteurs" visent à créer des rencontres et frictions entre acteurs de la recherche et de terrain, mais aussi à faire émerger un certain nombre de questions sur lesquelles devront se pencher les travaux de Softplace, ou au-delà, la recherche elle-même. 

Trois types d'éléments sont issus de ces ateliers : des pistes de recherche / des grandes questions, des terrains pour la recherche, des ressources sur notre sujet. 

Cette page pourra être enrichie constamment au cours du projet Softplace, y compris par les contributeurs et participants aux ateliers. 

 

PISTES DE RECHERCHE

Hybridations et transformations 

  • Malléabilité, mutabilité, multiforme et modèles, adaptabilité, réversibilité… « des lieux pivots » ;
  • L’émergence de lieux à durée déterminée (pop-up, éphémère, etc.) ;
  • Une identité temporaire des lieux ?
  • Hybridation, indétermination… des questionnements sur l’identité dans tout ça. Il y a actuellement un phénomène de quête d’identité. L’hybridation n’est pas forcément la perte de l’identité…
  • Quel positionnement affirmé par ces lieux hybrides ? Flou, en devenir… ou au contraire positionnement de marque, état d’esprit particulier affirmé ? 
  • Jusqu’où aller dans la multifonctionnalité ? Quelle part du symbolique et des représentations dans la transformation de leurs usages?
  • Quels modèles économiques pérennes ? 
  • Aux côtés des nouveaux lieux qui émergent (de travail, de production de savoir…) doit-on conserver des lieux traditionnels de travail, de production de savoirs, etc ? 

Des « tiers lieux de services (publics)» ?

  • Quel risque de la dilution de l’identité des services publics, par rapport à une offre de services globale (privée et publique), si des lieux commencent à regrouper plusieurs types de services ?
  • Comment imaginer la cohabitation entre différents « statuts » de services ? Jusqu’où aller dans les services (jusqu’au dépôt de pain ?). Est-ce qu’un lieu véritablement hybride et partagé dédié au service public est envisageable ?
  • Est-ce que l’on s’adresse toujours à des administrés/usagers de services publics ou à des consommateurs dans ces lieux ?
  • En se projetant un peu, quel risque de marchandisation des services publics ?

Les lieux - Rapport aux m2

  • Les fab labs et autres tiers-lieux vont-ils investir des friches servicielles (agences bancaires, bureaux de postes délaissés, etc.)
  • « Il ne s’agit pas d’investir des lieux (mais d’adapter les lieux dont on dispose) » - et aussi, il s’agit d’inventer ou de réinventer les pratiques dans ces lieux ?
  • Réversibilité VS hybridation
  • Les lieux étendus (Fab labs, etc.)
  • Au-delà des m2, un enjeu primordial : donner à voir les activités et possibilités d’activités, être une « plateforme » pour rendre possible ces activités.
  • Quelle place pour les living labs dans les espaces de coworking ?  

Ce que l’on partage

  • Le travail est-il le pivot des lieux partagés ?
  • Les lieux, seuls vecteurs de la collaboration ? Suffit-il d’être localisé au même endroit pour interagir ?
  • Quelle collaboration réelle dans les lieux ? Partage-t-on seulement un lieu et des équipements ou autre chose ?
  • Jusqu’où va la partageabilité ?
  • L’intérêt pour ces lieux est-il le signe d’une expression de l’évolution de la sociologie du travail ?
  • Identité/communauté VS identité liée au lieu ? 

 

Enjeux territoriaux

Positionnement institutionnel

  • Les tiers-lieux, levier de l’action publique urbaine ?
  • Limiter l’étalement urbain et « intensifier » la ville
  • Ces lieux partagés sont-ils une nouvelle réponse apportée à des problématiques urbaines, notamment de mixité, d’accessibilité à des services ? 
  • Quelle politique urbaine mener avec des lieux partagés qui ont déjà émergé spontanément ? 

Implantation urbaine et territoriale

  • Labs et mobilité / accessibilité / visibilité : quelle stratégie d’implantation par rapport aux lieux et nœuds de mobilité et de croisement ?
  • Quels liens entre ancrage sur le territoire des tiers-lieux et la création d’une communauté, d’un écosystème autour des lieux ?
  • Labs et espaces ruraux : quelle durabilité, quelle pérennité ? Y a-t-il une typologie spécifique ?
  • Quid de l’inscription et de l’adaptation des tiers-lieux dans la ville du temps long ?
  • A quel point les tiers-lieux s’intéressent-ils à leur environnement urbain ? 
  • Des initiatives prises de manière séparée, peut-on rechercher une cohérence d’ensemble ?
  • Quelle articulation entre ces lieux qui vont remplir des fonctions similaires, chercher à satisfaire les mêmes besoins ? 

 

Usages / Usagers

  • Programmation VS usagers ?
  • Qui ne vient pas dans les tiers-lieux et pourquoi ?
  • Quelle typologie d’usagers ?
  • Quelles sont les conditions d’entrée dans des tiers lieux ? Appels à projet, bouche à oreille, etc.  Existe-t-il des laissés pour compte ? Reproduction des modes de sélection qui oublient certains usagers potentiels
  • Dynamiques informelles, militantes VS google & co, et hypercapitalisme ?
  • Quels critères d’ouverture et de sélectivité à l’entrée pour assurer un bon fonctionnement, une bonne cohésion du lieu ? 
  • Est-ce que ces lieux et dynamiques correspondent-elles à l’émergence d’un nouveau prolétariat ou à l’émergence d’une économie post-capitaliste  ?
  • Hub de communautéS VS lieu d’une communauté
  • Quelle mobilité réelle entre les réseaux ? 

 

Méthodes

  • Comment peut-on inventer des dispositifs de recherche sur la réversibilité des lieux ?
  • Quelle pertinence d’un éclairage européen sur le sujet français ?
  • Comment étudier les trajectoires des tiers-lieux dans une logique de rentabilité permanente ?
  • Les indicateurs :
    • comment sont produits les chiffres dans les lieux ? quelle mesure quali / quanti ? 
    • est-ce que tous les lieux utilisent les mêmes indicateurs o?
    • quelle qualification des usagers ? comment s’évaluer ? des lieux multifonction qui accueillent des profils multifacettes, flous, qui ne rentrent pas dans les cases...
    • comment évaluer ce qu’on fait dans ces lieux ? (en tant que médiateur, agent, etc. )

 

Autres

  • Question de la place (ou de la non place) de l’université dans les lieux partagés : lien formation / pratique professionnelle et logique de communauté.
  • Dans quelles mesures la précarité inhérente au coworking va-t-elle entrainer d’autres répercussions sur l’immobilier et l’habitat?

 

RESSOURCES

  • Etude Chronos La vision / lecture des tiers-lieux pour les acteurs publics, 2013 (Grand Lyon / Bouygues Immobilier) ?
  • Chronos, Le travail mobile et les territoires
  • Etude sur les tiers-lieux de Luc Gwiazdzinski avec le Conseil de développement de Grenoble
  • Beaude, Internet, Changer l’espace, changer la société, 2012, Fyp éditions
  • « Les externalités des télécentres », rapport de la Caisse des dépôts et des consignations, 2014
  • Trajectoire : des ERIC aux tiers-lieux, étude Région PACA / Sempels (Skema) 2014
  • Thèse CIFRE en cours, sur Réinventer Paris
  • Les m2 de bureaux vides (6 millions en IDF), ressources à mobiliser !
  • Movilab - Définition des tiers-lieux  / Manifeste des tiers-lieux Opensource
  • Bruno Moriset. Créer les nouveaux lieux de la ville créeative - Les espaces de coworking. 2014.  

 

 

TERRAINS

  • Les usines nouvelles : 1,5 Ha de « tiers espaces » dans les marais poitevins centrés autour d’un fab lab (mais aussi espace de coworking, jardins partagés, etc.)
  • Concours Réinventer Paris : comment les acteurs créatifs se saisissent-ils du projet urbain ?
  • Medefi – Pays de Redon : expérience de mise en place d’espaces de coworking par la collectivité
  • Lyon Bron Open Lab, sur le site des Galeries Lafayette de Lyon Bron
  • Creative roots studio
  • Eco Design Fab Lab (Montreuil) qui s’intéresse notamment au recyclage des déchets

 

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8