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Imaginer l’Ecole pour tous à l’ère numérique


 

 

 

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Histoire de la transition vers l'école à la mesure des élèves

Acte 1 – Pourquoi tout va changer

Le système public français est soumis à de fortes tensions. On voit en particulier se développer les écoles alternatives (hors contrat) qui s’établissent sur des bases radicalement différentes de l’actuel système public. Dans ces écoles, ce ne sont plus les diplômes et les places aux concours qui sont visés. Il arrive d’ailleurs qu’en fin d’étude, les élèves sortant de ces écoles (exemple des Steiner) consacrent une année à préparer un diplôme ou un concours auquel ils ne peuvent pas encore se soustraire pour entrer dans la vie active.
On sent que le système public craque de toutes parts, menacé de l’extérieur par des écoles alternatives qui prennent en charge l’insatisfaction des enfants, des jeunes et des familles.

Acte 2 - Bascule

La transformation radicale qu’implique la mise en place d’une école à la mesure de l’élève suppose une prise de conscience sociale globale et des responsables politiques qui conduira à des orientations nouvelles en matière d’éducation, à une réforme profonde du fonctionnement général du système éducatif.
Cette prise de conscience est la conséquence d’une dégradation des performances de l’école et de l’insatisfaction que cela entraine chez les jeunes et leurs familles mais également au sein du monde économique. La perspective de mettre fin au système des diplômes et des parcours obligatoires provoque de fortes crispations.
Pour que le changement puisse se faire, il faut redéfinir les finalités du système éducatif. Il ne s’agira plus de trier et de classer les jeunes selon leurs capacités et leur mérite (ou d’autres critères…) mais de permettre à chaque élève-étudiant de construire son propre parcours, de pouvoir l’interrompre et le reprendre à tout moment, tout au long de sa vie.

Pour passer d’un système à l’autre, il faut mobiliser tous les acteurs de terrain et leur transférer des pouvoirs aujourd’hui détenus par l’infrastructure du système. Mais les oppositions à cette évolution sont si fortes que le dernier barrage ne cède que le 28 juin 2036 avec la suppression du baccalauréat…

Communiqué de presse

Ministère de l’Education Nationale – 1er Juin 2036

Le 28 juin prochain aura lieu la dernière épreuve du baccalauréat. La suppression du bac a été rendue indispensable par la multiplication des lycées alternatifs que ne préparaient plus à l’épreuve et par les désaffections d’inscription que cela entraînait. Cette dernière mesure achève le processus de mise en continuité de l’éducation et de la formation tout au long de la vie. A partir de septembre 2036, le parcours scolaire de chaque élève sera numéroté à partir de l’année 1, première année de l’école, la première suivie de la deuxième, puis la troisième, etc. Sans limite.

La pratique des badges qui s’est progressivement développée dans les écoles alternatives sera instituée pour tous. La liste des organisations susceptibles de délivrer des badges s’étend des établissements d’enseignement aux associations et aux entreprises. Les salaires ne seront plus déterminés par les diplômes qui disparaitront progressivement au profit des badges.
D’ores et déjà, la suppression du bac est une source d’économie pour l’Etat. Le ministère de l’éducation nationale redéploie ses moyens sur la régulation du système des badges et la formation des enseignants, des accompagnants et la recherche.

Chemin de transition

La crise affecte le système éducatif. Le gouvernement et les collectivités territoriales réduisent les moyens, on manque d’enseignants de qualité. Les familles, les lycées manifestent leur mécontentement. A la fin du processus de dégradation, le bac est troublé par des grèves de professeurs qui refusent de corriger. Les jeunes sont tous autorisés à poursuivre leurs études dans le supérieur. Le bac devient un bac numérique (2021).

Les écoles alternatives se multiplient. Aujourd’hui, il existe 700 écoles alternatives en France et il s’en crée 100 nouvelles chaque année. Des écoles sans notes qui fonctionnent en mode projet et tendent à ignorer les diplômes et les systèmes traditionnels de certification. Elles répondent mieux que les écoles actuelles et le système des diplômes à l’attente des jeunes et des familles.

Parallèlement, l’éducation populaire et la recherche s’engagent de plus en plus dans l’action éducative. Pour ne pas parler d’Internet qui, depuis 15 ans, redistribue les moyens de transmission des savoirs.

Sur le chemin de la transition, les chercheurs, les jeunes et les familles sont les acteurs clés du renouveau.

Les écoles alternatives se développent sur le modèle du « lycée à la mesure des élèves ». Avec le bac numérique de 2021, plusieurs établissements publics mettent en place une nouvelle organisation et renouvellent leurs équipements numériques. Ils travaillent plus collectivement en mode projet, piloté par les élèves. Les établissements organisent des hackatons.

Synthèse de la transition
Le chemin de transition n’est pas un chemin tranquille mais grâce au sang-froid de ses responsables, il réussit à éviter le pire. Depuis 2016, le système éducatif traditionnel est cerné par un mouvement revendicatif du terrain qui se concrétise par la multiplication d’écoles alternatives. Le bac apparaît comme le point ultime de résistance. Il devient numérique en 2021 et disparait complètement en 2036. Pendant ce temps, l’ensemble des écoles alternatives convergent progressivement vers un modèle inspiré de « l’école à la mesure des élèves » inventé par un petit groupe d’activistes québecois issu du programme FuturEduc (Fing-Education & Territoires). Le passage de l’ancien au nouveau système s’opère au final de façon relativement paisible, à l’exception de quelques moments de tension forte autour de la réforme et finalement la suppression du bac.

Véronique Routin

Véronique Routin

Directrice du développement de la Fing

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