Questions Numériques

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Cycle annuel de prospective créative de la Fing


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Pourquoi faut-il parler de "transitions urbaines" ?

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Retour sur le premier atelier du cycle Questions Numériques 2015 : regards croisés ADEME/Fing sur les transitions urbaines qui a eu lieu le 16 septembre dernier au Pavillon de l'Arsenal à Paris

Le premier échange de la journée questionnait la pertinence de parler de “transitions urbaines” dans un exercice prospectif comme celui de Questions Numériques. D’un point de vue partagé, le bouleversement général du jeu d’acteur sur les territoires urbains implique un changement de regard. La montée en puissance de gros acteurs numérique (des Pure players… qui ne le sont plus) dans le champ urbain, légitimée par le discours sur la Smart City, va redistribuer certaines cartes. Le discours plus ou moins disruptif de ces néo-acteurs urbains impacte aujourd’hui à la fois la gestion et la distribution de ressources comme l’eau ou l’énergie, le secteur du logement ou des transports avec l’émergence d’acteurs d’une économie basée sur la multitude.

Des acteurs urbains disruptés, des méthodes d’action bousculées

Le développement ininterrompu des territoires urbains induit une complexité toujours plus importante de ces derniers. Les modes de vie et les populations évoluent et mutent, notamment du fait de l’importance croissante du numérique dans nos vies, impactant la façon dont on se déplace, dont on travaille, dont on consomme ... Les aires urbaines qui les accueillent doivent anticiper et accompagner ces changements pour ne pas les subir trop violemment. Pour les participants, il y a urgence à apporter de nouvelles solutions car des problèmes encore pas résolus (étalement urbain, crise du logement, grande pauvreté, nourrir qualitativement la population urbaine, etc.) symbole d’un modèle urbain en crise vont s’intensifier à moyen terme. Les problématiques urbaines se révèlent aujourd’hui imbriquées les unes avec les autres et nécessitent un changement de grille de lecture et d’action,  nécessairement plus transversale et collective. Les méthodes d’hier ne permettent plus de résoudre des problèmes toujours plus complexes. Surtout, la crise budgétaire qui touche la plupart des acteurs territoriaux, couplée avec la baisse des dotations de l’État annoncent une période où les acteurs publics ne pourront plus agir seul et devront s’appuyer sur de nouveaux outils et de nouveaux acteurs pour administrer leur territoire en maintenant un niveau satisfaisant de services et pour répondre aux différents défis urbains des décennies à venir.

Un changement d’échelle et de focale nécessaire pour répondre aux grands défis urbains

Devant l’urgence à agir et l’inefficacité observé des états nations à répondre à certains problèmes majeurs, en premier lieu le réchauffement climatique, l’échelle des territoires, en particulier métropolitaine, semble aujourd’hui être celle qui peut apporter une réponse efficace. La perte du pouvoir des gouvernements oblige les villes à prendre de nouvelles responsabilités et les territoires urbains deviennent des échelles cohérentes d’intervention face aux grands défis de demain, qu’ils soient territorialisés ou plus globaux. La ville semble aujourd’hui représenter un nouvel espace des possibles et cristallise des énergies et des espaces d’expérimentation et d’innovation, représentant d’un point de vue de la transition autant le problème que la solution. Les espaces urbains dessinent en effet un avenir qui fluctue entre fragilité et résilience.

Des territoires urbains en transition

Néanmoins cette montée en puissance du rôle des territoires nous oblige à parler de transitions urbaines au pluriel car les métropoles mondiales ne prennent pas toute le même chemin et n’ont pas toute le même horizon de transition. Le futur des territoires urbains sera donc forcément pluriel et cela n’est pas sans poser la question de l’inégalité d’action face aux défis urbains majeurs et à la capacité des territoires de rentrer ou non en transition. Cette diversité importante des territoires aujourd’hui en crise et confrontés à la difficulté de leurs propres mutations ne se réduit cependant pas aux seules métropoles ou aires urbaines. Villages, petites villes en déclin, territoires à l’abandon sont aussi à regarder de près lorsque l’on parle de transition. À l’heure où les villes s’étalent toujours plus, où les comportements urbains gagnent la plupart des campagnes à travers le monde, et que la frontière entre ville et campagne s’efface, peut-être est-il plus judicieux pour nous de parler de “transitions territoriales” plutôt que de “transitions urbaines” au cours de notre travail prospectif.

 

Retrouvez le reste des productions de l'atelier Questions Numériques zoom urbain ici.


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