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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


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Trois nouveaux modèles du travail pour une société émancipatrice ?

Lors de la présentation du nouveau cahier d’enjeux Questions numériques, sur le thème des Transitions, le 16 avril au Tank, une session avait été organisée pour présenter les 3 modèles de transition du travail imaginés lors des ateliers de Lift with Fing 2014. Nous avions invité 3 personnes à commenter ces modèles, en partant de leur expérience quotidienne. Étaient ainsi présents : 

  • Stéphane Veyer de la coopérative Coopaname pour nous parler du modèle de la “Guilde des Actifs”, 
  • Bastien Engelbach de la Fonda, laboratoire d’idées du monde associatif, pour évoquer la “Société contributive”, 
  • Adrien Aumont du site de crowdfunding KissKissBangBang pour commenter le modèle du “Capitalisme de soi”. 

Questions Numériques (ouvrir QN_Transition_Travail.pdf, 1.78 M)

 

 

Le modèle de la “Guilde des actifs” propose une gestion du travail et de l’emploi centrée sur 3 entités : 

  • les entreprises, centre d’activités économiques, 
  • les guildes, structures chargées des ressources humaines (placement, formation, protection sociale, rémunération), organisées par métier ou par territoire, 
  • les actifs, travaillant pour les premières, mais rattachés aux secondes. 

L’État joue alors un rôle de régulateur et de réassureur des guildes. Il garantit notamment une péréquation entre les guildes les plus riches et les autres.

Dans son intervention, Stéphane Veyer est notamment revenu sur le mot “guilde” et a souhaité rappeler la différence entre la “corporation” (entité rigide, instituant un statut social, souvent hérité du père, avec une subordination forte, comme l’ordre des médecins, par exemple) et la “coopération” ou le “compagnonnage” (organisation basée sur le volontariat, la liberté, donnant les conditions de l’émancipation).

La société contributive propose un modèle dans lequel, entre le secteur marchand d’une part, et le secteur public de l’autre, se développe, à grande échelle, un “tiers secteur”, basé sur des systèmes de partage et d’échanges (de bien, de services, de capacités inemployées) et la production et l’entretien de “communs”, immatériels et matériels. L’activité contributive devient alors une composante naturelle et reconnue de la vie professionnelle de la plupart des individus.

Dans ce modèle, selon Bastien Engelbach, l’État doit être la clé de voute du système, un facilitateur. Il a également rappelé qu’avec le digital labor (liker un article, tagguer une photo, contribuer à OpenStreetMap) les individus développent des capacités productives permanentes et que l’on devrait donc mesurer autrement la richesse, pourquoi pas sur les capacités par exemple. 

Enfin, le 3e modèle, appelé le “Capitalisme de soi”, raconte une société dans laquelle chaque individu reçoit à sa majorité une dotation initiale identique, un “capital universel”, dont il dispose librement durant sa vie active. Il peut, par exemple, choisir de se former, d’investir dans un projet d’entreprise ou culturel, ou même de la placer pour se verser une rente mensuelle. Un suivi discret et des mécanismes incitatifs sont censés décourager l’usage spéculatif du capital et s’assurer qu’il n’est pas dilapidé trop tôt.

Pour Adrien Aumont de KissKissBangBang, ce modèle n’est pas vraiment un modèle de transition du travail, il est déjà en place (à part ce qui concerne le capital universel, bien sûr). Nous sommes en efet déjà dans une société de self-empowerment, celle du chacun pour soi, mais pour le bien commun, car fait avec d’autres.

Il a souhaité enfin mettre l’accent sur la fracture d’usage, qui a pris le pas sur la fracture numérique, et rappelé la nécessité de créer de nouveaux parachutes, pour éviter la précarité. Pourquoi pas alors, par le biais du capital universel…

Vous pouvez retrouver ces 3 modèles, mais aussi ceux concernant le territoire, l'école, la ville et l'action publique, ainsi que les 7 leviers de la transition, dans la publication générale.

Aurialie Jublin

Aurialie Jublin

Des chiffres et des lettres
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Titulaire d’un DESS Franco-russe de Management et après une 1e expérience de 2 ans dans une SSII franco-russe, je rejoins la Fing en août 2007. Responsable administrative et financière de...

Commentaires

  • Xavier de Mazenod le 24 avril 2015

    L'Etat garant d'une société émancipatrice et facilitateur ? A-t-on déjà vu l'Etat facilitateur de quoi que ce soit ?
    A la limite garant d'une fonctionnement équilibré des acteurs mais même cela il n'y arrive pas. En France au moins.


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