Campagne Infolab.

Campagne Infolab.

Développer une "culture de la donnée" au service des entreprises et des acteurs du territoire.


Articles connexes

Infolab au connecteur recherche vendredi 14 juin

Infolab au connecteur recherche vendredi 14 juin

  Les 13 et 14 juin prochain, à...
Dessine moi un infolab

Dessine moi un infolab

"Et si demain, chaque quartier, chaque village...
Participer à la campagne Infolab

Participer à la campagne Infolab

La campagne Infolab se lance officiellement en...

“Quels outils/méthodes/animations autour des données existe-t-il déjà ? Ou comment construire un guide des médiations”

La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

image


La dernière présentation de la journée, menée par Amandine Brugière (FING), portait sur l’analyse de la veille qu’a initiée, depuis 2 mois, l’équipe INFOLAB (voir sur Diigo le fil de veille, ainsi qu’ici le tableau partagé où sont référencés plus d’une centaine de « dispositifs de médiation », qu’ils soient formats d’animation, outils, méthodes…L’objectif n’étant pas de capter l’exhaustivité mais la diversité des exemples).

 

image

 

 

Il s’agissait de livrer une première photographie de ce qui est directement accessible sur le web : Si on cherche aujourd’hui à exploiter des données, quelles soient ouvertes, fermées, personnelles ou publiques, quels sont les outils, les méthodes, les formats d’animation documentés et accessibles sur le web ? Qu’est-ce qui se trouve « à portée de main » ?

 

 

            

Cette analyse de la veille s’est structurée autour :

  • du type de médiation développée : Est-ce que l’on est face à des outils, des méthodologies, des formats d’animation, des services, des ressources documentaires, des serious game, des plateformes…?        

  • du type d’actions possibles : Qu’est-ce que cela permet de faire ? Sensibiliser, explorer, imaginer, partager, analyser…?

 Les catégories qui ont été retenues ici ne sont pas des catégories « stabilisées ». Le but de la présentation de ce work-in-progress était de faire réagir les participants. Ainsi n’hésitez pas à compléter le tableau, à le commenter, à partager les ressources identifiées, à nous contacter pour en discuter (infolab@fing.org). Ce travail s’enrichira au fil des rencontres, grâce à vos contributions.

 

 

 

image

 

Sensibiliser aux données

La sensibilisation aux enjeux de la donnée reste, visiblement, un domaine à investir : peu d’exemples émergent, relativement aux autres catégories d’actions.

Ceux trouvés montraient cependant une grande diversité de formes. Cela allait des ateliers rennais de sensibilisation des enfants à la manipulation et la représentation de données, au serious game sur les données ouvertes du budget de l’Etat, ou encore l’enquête Orange-lab-OWNI-FING « Où habitez-vous vraiment ? », sorte de quizz – à base de données ouvertes - testant les connaissances territoriales des habitants. Les plateformes Openstreetmap ou OpenfoodFacts (dé)montrant facilement la force du crowdsourcing ( la production collaborative de données).

Un exemple particulièrement pédagogique – mais s’adressant tout de même à un public d’initiés – est la School of Data de l’association OKFN : Une des seules initiatives proposant des ressources documentaires et méthodologiques.

 

On le voit, ces formes de médiation développent chacune des pédagogies très différentes, face à la complexité des données. Elles n’hésitent pas à investir le « ludique » et s’adressent à tout type de public.

 

 

 

 

 

 


image

             

Imaginer et produire des usages de la donnée

Avoir des données à disposition est nécessaire mais pas suffisant. Encore faut-il avoir des idées de (ré)utilisation des données, et souvent faut-il même stimuler les réutilisateurs potentiels.

Dans ce champ-là, les exemples trouvés relèvent essentiellement de l’animation : Concours ou appel à projet, hackathon, dataconnexion, Data-apéro ou Data-Tuesday. On est dans le champ de l’incitation, de la stimulation, de la recherche de sérendipité, ou de l’innovation ouverte.

 

3 caractéristiques communes apparaissent :

 

  • Ces formats d’animation s’adressent à des publics relativement avertis : Innovateurs, start-upeurs, designers, développeurs…             

  • Ce sont majoritairement des exercices collectifs : la créativité découle-t-elle du croisement de regard ?

  • Ils sont d’une durée relative.

  • Ils s’adaptent à des données ouvertes comme « propriétaires ».         

 

A noter toutefois un outil de « sérendipité » : Creadata, développé par Bastien Kerspern proposant des idées de mash-up aléatoires entre les jeux de données mis à disposition par la ville de Nantes.

 

 

 

 

 

 

 


image

 

Cuisiner la donnée

Une fois que les données et les idées sont là, s’ouvre alors un champ d’actions relativement techniques : Récupérer les données (EasyOpenData) les stocker, les nettoyer (Open Refine, DataWrangler), les anonymiser (norme ISO de pseudonymisation), les croiser (DataLift), etc. Ce champ-là foisonne d’outils destinés à des publics très spécialistes.

Beaucoup d’entre eux émergent du champ des données personnelles : du côté du VRM Vendor Relationship Manager (My Personal Vault), du quantified self – la mesure de soi (BodyMedia), ou des pratiques de développement durable (Green Button Data), pour ne citer que ces exemples-là. La relation aux données peut même être médiée par des objets (Withings).

 

 

 

 

 


image

             

Partager des données

Quant on cherche à partager des données brutes, ou à communiquer sur leur analyse, plusieurs solutions s’offrent à nous : La plus connue d’entre elle est la datavisualisation. Énormément de solutions techniques existent en la matière : Voir la très riche boîte à outils d’ExpoViz (made in La Fonderie). Ces dataviz vont du graphique / diagramme classiques (Google Image Chart) à des représentations plus sophistiquées (Treemap, graphe du web, cartographie). Tous ces outils nécessitent un haut niveau de compétences techniques.

 

D’autres outils permettent de partager des données avec des tiers, en maîtrisant, autant que possible, les termes de l’échange. Là encore le champ des données personnelles est riche (Mine!Project, Personal.com). Dans le champ des données de santé, on trouve des plateformes de partage collectif de données (Curetogether, Asthmapolis).

 

 

 

 

 


image

             

Analyser

Dans le champ de l’analyse des données, ce qu’on identifie comme outils (Precog, Continuuity, StatMix, Coheris Liberty, Google Prediction API), plateformes de services (DataPublica, Qunb, Captain Dash) offrent la possibilité de construire des modèles décisionnels, voire des modèles prédictifs, via des interfaces finales, des tableaux de bord. La complexité des opérations sous-jacentes liées au traitement des données n’est pas explicitée : Comment s’opèrent les corrélations entre jeux de données, quels sont les considérations, les choix qui prévalent aux datavisualisations, aux tableaux de bord? Comment se font les modélisations, les simulations ? Où se trouve la part de décision humaine dans les process ? Les pondérations dépendent-elles essentiellement des profils techniques ?

 

 

A l’opposé, dans le champ des sciences humaines, émergent des méthodologies – et outils – permettant de mettre les données en débat : la méthode développée par l’ANACT / AlterCarto autour de la plateforme ATTLAS montrait comment les acteurs pouvaient monter en compétences et opérer leur propre corrélation de données. La méthode de cartographie des controverses, développée par Bruno Latour, va aussi dans ce sens. Face à des phénomènes sociaux (scientifiques, techniques) non stabilisés, les cartographies des controverses mettent en visibilité différents points de vue qui s’opposent, afin de favoriser l’objectivité dans les prises de décision qui peuvent découler.




Et maintenant, que faisons-nous ?


Ce travail de recensement et d’analyse des formes de médiation existantes (qu’elles soient humaines, sous forme d’outils et de méthodologies, de ressources documentaires ou de services…) ne fait que commencer. Il se poursuivra jusqu’à la rentrée 2013.


Livrer ce premier niveau de lecture était instructif rien qu’au regard :

  • de la nature des ressources disponibles : plus « outils » que ressources documentaires ou méthodologiques ou ludiques ;

  • du niveau requis de compétences pour leur utilisation : du geek au développeur professionnel, majoritairement.    

Les données sont encore largement affaire de « spécialistes »… On le savait. Quasiment tout reste à faire en matière de « démocratisation des données » et à tout niveau : sensibilisation, information, formation, accompagnement, services.


Heureusement, la campagne Infolab ne fait que commencer !


 


Vous devez vous identifier pour ajouter un commentaire.
Veuillez vous identifier, ou créer un compte.

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8