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J’apprends une matière à distance

FuturEduc, imaginer l'école pour tous à l'ère numérique


6. J’apprends une matière à distance

Tester des nouvelles manières d’apprendre à distance, sur la base du volontariat des élèves et de l’accompagnement d’un tuteur.

 

Objectif

Dans la mesure où le besoin de se former tout au long de sa vie devient une nécessité ou une opportunité, en particulier parce que les trajectoires professionnelles ne seront plus aussi linéaires qu’aujourd’hui, cette action propose d’apprendre une matière à distance dès l’école. Cette action vise à tester des apprentissages à distance, sur des contenus choisis par les élèves qui le souhaitent, conditions favorables pour expérimenter ces formes d’apprentissage particulières.

Quelles matières ?

Sur la base du volontariat, les élèves choisissent une matière, qu’elle soit une matière obligatoire, optionnelle ou en plus, qui est reconnue dans le parcours des élèves et qui sera évaluée. Ils peuvent choisir une matière qui est enseignée dans l’établissement, mais faire le choix de l’apprendre à distance. Si cette matière n’est pas enseignée dans l’établissement, le nombre d’heures sera défini en amont et l’évaluation se fera par certification.

La matière peut être circonscrite à un domaine de savoirs particuliers (les volcans, l’Égypte ancienne...) ou à un sous-ensemble d’une discipline (la géométrie, l’astronomie, la grammaire) ou à une discipline à part entière (une langue).

Quel déroulement ?

En début d’année, les élèves volontaires avec leur professeur “coach”, choisissent la matière qu’ils souhaitent apprendre à distance, identifient la durée, les moyens, le suivi et les modalités d’évaluation.

Il est important que l’établissement, en particulier les personnels enseignants, participent à ce travail préparatoire au moins sous deux formes :

  • le tutorat d’accompagnement (de type coaching pédagogique), qui porterait moins sur le fond, les contenus (il n’est pas certain que les enseignants les maîtrisent), que sur la motivation, l’organisation, les ressources...
  • l’évaluation qui peut se faire en continu ou en fin de parcours : l’établissement, le tuteur et l’élève se mettent d’accord sur cette modalité qui dépendra bien sûr des cas, mais il est important que l’établissement valide le parcours.

Un programme de travail est établi avec le coach :

  • définition des objectifs pédagogiques (ce qu’il s’agit d’apprendre, les pré-requis, etc.) ;
  • recherche de ressources en ligne : e-learning, MOOC... ;
  • le nombre d’heures dédiées à cet apprentissage ;
  • le calendrier de travail incluant les points d’étapes et le planning des évaluations.

Comment démarrer ?

Par où commencer ?

  • Sélectionner un groupe d’élèves volontaires et de niveaux contrastés (l’activité ne doit pas être réservée à une catégorie d’élèves, pas plus les bons que les faibles) ;
  • Prendre le temps de choisir des matières motivantes pour chacun d’eux avec un niveau d’ambition et de durée adapté à l’âge des élèves
  • Constituer un groupe avec les élèves engagés dans l’apprentissage à distance et prévoir des moments de mise en commun (entretenir la motivation) ;
  • Prévoir un allègement des charges scolaires ordinaires des élèves concernés (à négocier avec l’équipe pédagogique).

Sources d’inspiration disponibles

  • Dans “le maître ignorant”, Jacques Rancière évoque la pédagogie de Joseph Jacotot lequel estimait qu’un professeur ignorant de ce qu’il doit enseigner, est plus performant qu’un professeur expert ;
  • La littérature sur l’autodidaxie ou l’autoformation est importante et peut être mobilisée ;
  • Les ressource numériques et notamment vidéo en ligne telles que celles de la Kahn Academy et des youtubeurs à succès (dans le domaine des sciences notamment) ;
  • Hole in the wall : “un trou dans le mur” comme une fenêtre sur l’apprentissage via un écran d’ordinateur ;
  • Sofad : formation à distance des enfants de plus de 15 ans.

Conditions de succès, risques à éviter

Les condition de succès

  • Les objectifs de formation doivent être définis par l’équipe pédagogique ;
  • Ne pas hésiter à les réviser en cours de route afin de maximiser les chances de réussite de l’apprentissage (le taux de succès doit être très élevé si l’on veut que la démarche se développe) ;
  • Reconnaissance des MOOC dans les cursus et parcours d’apprentissage des élèves ;
  • Reconnaissance des certificats.

Les risques à éviter

  • Avoir “les yeux plus grands que le ventre”, c’est-à-dire se fixer des objectifs d’apprentissage trop ambitieux ;
  • Sous-estimer les besoins d’accompagnement ;
  • Sur-estimer les capacités du numérique et en particulier des ressources vidéo en ligne (on se lasse aussi de cela…).

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priviliégier la différenciation pédagogique