Administrateur à l'Institut de gouvernance numérique, consultant en éducation et blogueur/chroniqueur

Blog de Mario Asselin

  • On apprenait récemment par le biais d'un article publié dans le journal pour lequel je travaille que certains «élèves peuvent maintenant rédiger leurs examens de français du ministère de l’Éducation [du Québec] en utilisant leur iPad.» Il me semble qu'il s'agit ici d'une de ces pratiques "en rupture" qui est intéressante à analyser...

    Le fait que la possibilité n'existe que pour certains élèves, alors qu'elle n'est pas généralisée/accessible pour tous fait réfléchir. Il s'agit d'un examen unique... alors comment comparer les résultats de ceux qui semblent pourvoir bénéficier d'un certain support avec ceux des autres élèves, dans ces conditions ?

    Mais là n'est pas le principal objet d'attention.

    Dans l'article, on peut lire comment on semble justifier la décision prise par le ministère:

    « "C’est l’outil qu’ils utilisent [les élèves] dans la vie de tous les jours. Pour nous, c’était logique de leur permettre aussi pendant les examens", explique Sébastien Guy, directeur des services pédagogiques au Juvénat Notre-Dame, une école secondaire privée de Lévis où plusieurs élèves possèdent une tablette. »

    S'ils apprennent à l'aide d'une tablette, il paraît logique de croire qu'il est normal que les apprentissages des élèves soient évalués en tenant compte de ce même soutien. Dans plusieurs fonctions d'emploi, ils auront également accès à leur tablette...

    Un détail pas banal à considérer est celui de l'application disponible dans la tablette numérique [Antidote Ardoise] qui ne semble pas donner de potentielles "réponses" à l'examen de français. Mais ce n'est pas claire que certaines erreurs potentielles ne soient pas soulignées.

    Ce qui est intéressant dans les enjeux soulevés par la dérogation réside dans la question des apprentissages qu'on souhaite réellement évaluer : la capacité de mémorisation, celle de chercher rapidement la réponse concernant le code langagier, ou enfin celle du respect de la syntaxe ou du style littéraire en cause ?

    Pratique émergente qui bientôt constituera la tendance lourde ou une simple anecdote qui servira à centrer notre attention sur l'essentiel, c'est une autre question posée par cette "révélation".

    Les élèves devraient-ils avoir droit à Internet dans la rédaction de leurs examens puisque de toute manière, ils apprennent à l'aide Internet dans la vie courante? Notons aussi qu'ils auront probablement accès à Internet quand ils sortiront des bancs d'école...

    Le débat est ouvert et il sera intéressant !

  • Des nouvelles du Québec

    Par Mario Asselin dans le groupe FuturEduc le 22 juin 2015

    Nous avons accepté avec plaisir l'invitation de Daniel et de Serge à joindre le projet FuturEduc parce que le Canada est une terre d'innovation qui regorge d'initiatives de toutes sortes !

    Voici d'abord les membres de notre groupe local qui s'investiront dans l'année scolaire 2015-2016 à «penser le numérique comme une perspective d'avenir»...

    • Mireille Guay (directrice) et certains des membres de l’équipe de l’Académie St-Louis, une école de la région de Québec qui regroupe des élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire.
    • Roberto Gauvin (directeur) du Centre d'@pprentissage du Haut-Madawaska, une école du Nouveau-Brunswick et une communauté éducative habituée à introduire de nouvelles technologies pour servir les apprentissages des élèves et des enseignants.
    • Jean-François Gauthier, PDG de l'Institut de gouvernance numérique (IGN), organisme responsable pour le Québec de la réussite du projet FuturEduc.
    • Jean-Yves Fréchette, vice-président de l'IGN, enseignant retraité et directeur de l'Institut de twittérature comparée.
    • Monique Lachance*, conseillère pédagogique de français au secondaire à la Commission scolaire de la Capitale
    • Nathalie Couzon*, chargée de projet à la DSCC au Ministère de l'Éducation
    • Patrick Plante, directeur de la recherche à la Société pour l'apprentissage à vie - SAVIE, détenant un doctorat en technologie éducative de l’Université Laval et également chargé de cours en technologie éducative à l’Université Laval et à l’UQAR
    • Hélène Dufour-Chouinard, conseillère et coordonnatrice chez iXmédia (Division Opossum) et titulaire d'une maîtrise en technologie éducative de l’Université Laval
    • Jacques Cool, technopédagogue et coordonateur du CADRE 21.

    * Monique et Nathalie sont également les co-fondatrices du Rendez-vous des écoles francophones en réseau - REFER

    D'autres personnes pourraient se joindre au groupe, en septembre.

    De manière à «explorer sans appréhension des pistes diverses et en rupture», nous allons discuter à l'occasion de notre première rencontre, entre autres, de deux projets qui ont fait l'actualité dernièrement...

    1. Pédaler en classe pour aider les élèves à mieux se concentrer (autres renseignements complémentaires sur le même sujet... 1, 2, 3)
    2. Un robot pour aider Nadine à suivre ses cours (autres renseignements complémentaires sur le même sujet... 1, 2, 3)

    Cette idée de «recréer un dialogue sur l'avenir de l'école» nous motive énormément. Nous avons très hâte de débuter nos travaux !

    Mario Asselin, responsable du groupe local du Canada.

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