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Retour sur l'atelier Open Data de Dataconnexions & Google

Dans le cadre du concours Dataconnexions lancé officiellement le 16 février, Etalab et Google co-organisaient mercredi 14 mars un atelier open data. Deux sessions de conférences étaient proposées :

  • « Google Tech » présentait des outils de Google (public data explorer, html 5, API)

  • « Open Data » - à laquelle j'ai pu assister – portait sur l'état du mouvement français de l'ouverture des données publiques avec comme fil conducteur l'initiative Etalab.

Cet atelier a attiré en grande majorité un public d'initiés à l'Open data, enthousiastes et sceptiques confondus. Les conférences étaient suivies dans la soirée d'un hackaton où développeurs, designers et experts data étaient invités à constituer des équipes et imaginer des services réutilisant les données publiques.

[NB : les vidéos complètes des sessions sont désormais en ligne]

 

Données publiques centralisées, données publiques mises en visibilité

 

Lors de la session « Open data for open mind », Romain Lacombe, chargé de l'innovation et du développement, est venu présenté la genèse de la mission Etalab, administratrice de la plateforme data.gouv.fr sur laquelle un important travail de backoffice a été opéré par 200 agents dans les ministères pour libérer des données publiques à l'échelle nationale. Ont également collaboré jusqu'à aujourd'hui des collectivités et des autorités administratives et des établissements publics tels que la l'ARCEP et la BNF...

 

L'ouverture des données est ainsi principalement nationale, le nombre d'émules locales étant encore faible. Les producteurs de ces données, eux, sont bien identifiés, ils sont institutionnels. Dans la salle, quelqu'un s'interroge : «que faire s'il manque des données ? ». La question peut alors recouvrir plusieurs aspects :

  • sur la nature et le contenu des données auxquels le droit répond à travers les définitions exprimées par la loi CADA de 1978.

  • sur la résistance de certaines collectivités ou bien la lente diffusion du sujet sur certains territoires auxquelles Etalab cherche à informer et sensibiliser.

  • enfin corollaire du tiret précédent, sur la source de ces données : à se limiter aux institutions et à leur bon vouloir, n'y a-t-il pas un risque d'angles morts ? Au sein du programme Innovations DémocraTIC, on pourra s'interroger sur la place du citoyen et de la société civile en prenant l'exemple nantais qui a tenu à adopter une démarche de co-production des données en associant LiberTIC.

Romain Lacombe a cherché à rassurer en annonçant la future mise en place d'une plateforme d'échange sur laquelle les utilisateurs pourront contacter Etalab.

 

 

De la donnée en quantité et la question de l'interopérabilité

 

L'exploration du catalogue data.gouv par Qunb a été l'occasion d'établir un état des lieux des quantités de données publiques françaises « relâchées », tout en les mettant en perspective à travers une comparaison avec le catalogue britannique data.gov.uk. Qunb, qui se définit comme un « one-stop-shop for numbers » est un agrégateur et explorateur de données, émises de sources diverses, conçus pour aider l'utilisateur à trouver l'information dont il a besoin au milieu de la gigantesque base de données qui lui est proposée.

 

Data.gouv mettrait aujourd'hui 3500 jeux de données uniques à disposition du grand public (contre les 350 000 annoncés sur le site d'Etalab). Les thématiques les plus riches sont l'économie et le budget qui représentent 46% du catalogue, contre 2% pour la santé.

 

La collection des données introduit la problématique du format et de l'interopérabilité des données, posée par la FING en juillet dernier lors d'un Open Data Garage. Pour démêler l'enchevêtrement des formats, Qunb a classé les contenus en trois catégories :

  • les données structurées (de type .rdf)

  • les données semi-structurées (.xml, .xls sur lesquelles, précise QUNB, ils opèrent un important travail de crunch).

  • les données non structurées (pdf, texte...)

 

La question du format a été également posée à Romain Lacombe, mais a été partiellement répondue tant aucune meilleure solution ne semble se dessiner. Sur le plan du droit, la Licence Ouverte développée par Etalab est destinée à introduire un minimum de standard et à lever les barrières juridiques relatives aux questions de propriété. En étant calquée sur la licence ODBl anglo-saxonne, elle vise dans un même temps une meilleure circulation des données entre frontières étatiques.

 

Donner sens à la donnée

 

La session sur la visualisation de données présentée par Dataveyes, agence de visualisation de données interactives, a recentré les débats autour plus de qualitatif et le rôle de plus en plus fondamental de l'infographie.

 

Caroline Goulard a présenté sa démarche fondée sur l'efficacité et le ludique :

  • Passer par le storytelling afin de donner un sens aux données en introduisant un référentiel de valeur, c'est-à-dire un contexte. La dataviz est un moyen d'extérioriser ce contexte.

  • L'interactivité permet la granularité, ou autrement dit d'affiner toujours plus le niveau de détail en introduisant des filtres. Exemple de la visualisation de la proposition de répartition du budget Barack Obama dans la campagne présidentielle 2013.

  • La dimension expérientielle de l'information permet une meilleure appropriation du sujet par l'utilisateur.

  • Un élément classique de l'infographie qui reste efficace dans les circuits courts de l'information : le jeu sur les métaphores et les clichés visuels. Exemple de l'arbre des polémiques sur Wikipedia.

 

La posture est donnée : la datavisualisation doit concilier facilité de manipulation des outils pour celui qui a recours aux données et facilité de compréhension du message pour celui qui regarde. L'approche est donc user centric et appuit un message qui nous semble essentiel : l'open data doit être accessible à tous. La datavisualisation se veut un nouveau moyen d'accéder à l'information en poussant les utilisateurs à sortir de la position d'observateur et en les invitant à être actifs.

 

Un point de blocage demeure selon Caroline Goulard : une datavisualisation est le plus souvent adaptée au message qu'elle véhicule. Il y a cohérence du fond et de la forme dès le début de sa conception. Or comment développer des outils qui introduiraient nécessairement une forme de standardisation des infographies tout en conservant la pertinence d'une visualisation one shot ? La question reste ouverte.


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