DigiWork

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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


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Ce qui s'est dit à Lift sur les futurs du travail

Mercredi débutait la 6e édition de la conférence Lift à Genève, et même si je n’ai pas pu m’y rendre, grâce au streaming, j’ai pu écouter certaines interventions, notamment celle de ce matin, sur les futurs du travail.  Les 3 intervenants de cette session ont bien illustré certains aspects abordés dans Digiwork : la complémentarité homme/machine, la nécessité d’être l’entrepreneur de sa vie et le lien entre activité et revenu.

 

Le 1e intervenant, Fabio Gramazio, est un architecte qui a décidé d’utiliser toutes les possibilités offertes par les avancées technologiques pour changer la manière de penser mais aussi de concevoir l’architecture. Il n’est pas utile de penser le design de nouvelles formes selon lui, mais d’inventer de nouveaux process, intégrant la complémentarité entre l’homme et la machine. Il faut connecter l’acte humain du design avec l’acte de construction du robot. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer des machines génériques, puissantes, précises, équipées de capteurs, pour rendre réel le travail créatif de l’architecte. Lors de sa présentation, il a notamment montré la construction d’une forme architecturale originale, faite de briques de polystyrène, édifiée avec l’aide de drones.

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Et bien sûr, comme on le dit dans Digiwork, la complémentarité homme/machine peut être étendue à tous les métiers, car il y en a de plus en plus qui sont interfacés par les écrans et/ou les machines, même pour des métiers auxquels on ne pense pas immédiatement, tels que boulanger, routier ou infirmier. Ils arrivent alors qu’on gère plus la machine et ses usages, ce qui nécessite aussi de la part des individus de la réflexivité sur leur pratique et leur travail.

 

 

La 2e intervenante, Narkis Alon est la co-fondatrice d’un incubateur basé à Tel Aviv, Elevator. Son propos illustre parfaitement le constat que l’on fait sur l’individu au travail, son aspiration à la réalisation de soi  et la nécessité de développer ses compétences. Comme elle le dit « Your responsability for self-fullfilling yourself is not something you can outsource » (la responsabilité de réussir sa vie n’est pas quelque chose que l’on peut sous-traiter), il faut donc investir dans sa carrière, investir dans ses compétences. Et son parcours montre combien toutes ses expériences ont nourri ce qu’elle est devenue : ses années de scoutisme ont développé son esprit d’entreprenariat, ses petits boulots (serveuse, vendeuse de hot-dog, barman, …) lui ont permis de comprendre qu’elle ne voulait pas un travail qui lui permettait seulement d’avoir un salaire; les 2 années de service militaire obligatoires ont été une véritable formation professionnelle du fait des responsabilités qu’on lui a données, … Pour elle, l’épanouissement personnelle peut (doit ?) être la base de la pyramide de Maslow, pas seulement le haut.

Par contre, même si elle dit au début de son intervention que son compte bancaire a un solde négatif, les questions de la précarité, de la nécessaire sécurisation des parcours due à la flexibilité nécessiteraient d’être un peu plus abordées.

 

C’est là qu’intervient le 3e participant, Che Wagner, qui abordait le concept du revenu inconditionnel : un revenu versé par une communauté, un Etat, à l’ensemble des individus, sans condition, pour couvrir les besoins de base. Il part de 3 constats :

- un chômage important en Europe et aux USA ;

- le travail domestique (enfants, famille, …) et le volontariat ne sont pas considérés comme du travail,

- et nous vivons dans l’illusion que le travail produit un revenu pour soi, alors qu’en fait personne ne travaille pour soi, mais tout le monde travaillent pour les autres.

Ensuite, il défile le discours habituel sur le revenu inconditionnel : il permet aux gens de faire ce qu’ils veulent vraiment, on règle le problème du manque de revenu (qu’il dissocie du manque de travail causé par la crise), il n’y a pas de coût supplémentaire à la sa mise en place car l’argent existe déjà (les aides familiales, les retraites, les bourses, les cotisations, …), c’est donc juste un changement de distribution des revenus.

Suite au dépôt de 125.000 signatures, une votation va prochainement être organisée en Suisse sur la mise en place de ce revenu inconditionnel, qui pourrait s’élever à 2.500 francs suisses, soit environ 2.100€.

 

Beaucoup d’autres choses auraient pu être dites sur l'avenir du travail, et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire les résultats de la 1e saison de Digiwork !

 

Source image : Dezeen.com

Aurialie Jublin

Aurialie Jublin

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Titulaire d’un DESS Franco-russe de Management et après une 1e expérience de 2 ans dans une SSII franco-russe, je rejoins la Fing en août 2007. Responsable administrative et financière de...


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