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Une expérimentation de la Fing autour du partage et de la ré-utilisation des données personnelles


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Deuxième atelier de « chasse aux données d’énergies » à la Coop Infolab, Grenoble

Le 30 juin dernier se tenait à la Coop Infolab, à Grenoble, le second d’une série de deux ateliers visant à explorer le paysage des données de consommation énergétique de l’individu.

Cet atelier s’insérait au croisement du projet d’Infolab de la SCOP La Péniche et du projet MesInfos Energies, porté par la Fing autour d’une question : Et si le fait d’accéder à davantage d’informations sur leurs consommations énergétiques, sous forme de data, pouvait permettre aux individus de devenir des participants actifs et motivés de la transition énergétique ? 

Nous avons commencé en juin (à Lyon et Grenoble) à explorer et cartographier le « paysage de données » de l’individu, liées à ses consommations énergétiques ou permettant de leur donner du sens, de les interpréter : « Quelles informations me sont utiles, si je souhaite voir, suivre, comprendre ma consommation ? ».

L’atelier du 30, qui rassemblait des participants divers (acteurs de l’énergie, autres entreprises, acteurs territoriaux, acteurs associatifs, étudiants, designers…) a débuté par un tour de table, visant à cerner l’importance de la thématique de l’énergie dans notre quotidien. Comme pour l’atelier du Tuba, les participants pensent régulièrement à ce qu’ils consomment et produisent ! L’énergie consommée au domicile, lorsque l’on se déplace mais aussi lorsque l’on se nourrit ou encore lorsque l’on travaille à distance sont bien à l’esprit des participants. Nos pratiques numériques interrogent aussi par les consommation énergétiques associées. Enfin, si l’énergie est un sujet individuel, ce premier tour de table confirme que c’est aussi un vrai sujet collectif et territorial (quelles consommations des équipements publics ? Comment fixer des objectifs de réduction à l’échelle d’un quartier ?)

 

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Le travail s’est ensuite poursuivi en sous-groupe, autour de grands défis, chaque sous-groupe se demandant « de quelles informations aurions-nous besoin – en tant qu’usagers – pour répondre à ces défis ? »

 

Retour sur les défis… et les informations dont nous (individus) aurions besoin !

 Construire Mon agenda 21
« élaborer un programme réellement efficace des bons gestes pour la planète »

Plus que « Construire mon agenda 21″, il était intéressant de se demander comment » construire l’agenda 21 du quartier », grâce à mes données personnelles. Les échanges ont révélé que dans ce défi, dimensions et objectifs individuels et collectifs dialoguent. Mais un premier temps est probablement de construire son agenda 21 individuel, ce qui nécessite 1) d’établir mon diagnostic, 2) lui donner du sens, l’interroger (notamment en expliquant les variations de consommation, le comparer avec d’autres), 3) me fixer des objectifs et un programme d’action. Pour chacune de ces étapes, les individus pourraient s’appuyer sur de l’information et des données.

Enfin, il s’agir de pouvoir partager à l’échelle du quartier, avec d’autres afin de l’individu au quartier… à ce stade, l’énergie et l’agenda 21 devient aussi un objet social, un prétexte aux sociabilités concluaient les participants. Reste à inventer les dispositifs et gouvernances de tels agenda de quartiers.

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2 ans pour optimiser significativement mon budget énergétique 

Ce défi concerne tout le monde, mais est une question particulièrement difficile pour les foyers pour lesquels la facture d’énergie représente une part importante du budget, et qui n’ont pas nécessairement les moyens de faire des travaux importants ou d’acheter de nouveaux équipements. Y répondre nécessite tout d’identifier les principaux postes de dépense, comme le chauffage ou la consommation d’eau, et de prendre connaissance de ses consommations ; cela peut être fait rapidement avec des méthodes low-tech (thermomètre, chrononomètre, verre doseur, …). Faute de moyens importants, les individus pourront s’appuyer sur les informations récoltées pour mettre en place des « méthodes de grand-mères », des bonnes pratiques simples à mettre en oeuvre, recensées notamment par l’Ademe.

La question prend une autre dimension si l’on est en situation de chauffage collectif : d’autres leviers devront être actionnés pour faire prendre conscience des dépenses et consommations et changer les comportements des copropriétés. L’on aura alors aussi besoin d’informations importantes sur les équipements d’énergie (coût des investissement, ROI sur le long terme, etc.).

Travailler avec mes fournisseurs d’énergie à concilier confort d’usage et réduction des consom-mations 

Les échanges de ce groupe ont commencé par démontrer un certain scepticisme à ce qu’un fournisseur d’énergie puisse réellement aider à réduire la consommation d’énergie. Plusieurs questions « dures » ont été évoquées, autour du confort d’usage, de l’effacement, mais aussi des changements de comportements (comment se réapproprier sa consommation d’énergétique, si des services numériques la gèrent pour nous ? Comment éviter les effets rebonds ?). Néanmoins, les participants ont identifié deux grands leviers pour résoudre ce défi :

  • Un réel besoin d’information, pour comprendre le fournisseur et ce qu’il y a sur la facture, afin de connaitre et comprendre sa consommation réelle pour mieux maîtriser ses usages ;
  • Des moyens de comparer (les différentes offres, fournisseurs, options…) ; et comme l’on est plus fort à plusieurs, cela peut signifier me comparer et m’associer avec des individus aux profils similaires pour contrebalancer l’asymétrie fournisseur/individu.

Réduire par 4 la consommation énergétique de mon alimentation

Notre alimentation implique une consommation énergétique incorporée plus ou moins importante ; les individus peuvent agir sur leur consommation, en choisissant les produits qu’ils achètent, mais aussi où ils les achètent. En effet, la consommation énergétique de son alimentation dépendra à minima de ce que l’on achète (ingrédients de produits, énergie nécessaire pour les produire, mode de production), des modes de distribution (circuits courts ? produit local ? énergie nécessaire à l’acheminement sur le lieu de vente), des modes de déplacement pour aller acheter les produits, des modes de cuisson, mais aussi de la gestion des déchets (emballages des produits, gaspillage). Ainsi, tout un ensemble d’informations seront nécessaires aux individus pour réduire la consommation énergétique de leur alimentation, dont toutes ne sont pas facilement accessibles : si les informations produits se trouvent déjà dans des bases de données (dont celle d’Open Food Facts, base  en contributive en Open Data), il sera peut-être plus difficile d’obtenir les données relatives à la production et aux modes de distribution des produits.

Ce que cela a produit

A travers ce travail, nous avons pu renforcer un premier périmètre du paysage des données énergétiques de l’individu, établi lors de l’atelier Lyonnais du 25 juin. Outre les données de consommations énergétiques de l’individu (liées à son domicile, mais aussi à ses déplacements ou son alimentation), la cartographie esquissée durant cet atelier comprend des données personnelles non énergétiques (mon agenda, mes déplacements,…me permettent de redonner du sens à ma consommation énergétique, de l’interpréter). Elle comprend aussi des données de « contexte » (météo, trafic…), des données liées aux caractéristiques de mes équipements (marque, puissance, consommation énergétique d’un lave-vaisselle par exemple) ou de mon logement. Enfin, certaines valeurs de référence (consommation moyenne pour un foyer similaire au mien) ou informations issues de croisements (énergie induite par tel produit alimentaire, consommations des équipements publics sur mon territoire) peuvent aussi être requises pour comprendre sa consommation ou même agir.

 

La suite de ce travail ?

La cartographie des données de conso énergétique de l’individu sera publiée à la fin de l’été.

Mais nous ne pouvons nous arrêter aux données ; sans des services – même basiques – leur permettant d’en faire usage, les individus n’en ferons probablement que peu de chose. A l’automne, nous explorerons donc des scénarios d’usage et les services potentiels qui pourraient voir le jour, sur la base de ces données. A Grenoble, le premier atelier se déroulera le 8 octobre.

Merci aux participants de ce premier atelier, et au plaisir de vous retrouver à la rentrée.




Article importé: http://mesinfos.fing.org/deuxieme-atelier-de-chasse-aux-donnees-denergies-a-la-coop-infolab-grenoble/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=deuxieme-atelier-de-chasse-aux-donnees-denergies-a-la-coop-infolab-grenoble
Par: Marine Albarède
Publié: July 13, 2015, 10:46 am


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