Blog de Fabienne Guibé

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    Mobile Monday #61 : la participation dans l'espace public et les organisations
    Le 10 décembre à 18h45 à La Cantine
    (passage des panoramas, 75002 Paris, métro Grands Boulevards)


    • imageLes travaux conjugués d'innovations democraTIC et d'Open Data de la Fing, ont pour partie portés sur un partenariat avec l'association Décider Ensemble. Nous avons participé à la rédaction de leur étude sur l'ouverture des données publiques et ses effets sur les processus démocratiques et plus particulièrement à l'élaboration des scénarios prospectifs sur ce que l'open data change aux processus de concertation. (pubication le 29 novembre)

      Cette étude sera présentée le 29 novembre à l'Assemblée Nationale dans la salle Vitor Hugo de 8h30 à 18h dans le cadre des huitièmes rencontres de Décider Ensemble.

      Cette rencontre sera l'occasion de se questionner sur 
quelles données doivent être ouvertes ? à quelles conditions ? comment mettre les citoyens en capacité de se saisir des enjeux ? quelles conséquences en matière de participation citoyenne et de prise de décisions publiques ? quelle reconfiguration des relations entre acteurs - réelle, supposée ou à venir ?

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      Le programme:

       


      8h45 Accueil des participants

      9h15 Présentation des huitièmes Rencontres de Décider ensemble

      • Bertrand Pancher, président de Décider ensemble, Député de la Meuse


      9h30 L’Open Data en deux mots et une vidéo

      • Claire Gallon, administratrice de LiberTIC


      9h45 Présentation d’une étude réalisée par Décider ensemble

      • Laurence Monnoyer-Smith, professeure à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), présidente du comité de pilotage du projet « Ouverture des données publiques et participation : quels enjeux démocratiques ? »


      10h00 En quête d'une ouverture de l'information et des "données" dans le temps long :quelle histoire possible?

      • Patrice Carré, président du Conseil scientifique de Décider ensemble


      10h15 L'Open Data à la française :un outil de transparence ou de participation ?

      • Simon Chignard, consultant, auteur de L'open data, comprendre l'ouverture des données publiques


      10h30 Première table ronde : « Vers une co-production des politiques publiques ? »

L’ouverture des données publiques entraîne-t-elle de nouvelles formes de relations entre les élus, l’administration et les citoyens ? Constitue-t-elle une véritable révolution ou est-elle plus simplement une nouvelle brique dans l’évolution des modes de gouvernance ?

      • Florence Durand-Tornare, directrice associée de La Suite dans les Idées, fondatrice et déléguée de l’association Villes Internet
      • Vincent Feltesse, président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Député de Gironde
      • Cyril Lage, responsable de Démocratie ouverte
      • Alban Martin, directeur des Médias sociaux d’Orange, intervenant au Celsa Paris IV Sorbonne
      • Benjamin Ooghe-Tabanou, co-fondateur de Regards Citoyens
      • Un représentant de la mission Etalab


      12h00 Débat

      13h00 Déjeuner (15€/pers, facultatif)

      14h30 L’écosystème de l’Open Data : peut-on parler d’innovation ascendante ?

      • Yann Moulier-Boutang, professeur à l'UTC


      15h00 Vivre dans un monde de données : quels enjeux politiques ?

      • Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING)

      15h30 Deuxième table ronde :

      « Quelle appropriation par le public ? Quelles médiations ? » 

Comment faire en sorte que l’ouverture des données publiques profite au plus grand nombre ? Comment impliquer les citoyens et la société civile dans les projets d’ouverture des données et dans leur utilisation ? Qui sont - ou qui pourraient être - les "médiateurs" de l’Open Data ?

      • Amandine Brugière, chef de projet « Partage des données publiques », FING
      • Florent Latrive, journaliste, Libération
      • Jean-Marc Lazard, CEO, OpenDataSoft
      • Gael Musquet, président de l’association Open Street Map
      • Valérie Peugeot, prospectiviste, Orange Labs
      • Sébastien Sémeril, vice-président de Rennes Métropole en charge du numérique

      17h00  Débat


      18h00  Clôture de la séance
       
      Modération : Patrice Carré, président du Conseil scientifique de Décider ensemble

       

      S'inscrire:

      Décider ensemble vous convie à une journée de débats et d'échanges sur ces questions en présence d'élus, chercheurs, journalistes, entrepreneurs et praticiens de l’open data et de la concertation.

      Programme et inscriptions en ligne sur ce site :  

      http://fr.amiando.com/deciderensemble

    • imageCette année a été ryhtmée par la co-construction de l'infolab citoyen. Avec la Mairie de Paris, et plus particulièrement la mission de la démocraie locale, nous organisons le premier infolab citoyen.

      Le programme de l'après-midi, retrouvez-nous lors de Paris Citoyen:

      4 ateliers de 14H à 18H:


      -La Quincaillerie: atelier permanent

      Comprendre les enjeux des données ouvertes

      Découvrir des outils à disposition du grand public

      Animation par Claire Gallon, déléguée générale de l'Association Libertic


      La Fabrique de données  (3 séances : 14H15, 15H30, 16H45)

      Apprendre à manipuler des données, à les analyserautour des prénoms les plus donnés à Paris

      Animation Simon Chignard, auteur de l'Open data, comprendre l'ouverture des données publiques aux éditions Fyp

       

      Le Temps du débat (2 séances : 14H15 / 16H)

      Evaluer l’impact des données ouvertes pour favoriser la participation citoyenne dans les débats publics, sur le thème de l'eau

      Animation Marielle Barré-Villeneuve Arpenteurs, Odile Nieuwyaer L'Observatoire de l'eau, Fabienne Guibé Fing et Christophe Tallec d'Utilisacteur.


      L’incubateur d’Infolab (Consultation toutes les 20 minutes)

      Et si votre association devenez elle-même un infomédiaire ?

      Animation: Amandine Brugière, Fing

      A samedi avec vos données et vos idées!

    • Découvrez les scénarios: comment l'Open Data peut changer les processus de concertation?

       

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      Après plusieurs mois d’échanges avec l’association Décider ensemble, et faute d’avoir pu identifier en France aujourd’hui des expériences concrètes de concertation faisant recourt à l’Open Data, nous avons choisi d’imaginer comment cela pourrait se passer. Une quinzaine de spécialistes de la concertation publique et de l’Open Data a approfondi pendant une journée trois scénarios fictifs - bien que réalistes - de concertation :

      • un débat public porté par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP)
      • une concertation menée dans le cadre d’un projet de réaménagement urbain
      • une concertation pour l’élaboration d’un Plan Climat Energie Territorial L’objectif était d’identifier les moments où l’ouverture des données publiques pourrait alimenter les processus et les faire évoluer ; mais aussi les opportunités, les risques et les perspectives pour les différents acteurs en présence.

      De ce travail, il en ressort trois hypothèses principales :

      1) la nécessité d’étendre la durée de la phase de recueil et de partage d’informations : l’ensemble des contributions doit pouvoir être accueilli sur une plateforme partagée : informations et données publiques d’un côté, informations et données crowdsourcées (fournies par les citoyens) de l’autre. Si cela permet de décloisonner l’information officielle, cela alourdit aussi le processus de traitement de la masse d’informations accumulée : tri, référencement sémantique, stockage, analyse… Des spécialistes du traitement de la donnée et de l’information sont requis.

      2) le besoin de mettre en place des médiations humaines et outils : pour permettre aux citoyens de manipuler aisément les informations et données présentes sur la plateforme via des outils d’analyses, de comparaison, de datavisualisation, ainsi que de pouvoir avoir recourt à des compétences (de statisticien, développeur, designer) pour construire et proposer leur propre analyse. Il peut également s’agir de s’appuyer sur des structures accompagnatrices pouvant jouer un rôle de garant facilitateur. Ainsi les scénarios étudiés identifient de telles structures : l’Observatoire dans le scénario A, l’Infolab dans le scénario B, l’Infolab ou le Dolab dans le scénario C.

      3) La nécessité d’ouvrir les processus de concertation jusqu’à la co-décision : il sera sans doute difficile de proposer aux citoyens de participer activement aux phases préalables de diagnostic et d’en rester là. Plus les citoyens seront contributifs et impliqués, plus le niveau d’exigence en matière de décision finale sera élevé.

      Au-delà du partage de donnée, l’Open data implique une gouvernance ouverte et partagée, que les anglo-saxons nomment « Open Government[1] » et qui se trouve être la justification même de l’Open data. Cela nécessite sans doute de former les citoyens, de les outiller, voire peut-être, à certains moments, de rétribuer/compenser/valoriser leur implication dans la vie de la Cité (voir le scénario C phase 2). Par le partage de pouvoir qu’elle implique, cette hypothèse peut s’avérer déstabilisante pour la démocratie représentative, mais elle va aussi dans le sens d’une démocratie étendue, et d’une responsabilisation des citoyens.

      L’aspiration à une gouvernance ouverte, si elle se confirme, va inéluctablement toucher les entreprises. Les scénarios montrent par exemple qu’il n’est pas possible de demander seulement aux acteurs publics et aux citoyens d’ouvrir leurs données : les entreprises devront elles aussi jouer le jeu : partager certaines données, voire co-décider de certaines orientations, environnementales par exemple.

      Si ces scénarios extrapolent, c’est dans le but d’anticiper et de préparer les actions possibles, sans pour autant faire le tour de toutes les questions.

      L’Open data public est une dynamique récente, qui n’a pas encore montré tous ses impacts. Il constitue en outre une petite partie d’un sujet plus vaste : celui de vivre dans un monde de données majoritairement fermées, au fonctionnement opaque et asymétrique, augurant de nouveaux enjeux politiques.

      LA FING & Décider ensemble

      Tous nos remerciements aux participants ! :

      Marielle-Baré-Villeneuve, Amandine Brugière, Cécile Delemarre, Jean-Christophe Frachet, Claire Gallon, Fabienne Guibé, Cécile Joly, Marion Lasfargues, Armel Le Coz, Clément Mabi, Vanessa Maurin, Elsa Mouras, Laurence Monnoyer-Smith, Denis Pansu, Aurélien Sautière, Elodie Vaxelaire.


    • imageDepuis quelques mois déjà nous co-construisons avec des associations (Les Arpenteurs, Mediagraph, Université du Citoyen..) des experts de la participation citoyenne (service de démocratie locale, Laurence Monnoyer Smith,...) et de l'Open-Data (DSI, Claire Gallon, Simon Chignard, Loïc Hay...) pas à pas le principe de l'infolab citoyen. Vous allez nous dire que c'est une nouvelle invention de l'équipe Fing, je dis "oui" et "non".

      L'infolab est né d'un questionnement initialement autour de la question de la gestion des données et de l'information au sein des instances de démocratie locale et de leur écosystème (associations, service de démocratie locale...) croisée à l'Open Data. Après plusieurs ateliers, Avons-nous besoin d'un infolab à l'Open-Data Week de Nantes, Avons-nous besoin d'un infolab? à Futur en Seine, La fabrique de données Forum des Usages Coopératifs de Brest, et la participation à une étude sur "L'Open-Data et la concertation" publication fin novembre par l'association Décider Ensemble les contours de l'infolab citoyen se dessinent plus précisément.

      Nous partagerons avec vous la construction de cet Infolab Citoyen d'ici le 10 novembre.

      Nous vous invitons à venir le découvrir grandeur nature lors de l'évènement "Paris Citoyens", de la Mairie de Paris les 9 et 10 novembre prochain! Au coeur des échanges de ces deux journées : le lien entre le numérique et la démocratie.

      Avant de dévoiler le programme détaillé de Paris citoyen très prochainement, voici les deux temps forts qui rythmeront les 9 et 10 novembre :

      - Une conférence le vendredi 9 novembre à 18h30, à la Bourse du travail, sur le thème " Le numérique, un enjeu pour les associations, les citoyens et la démocratie".

      Cette conférence est précédée d'une heure d'"atelier tweet". Alors n'oubliez pas vos smartphones et autres tablettes pour vous initier à Tweeter!
      L'objectif de cette conférence : la mobilisation des associations et citoyens par le biais des pratiques numériques. Une large place est donnée à la parole d'experts, d'associations et à la salle qui pourra réagir notamment par le biais d'un fil twitter, en temps réel.

      - La journée du samedi 10 novembre à l’Hôtel de Ville de Paris, avec au programme :

      • Le partage des bonnes pratiques autour d'intervenants venus d'horizons divers : experts, praticiens, usagers, grands universitaires, grand public.
      • Des animations participatives variées : un village associatif, une agora, un espace "débats publics", des ateliers participatifs, des bar-camps...
      • Et des problématiques actuelles : l'ouverture des données publiques, les micro-financements des projets associatifs, ou encore faut-il être bac+12 pour participer à la vie de la cité ?

      Les inscriptions seront bientôt ouvertes sur le site de la Mairie de Paris.

    • Lift c'est demain et nous aurons l'occasion de travailler une journée, le 28 septembre, sur les promesses de Questions Numériques dont démocratie retrouvée, augmentée, étendue si elle est retenue. Et nous aurons une séance de rattrapage le mercredi 24 octobre à l'école Boulle à Paris. Vous pouvez suivre le groupe Questions Numériques.

      Une démocratie retrouvée, augmentée, étendue

      Le numérique élargit l’accès à l’information et à l’expression, et par conséquent la démocratie. Il est l’outil de ceux qui combattent les dictatures. Dans les démocraties représentatives, il contribue à la transparence, au rapprochement entre élus et citoyens, à la participation à la vie publique. Il crée une démocratie continue, quotidienne, interactive.


      “Pour les citoyens, l'Internet représente un moyen unique d'information et d'éducation et peut par là-même contribuer utilement à la promotion de la liberté, de la démocratie et des droits de l'homme.”
      G8, Deauville, 2011

      "La démocratie citoyenne, le débat, le chat… Les hommes et les femmes politiques y donnent désormais des rendez-vous, y font aussi leur campagne et y présentent leurs projets. Ils vont au-devant des citoyens, des leaders d'opinion, pour affiner leur programme et répondre encore plus à la réalité sociétale. Avec cette interactivité, tous les citoyens peuvent s'exprimer. Le web 2.0 a fait en sorte que l'invention, et même ce que l'on appelle désormais la "co-invention", appartiennent à tous ceux qui peuvent développer des programmes et des projets sur un ordinateur. La culture politique est à la portée de tous." – Georges-Marc Benamou dans Parole d'élus, 2007

      “Construire et développer sa ville est une ambition qui ne peut être menée à bien sans la participation active des citoyens. Les technologies nouvelles constituent un moyen formidable de proximité offrant à chacun la possibilité de s’impliquer dans la vie locale.”
      Jean-Claude Weiss, Maire de Notre Dame de Gravenchon, 2009

      “En s’appuyant sur les nouveaux outils d’information et de communication, (...) cette ‘citoyenneté active’ transforme en profondeur le rôle des élus, devenus des médiateurs entre les citoyens au lieu de confisquer le pouvoir de représentation, ainsi que celui de l’administration, qui redécouvre la vraie dimension publique.”
      De la pyramide aux réseaux, 2007

      “La démocratie relie les gens aux processus de décision. Nous aidons les institutions publiques du monde entier à le faire en leur fournissant d’extraordinaires apps de démocratie numérique et des logiciels de participation pour faciliter l’élaboration de politiques publiques et les consultations en ligne.”
      Site de la société Delib



      Ceux qui doutent, ceux qui vont plus loin


      Se méfier des illusions !
      “Dans la mesure où il fait fi de la durée nécessaire à la construction rationnelle du jugement et au dépassement volontaire des intérêts particuliers, le vote électronique est une dangereuse illusion.”
      Marc Guillaume, 1999

      “Nous ne devons pas permettre aux TIC d’être utilisées de manière à retirer involontairement du pouvoir de nos représentants. Nous devons nous assurer que les institutions publiques continuent de se contrôler les unes les autres et ne pas permettre à l’inégalité des moyens d’investissements informatiques de déséquilibrer notre édifice constitutionnel. J’attends des parlements comme des collectivités locales de prendre le défi numérique à bras le corps afin de préserver leur pertinence politique et conserver le pouvoir qu’elles détiennent encore.”
      Steven Clift, 2002

      Une démocratie rénovée a besoin de citoyens actifs !
      “Le Nouveau Monde de la démocratie d’interaction ne prendra ainsi forme que si émerge à ses côtés un nouveau journalisme rénové, susceptible de lier une fonction d’animation de débat public à une capacité de présence active à la  société par l’investigation, et à une entreprise de déchiffrement intellectuel de la complexité du monde.”
      Pierre Rosanvallon, La légitimité démocratique, 2010

      “Le problème politique le plus fondamental que pose le développement du réseau est peut-être le contrôle de cette agora publique par les citoyens eux-mêmes.”

      Manuel Castells, La Galaxie Internet, 2001

      Ce n’est qu’un début !

      “Révolution numérique, mais appareils politiques restés à quai.
      Nouveaux usages, mais contrôles d’un autre âge.
      Cultures libres, mais marchands aux aguets.
      Les nouvelles technologies changent le monde, et elles le font maintenant. Une possibilité s’offre désormais à nous tous: reprendre le contrôle de notre vie publique, ou laisser le Vieux Monde diriger toujours et contrôler encore.
      Moussaillons ou vieux loups de mer, déçus de la politique ou utopistes, montez à bord.”
      David Dufresne et Pierre Mounier, Parti Pirate, 2012

      “La démocratie directe dans le cyberspace mettrait en œuvre une civilité assistée par ordinateur. Elle pourrait prendre la forme d’un grand jeu collectif dans lequel gagneraient (mais toujours à titre provisoire) les plus coopératifs, les plus urbains, les meilleurs producteurs de variété consonantes… et non les plus habiles à prendre le pouvoir, à étouffer la voix des autres ou à capter des masses anonymes dns des catégories molaires. (...) On passerait donc de la puissance démocratique (du grec démos : peuple, et kratein: commander) à celui de la démodynamique (du grec dunamis : force, puissance).”
      Pierre LEVY, L’intelligence collective, 1997

      “La ‘pensée collective’ (We-Think) fournit une base organisationnelle différente à notre société, qui nous encourage à partager plus, à agit d’une manière plus collaborative et participative et par là, qui étend la démocratie, l’égalité et la liberté.”
      Charles Leadbeater, We Think, 2008

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      Je vous l'annonçais dans un précédent billet. Je publie les 3 pistes de scénarios du   programme Innovations demcoraTIC.

      Il s'agit d'un document de travail, nous vous proposons de venir les finaliser avec nous le 4 et/ou le 5 octobre en atelier à la Fing, ou de nous faire un retour par mail fguibe@fing.org

       

      LES SCENARIOS

       

       

      Inscription:

      Atelier #1: jeudi 4 octobre de 14h à 17h

      Atelier #2: vendredi 5 octobre de 09h30 à 12h30

    • Lors du Forum des Usages coopératifs de Brest nous avons co-animé un atelier sur la fabrique de données. Cet atelier a été l'occasion de tester une des étapes de l'infolab citoyen. Nous aurons l'occasion de tester l'infolab citoyen grandeur nature lors de "Paris Citoyens" événement de la Mairie de Paris qui se déroulera le 10 novembre.

      Nous vous proposons de lire l'article de Simon Chignard publié sur son blog donneesouvertes.info

      A l’occasion du Forum des Usages coopératifs de l’Internet à Brest, j’ai eu le plaisir de co-animer une session consacrée à la fabrique des données avec Loïc Hay de La Fonderie (agence numérique d’Ile-de-France) et la Fondation Internet nouvelle génération. Ce billet retrace cette expérience pratique de mise en place d’un infolab, dans un temps et un lieu déterminé.

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      De droite à gauche : Denis Pansu (Fing), Loïc Haÿ (La Fonderie) et moi – crédit photo La Fonderie

      1 – La fabrique des données

      La fabrique des données propose d’illustrer une démarche de réutilisation de données ouvertes. De la recherche de la matière première, jusqu’à la réalisation de quelques infovisualisations, cet atelier combine dans un format court (2h30) une approche critique (d’où viennent les données ?) et pratique (comment les représenter ?).

      2 – Le thème retenu : les prénoms

      Nous avons retenu la thématique des prénoms pour ce premier atelier. Le prénom présente plusieurs avantages :
      - d’abord on en a tous un ! (voire deux, trois ou quatre). Chacun peut se sentir concerné par cette thématique, a fortiori s’il a des enfants et s’est donc déjà retrouvé en position de choisir un prénom,
      - ensuite, la matière première est disponible : les jeux concernant les prénoms les plus populaires sont disponibles sur les portails open data de Paris, Nantes et Rennes. Plutôt que de râler contre la non-disponibilité des données, utilisons celles qui sont déjà proposées !
      - les jeux de données sont faciles à appréhender et à comprendre. Nul besoin de savoir développer une application mobile ou d’être un expert de la comptabilité publique pour s’en saisir.

      Nous nous sommes ensuite appuyé sur une actualité de ce début juillet : la publication par Baptiste Coulmont (sociologue et auteur de “Sociologie des prénoms“ aux éditions La Découverte) d’une étude sur les prénoms des candidats au bac ayant reçu la mention très bien. Elle révele des succès très différents pour les Eleonore et les Jessica, les Augustin et les Kevin.

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      Prénoms et mentions TB au bac par Baptiste Coulmont (source coulmont.com/blog)

      La représentation graphique fait réagir la salle, et elle est surtout pour nous l’occasion de souligner la confusion fréquente entre corrélation et causalité – ce n’est pas le prénom qui détermine le résultat au bac (contrairement à ce que laissent penser nombre d’articles de presse qui ont repris l’information) !

      Le prénom est un marqueur d’un milieu social ou d’une région. Ainsi, Loïc explique qu’on lui demande souvent quelles sont ses racines bretonnes (réponse : aucune). Bref le prénom laisse imaginer – à tort ou à raison – beaucoup de choses sur celui qui le porte … et sur celui qui le donne (voire sur celui qui le juge).

      3 – D’abord, apprendre à lire les données

      Après cette introduction sur les prénoms, j’aborde le “tronçon commun” de tous les ateliers que j’anime, c’est-à-dire une courte séquence pour expliquer la différence entre une donnée et une information, une donnée publique et une donnée ouverte… Donner des bases de compréhension me semble plus que jamais indispensable et c’est en tout cas un pré-requis avant de pénétrer dans la fabrique des données.

      Nous proposons ensuite aux participants de découvrir les jeux de données disponibles sur les portails open data de Paris, Nantes et Rennes. Chacun est invité à suivre les liens à partir de son propre ordinateur. J’ai volontairement fourni l’adresse des pages descriptives des jeux de données (et non le lien de téléchargement) or la majorité de nos participants commencent d’abord par télécharger le fichier lui-même… Comment ce fichier a-t-il été constitué ? Que comprend-t-il ? Que nous raconte-t-il ? Quelle est la licence  juridique applicable ? On ne peut répondre à aucune de ces questions sans consulter la notice de chaque jeu de données – c’est une démonstration “par l’exemple” et une première illustration de l’importance des métadonnées.

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      crédit photo La Fonderie

      Une dizaine de minutes sont consacrées à une lecture critique et comparée des trois jeux de données. Les participants notent ainsi que les stratégies de diffusion ne sont pas les mêmes selon les villes. Paris ne distingue pas les filles des garçons pour les naissances intervenues avant 2011 – Camille par exemple est un prénom populaire dans la capitale. Rennes et Paris proposent un fichier consolidé pour plusieurs années, alors que Nantes a scindé chaque année dans un fichier spécifique – un moyen pas bien méchant mais pas discret non plus de “gonfler” artificiellement le nombre de jeux de données disponibles…

      On constate aussi que d’une manière générale les prénoms les plus populaires – ceux qui figurent dans le top10 – sont souvent les mêmes dans les 3 villes : Emma, Manon, Matthis, …

      Les participants remarquent aussi, sur les portails de Rennes et Nantes, la mention d’une soi-disant recommandation de la CNIL sur les prénoms ayant été donnés moins de 6 fois au cours de l’année considérée (nous reviendrons dans un prochain billet sur cette “recommandation”… l’histoire vaut vraiment le détour !). Cela signifie en pratique que les fichiers ne comportent pas tous les prénoms donnés afin de respecter la vie privée des individus. Cela nous amène à évoquer rapidement les problématiques d’anonymisation à partir des données personnelles.

      Ayant bien fait le tour de notre matière première, de ses atouts mais aussi de ses limites, je passe la main à Loïc Haÿ pour la suite de l’atelier. Maintenant que nous savons “lire” les données, on passe au niveau supérieur : l’écriture.

      4 – Ensuite, apprendre à écrire

      Loïc montre tout d’abord deux exemples de visualisations que l’on peut réaliser facilement : des “nuages de tag” reprenant les 150 prénoms les plus populaires à Rennes et Nantes pour l’année 2008. Il explique ensuite comment les réaliser à partir du site wordle.net.

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      “La Dataviz de la dataviz” par WeDoData pour Expoviz – La Fonderie

      La Fonderie, agence numérique Ile de France est à l’origine de l’exposition Expoviz consacrée à la visualisation de données. A cette occasion, l’agence WeDoData a réalisé le poster “La Dataviz de la dataviz” que Loïc nous détaille. Il insiste notamment sur la grande diversité des modes de représentation possibles des données (dont la photovisualisation). La parole est ensuite donnée à la salle : et vous, comment aimeriez-vous représenter les données concernant les prénoms ?

      Léa Lacroix explique le travail qu’elle a réalisée pour son site LesPtitsRennais, on évoque l’idée d’une photographie de petites Emma, Manon et Louise sur les marches d’un escalier, pour illustrer le classement qui change d’une année sur l’autre. L’idée de classement revient souvent et nous cherchons donc de l’inspiration du côté des résultats sportifs… Un participant nous fait à juste titre remarquer que l’on devrait d’abord définir ce que l’on cherche à montrer – avant de chercher le bon outil pour le faire !

      Loïc présente différents outils de représentation de données dont Many Eyes. Certains sont accessibles au plus grand nombre, d’autres réclament plus de temps pour les maîtriser.

      5 – Oups, on a fait un infolab !

      Revenons maintenant sur le titre de ce billet, “oups, on a fait un infolab“. Le concept d’infolab a connu récemment un regain d’intérêt suite à l’article d’Internet Actu “Avons-nous besoin d’infolabs ?“, article qui reprend les réflexions en cours à la Fondation Internet nouvelle génération sur les modes d’appropriation des données. Notre atelier brestois s’est d’ailleurs conclu par une intervention de Denis Pansu de la FING sur ce propos.

      On sent bien que la problématique de l’animation autour de l’open data, de son accès à un public plus large que les seuls développeurs suscite de nombreuses réflexions – le sujet était d’ailleurs central lors de la semaine européenne de l’open data. La Fonderie avec Expoviz, ou moi-même avec les ateliers autour des données de mobilité, nous expérimentons de nouveaux formats d’animation et de transmission…

      Initialement une blague partagée avec Loïc, le titre de ce billet traduit aussi une conviction : ce dont nous avons avant tout besoin ce sont des médiateurs motivés (et si possible compétents)… qu’ils travaillent ou pas dans un “infolab”.

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      L'intégration de l'usage du numérique dans les démocraties locales par la mise en place de laboratoire d'usages innovants, c'était notre point de départ en 2010. Après deux ans, à mener des expérimentations avec nos partenaires (Mairie de Paris, Conseil Général de l'Essonne, Conseil Général de la Seine-Saint Denis, Conseil Général du Val de Marne et la région Ile de France), à effectuer une veille à l'international, nous pouvons tirer un certain nombre de pistes que nous formalisons sous forme de scénario.

       

      Nous vous invitons à participer à deux ateliers le jeudi 4 octobre après-midi et le vendredi 5 octobre pour découvrir les scénarios élaborés cet été, et surtout les enrichir par vos expériences en tant que citoyen, consultants dans le domaine, agents de collectivité et élus.

      L'objectif de ces ateliers est de finaliser une série de scénarios qui sera présentée lors de notre événement de clôture qui se déroulera en février. Votre présence n'est pas obligatoire aux deux ateliers.

      Nous publierons prochainement les matériaux utiles pour les ateliers.

      Inscription:

      Atelier #1: jeudi 4 octobre de 14h à 17h

      Atelier #2: vendredi 5 octobre de 09h30 à 12h30

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      En octobre 2011, la Fing organisait un accélérateur de projets avec la région Ile de France pour soutenir des projets associatifs en lien avec le numérique. Cette journée faisait partie du programme Démocratie en Réseaux et avait pour objectif d'apporter des solutions à des problématiques rencontrées par 6 associations.

      Lors de cet accélérateur une soixantaine d'experts sont venus partager leurs expériences, connaissances et carnets d'adresse. Nous avons repris contact avec les 6 associations présentes pour mesurer l'impact sur leur activité. 4 associations ont répondu à nos questions et les retours sont positifs. Nosu vous proposons de découvrir dans le détail le retour des projets.

       

    Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

    Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8