Questions Numériques

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RESET - Quel numérique voulons-nous ? (édition 2018-2019)


QN2014-2015 : Phase 1 : Appel à controverses numériques

Démarré par Fabien Eychenne le 6 mai 2013 Réponses (19)

Le nouveau cycle Question Numériques 2014-2015 démarre. Après les tensions, les ruptures et les promesses, cette année la Fing a choisi comme axe de réflexion les controverses numériques.
Nous nous concentrerons sur des controverses dans lesquelles le numérique et l’innovation jouent un rôle actif. Afin de qualifier un sujet prêtant à controverse, nous vous proposons de suivre deux règles simples :

  1. Une controverse n’est pas binaire : ce n’est pas pour ou contre, bien et mal, etc. Les échanges doivent apporter plusieurs points de vu, arguments, témoignages, propositions … multiples ;
  2. La controverse a “actuellement” lieu. Ce sont des sujets dans lesquels il existe déjà du débat et des échanges. Des matériaux et des contenus qui portent sur des oppositions doivent pouvoir être accessibles ;

Ces controverses numériques seront les matériaux de base pour identifier et travailler des sujets lors d’ateliers participatifs. Cette première phase en ligne doit nous permettre de récolter des sujets, de poser des questions, afin de constituer un terreau fertile pour Questions Numériques 2014-2015.

Quelques exemples de controverses numériques proposées par l’équipe Fing : 

  • L'internet crée-t-il de l'emploi ?
  • L'impression 3D révolutionne-t elle la fabrication ?
  • Les digital natives existent-ils ?
  • Le numérique déshumanise-t-il ?

Maintenant c'est à vous !

Réponses

  • Lucas Gruez le 6 mai 2013

    Merci à vous pour cette thématique particulièrement intéressante et de vos précisions qui permettent de sortir du "pour ou contre", ou du "c'est blanc ou noir".

    Voici quelques propositions:

    - L'éducation en ligne concurrence-t-elle l'Ecole?

    - Les MOOCs annoncent-ils la fin des universités?

    - Les outils nomades, une réelle efficacité pédagogique?

    - L'ordinateur peut-il remplacer l'enseignant?

    Cordialement

    Lucas Gruez

  • Thierry Nabeth le 6 mai 2013

    Pour poursuivre sur l'éducation:

    * Les jeux sérieux, représentent-ils une option vraiment utilisable pour l'éducation (aspects educatifs, organisationels, économique) à grande échelle?

    * Peut-on enseigner l'entreprenariat à l'école, et cela est-il désirable.

  • Jean-Paul Chiron le 6 mai 2013

    Cette conférence de François Elie sur la place de l'école dans la Société de l'information doit nous aider à répondre à quelques questions...

    https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=u_vT0abtP6Q

  • Aurèl le 6 mai 2013

    Une petite proposition:

     

    Données personnelles, dangers et opportunités!

  • Bruno MECHIN le 7 mai 2013

    Bonjour,

    le numerique à l'école, au service ou à la place des enseignants ?

    la numerisation des contenus et analphabetisation.

    Numerique et empreinte écologique.

    Cordialement

    Bruno

  • Thierry Nabeth le 7 mai 2013

    Les questions soulevé par le modèle économque du gratuit avec les MOOC, et possible scénario du future pas néccessairement très rose.

    Lire notamment un article du dernier numéro de CACM:

    Are the Costs of 'Free' Too High in Online Education?
    By Michael A. Cusumano
    Communications of the ACM, Vol. 56 No. 4, Pages 26-28

    http://cacm.acm.org/magazines/2013/4/162517-are-the-costs-of-free-too-high-in-online-education/fulltext

  • Emile Hooge le 7 mai 2013

    Deux questions pour alimenter le débat :

    - le modèle open source remet-il en cause le modèle capitaliste ?

    - l'action à distance (télétravail, drones,...) déresponsabilise-t-il les individus ?

    D'autres viendront peut-être plus tard...

  • Christelle Brochet le 7 mai 2013

    Internet, c’est forcément avoir accès à l’information ?

  • Thierry Nabeth le 7 mai 2013

    Utilisation de plateforme de controverse.

    Bonjour,

    Le MediaLab de SciencePo travaille depuis quelques années sur la gestion des controverse, et a en particulier développé une plateforme et différents outils. Je me souviens d'ailleurs qu'ils étaient présent à Futur en Seine l'an passé. voir par exemple: http://mappingcontroversies.net/

    Par curiosité, avez-vous (les gens de la Fing) considéré utiliser ce type de méchanismes et par exemple essayé de voir s'il était possible de collaborer avec le MédiaLab comme un moyen d'aider à répondre aux contreverses du numérique qui sont considérées ici?

  • Jacques-Francois Marchandise le 7 mai 2013

    Bonjour Thierry

    Nous prévoyons de faire converger les efforts avec tous ceux qui le souhaiteront. Tu as raison de citer les cartographies de controverses (scientifiques), qui s'inscrivent dans le projet Forrcast impliquant, avec SciencesPo, les Mines, Telecom ParisTech et d'autres écoles en France et à l'étranger, nous avons échangé avec ces écoles.

    Nous faisons un repérage des cartographies de controverses numériques passées et actuelles de ce passionnant vivier. J'ai le plaisir d'encadrer en ce moment une controverse (à Telecom ParisTech et l'Ensci) qui participe à ce processus, et quelques autres à Rennes2 où j'enseigne. Ces travaux, une fois publiés mi-juin, feront partie des matériaux que nous mobiliserons pour la suite de nos travaux 2013.

     

  • Lomig Unger le 16 mai 2013

    La présence en ligne, l'utilisation massive de devices mobiles et géolocalisable, l'arrivée de dispositif comme les Google Glass sont ils des menaces pour la vie privée, ou une opportunité pour redéfinir la ligne de séparation entre espace privé et espace public ? Quelle place pour l'intimité dans un monde sur-connecté ?

  • Guénaël Amieux le 17 mai 2013

    Il me semble qu'il y a matière à controverse (au sens défini ici) autour de la question du design.

    • d'un côté, le mouvement "tous designers" (design thinking & co)
    • de l'autre les designers (les vrais, patentés, diplômés)

    Au moment que nous vivons où le design est placé au coeur des problématiques, et à juste raison, les non-designers tentent de s'approprier cette discipline/approche/philosophie/... au prix sans doute de bcp d'approximations, d'idées reçues, repartant de zéro ou presque là où les designers ont des décénnies d'expérience. Et les designers, enfin reconnus, constatent avec étonnement, ces "amateurs" prétendre venir les concurrencer, voire les remplacer dans ce rôle central enfin acquis.

    Si on tente une analogie (avec les limites de cet exercice), le design doit-il être comparé :

    • à la médecine ? il faut 8 à 12 ans d'étude et des années de pratique pour devenir médecin, nul ne le conteste mais cela n'empêche pas les particuliers de se bricoler leur santé en échangeant via les nombreux et actifs forums et sites sur le sujet (Doctissimo & co). Au risque de s'auto-diagnostiquer à tort et à travers, mais aussi bcp de choses positives (quel bilan, je ne sais dire)
    • à la programmation web ? certes, on ne devient pas un "vrai" programmeur du jour au lendemain, mais nombreux sont les autodidactes qui a force de persévérance développent de vrais capacités, notamment sur le web.
  • Fabien Eychenne le 23 mai 2013

    Quelques sujets glanés lors de l'assemblée générale de la Fing :

    • Risque "titrisation" des gens à partir des données publiées (contenus, ugc, quantifier self, etc.)
    • Les limites et conditions de la démocratie virtuelle
    • La question du très haut débit dans les territoires "reculés"?
    • La fracture numérique entre les quartiers des grandes villes?
    • L'"inagilité" comme facteur d'exclusion?
  • Lomig Unger le 28 mai 2013

    questions (?) :

    Si l'on considère le numérique dans son ensemble (device, internet, pratiques, ...) comme une machine (au sens de Simondon), alors cette "machine" transforme nécessairement la culture qui l'a produite, et en fait partie. S'il y a de l'humain dans cette machine (et il y en a nécessairement), comment le penser ? les devices sont-ils des excroissances physiques de nous ? les machines ont-elles des"droits" ? (cf robots) Je pense qu'il y a une controverse autour du transhumanisme : avenir de l'humanité ? horreur qu'il faut empêcher ? nous avons déjà fait sauter beaucoup de tabous (intégration de dispositifs techniques dans le vivant, souvent pour des raisons médicales)...

  • Thierry Nabeth le 28 mai 2013

    A lire pour nourrir la discussion, toujours au sujet des MOOC, à lire cet article concernant les réserves de George Siemens sur les MOOC:

    How MOOCs are derailing Open Education: George Siemens ICDE World Conference keynote

    Siemens contends that the most prominent MOOCs are failing the ideals of the Open Education movement.

     

    Note: mon intention n'est certainement pas de "casser la baraque", mais vraiment de s'interoger sur les réélles implications des transformations qui s'annoncent, notament au sujet des MOOC, de manière à mieux en tirer parti et peut-être chosir l'avenir que l'on veux vraiment (quoique j'ai toujours un doute que ce qui se réalise correponde toujours à la solution optimale).

    L'avantage des MOOCs: Ils laissent présager une réelle transformation de l'éducation grace au numérique. C'est très positif car il faut bien reconnaitre que l'on est resté sur ce domaine très concervatif. Ils devraient aussi offrir l'accès à plus de monde aux "top professeurs", et faire vraiment jouer les effets d'échelle.

    Les risques toutefois: Un risque de destruction du tissu des institutions d'éducation, et notament un renforcement d'un effet Parretto: "the winner take all". Maius aussi assez préoccupant, ne retourne-t-on pas non plus vers un modèle de l'apprenant encore plus isolé? (la dimension sociale des MOOCs reste à démontrer, et les professeurs sont encore moins disponibles pour répondre aux solicitations d'un nombre d'étudiant encore plus élevé).

  • Limulus le 30 mai 2013

    Sujet: "Le numérique déshumanise-t-il?" / Place de l'intimité

    Bonjour,

    Deux réflexions:

    1) La place de l'intimité n'est qu'une partie d'une problématique beaucoup plus vaste: celle de la maîtrise de nos informations personnelles face aux Etats et aux entreprises. Il n'existe pas de réel contre-pouvoir face aux appétits dévorants des géants du Net, qui font du marché des données personnelles un business model à part entière. La réponse à la question posée est une autre question: "Comment être le seul à pouvoir décider quelles informations sont ma propriété et doivent être protégées?"

    2) Et il y a un manque criant: l'organisation d'un contre-pouvoir qui soit accessible à ceux qui se sentent concernés.

    La meilleure défense étant l'attaque, je suggère l'organisation d'une manifestation périodique (annuelle par exemple) qui serait consacrée à la protection de la vie privée. Je serais heureux d'entendre des retours d'expérience: par exemple, comment assurer le cryptage de mes conversations téléphoniques? Puis-je faire confiance aux outils qui commencent à être proposés sur le marché dans cet objectif? Où en sont les mesh networks? Comment choisir un VPN? Ou encore: comment me protéger contre les datavores du Net? Que sait-on de l'état de l'art du DPI? Comment y faire face? Quelle attitude adopter face à des projets comme INDECT? ... Les sujets ne manqueraient pas!...

    Cordialement

    Limulus.

  • Camacho Julien le 3 juin 2013

    Titre (Le sujet de la controverse)

     Algorithmes déshumanisants
    Description (Les principales positions, les enjeux)  Le processus d'automatisation initié par la révolution industrielle et consacré par l'industrialisation de la société se prolonge dans l'avènement de l'algorithme. L'aliénation du corps à la machine-outil se poursuit dans l'aliénation de l'esprit à la machine-numérique, et du sens critique, qui est une condition nécessaire de la réflexivité. L'apparente simplification de nos vies quotidiennes voile la complexité de mécanismes sociaux, culturels, et techniques, et les rend collectivement insaisissables. Quand les décisions sont prises automatiquement en l'espace d'une nano-seconde, des systèmes sophistiqués engendrent d'inhumaines brutalités, la crise économique qui sévit depuis 2008 en est un exemple.      
    Acteurs (Les personnes ou organisations qui en parlent)  Saskia Sassen, Richard Sennet, Bernard Stiegler
    Dates clés (Les tournants : Publication d'un papier, promulgation d'une loi, début d'une polémique)  "révolution" industrielle, "révolution" numérique, financiarisation de l'économie à partir de la fin XIXème
    Références (Les articles de presse, papiers de recherche, discours, analyses...)  
    Expanding the Terrain for Global Capital When Local Housing Becomes an Electronic Instrument (Saskia Sassen), Etats de choc bêtise et savoir au XXIème siècle (B. Stiegler), Modes d'existence des objets techniques (G. Simondon)
    Cartographie de la controverse (si elle a déjà été traitée par des étudiants)  
  • Rafael Millan le 7 juin 2013
    Bonjour à tous,
     
    Merci pour votre enthousiasme, nous comptons déjà plus de 25 sujets de controverse ! L'appel reste ouvert, alors continuez à publier vos idées dans ce forum.
     
    En parallèle, nous vous invitons à venir sur le wiki pour commencer la prochaine phase, qui consiste à rentrer dans le détail des sujets. Il s'agit d'enrichir notre controversairum avec des références, des acteurs, des dates clés...
     
    Enfin, nous profitons pour vous inviter à passer un après-midi Questions Numériques le 14 juin dans le cadre du festival Futur en Seine. A 14h, nous présenterons en plénière le processus Questions Numériques, et à 16h30, nous passerons en mode atelier de co-production. Pensez à vous inscrire aux deux événements.
     
    Venez nombreux !
     
    À bientôt,
    La Fing
  • Aymeric Poulain Maubant le 2 septembre 2013

    Il y a un sujet qui me semblerait une bonne controverse, et que je ne vois pas assez développé : la 3e révolution industrielle ne prend pas appui sur la problématique de l'énergie durable et de l'économie décarbonéee, mais sur celle des données en tant qu'énergie et de l'économie des données. Bien sûr Rifkin dit des choses très intéressantes, mais en réalité c'est la maîtrise des données qui va faciliter l'arrivée de l'économie décabornée (en bouleversant à la fois les réseaux de production d'énergie et les usages de consommation), mais également celle de la relocalisation de la fabrication, celle liée au renouvellement de l'enseignement des savoirs etc.

    Je pense que l'économie de la donnée est un mouvement bien plus profond et à même d'irriguer bien plus de domaines que ne le fait celui de l'économie décarbonnée.

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