• Accueil
  • L’école à distance de proximité

L’école à distance de proximité

FuturEduc, imaginer l'école pour tous à l'ère numérique


7. L’école à distance de proximité

À l’échelle d’un territoire, des lieux alternatifs d’apprentissages émergent où les élèves sont nomades à temps partiel.

 

Objectif

Tester des alternatives à l’établissement unique, à la manière de la démultiplication des lieux de travail (tiers lieux, espaces de coworking...). Cette action prioritaire décrit un élève mobile dans son environnement d’apprentissage, lequel ne se limite pas à son établissement scolaire mais comporte plusieurs lieux entre lesquels l’élève alterne apprentissage à distance et en présentiel.

La vision qui est défendue ici est une extension de la notion d’apprentissage en alternance : une partie s’effectue en établissement scolaire, une autre ailleurs, dans plusieurs lieux qui peuvent être, bien sûr des entreprises, mais aussi des lieux publics, des équipements culturels, un autre établissement scolaire.

Que veut dire l’école à distance de proximité ?

  • À distance de l’établissement une partie du temps ;
  • À distance physique des autres élèves, des professeurs ;
  • Les élèves disposent d’un environnement numérique unique dans lequel ils accèdent :
    • aux ressources pédagogiques ;
    • aux outils de travail et de collaboration ;
    • à l’environnement numérique de travail de leur établissement de rattachement ;
    • aux ressources de leurs divers lieux d’apprentissages.
  • Les enseignants sont mobilisés tant dans l’établissement que pour le lien avec l’élève nomade ; d’autres professionnels peuvent également être mobilisés.

Quel déroulement ?

Les établissements assument et affichent cette nouvelle “règle du jeu” nomade intégrée à l’emploi du temps des élèves :

  • L’établissement orchestre le “à distance de proximité”, il s’appuie pour cela sur le territoire et les initiatives proposées en lien avec le programme scolaire. L’établissement est responsable de l’évaluation des acquis des élèves ;
  • Les élèves ont par exemple un jour nomade par semaine dans leur emploi du temps. Ils choisissent le lieu et les modalités (mais ils conservent une obligation d’assiduité). Ceux qui le souhaitent peuvent passer la journée nomade dans l’établissement. Le groupe “Classe” demeure ;
  • Le métier des professeurs évolue, ils peuvent aussi proposer des enseignements dans d’autres lieux que l’établissement.

Comment démarrer ?

Par où commencer ?

  • Identifier sur le territoire des lieux et des organisations susceptibles d’accueillir des élèves : espaces de coworking, FabLabs et autres lieux partagés, entreprises, artisans, associations, administrations, équipements culturels, autres établissements d’enseignement du même niveau ou de niveau différent, etc.
  • Construire quelques parcours types avec ces partenaires (incluant un programme de formation, un calendrier, des modalités de suivi et d’évaluation) ;
  • Attribuer des parcours aux élèves (sur une base individuelle ou, de préférence, par petits groupes) ;
  • Comme pour les actions précédentes, commencer avec des projets de taille modeste (voir très modeste) afin de tester la formule.

Sources d’inspiration disponibles

  • Les pratiques d’enseignement en alternance d’une façon générale, en particulier en Allemagne où cette forme d’éducation est particulièrement développée ;
  • Voir également la tradition du compagnonnage d’où est issue l’idée de formation en alternance ;
  • Des nouveaux lieux d’apprentissage émergent comme le cours singulier qui accueille 4h par jour des élèves en situation de “phobie scolaire”.

Conditions de succès, risques à éviter

Les risques à éviter

  • Comment réguler en cas de forte affluence d’élèves ?
  • Disparité des offres d’école à distance de proximité selon les territoires.

Les condition de succès

  • La part “nomade” du temps doit être restreinte, définie d’un commun accord et permettre une forme même légère de contrôle des activités ;
  • L’environnement d’apprentissage doit intégrer la mobilité dans les apprentissages et être rattaché à l’élève et non à l’établissement comme c’est le cas aujourd’hui ;
  • La confiance.

#vision école ouverte et engageante