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Questions numériques 2016-2017

THINK SMALL


La puissance transformatrice
de la petite échelle

 

La sécurité publique justifie-t-elle une surveillance numérique systématique ?: Version

Description courte

Après beaucoup d'autres, l'affaire PRISM remet en débat le recours aux technologies pour surveiller de manière systématique et préventive la population : vidéosurveillance, écoute des échanges en ligne, etc. Est-il inévitable que nous n'ayons plus de secrets vis-à-vis des autorités ? Ces méthodes peuvent-elles se montrer efficaces ? Leurs bénéfices en matière de sécurité en justifient-ils l'usage ? Les citoyens continueront-ils de les accepter passivement ?

Description

(Les principales positions/les branches, les enjeux)

Acteurs

  • Les autorités en charge de la sécurité public : police, sécurité extérieure, agences spécialisées dans la "cyber-sécurité"...
  • Les gouvernements, à la fois en charge de la sécurité et comptables des libertés publiques
  • Les pouvoirs législatifs, en charge de superviser les organes de sécurité et de voter les lois sécuritaires
  • Le pouvoir judiciaire et les cours constitutionnelles, qui jouent un rôle significatif pour encadrer les pouvoirs de police en matière de surveillance
  • Les collectivités territoriales, nombreuses à développer la vidéosurveillance
  • Les fournisseurs de technologies de surveillance
  • Les fournisseurs d'accès internet, les opérayeurs de réseaux et les grandes plates-formes du Web, sollicités et/ou piratés dans le cadre d'actions de cybersurveillance
  • Les associations de défense des libertés individuelles, ACLU et EFF (Etats-Unis) en tête
  • Les journalistes, blogueurs et "lanceurs d'alertes", parmi lesquels Edward Snowden
  • Les autorités de protection de la vie privée et des données personnelles, Cnil en France, G29 à l'échelle européenne
  • Les chercheurs dans le domaine technologique, à l'origine des technologies de surveillance (matérielles et logicielles), mais également nombreux parmi les défenseurs des libertés individuelles
  • Les chercheurs en sciences humaines et sociales, qui se préoccupent des enjeux associés au développement de la surveillance "préventive"...

Dates clés

(Les tournants : Publication d'un papier, promulgation d'une loi, début d'une polémique)

  • 1988, Royaume-Uni : un journaliste révèle l'existence du réseau Echelon, système mondial d'interception des communications élaboré par les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et la Nouvelle-Zélande dans le cadre du traité UKUSA.
  • 1990, France : Le tribunal administratif de Marseille annule la décision de la Ville d’Avignon d’installer des caméras de vidéosurveillance.
  • 1993, Royaume-Uni : L'identification des meurtriers d'un bébé dans une galerie marchande britannique et les attentats de Bishopgate donnent le signal d'un développement massif de la vidéosurveillance.
  • 1999, France : Par sondage, les Avignonnais, sondés, se déclarent favorables à 71 % à la vidéosurveillance. Le dispositif (64 caméras) sera installé en 2002.
  • 2001, Etats-Unis : le Patriot Act fait suite aux attentats du 11 septembre.
  • 2006, ?? : Emergence des Anonymous.
  • 2006, France : Décret relatif à la vidéosurveillance : les systèmes doivent être normalisé et l’Etat se donne le droit d’utiliser les images faites par des tiers (privés).
  • 2008, France : naissance, contestation et disparition du fichier EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale).
  • 2011, France : loi Loppsi 2 étendant les pouvoirs des forces de sécurité en matière de cybersurveillance et de "vidéoprotection" (le mot remplaçant celui de "vidéosurveillance").
  • 2013, USA : affaire PRISM.

Références

(Les articles de presse, papiers de recherche, discours, analyses...)

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