Blog de Fabienne Guibé

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    Les 13 et 14 juin prochain, à l’occasion du festival Futur en Seine, la Fing organise avec Inria le “Connecteur Recherche”, format d’échanges entre chercheurs et praticiens, autour de 6 sessions thématiques dont l'infolab le vendredi 14 juin de 10h à 12h.

    Pendant deux heures, vous serez à la fois auditeur et contributeur. Et après les ateliers, vous pourrez retrouver des synthèses de tous les échanges en libre accès sur le réseau social de la Fing.

    Objectif : Du frottement entre chercheurs et acteurs, pour provoquer des mises en relation fertiles !

    • porter à la connaissance des acteurs les travaux de recherche les plus éclairants
    • apporter aux chercheurs des “questions de recherche” issues de la prospective et des acteurs professionnel

    Amandine Brugière animera la session Infolab de 10h à 12h sur le thème: Peut-on démocratiser une culture de la donnée ? Le “déluge” de données que les outils et services numériques occasionnent questionne les capacités des individus à “exploiter”/”tirer profit” de ces données par eux-mêmes. Aujourd’hui cette exploitation est essentiellement le fait d’experts qui disposent des connaissances et des outils requis. Existe-t-il une “culture de la donnée” ? Et celle-ci pourrait-elle être démocratisée ? Quelles seraient les composantes d’une “data-literacy” (alphabétisation / éducation) ?

    Ils viendront, avec d'autres, échanger sur leurs expériences :

    • Frédérique Pain, Bell Labs
    • Pierre Valarcher, Université Paris-Est
    • Henri Verdier, Directeur d'Etalab
    • Vincent Blanchard, Responsable du programme AdB-SolidaTech aux Ateliers du Bocage
    • Gustavo Gomez Mejia, sciences de l'information et de la communication, Gripic - Celsa


    Où:

    Au CENTQUATRE

    Écurie E
    5 rue Curial
    Paris (19e arr.)

    Vous inscrire en ligne >>


    Le Connecteur Recherche

     

  • La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

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    La dernière présentation de la journée, menée par Amandine Brugière (FING), portait sur l’analyse de la veille qu’a initiée, depuis 2 mois, l’équipe INFOLAB (voir sur Diigo le fil de veille, ainsi qu’ici le tableau partagé où sont référencés plus d’une centaine de « dispositifs de médiation », qu’ils soient formats d’animation, outils, méthodes…L’objectif n’étant pas de capter l’exhaustivité mais la diversité des exemples).

     

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    Il s’agissait de livrer une première photographie de ce qui est directement accessible sur le web : Si on cherche aujourd’hui à exploiter des données, quelles soient ouvertes, fermées, personnelles ou publiques, quels sont les outils, les méthodes, les formats d’animation documentés et accessibles sur le web ? Qu’est-ce qui se trouve « à portée de main » ?

     

     

                

    Cette analyse de la veille s’est structurée autour :

    • du type de médiation développée : Est-ce que l’on est face à des outils, des méthodologies, des formats d’animation, des services, des ressources documentaires, des serious game, des plateformes…?        

    • du type d’actions possibles : Qu’est-ce que cela permet de faire ? Sensibiliser, explorer, imaginer, partager, analyser…?

     Les catégories qui ont été retenues ici ne sont pas des catégories « stabilisées ». Le but de la présentation de ce work-in-progress était de faire réagir les participants. Ainsi n’hésitez pas à compléter le tableau, à le commenter, à partager les ressources identifiées, à nous contacter pour en discuter (infolab@fing.org). Ce travail s’enrichira au fil des rencontres, grâce à vos contributions.

     

     

     

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    Sensibiliser aux données

    La sensibilisation aux enjeux de la donnée reste, visiblement, un domaine à investir : peu d’exemples émergent, relativement aux autres catégories d’actions.

    Ceux trouvés montraient cependant une grande diversité de formes. Cela allait des ateliers rennais de sensibilisation des enfants à la manipulation et la représentation de données, au serious game sur les données ouvertes du budget de l’Etat, ou encore l’enquête Orange-lab-OWNI-FING « Où habitez-vous vraiment ? », sorte de quizz – à base de données ouvertes - testant les connaissances territoriales des habitants. Les plateformes Openstreetmap ou OpenfoodFacts (dé)montrant facilement la force du crowdsourcing ( la production collaborative de données).

    Un exemple particulièrement pédagogique – mais s’adressant tout de même à un public d’initiés – est la School of Data de l’association OKFN : Une des seules initiatives proposant des ressources documentaires et méthodologiques.

     

    On le voit, ces formes de médiation développent chacune des pédagogies très différentes, face à la complexité des données. Elles n’hésitent pas à investir le « ludique » et s’adressent à tout type de public.

     

     

     

     

     

     


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    Imaginer et produire des usages de la donnée

    Avoir des données à disposition est nécessaire mais pas suffisant. Encore faut-il avoir des idées de (ré)utilisation des données, et souvent faut-il même stimuler les réutilisateurs potentiels.

    Dans ce champ-là, les exemples trouvés relèvent essentiellement de l’animation : Concours ou appel à projet, hackathon, dataconnexion, Data-apéro ou Data-Tuesday. On est dans le champ de l’incitation, de la stimulation, de la recherche de sérendipité, ou de l’innovation ouverte.

     

    3 caractéristiques communes apparaissent :

     

    • Ces formats d’animation s’adressent à des publics relativement avertis : Innovateurs, start-upeurs, designers, développeurs…             

    • Ce sont majoritairement des exercices collectifs : la créativité découle-t-elle du croisement de regard ?

    • Ils sont d’une durée relative.

    • Ils s’adaptent à des données ouvertes comme « propriétaires ».         

     

    A noter toutefois un outil de « sérendipité » : Creadata, développé par Bastien Kerspern proposant des idées de mash-up aléatoires entre les jeux de données mis à disposition par la ville de Nantes.

     

     

     

     

     

     

     


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    Cuisiner la donnée

    Une fois que les données et les idées sont là, s’ouvre alors un champ d’actions relativement techniques : Récupérer les données (EasyOpenData) les stocker, les nettoyer (Open Refine, DataWrangler), les anonymiser (norme ISO de pseudonymisation), les croiser (DataLift), etc. Ce champ-là foisonne d’outils destinés à des publics très spécialistes.

    Beaucoup d’entre eux émergent du champ des données personnelles : du côté du VRM Vendor Relationship Manager (My Personal Vault), du quantified self – la mesure de soi (BodyMedia), ou des pratiques de développement durable (Green Button Data), pour ne citer que ces exemples-là. La relation aux données peut même être médiée par des objets (Withings).

     

     

     

     

     


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    Partager des données

    Quant on cherche à partager des données brutes, ou à communiquer sur leur analyse, plusieurs solutions s’offrent à nous : La plus connue d’entre elle est la datavisualisation. Énormément de solutions techniques existent en la matière : Voir la très riche boîte à outils d’ExpoViz (made in La Fonderie). Ces dataviz vont du graphique / diagramme classiques (Google Image Chart) à des représentations plus sophistiquées (Treemap, graphe du web, cartographie). Tous ces outils nécessitent un haut niveau de compétences techniques.

     

    D’autres outils permettent de partager des données avec des tiers, en maîtrisant, autant que possible, les termes de l’échange. Là encore le champ des données personnelles est riche (Mine!Project, Personal.com). Dans le champ des données de santé, on trouve des plateformes de partage collectif de données (Curetogether, Asthmapolis).

     

     

     

     

     


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    Analyser

    Dans le champ de l’analyse des données, ce qu’on identifie comme outils (Precog, Continuuity, StatMix, Coheris Liberty, Google Prediction API), plateformes de services (DataPublica, Qunb, Captain Dash) offrent la possibilité de construire des modèles décisionnels, voire des modèles prédictifs, via des interfaces finales, des tableaux de bord. La complexité des opérations sous-jacentes liées au traitement des données n’est pas explicitée : Comment s’opèrent les corrélations entre jeux de données, quels sont les considérations, les choix qui prévalent aux datavisualisations, aux tableaux de bord? Comment se font les modélisations, les simulations ? Où se trouve la part de décision humaine dans les process ? Les pondérations dépendent-elles essentiellement des profils techniques ?

     

     

    A l’opposé, dans le champ des sciences humaines, émergent des méthodologies – et outils – permettant de mettre les données en débat : la méthode développée par l’ANACT / AlterCarto autour de la plateforme ATTLAS montrait comment les acteurs pouvaient monter en compétences et opérer leur propre corrélation de données. La méthode de cartographie des controverses, développée par Bruno Latour, va aussi dans ce sens. Face à des phénomènes sociaux (scientifiques, techniques) non stabilisés, les cartographies des controverses mettent en visibilité différents points de vue qui s’opposent, afin de favoriser l’objectivité dans les prises de décision qui peuvent découler.




    Et maintenant, que faisons-nous ?


    Ce travail de recensement et d’analyse des formes de médiation existantes (qu’elles soient humaines, sous forme d’outils et de méthodologies, de ressources documentaires ou de services…) ne fait que commencer. Il se poursuivra jusqu’à la rentrée 2013.


    Livrer ce premier niveau de lecture était instructif rien qu’au regard :

    • de la nature des ressources disponibles : plus « outils » que ressources documentaires ou méthodologiques ou ludiques ;

    • du niveau requis de compétences pour leur utilisation : du geek au développeur professionnel, majoritairement.    

    Les données sont encore largement affaire de « spécialistes »… On le savait. Quasiment tout reste à faire en matière de « démocratisation des données » et à tout niveau : sensibilisation, information, formation, accompagnement, services.


    Heureusement, la campagne Infolab ne fait que commencer !


     

  • Vendredi 12 avril a eu lieu la manifestation de clôture d’innovations democraTIC l’occasion de revenir sur le programme avec les projets phares, les expérimentations et les premiers retours d’expérience, les étapes clés…

    Les deux scénarios

    • Animer et rendre visible la démocratie continue pour un agent de collectivité territoriale

    Nathalie, agent de collectivité territoriale, doit traduire une commande politique en actions opérationnelles à destination des jeunes. Elle déploie le projet "le conseil général hacke les jeunes" afin de les contacter directement en utilisant leurs outils numériques. L’objectif est de mobiliser plus largement et au delà des instances citoyennes connues. Ce processus repose sur sa transparence et le suivi continu des actions rendu possible par le numérique.

     

    • Hybridation de la participation citoyenne

      Gabriel, bénévole dans deux associations, est très investi dans les processus de participation citoyenne. Son emploi du temps ne lui permet pas de suivre tous les sujets qu’il souhaiterait. L’arrivée de l’agence idemocratie lui permet par un montage entre réunions physiques et en ligne de suivre plusieurs sujets tout en continuant ses activités bénévoles. Il va également pourvoir valoriser sa participation à partir d’un écosystème participatif virtuel.

    COUV

    La datavisualisation du programme

    La diversité de nos partenaires a été l’occasion de travailler sur de l’usage du numérique dans les instances de démocratie locale et également au sein des collectivités territoriales à partir des méthodologies du design de services. Cette nouvelle discipline a été le point central de notre programme. Nous avons été entourés de deux designers de services, Armel Le Coz et Christophe Tallec renforcés par un designer Thomas Thibault.

    Nous avons ainsi placé l’utilisateur qui était, tour à tour, citoyen, agent des collectivités territoriales et élus au centre de nouveaux modes de participation numérique.

    C’est ainsi que nous avons validé l’idée de la street democracy, à partir d’ateliers créatifs. Il est apparu essentiel que les élus et agents des collectivités devaient aller au plus près des citoyens et sortir des lieux institutionnels. Les ateliers ont proposé des modalités d’action à partir de projets numériques existants comme

     

    Les expérimentations du programme

    Au cours de ce programme nous avons expérimenté différents modes de participation citoyenne facilités par le numérique avec le cyber débat avec la Mairie de Paris, découverte de nouveaux projets avec le Conseil général du Val de Marne, l’appropriation des outils numériques par une instance de jeunes, le forum des jeunes du conseil général de la Seine-Saint-Denis et le questionnement de nouveaux modes de gouvernance avec le conseil général de l’Essonne.

    Découvrez les projets de nos partenaires :

    Clôture du programme par un collectif de chercheurs

    Laurence Monnoyer Smith, Romain Badouard et Clément Mabi ont mis en perspective les actions menées lors de ces trois années sous l’angle recherche et participation citoyenne.

    Ecouter leur intervention

    Laurence, Romain et Clément ont mis en lumière trois nouvelles thématiques émergentes dans le champ de la participation citoyenne :

     

    • 1-L’empowerment (Clément) Un des sujets émergent avec le développement des outils numériques à destination d’individus et de collectifs c’est les possibilités d’encapacitation politique réelle qui les accompagne : peut-on espérer de ces outils qu’ils contribuent à redessiner les relations de pouvoirs ?
    • 2-L’instrumentation de la médiation (Laurence) Le développement des réseaux sociaux et du micro-blogging et une certaine fascination pour les technos du web ont conduit la recherche à traquer ce qui, dans ces nouvelles médiations permet de construire du sens collectif. La recherche sur les digital humanities développe des outils d’analyse des grandes quantités de données quitte à y perdre d’ailleurs ses questionnements problématiques. Certains chercheurs analysent l’atomisation du social lié à l’affaiblissement des mass media qui fait en effet craindre un amenuisement de l’espace public au profit d’espaces d’échanges customisés où la rencontre avec l’autre ne peut jamais être totalement fortuite et se polarise. Les risques d’instrumentalisation des outils au profit de logiques de communication sont mises en regard avec les discours sur la création d’agora pour souligner la permanence de stratégies de contournement du citoyen. Par ailleurs, les chercheurs expérimentent de nouvelles médiations sociotechniques qui consistent à faire voir les réseaux d’acteurs à travers des cartographies de données, ce qui a pour effet de produire une certaine réflexivité des acteurs sur le milieu dans lequel ils évoluent.
    • 3-La fabrique des services publics Idée avec l’open data de la consécration des développeurs comme médiateurs dans l’espace public. On leur délègue la production de nouveaux services publics, et ils décident seuls de la manière dont sont réutilisées ces données à travers leurs applications : quels risques ? Est-ce que l’open data induit une forme de « libéralisation » des services publics ?
  • Vendredi 12 avril a eu lieu la manifestion de clôture d'innovations democraTIC l'occasion de revenir sur le programme avec les projets phares, les expérimentations et les premiers retours d'expérience, les étapes clés...

    Ce premier billet pour partager avec vous ce moment fort et riche d'apprentissage. Je vais publier sous peu un livrable pour faciliter la réappropriation des pistes dégagées et des bonnes pratiques.

    Les photos:

     

     

    La datavisualisation du programme: 

     

    A venir les présentations et les podcasts de la journée.

    test 

  • La campagne Infolab se lance officiellement en avril 2013, vous pouvez suivre nos travaux en rejoignant notre groupe de travail sur le réseau social de la Fing ou en vous inscrivant à notre mailing liste pour être averti de nos événements publics.

     

    L'objectif de l'Infolab en vidéo:

     

    1er Infolab Citoyen lors de "Paris Citoyen", à la Mairie de Paris, Nov 2012. from videosfing on Vimeo.

     

    La campagne Infolab

     

     

    Un réseau de partenaires

    La Campagne Infolab entend développer une culture de la donnée au service des entreprises et des acteurs du territoire. En lien avec un grand nombre de partenaires dont trois collectivités territoriales pilotes, il s'agira d'inventer et d'expérimenter, auprès de publics ciblés, des dispositifs de médiation entre les besoins et les projets des entreprises et des acteurs des territoires et l'univers de données. Si vous voulez devenir partenaire contactez-nous infolab(@)fing.org. La Fing est éligible au Crédit Impôt Recherche pour l'année 2013.

  • "Et si demain, chaque quartier, chaque village disposait d’un InfoLab ? Un espace d’apprentissage de la lecture et de l’écriture de données. Alors que l’on parle d’une société de Big Data où même l’eau est considérée comme une donnée, l’InfoLab serait le passeur, le lieu de rencontre entre toutes les compétences et les envies d’appropriation et de fabrication de la donnée."

    Il y a quelques semaines l’association Arsenic s’exprimait ainsi sur la mission des ERIC/EPN qu’elle représente : "Nous estimons que nous relevons, pour une large part de nos missions, d’un service public de l’Internet accompagné que personne n’incarne aujourd’hui au niveau gouvernemental." La récente "feuille de route sur le numérique" du gouvernement apporte maintenant son soutien à ces lieux de médiation numérique et souhaite les faire évoluer vers des fonctions de Fablabs. Pourquoi ne pas envisager aussi cette évolution vers la création d’InfoLabs ? Non pas des lieux de prototypages rapides d’objets, mais des lieux de prototypage (rapide ?) des usages de l’information.

    En Janvier 2013, lors de l’événement "Open Data et Citoyens" organisé par Arsenic, nous proposions d’aller plus loin sur l’élaboration de cet espace de médiation de la donnée (cette matière première de l’environnement numérique). Avec quel public, quelles compétences, quels partenariats, quels moyens, quels territoires allons nous créer ces lieux ? Et qu’est ce que va être concrètement un infolab : un lieu, un service numérique, une méthodologie ?

    Les vidéos qui suivent présentent les trois infolabs imaginés par les participants aux ateliers :

    L’infolab au service du bien être social.

     

    L’Emmaüs Numérique ou l’infolab du gratuit aurait pour mission de rendre accessible à tous et particulièrement aux plus nécessiteux, des informations sur des événements ou des offres de services gratuits. C’est un terminal d’informations qui par agrégation de données, permettrait à chacun d’avoir une vue d’ensemble de l’offre de services gratuits sur son territoire.

    On imagine rapidement les freins ou problèmes à la mise en place de ce type d’infolab : Un service de co-voiturage payant, ou une salle de concert autorisera-t-elle le transfert de ses données sur un autre site internet ? Son API est elle ouverte ? Ses données sont elles exploitables sans un travail long et coûteux de data science ? Et quelles méthodologies/outils utiliser pour exploiter ces données ? Pour garder de la fréquentation, un site d’informations locales ne voudra-t-il pas sauvegarder une partie de son contenu ? Comme l’a fait Twitter, tout le contenu du site ne sera pas forcement exploitable dans son API… Dans ce scénario, il semblerait bien que l’infolab prenne la forme d’un site web et non pas d’un lieu physique.

    Le lieu (utopique ?) de la mesure de soi.

    Dans un PréaLAB, toutes nos actions sont captées en continu, le lieu est ouvert et modulable, les informations sont instantanément diffusées dans le lieu mais également dans l’ensemble des InfoLabs du territoire. Du crowdsourcing auprès du public permet de mieux connaître l’alimentation des cantines scolaires, maisons de retraites et hôpitaux (un Open Food Facts permanent ?! Un C’est fabriqué près de chez vous du futur ?!).

    Les datavisualisations créées ne se contentent pas de produire de l’information, ce sont des oeuvres d’art. Le PréaLAB est le rêve de tout self-trackeur : cette quantification personnelle documente ma marche dans le monde, et grâce aux croisements des données, le PréaLAB me recommande des personnes pour l’événement "Meetic-Lab” (voir vidéo) !

    Ce scénario d’un infolab orienté “données personnelles” a le mérite de nous faire entrevoir les dérives d’un fantasme de Data-übergeek (libre circulation des données, transparence à outrance, baisse du droit à l’oubli…) tout en négligeant la part de médiation numérique/dynamisation du territoire que peut avoir un EPN/Infolab.

    L’infolab Réaliste

    Le scénario de l’infolab réaliste semble être le plus proche des postulats de départ de la campagne infolab. On y vient avec un besoin spécifique que l’on va tenter de résoudre grâce à l’accès aux données ou à la formation sur un aspect du travail de la donnée (collecte, mise au norme, visualisation). Un tiers-lieu ouvert à tous, et où chacun peut déposer ses propres données.

    En terme d’objectif, une des tensions de l’infolab peut se résumer à cette phrase “lorsque je me rends dans un infolab, est ce que je viens pour m’informer sur la donnée ou est ce que je viens pour me former sur le travail de la donnée”. Une dynamique d’apprentissage par le faire serait très pertinente pour se confronter réellement aux problématiques de l’infolab. Autre piste à poursuivre : la question de l'interconnexion des données. Pour réellement créer du service ou de l’information, il ne s’agit plus maintenant de seulement ouvrir les données, mais de relier données publiques et privées, relier un service à un autre, un territoire à un autre…

  • Cette année marque la fin du programme Innovations democraTIC. Ce sera l'occasion de partager le résultat de nos trois années d'expérimentation présenté par nos partenaires en binôme avec le designer de services ayant accompagné le projet.

    Au cours de cette manifestation, nous vous proposons de découvrir:

    1. nos pistes dégagées à partir de deux scénarios, le premier sur l'hybridation de la participation citoyenne et le second sur les perspectives induites par la démocratie continue;
    2. les projets qui ont accompagné le programme
    3. les expérimentations menées avec nos quatre territoires partenaires

    Le programme est à venir.

    S'inscrire

    Pratique

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    - au salon Pierre-Charles Krieg de 14 heures à 18 heures
    - au rez-de-jardin pour le cocktail de 18 heures à 20 heures
    L'inscription est obligatoire.

    Les partenaires du programme

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  • imageUNE DEMOCRATIE RETROUVEE, AUGMENTEE, ETENDUE


    "Pour les citoyens, l’Internet représente un moyen unique d’information et d’éducation et peut par là-même contribuer utilement à la promotion de la liberté, de la démocratie et des droits de l’homme." G8, Deauville, 2011


    "En s’appuyant sur les nouveaux outils d’information et de communication, (...) cette ‘citoyenneté active’ transforme en profondeur le rôle des élus, devenus des médiateurs entre les citoyens au lieu de confisquer le pouvoir de représentation, ainsi que celui de l’administration, qui redécouvre la vraie dimension publique.” Michel Hervé, De la pyramide aux réseaux, 2007

    "Révolution numérique, mais appareils politiques restés à quai. Nouveaux usages, mais contrôles d’un autre âge. Cultures libres, mais marchands aux aguets. Les nouvelles technologies changent le monde, et elles le font maintenant. Une possibilité s’offre désormais
à nous tous : reprendre le contrôle de notre
vie publique, ou laisser le Vieux Monde diriger toujours et contrôler encore. Moussaillons
ou vieux loups de mer, déçus de la politique
ou utopistes, montez à bord." David Dufresne et Pierre Mounier, Parti Pirate, 2012

    A l'heure du bilan


    Internet et démocratie : un bilan mitigé


    Le numérique a souvent servi l’idéal démocratique
de la liberté d’expression; tout en servant ceux qui veulent la censurer. Il a contribué à faire progresser la transparence ; mais il n’a pas vraiment fait bouger les rapports de pouvoir. L’internet a permis aux gens de contribuer, élargi le cercle des contributeurs, amplifié les mobilisations, mis en réseau de nombreux acteurs. Mais il a aussi montré ses limites. Il n’a pas réinventé la façon de faire de la politique. Pire, il a souvent donné la parole à ceux qui l’avaient déjà, favorisant ceux qui s’expriment le mieux ou le plus, outillant la commu- nication plutôt que le débat. Les outils eux-mêmes sont bien souvent limités, facilitant l’agrégation et la simplification binaire plutôt que la délibération, la synthèse et la complexité.


    Bref, l’internet a trop promis, la révolution démocratique et participative espérée par les pionniers n’a pas eu lieu. Les dispositifs participatifs (qu’ils soient numériques ou pas) sont restés isolés : les expérimentations réussies demeurent du domaine des bonnes pratiques locales, sans passer à l’échelle.


    S’il n’y a pas eu de transformations radicales, les expériences démocratiques de ces dernières années nous ont appris des choses. Les initiatives participatives des institutions sont plutôt des échecs : le politique demeure mal armé pour prendre en compte les avis et propositions extérieures. Face à l’innovation et à l’imprévu, le politique est souvent déstabilisé : l’internet lui sert plus sûrement à communiquer qu’à écouter. À contrario, la démocratie ascendante, auto-organisée, même imparfaite, est souvent stimulante. Le divorce annoncé entre les échanges en ligne et les formes présentielles n’a pas lieu : l’heure est à la convergence et à l’hybridation. De même, les formes numériques ne favorisent pas la démocratie instantanée, presse- bouton : les débats collectifs peuvent être de formi- dables moments de vie démocratique, d’intelligence, de richesse contributive.

    Ce qui a marché...

    - Amplification des mobilisations à l’aide des réseaux : les Anonymous, les printemps arabes...
    - La multiplication des expérimentations : FixMyStreet, réécriture de la Constitution islandaise, budgets participatifs...
    - L’usage démocratique des Open Data : WhereDoesMyMoneyGo...

    Ce qui n'a pas marché...
    - Les rapports de pouvoir demeurent à peu près en l’état.
    - Les expériences demeurent isolées, non reproductibles.
    - Des inégalités renforcées : le numérique
n’a pas réussi à inclure les publics à la marge.
    - Une certaine instrumentalisation des innovations participatives afin de ne pas perdre le contrôle.

    Ce qui nous a surpris...
    - L’intelligence collective émanant de certains débats, la capacité à développer de nouvelles thèses, à se former réciproquement.
    - Multiplication d’applications pour favoriser la participation : colorvote, co-ment.
    - La perversion du numérique comme moyen de communication plus que de mobilisation : retransmission en direct des conseils municipaux sans laisser place à l’interaction.
    - La production par les citoyens de données d’intérêt général, souvent contre les institutions : Regards citoyens, Wikileaks, OpenStreeMaps.

    Ce que nous avons appris...
    - L’internet est devenu un moyen efficace
de contester les pouvoirs. Mais il suppose
des compétences dont tout le monde
ne dispose pas. Et il est plus efficace pour contester que pour construire.
    - Les innovations descendantes ne marchent pas et les innovations ascendantes n’ont pas beaucoup d’action sur le pouvoir.
    - Quand les pratiques et les process ne sont pas documentés ni évalués, ils ne s’étendent pas.

     

       
       

    Aujourd’hui, il ne s’agit plus de proposer une nouvelle promesse, mais de trouver les moyens de réaliser cette pro- messe demain mieux qu’hier et à plus grande échelle.


    L’heure est au “gouvernement ouvert”, tant mieux. Cette ouverture sera-t-elle seulement une affaire de transpa- rence, de communication, ou distribuera-t-elle de la parole, des capacités ? Sera-t-il possible de réinventer le service public, de participer aux orientations politiques locales, nationales, européennes ?


    Le numérique se généralise et semble se banaliser. Mais les hommes et les femmes oseront-ils s’en emparer pour s’exprimer, exercer la contre-démocratie, participer ? Auront-ils la culture numérique leur permettant de le faire

     

    Réaliser la promesse quelques pistes…

    Vers une participation légitimée?

    • Créer un poste de City Manager, véritable animateur du territoire électronique, favorisant l’implication et les échanges des communautés locales, leur reconnaissance, la modération des débats, l’ouverture et la confiance.
    • Instaurer le 1% participatif : que tout projet local consacre 1% de son budget à la conduite d’un débat public. Il s’agit de consolider les expérimentations en les dotant de budgets et donc de pouvoirs. Par exemple, pour développer la coconstruction des services publics, donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, favoriser l’en- gagement des citoyens dans les projets.
    • Organiser la capacitation citoyenne sans attendre l’impossible mise à jour du “logiciel politique”
    • Les citoyens sont isolés, ils ne parviennent pas à participer selon les formes institutionnalisées, à se faire entendre, et sont en situation de faiblesse face aux pouvoirs en place. À eux de se mettre au même niveau que l’institution en s’orga- nisant en collectifs nombreux et réactifs afin que leur contestation parvienne, entre autres, à s’exprimer dans des formes institutionnalisées : propositions de lois, lobbying, ...

    Investir et innover

    • Créer un fonds public de la participation, activable pour financer des collectifs, des associations de défense d’intérêts communs et leur permettre de s’organiser face aux lobbies constitués, de formaliser leurs contre- propositions.
    • Soutenir les projets innovants qui favorisent la participation des citoyens et l’ingénierie de cette participation ; particulièrement quand ils permettent un accès progressif à la complexité, une délibération sur le temps long, une hybridation avec les formes présentielles, une contre-expertise citoyenne.

    Cette promesse a été produite dans le cadre du processus de Questions Numériques. C'est un travail collectif mené sur une année et qui donne lieu à une production annuelle.


    En savoir plus sur les promesses du numérique, et découvrir notre troisième cahier d'enjeux.

  • imageLe projet de rédaction de l'étude « Ouverture des données publiques et participation : quels enjeux démocratiques? a été mené par Décider ensemble de mars à novembre 2012. 

    Cette étude a été supervisée par un comité de pilotage pluraliste regroupant, a l'image de Décider ensemble, des représentants d'institutions publiques nationales, de collectivités territoriales, d'entreprises et d'associations. Ce comité de pilotage était présidé par Laurence Monnoyer-Smith, professeure en sciences de l'information et de la communication à l'Université de Technologie de Compiègne (UTC)

     

    Les équipes d'Open-Data et d'Innovations democraTIC, ont participé à sa rédaction avec plus particulièrement l'organisation d'un atelier prospectif sur l'utilisation de l'open data dans les concertations publiques. Nous avons déjà publié les scénarios, les trois pistes de travail étaient :

    • la nécessité d'étendre la durée de la phase de recueil et de partage d'informations,
    • le besoin de mettre en place des médiations humaines et outils,
    • la nécessité d'ouvrir les processus de concertation jusqu'à la co-décision .

     

    Nous vous proposons de découvrir cette étude qui dresse un état des lieux de l'ouverture des données publiques et en présente les enjeux en matière de participation des citoyens et des parties prenantes.


     

     

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    Le samedi 10 novembre 2012, nous avons eu l'occasion d'animer un world café dans le cadre de Paris Citoyen. Les participants représentaient des membres d'associations, des conseillers de quartier et des citoyens. Ce mode d'animation constitue un temps de rencontre pour les participants et le partage d'expériences et de pratiques.


    Les deux questions sur lesquelles les groupes ont travaillé mettaient en avant la pratique du numérique au sein des associations et des instances de démocratie locale:

    - 1ère question: Comment le numérique influe sur nos modes d'engagement?

    - 2ème question: Quels outils pour quels besoins?


    Ce temps était précieux pour avoir un retour sur la manière dont les collectifs composés de citoyens s'approprient le numérique, quelles sont leurs attentes, quels sont leurs usages?

    Il s'avère que les participants ont une réelle aptitude à comprendre les enjeux de l'usage du numérique dans leurs associations, leurs conseils de quartier avec l'évocation rapide de l'éditorialisation, l'articulation des modes de communication entre le présenciel et le distanciel. Ce qui est plus surprenant est que nous aurions tendance à les « suréquiper » avec des applications web alors que leurs usages actuels et leurs problématiques se situent essentiellement sur la gestion de mailing list, l'animation et la création de site/blog voire même de CMS.


    Question 1: Comment le numérique influe sur nos modes d'engagement?

    Les pistes à retenir :

    -       le numérique permet le  suivi des décisions des élus ;

    -       la capacitation avec le développement des compétences techniques de tous doit permettre un accès indépendant aux informations ;

    -       des lieux d'échanges et de ressources pour accompagner les collectifs et instances de citoyens pour permettre la coopération des acteurs avec le partage de bonnes pratiques ;

    -       l'interaction entre le distanciel et le présenciel.


    Question 2: Quels outils, quels besoins?


    Les pistes :

    -       l'outil numérique doit permettre l'engagement à distance avec de nouvelles formes de coopération

    -       accessibilité à des CMS simple, efficace et gratuit avec des formations pour permettre la prise en main de tous

    -       le numérique comme outil de communication avec une gestion optimisée des emailings et newsletter

     

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    Mobile Monday #61 : la participation dans l'espace public et les organisations
    Le 10 décembre à 18h45 à La Cantine
    (passage des panoramas, 75002 Paris, métro Grands Boulevards)


    • imageLes travaux conjugués d'innovations democraTIC et d'Open Data de la Fing, ont pour partie portés sur un partenariat avec l'association Décider Ensemble. Nous avons participé à la rédaction de leur étude sur l'ouverture des données publiques et ses effets sur les processus démocratiques et plus particulièrement à l'élaboration des scénarios prospectifs sur ce que l'open data change aux processus de concertation. (pubication le 29 novembre)

      Cette étude sera présentée le 29 novembre à l'Assemblée Nationale dans la salle Vitor Hugo de 8h30 à 18h dans le cadre des huitièmes rencontres de Décider Ensemble.

      Cette rencontre sera l'occasion de se questionner sur 
quelles données doivent être ouvertes ? à quelles conditions ? comment mettre les citoyens en capacité de se saisir des enjeux ? quelles conséquences en matière de participation citoyenne et de prise de décisions publiques ? quelle reconfiguration des relations entre acteurs - réelle, supposée ou à venir ?

      S'inscrire

       

      Le programme:

       


      8h45 Accueil des participants

      9h15 Présentation des huitièmes Rencontres de Décider ensemble

      • Bertrand Pancher, président de Décider ensemble, Député de la Meuse


      9h30 L’Open Data en deux mots et une vidéo

      • Claire Gallon, administratrice de LiberTIC


      9h45 Présentation d’une étude réalisée par Décider ensemble

      • Laurence Monnoyer-Smith, professeure à l’Université de Technologie de Compiègne (UTC), présidente du comité de pilotage du projet « Ouverture des données publiques et participation : quels enjeux démocratiques ? »


      10h00 En quête d'une ouverture de l'information et des "données" dans le temps long :quelle histoire possible?

      • Patrice Carré, président du Conseil scientifique de Décider ensemble


      10h15 L'Open Data à la française :un outil de transparence ou de participation ?

      • Simon Chignard, consultant, auteur de L'open data, comprendre l'ouverture des données publiques


      10h30 Première table ronde : « Vers une co-production des politiques publiques ? »

L’ouverture des données publiques entraîne-t-elle de nouvelles formes de relations entre les élus, l’administration et les citoyens ? Constitue-t-elle une véritable révolution ou est-elle plus simplement une nouvelle brique dans l’évolution des modes de gouvernance ?

      • Florence Durand-Tornare, directrice associée de La Suite dans les Idées, fondatrice et déléguée de l’association Villes Internet
      • Vincent Feltesse, président de la Communauté Urbaine de Bordeaux, Député de Gironde
      • Cyril Lage, responsable de Démocratie ouverte
      • Alban Martin, directeur des Médias sociaux d’Orange, intervenant au Celsa Paris IV Sorbonne
      • Benjamin Ooghe-Tabanou, co-fondateur de Regards Citoyens
      • Un représentant de la mission Etalab


      12h00 Débat

      13h00 Déjeuner (15€/pers, facultatif)

      14h30 L’écosystème de l’Open Data : peut-on parler d’innovation ascendante ?

      • Yann Moulier-Boutang, professeur à l'UTC


      15h00 Vivre dans un monde de données : quels enjeux politiques ?

      • Daniel Kaplan, délégué général de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING)

      15h30 Deuxième table ronde :

      « Quelle appropriation par le public ? Quelles médiations ? » 

Comment faire en sorte que l’ouverture des données publiques profite au plus grand nombre ? Comment impliquer les citoyens et la société civile dans les projets d’ouverture des données et dans leur utilisation ? Qui sont - ou qui pourraient être - les "médiateurs" de l’Open Data ?

      • Amandine Brugière, chef de projet « Partage des données publiques », FING
      • Florent Latrive, journaliste, Libération
      • Jean-Marc Lazard, CEO, OpenDataSoft
      • Gael Musquet, président de l’association Open Street Map
      • Valérie Peugeot, prospectiviste, Orange Labs
      • Sébastien Sémeril, vice-président de Rennes Métropole en charge du numérique

      17h00  Débat


      18h00  Clôture de la séance
       
      Modération : Patrice Carré, président du Conseil scientifique de Décider ensemble

       

      S'inscrire:

      Décider ensemble vous convie à une journée de débats et d'échanges sur ces questions en présence d'élus, chercheurs, journalistes, entrepreneurs et praticiens de l’open data et de la concertation.

      Programme et inscriptions en ligne sur ce site :  

      http://fr.amiando.com/deciderensemble

    • imageCette année a été ryhtmée par la co-construction de l'infolab citoyen. Avec la Mairie de Paris, et plus particulièrement la mission de la démocraie locale, nous organisons le premier infolab citoyen.

      Le programme de l'après-midi, retrouvez-nous lors de Paris Citoyen:

      4 ateliers de 14H à 18H:


      -La Quincaillerie: atelier permanent

      Comprendre les enjeux des données ouvertes

      Découvrir des outils à disposition du grand public

      Animation par Claire Gallon, déléguée générale de l'Association Libertic


      La Fabrique de données  (3 séances : 14H15, 15H30, 16H45)

      Apprendre à manipuler des données, à les analyserautour des prénoms les plus donnés à Paris

      Animation Simon Chignard, auteur de l'Open data, comprendre l'ouverture des données publiques aux éditions Fyp

       

      Le Temps du débat (2 séances : 14H15 / 16H)

      Evaluer l’impact des données ouvertes pour favoriser la participation citoyenne dans les débats publics, sur le thème de l'eau

      Animation Marielle Barré-Villeneuve Arpenteurs, Odile Nieuwyaer L'Observatoire de l'eau, Fabienne Guibé Fing et Christophe Tallec d'Utilisacteur.


      L’incubateur d’Infolab (Consultation toutes les 20 minutes)

      Et si votre association devenez elle-même un infomédiaire ?

      Animation: Amandine Brugière, Fing

      A samedi avec vos données et vos idées!

    • Découvrez les scénarios: comment l'Open Data peut changer les processus de concertation?

       

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      Après plusieurs mois d’échanges avec l’association Décider ensemble, et faute d’avoir pu identifier en France aujourd’hui des expériences concrètes de concertation faisant recourt à l’Open Data, nous avons choisi d’imaginer comment cela pourrait se passer. Une quinzaine de spécialistes de la concertation publique et de l’Open Data a approfondi pendant une journée trois scénarios fictifs - bien que réalistes - de concertation :

      • un débat public porté par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP)
      • une concertation menée dans le cadre d’un projet de réaménagement urbain
      • une concertation pour l’élaboration d’un Plan Climat Energie Territorial L’objectif était d’identifier les moments où l’ouverture des données publiques pourrait alimenter les processus et les faire évoluer ; mais aussi les opportunités, les risques et les perspectives pour les différents acteurs en présence.

      De ce travail, il en ressort trois hypothèses principales :

      1) la nécessité d’étendre la durée de la phase de recueil et de partage d’informations : l’ensemble des contributions doit pouvoir être accueilli sur une plateforme partagée : informations et données publiques d’un côté, informations et données crowdsourcées (fournies par les citoyens) de l’autre. Si cela permet de décloisonner l’information officielle, cela alourdit aussi le processus de traitement de la masse d’informations accumulée : tri, référencement sémantique, stockage, analyse… Des spécialistes du traitement de la donnée et de l’information sont requis.

      2) le besoin de mettre en place des médiations humaines et outils : pour permettre aux citoyens de manipuler aisément les informations et données présentes sur la plateforme via des outils d’analyses, de comparaison, de datavisualisation, ainsi que de pouvoir avoir recourt à des compétences (de statisticien, développeur, designer) pour construire et proposer leur propre analyse. Il peut également s’agir de s’appuyer sur des structures accompagnatrices pouvant jouer un rôle de garant facilitateur. Ainsi les scénarios étudiés identifient de telles structures : l’Observatoire dans le scénario A, l’Infolab dans le scénario B, l’Infolab ou le Dolab dans le scénario C.

      3) La nécessité d’ouvrir les processus de concertation jusqu’à la co-décision : il sera sans doute difficile de proposer aux citoyens de participer activement aux phases préalables de diagnostic et d’en rester là. Plus les citoyens seront contributifs et impliqués, plus le niveau d’exigence en matière de décision finale sera élevé.

      Au-delà du partage de donnée, l’Open data implique une gouvernance ouverte et partagée, que les anglo-saxons nomment « Open Government[1] » et qui se trouve être la justification même de l’Open data. Cela nécessite sans doute de former les citoyens, de les outiller, voire peut-être, à certains moments, de rétribuer/compenser/valoriser leur implication dans la vie de la Cité (voir le scénario C phase 2). Par le partage de pouvoir qu’elle implique, cette hypothèse peut s’avérer déstabilisante pour la démocratie représentative, mais elle va aussi dans le sens d’une démocratie étendue, et d’une responsabilisation des citoyens.

      L’aspiration à une gouvernance ouverte, si elle se confirme, va inéluctablement toucher les entreprises. Les scénarios montrent par exemple qu’il n’est pas possible de demander seulement aux acteurs publics et aux citoyens d’ouvrir leurs données : les entreprises devront elles aussi jouer le jeu : partager certaines données, voire co-décider de certaines orientations, environnementales par exemple.

      Si ces scénarios extrapolent, c’est dans le but d’anticiper et de préparer les actions possibles, sans pour autant faire le tour de toutes les questions.

      L’Open data public est une dynamique récente, qui n’a pas encore montré tous ses impacts. Il constitue en outre une petite partie d’un sujet plus vaste : celui de vivre dans un monde de données majoritairement fermées, au fonctionnement opaque et asymétrique, augurant de nouveaux enjeux politiques.

      LA FING & Décider ensemble

      Tous nos remerciements aux participants ! :

      Marielle-Baré-Villeneuve, Amandine Brugière, Cécile Delemarre, Jean-Christophe Frachet, Claire Gallon, Fabienne Guibé, Cécile Joly, Marion Lasfargues, Armel Le Coz, Clément Mabi, Vanessa Maurin, Elsa Mouras, Laurence Monnoyer-Smith, Denis Pansu, Aurélien Sautière, Elodie Vaxelaire.


    • imageDepuis quelques mois déjà nous co-construisons avec des associations (Les Arpenteurs, Mediagraph, Université du Citoyen..) des experts de la participation citoyenne (service de démocratie locale, Laurence Monnoyer Smith,...) et de l'Open-Data (DSI, Claire Gallon, Simon Chignard, Loïc Hay...) pas à pas le principe de l'infolab citoyen. Vous allez nous dire que c'est une nouvelle invention de l'équipe Fing, je dis "oui" et "non".

      L'infolab est né d'un questionnement initialement autour de la question de la gestion des données et de l'information au sein des instances de démocratie locale et de leur écosystème (associations, service de démocratie locale...) croisée à l'Open Data. Après plusieurs ateliers, Avons-nous besoin d'un infolab à l'Open-Data Week de Nantes, Avons-nous besoin d'un infolab? à Futur en Seine, La fabrique de données Forum des Usages Coopératifs de Brest, et la participation à une étude sur "L'Open-Data et la concertation" publication fin novembre par l'association Décider Ensemble les contours de l'infolab citoyen se dessinent plus précisément.

      Nous partagerons avec vous la construction de cet Infolab Citoyen d'ici le 10 novembre.

      Nous vous invitons à venir le découvrir grandeur nature lors de l'évènement "Paris Citoyens", de la Mairie de Paris les 9 et 10 novembre prochain! Au coeur des échanges de ces deux journées : le lien entre le numérique et la démocratie.

      Avant de dévoiler le programme détaillé de Paris citoyen très prochainement, voici les deux temps forts qui rythmeront les 9 et 10 novembre :

      - Une conférence le vendredi 9 novembre à 18h30, à la Bourse du travail, sur le thème " Le numérique, un enjeu pour les associations, les citoyens et la démocratie".

      Cette conférence est précédée d'une heure d'"atelier tweet". Alors n'oubliez pas vos smartphones et autres tablettes pour vous initier à Tweeter!
      L'objectif de cette conférence : la mobilisation des associations et citoyens par le biais des pratiques numériques. Une large place est donnée à la parole d'experts, d'associations et à la salle qui pourra réagir notamment par le biais d'un fil twitter, en temps réel.

      - La journée du samedi 10 novembre à l’Hôtel de Ville de Paris, avec au programme :

      • Le partage des bonnes pratiques autour d'intervenants venus d'horizons divers : experts, praticiens, usagers, grands universitaires, grand public.
      • Des animations participatives variées : un village associatif, une agora, un espace "débats publics", des ateliers participatifs, des bar-camps...
      • Et des problématiques actuelles : l'ouverture des données publiques, les micro-financements des projets associatifs, ou encore faut-il être bac+12 pour participer à la vie de la cité ?

      Les inscriptions seront bientôt ouvertes sur le site de la Mairie de Paris.

    • Lift c'est demain et nous aurons l'occasion de travailler une journée, le 28 septembre, sur les promesses de Questions Numériques dont démocratie retrouvée, augmentée, étendue si elle est retenue. Et nous aurons une séance de rattrapage le mercredi 24 octobre à l'école Boulle à Paris. Vous pouvez suivre le groupe Questions Numériques.

      Une démocratie retrouvée, augmentée, étendue

      Le numérique élargit l’accès à l’information et à l’expression, et par conséquent la démocratie. Il est l’outil de ceux qui combattent les dictatures. Dans les démocraties représentatives, il contribue à la transparence, au rapprochement entre élus et citoyens, à la participation à la vie publique. Il crée une démocratie continue, quotidienne, interactive.


      “Pour les citoyens, l'Internet représente un moyen unique d'information et d'éducation et peut par là-même contribuer utilement à la promotion de la liberté, de la démocratie et des droits de l'homme.”
      G8, Deauville, 2011

      "La démocratie citoyenne, le débat, le chat… Les hommes et les femmes politiques y donnent désormais des rendez-vous, y font aussi leur campagne et y présentent leurs projets. Ils vont au-devant des citoyens, des leaders d'opinion, pour affiner leur programme et répondre encore plus à la réalité sociétale. Avec cette interactivité, tous les citoyens peuvent s'exprimer. Le web 2.0 a fait en sorte que l'invention, et même ce que l'on appelle désormais la "co-invention", appartiennent à tous ceux qui peuvent développer des programmes et des projets sur un ordinateur. La culture politique est à la portée de tous." – Georges-Marc Benamou dans Parole d'élus, 2007

      “Construire et développer sa ville est une ambition qui ne peut être menée à bien sans la participation active des citoyens. Les technologies nouvelles constituent un moyen formidable de proximité offrant à chacun la possibilité de s’impliquer dans la vie locale.”
      Jean-Claude Weiss, Maire de Notre Dame de Gravenchon, 2009

      “En s’appuyant sur les nouveaux outils d’information et de communication, (...) cette ‘citoyenneté active’ transforme en profondeur le rôle des élus, devenus des médiateurs entre les citoyens au lieu de confisquer le pouvoir de représentation, ainsi que celui de l’administration, qui redécouvre la vraie dimension publique.”
      De la pyramide aux réseaux, 2007

      “La démocratie relie les gens aux processus de décision. Nous aidons les institutions publiques du monde entier à le faire en leur fournissant d’extraordinaires apps de démocratie numérique et des logiciels de participation pour faciliter l’élaboration de politiques publiques et les consultations en ligne.”
      Site de la société Delib



      Ceux qui doutent, ceux qui vont plus loin


      Se méfier des illusions !
      “Dans la mesure où il fait fi de la durée nécessaire à la construction rationnelle du jugement et au dépassement volontaire des intérêts particuliers, le vote électronique est une dangereuse illusion.”
      Marc Guillaume, 1999

      “Nous ne devons pas permettre aux TIC d’être utilisées de manière à retirer involontairement du pouvoir de nos représentants. Nous devons nous assurer que les institutions publiques continuent de se contrôler les unes les autres et ne pas permettre à l’inégalité des moyens d’investissements informatiques de déséquilibrer notre édifice constitutionnel. J’attends des parlements comme des collectivités locales de prendre le défi numérique à bras le corps afin de préserver leur pertinence politique et conserver le pouvoir qu’elles détiennent encore.”
      Steven Clift, 2002

      Une démocratie rénovée a besoin de citoyens actifs !
      “Le Nouveau Monde de la démocratie d’interaction ne prendra ainsi forme que si émerge à ses côtés un nouveau journalisme rénové, susceptible de lier une fonction d’animation de débat public à une capacité de présence active à la  société par l’investigation, et à une entreprise de déchiffrement intellectuel de la complexité du monde.”
      Pierre Rosanvallon, La légitimité démocratique, 2010

      “Le problème politique le plus fondamental que pose le développement du réseau est peut-être le contrôle de cette agora publique par les citoyens eux-mêmes.”

      Manuel Castells, La Galaxie Internet, 2001

      Ce n’est qu’un début !

      “Révolution numérique, mais appareils politiques restés à quai.
      Nouveaux usages, mais contrôles d’un autre âge.
      Cultures libres, mais marchands aux aguets.
      Les nouvelles technologies changent le monde, et elles le font maintenant. Une possibilité s’offre désormais à nous tous: reprendre le contrôle de notre vie publique, ou laisser le Vieux Monde diriger toujours et contrôler encore.
      Moussaillons ou vieux loups de mer, déçus de la politique ou utopistes, montez à bord.”
      David Dufresne et Pierre Mounier, Parti Pirate, 2012

      “La démocratie directe dans le cyberspace mettrait en œuvre une civilité assistée par ordinateur. Elle pourrait prendre la forme d’un grand jeu collectif dans lequel gagneraient (mais toujours à titre provisoire) les plus coopératifs, les plus urbains, les meilleurs producteurs de variété consonantes… et non les plus habiles à prendre le pouvoir, à étouffer la voix des autres ou à capter des masses anonymes dns des catégories molaires. (...) On passerait donc de la puissance démocratique (du grec démos : peuple, et kratein: commander) à celui de la démodynamique (du grec dunamis : force, puissance).”
      Pierre LEVY, L’intelligence collective, 1997

      “La ‘pensée collective’ (We-Think) fournit une base organisationnelle différente à notre société, qui nous encourage à partager plus, à agit d’une manière plus collaborative et participative et par là, qui étend la démocratie, l’égalité et la liberté.”
      Charles Leadbeater, We Think, 2008

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      Je vous l'annonçais dans un précédent billet. Je publie les 3 pistes de scénarios du   programme Innovations demcoraTIC.

      Il s'agit d'un document de travail, nous vous proposons de venir les finaliser avec nous le 4 et/ou le 5 octobre en atelier à la Fing, ou de nous faire un retour par mail fguibe@fing.org

       

      LES SCENARIOS

       

       

      Inscription:

      Atelier #1: jeudi 4 octobre de 14h à 17h

      Atelier #2: vendredi 5 octobre de 09h30 à 12h30

    • Lors du Forum des Usages coopératifs de Brest nous avons co-animé un atelier sur la fabrique de données. Cet atelier a été l'occasion de tester une des étapes de l'infolab citoyen. Nous aurons l'occasion de tester l'infolab citoyen grandeur nature lors de "Paris Citoyens" événement de la Mairie de Paris qui se déroulera le 10 novembre.

      Nous vous proposons de lire l'article de Simon Chignard publié sur son blog donneesouvertes.info

      A l’occasion du Forum des Usages coopératifs de l’Internet à Brest, j’ai eu le plaisir de co-animer une session consacrée à la fabrique des données avec Loïc Hay de La Fonderie (agence numérique d’Ile-de-France) et la Fondation Internet nouvelle génération. Ce billet retrace cette expérience pratique de mise en place d’un infolab, dans un temps et un lieu déterminé.

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      De droite à gauche : Denis Pansu (Fing), Loïc Haÿ (La Fonderie) et moi – crédit photo La Fonderie

      1 – La fabrique des données

      La fabrique des données propose d’illustrer une démarche de réutilisation de données ouvertes. De la recherche de la matière première, jusqu’à la réalisation de quelques infovisualisations, cet atelier combine dans un format court (2h30) une approche critique (d’où viennent les données ?) et pratique (comment les représenter ?).

      2 – Le thème retenu : les prénoms

      Nous avons retenu la thématique des prénoms pour ce premier atelier. Le prénom présente plusieurs avantages :
      - d’abord on en a tous un ! (voire deux, trois ou quatre). Chacun peut se sentir concerné par cette thématique, a fortiori s’il a des enfants et s’est donc déjà retrouvé en position de choisir un prénom,
      - ensuite, la matière première est disponible : les jeux concernant les prénoms les plus populaires sont disponibles sur les portails open data de Paris, Nantes et Rennes. Plutôt que de râler contre la non-disponibilité des données, utilisons celles qui sont déjà proposées !
      - les jeux de données sont faciles à appréhender et à comprendre. Nul besoin de savoir développer une application mobile ou d’être un expert de la comptabilité publique pour s’en saisir.

      Nous nous sommes ensuite appuyé sur une actualité de ce début juillet : la publication par Baptiste Coulmont (sociologue et auteur de “Sociologie des prénoms“ aux éditions La Découverte) d’une étude sur les prénoms des candidats au bac ayant reçu la mention très bien. Elle révele des succès très différents pour les Eleonore et les Jessica, les Augustin et les Kevin.

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      Prénoms et mentions TB au bac par Baptiste Coulmont (source coulmont.com/blog)

      La représentation graphique fait réagir la salle, et elle est surtout pour nous l’occasion de souligner la confusion fréquente entre corrélation et causalité – ce n’est pas le prénom qui détermine le résultat au bac (contrairement à ce que laissent penser nombre d’articles de presse qui ont repris l’information) !

      Le prénom est un marqueur d’un milieu social ou d’une région. Ainsi, Loïc explique qu’on lui demande souvent quelles sont ses racines bretonnes (réponse : aucune). Bref le prénom laisse imaginer – à tort ou à raison – beaucoup de choses sur celui qui le porte … et sur celui qui le donne (voire sur celui qui le juge).

      3 – D’abord, apprendre à lire les données

      Après cette introduction sur les prénoms, j’aborde le “tronçon commun” de tous les ateliers que j’anime, c’est-à-dire une courte séquence pour expliquer la différence entre une donnée et une information, une donnée publique et une donnée ouverte… Donner des bases de compréhension me semble plus que jamais indispensable et c’est en tout cas un pré-requis avant de pénétrer dans la fabrique des données.

      Nous proposons ensuite aux participants de découvrir les jeux de données disponibles sur les portails open data de Paris, Nantes et Rennes. Chacun est invité à suivre les liens à partir de son propre ordinateur. J’ai volontairement fourni l’adresse des pages descriptives des jeux de données (et non le lien de téléchargement) or la majorité de nos participants commencent d’abord par télécharger le fichier lui-même… Comment ce fichier a-t-il été constitué ? Que comprend-t-il ? Que nous raconte-t-il ? Quelle est la licence  juridique applicable ? On ne peut répondre à aucune de ces questions sans consulter la notice de chaque jeu de données – c’est une démonstration “par l’exemple” et une première illustration de l’importance des métadonnées.

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      crédit photo La Fonderie

      Une dizaine de minutes sont consacrées à une lecture critique et comparée des trois jeux de données. Les participants notent ainsi que les stratégies de diffusion ne sont pas les mêmes selon les villes. Paris ne distingue pas les filles des garçons pour les naissances intervenues avant 2011 – Camille par exemple est un prénom populaire dans la capitale. Rennes et Paris proposent un fichier consolidé pour plusieurs années, alors que Nantes a scindé chaque année dans un fichier spécifique – un moyen pas bien méchant mais pas discret non plus de “gonfler” artificiellement le nombre de jeux de données disponibles…

      On constate aussi que d’une manière générale les prénoms les plus populaires – ceux qui figurent dans le top10 – sont souvent les mêmes dans les 3 villes : Emma, Manon, Matthis, …

      Les participants remarquent aussi, sur les portails de Rennes et Nantes, la mention d’une soi-disant recommandation de la CNIL sur les prénoms ayant été donnés moins de 6 fois au cours de l’année considérée (nous reviendrons dans un prochain billet sur cette “recommandation”… l’histoire vaut vraiment le détour !). Cela signifie en pratique que les fichiers ne comportent pas tous les prénoms donnés afin de respecter la vie privée des individus. Cela nous amène à évoquer rapidement les problématiques d’anonymisation à partir des données personnelles.

      Ayant bien fait le tour de notre matière première, de ses atouts mais aussi de ses limites, je passe la main à Loïc Haÿ pour la suite de l’atelier. Maintenant que nous savons “lire” les données, on passe au niveau supérieur : l’écriture.

      4 – Ensuite, apprendre à écrire

      Loïc montre tout d’abord deux exemples de visualisations que l’on peut réaliser facilement : des “nuages de tag” reprenant les 150 prénoms les plus populaires à Rennes et Nantes pour l’année 2008. Il explique ensuite comment les réaliser à partir du site wordle.net.

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      “La Dataviz de la dataviz” par WeDoData pour Expoviz – La Fonderie

      La Fonderie, agence numérique Ile de France est à l’origine de l’exposition Expoviz consacrée à la visualisation de données. A cette occasion, l’agence WeDoData a réalisé le poster “La Dataviz de la dataviz” que Loïc nous détaille. Il insiste notamment sur la grande diversité des modes de représentation possibles des données (dont la photovisualisation). La parole est ensuite donnée à la salle : et vous, comment aimeriez-vous représenter les données concernant les prénoms ?

      Léa Lacroix explique le travail qu’elle a réalisée pour son site LesPtitsRennais, on évoque l’idée d’une photographie de petites Emma, Manon et Louise sur les marches d’un escalier, pour illustrer le classement qui change d’une année sur l’autre. L’idée de classement revient souvent et nous cherchons donc de l’inspiration du côté des résultats sportifs… Un participant nous fait à juste titre remarquer que l’on devrait d’abord définir ce que l’on cherche à montrer – avant de chercher le bon outil pour le faire !

      Loïc présente différents outils de représentation de données dont Many Eyes. Certains sont accessibles au plus grand nombre, d’autres réclament plus de temps pour les maîtriser.

      5 – Oups, on a fait un infolab !

      Revenons maintenant sur le titre de ce billet, “oups, on a fait un infolab“. Le concept d’infolab a connu récemment un regain d’intérêt suite à l’article d’Internet Actu “Avons-nous besoin d’infolabs ?“, article qui reprend les réflexions en cours à la Fondation Internet nouvelle génération sur les modes d’appropriation des données. Notre atelier brestois s’est d’ailleurs conclu par une intervention de Denis Pansu de la FING sur ce propos.

      On sent bien que la problématique de l’animation autour de l’open data, de son accès à un public plus large que les seuls développeurs suscite de nombreuses réflexions – le sujet était d’ailleurs central lors de la semaine européenne de l’open data. La Fonderie avec Expoviz, ou moi-même avec les ateliers autour des données de mobilité, nous expérimentons de nouveaux formats d’animation et de transmission…

      Initialement une blague partagée avec Loïc, le titre de ce billet traduit aussi une conviction : ce dont nous avons avant tout besoin ce sont des médiateurs motivés (et si possible compétents)… qu’ils travaillent ou pas dans un “infolab”.

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      L'intégration de l'usage du numérique dans les démocraties locales par la mise en place de laboratoire d'usages innovants, c'était notre point de départ en 2010. Après deux ans, à mener des expérimentations avec nos partenaires (Mairie de Paris, Conseil Général de l'Essonne, Conseil Général de la Seine-Saint Denis, Conseil Général du Val de Marne et la région Ile de France), à effectuer une veille à l'international, nous pouvons tirer un certain nombre de pistes que nous formalisons sous forme de scénario.

       

      Nous vous invitons à participer à deux ateliers le jeudi 4 octobre après-midi et le vendredi 5 octobre pour découvrir les scénarios élaborés cet été, et surtout les enrichir par vos expériences en tant que citoyen, consultants dans le domaine, agents de collectivité et élus.

      L'objectif de ces ateliers est de finaliser une série de scénarios qui sera présentée lors de notre événement de clôture qui se déroulera en février. Votre présence n'est pas obligatoire aux deux ateliers.

      Nous publierons prochainement les matériaux utiles pour les ateliers.

      Inscription:

      Atelier #1: jeudi 4 octobre de 14h à 17h

      Atelier #2: vendredi 5 octobre de 09h30 à 12h30

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      En octobre 2011, la Fing organisait un accélérateur de projets avec la région Ile de France pour soutenir des projets associatifs en lien avec le numérique. Cette journée faisait partie du programme Démocratie en Réseaux et avait pour objectif d'apporter des solutions à des problématiques rencontrées par 6 associations.

      Lors de cet accélérateur une soixantaine d'experts sont venus partager leurs expériences, connaissances et carnets d'adresse. Nous avons repris contact avec les 6 associations présentes pour mesurer l'impact sur leur activité. 4 associations ont répondu à nos questions et les retours sont positifs. Nosu vous proposons de découvrir dans le détail le retour des projets.

       

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      La Mairie de Paris, un de nos partenaires, lance une étude sur la vie citoyenne à Paris l'objectif est d'évlauer la participation citoyenne à Paris. La Commission Parisienne et la Mission Démocratie Locale proposent un questionnaire en ligne et pour les parisien(nes) qui souhaitent approfondir des réunions sont proposées.

      Crédits photo: Mairie de Paris

       

      Cette initiative est à souligner, elle allie une partie en ligne et une partie présentielle. Les deux modalités de sollicitation se font en parallèle, il sera intéressant de mesurer les retours au point de vue qualitatif et quantitatif et également de comparer si les résultats se recoupent selon le mode de consultation.

      Nous vous proposons de participer au questionnaire et également de participer aux dates proposées en juillet.

      Nous menons depuis trois des actions dans le cadre de notre partenariat avec la Mission de Démocratie Locale de Paris. Elle a été créée en novembre 2002, est placée au sein de la Direction des Usagers, des Citoyens et des Territoires (DUCT). Elle est conçue comme un "espace ressource" ayant pour mission le soutien, le développement et l'organisation d'actions parisiennes en matière de démocratie locale. Elle est par ailleurs un lieu ressource des expériences menées dans ce domaine.


      Trois objectifs majeurs :
      Dans une optique de gestion de projet, de recherche action, elle vise à :
      - Conforter, mettre en cohérence et valoriser les dispositifs de DL, en jouant son rôle d’expert, de conseil en accentuant son travail sur l’innovation.
      - Apporter une aide méthodologique, aux services de la ville de Paris, aux Arrondissements, aux instances de démocratie locale en favorisant l’émergence d’une culture commune de la participation.
      - Valorise et favorise les « bonnes pratiques », notamment dans le cadre d’évènements portés où dans lesquels elle s’inscrit.

       

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      Le 5ème Forum des usages coopératifs de l’Internet et du multimédia aura pour thème :

       

      • les territoires en réseau au coeur des dynamiques de médiation, d'innovation, de lien social et de développement local,
      • et les figures de la médiation et de la coopération pour mettre en valeur ces milliers de personnes qui par leur attention aux autres, leurs pratiques collaboratives font vivre ces territoires en réseau.

       

      L'équipe Innovations democratic co-anime un atelier sur la fabrication de données avec Loïc Haÿ de la Fonderie et Simon Chignard de la Cantine de Rennes:

       

      Cet atelier alimente une réflexion que nous menons sur le concept de l’infolab citoyen. Il s'agit s'un temps  sous forme d'ateliers destiné à croiser l’OpenData, les données privées, les données qualifiées et la citoyenneté en proposant à chacun, que ce soit un acteur public ou un citoyen, de produire et de s’approprier des données ouvertes afin de faire immerger de nouveaux usages et nouveaux moyens de médiation.

      L’évènement Infolab, constitué de plusieurs étapes (Immerger, Découvrir, Fabriquer, Prototyper), permettra à chacun de comprendre et s’informer sur les enjeux de la données dans l'exercie de la citoyenneté.

      Cette manifestation est organisée par la ville de Brest, la région Bretagne et Télécom Bretagne avec le soutien de e-mégalis Bretagne, du Ministère de la Culture et de la Communication, de la Délégation aux Usages de l'internet et en partenariat avec la FING, le laboratoire des usages Marsouin, l'AFEIT, la Meito, Créatif, la ville de Rennes, Imagination for People.

      Ce forum des usages coopératif allie sur 3 jours

      • des conférences qui cadrent des problématiques,
      •  des sessions thématiques, rencontres professionnelles ouvertes,
      • des ateliers transverses qui font se croiser les publics,
      • des séances pratiques et animations découverte d'outils et usages

      dans un mode de travail participatif "tous acteurs" et convivial qui a fait le succès des quatre premières éditions.

      Et cette année, une journée supplémentaire en amont des rencontres, le off des rencontres le mardi 10 juillet.


      Le programme complet



    • Une demi-journée d’immersion dans la datavisualisation autour du programme savamment concocté par l’équipe de La Fonderie et plus particulièrement Loïc Haÿ et visite de l’expoviz.

      A l’issue de la matinée, on se pose la question si la datavisualisation n’est pas tout simplement de l’infographie améliorée ou peut-être comment pouvons-nous donner un autre nom à une pratique déjà présente dans nos quotidiens. Les conférences, tables rondes et l’exposition permettent de répondre à cette interrogation.

      La première conférence: Vers une nouvelle esthétique de l’information ? Mobiliser notre intelligence visuelle pour faire face au déluge des données de David McCandless, Information is beautiful

      La datavisualisation correspond réellement à un nouveau mode de représentation et d’exploitation de la donnée. La datavisualisation permet d’apporter une solution à partir d’une masse d’information. David McCandless a pris la métaphore de l’Atlas, quand nous sommes perdus nous nous aidons d’une carte.

      Il a fait une présentation, magistrale, de ce qu’est la datavisualisation en décryptant le process de maniement de la donnée pour aboutir à sa représentation:
      -       élaborer l’idée
      -       période de réflexion, mise sous forme de tableur excel des idées principales
      -       recherche des jeux de données
      -       schématisation de l’idée à partir des données
      -       représentation visuelle

      Dans le process, ainsi défini, 80% du temps est passé sur les 3 premières étapes et 20% seulement sur la schématisation et la représentation.

      L’enjeu de la datavisualisation est la transparence qu’elle offre ce qui contribue à favoriser l’expression de la démocratie. Dans ces publications David McCandless offre l’accès aux jeux de données contribuant à la constitution et à la réalisation de se représentation visuelle. Il estime à 20% de consultation des jeux de données.

      Une question se pose l’objectivité du traitement de la donnée ?

      La donnée ainsi exploitée ne peut pas être objective même si nous tendons vers un traitement objectif pour les intervenants de la table ronde, Vers de nouveaux modes de traitement de l’information ? La datavisualisation au cœur des pratiques journalistiques

      Entre en jeu le rôle du journaliste et toutes ces compétences expertes en terme de traitement de l’information et donc par voie de concomitance de la donnée.

      La datavisualisation permet au journaliste de représenter des informations produites sous forme de données difficilement exploitables en format texte ou sous forme de tableur. Le journaliste de Libération a pris pour exemple la représentation des emprunts toxiques auprès des collectivités territoriales. La réalisation de cette carte a permis aux deux journalistes et un développeur de convaincre la rédaction de l’importance du sujet et également d’apporter des informations enrichies aux lecteurs.

      Pour Caroline Goulard, il manquait une partie de représentation et de traitement des données. Le datajournalisme permet au journaliste de retrouver son rôle de médiateur car nous avons de nombreuses sources d’info avec les réseaux sociaux, blog… La dimension citoyenne et journalistique permet de retrouver un journaliste démocratique pour apporter de la lumière.

      Carte des emprunts toxiques

       

       

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      Dans la pratique du data journalisme, Alexandre Lechenet, de LeMonde.fr et de Matière Primaire soulève le choc des cultures.

      Alexandre Lechenet a illustré son propos avec une enquête sur le dépassement d’honoraire des médecins. Il a travaillé avec deux journalistes spécialisés sur la santé. Son travail a débuté avec une recherche sur le site d’ameli tarifs pour une agrégation sur une carte. Ce travail a été complété par une rencontre avec la Sécurité Sociale puis des médecins. Ces rencontres ont été rendues possibles par la mixité de l’équipe lui  et  deux journalistes.

      La carte des dépassements d’honoraires

       

       

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      Cette notion de choc des cultures est reprise par Caroline Goulard de Dataveyes qui est confrontée à une "opposition" des étudiants en journalisme lors de conférences dans des écoles de journalisme. La question du numérique interroge le métier du journalisme et non pas uniquement le datajournalisme.

      Le journaliste de Libération ira même plus loin en indiquant que le datajournalisme peut également être difficile d’accès pour certains lecteurs comme la possibilité de zoomer sur une google maps. Une période de pédagogie est nécessaire pour permettre l’appropriation de ce nouveau mode  de traitement de l’information.

      L’exposition a été conçue par Karen Bastien de Wedodata avec de nombreux exemples accompagnés de textes explicatifs et de mise en perspective. La direction artistique a été confiée à Marion Boucharlat.

      Découvrir l'expo en ligne ou retrouvez-là à Brest au 5ème forum des usages collaboratifs:

       

       

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    • Avec Regards Citoyens  et Décider Ensemble, nous avons  animé un atelier autour de trois thématiques qui peuvent apparaître compliqués au premier abord : démocratie participative, concertation et Open Data…

      Nous savions que nous allions éveiller la curiosité mais nous nous ne rendions pas compte que nous allions susciter l’intérêt et ouvrir de nouvelles pistes de réflexion à partir d’un exemple de concertation citoyenne.

       

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      Source Décider ensemble

      A partir d’une frise représentant le processus d’un débat idéal, les participants ont pu intervenir autour de trois questions :

      1/ Où les données interviennent?

      2/ Quelles types de données?

      3/ Qui? Quel acteur peut venir partager ses données?


      La contextualisation a été nécessaire pour l’appropriation des trois thématiques. Aurélien Sautière, de l’association Décider Ensemble, a expliqué ce qu’est une concertation.

       

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      Nous avons travaillé à partir de deux exemples concrets Saint Nazaire en 2030 et Nantes en 2030. Il est apparu rapidement la difficulté pour les acteurs des collectivités locales de définir ce qu’est une donnée. Benjamin Ooghe-Tabanou de Regards Citoyens s’est employé à définir ce qu’est un jeu de données.

       


      Nous avons pu définir plusieurs jeux de données nécessaires à une concertation :
      1/ les données brutes sur l’objet de la concertation
      2/ les données exploitées et retranscrites pour l’animation des données publiques
      3/ les données recueillies au cours de la concertation comme à Saint Nazaire des informations ont été recueillies sur les marchés de la ville à partir de tablettes numériques


      Nous avons ainsi mis en lumière le côté itératif de la démarche, au cours d’une concertation les données s’enrichissent et doivent être relues et réinterprétées régulièrement.


      Au niveau des acteurs, il a été identifié les citoyens, les collectivités territoriales.


      Le questionnement central de cet atelier a été de quelle manière la collectivité instigatrice de la démarche restitue les données recueillies et retravaillées ayant permis l’élaboration de la décision. L’objectif de cette restitution des données à tous les acteurs est la transparence du processus de décision avec un accès aux mêmes sources d’information.


      La question est ouverte et peut-être source d’expérimentation dans le rendu du processus de la décision politique.

       

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      Source Décider Ensemble, modifiée à l’issue de l’atelier


       

    • Nous soutenons l'initiative portée par Christophe Tallec, designer de services d'Utilisacteur, qui a décidé d'importer à Paris un concept australien, le Govjam.

      Le GovJamParis, c’est 2 jours pour innover sur les enjeux du secteur public par le design de services, une rencontre ouverte à tous qui aura lieu du 5 au 7 Juin 2012. En voici les règles.

      Les places pour le jam sont limitées à 40 participants lors des 2 jours de jam et 80 lors des conférences d’ouverture et de restitution du 5 et 7 Juin, inscrivez-vous !   

      Le GovjamParis est un évènement satellite du “GovJam 12”, un format pilote de 2 jours  pour produire des approches innovantes et des solutions en équipe pluri-disciplinaire sur les enjeux et les problématiques du service public, co-organisé par l’Agence pour la promotion de la création industrielle et Utilisacteur

      Le « #Govjam » est une initiative du Gouvernement Australien, Département de l’Industrie, de l’Innovation, de la Science, de la Recherche et du Secteur Tertiaire, de Protopartners, agence de design de services Australienne et de WorkPlayExperience, les personnes derrière le Global Service Jam

      Découvrez les premiers pays participants.

      Programme

      Le programme de cet évènement est en cours de composition, en voici la synthèse :

      le 5 Juin a 19h15, une conférence d’introduction et l’annonce du thème du challenge sera suivie d’un premier temps de rencontre entre participants pour se constituer en équipes pluri-disciplinaires. Les premiers brainstorming pour les plus courageux se feront jusqu’à 21h00.

      - la journée du 6 juin sera consacrée à identifier les différents enjeux et retenir la problématique traitée, aller l’explorer sur le terrain et obtenir les retours des différents acteurs de cette problématique, se partager les premières méthodologies de travail design de services … Les équipes les plus rapides seront déjà prêtes pour commencer le prototypage de leurs solutions, services… En fin de journée, les scénario des solutions et/ou des nouveaux services inventés par les équipes seront discutés

      - la journée du 7 Juin sera une vraie course contre la montre où les équipes prototyperont et développeront leurs solutions et services jusqu’à 15h00, limite a laquelle où les travaux seront publiés en ligne, en Creative Commons (voir les règles

      Qui peut participer ?

      Tout le monde. Mais pour cet évènement pilote, 40 participants concourront sur au govjamparis, les inscriptions seront ouvertes très prochainement.

      Etudiant en Sciences Politiques, Design, spécialiste de la transformation du secteur public, administration, agence, entreprise, vous êtes les très bienvenus !

      Dans le cadre de cet évènement pilote, les conférences d’ouverture du govjam et de clôture, moment de restitution du travail des équipes, seront ouvertes à une audience de 80 participants.

      Lieu

      La Mutinerie, espace de coworking, est sponsor de la rencontre et accueille le govjam Paris en faisant bénéficier l’évènement d’un tarif préférentiel d’hébergement.

    • Encourager l’exercice d’une citoyenneté active qui alimente le processus de décisions publiques.

      La région Ile de France et plus particulièrement la mission démocratie régionale et jeunesse lance un nouvel appel à projets.

      Objectifs de l'appel

      Ce dispositif concerne des programmes annuels ou programmes pluriannuels visant à renforcer l’implication de la société civile organisée et des citoyens dans la vie publique, ainsi que d’améliorer la nature et le contenu des échanges au sein de la société civile et entre société civile et institutions.

      Les actions éligibles au soutien régional devront ainsi répondre à au moins l’un des deux grands objectifs suivants, sachant que le premier peut être considéré comme un préalable au second :
      . Encourager l’exercice d’une citoyenneté active : un objectif de citoyenneté
      . Alimenter le processus de décisions publiques : un objectif de démocratie

      Contact

      projets-citoyens@iledefrance.fr

      Télécharger les documents

      Règlement du dispositif

      Candidature

      Bilan simplifié

      Compte de résultats

      Plus d'information

       

    • L'Open Data, par tous et pour tous : acteurs publics, entreprise, journalistes, chercheurs, associatifs, innovateurs et vous!

      L’ouverture des données, et en particulier des données publiques, marque un nouveau paradigme dans les sociétés démocratiques.

      • ° L’émergence d’un foisonnement de données augure d’un nouveau rapport à l’information : à la diffusion, au partage, à l’analyse, à la co-production.
      • ° De nouveaux intermédiaires (designers, journalistes, statisticiens, développeurs) sont nécessaires pour faire émerger le sens des données.
      • ° De nouvelles représentations (géolocalisées, graphiques…) s’imposent dans le paysage, et dont il faut connaître les clés de lecture, les codes. 

      Pour les habitants et les usagers du territoire cette dynamique d’ouverture n’aura du sens que si elle produit des effets concrets, significatifs et perceptibles : des services nouveaux ou améliorés, une participation accrue à la vie démocratie locale.

      Nous vous invitons à venir débattre des enjeux citoyens de l'Open Data, à découvrir des initiatives citoyennes faisant usage de données ouvertes, à analyser comment tout cela transforme les conditions d'exercice de la démocratie locale, en participant à la Semaine européenne de l'Open Data, par tous et pour tous.

      Particulièrement la journée du 24 mai, où plusieurs ateliers porteront sur "Open Data et Démocratie locale". 


      Pour être tenus informés du programme des conférences et des ateliers, merci de nous laisser vos coordonnées. (L'événement est gratuit et ouvert à tous).
      Si vous êtes intéressés par le croisement du sujet "Open Data et démocratie locale" vous pouvez:

      1) répondre à ce petit questionnaire en ligne, 2) participer à la suite de nos travaux

    • Article rédigé par Marine Alberade

      Lors de la 4e rencontre du groupe de travail Citélabo OpenData, le 30 novembre à la mairie de Paris, les échanges ont porté sur l'appropriation par le plus grand nombre.

      Le mouvement d’Open Data fera-t-il l’objet d’une large appropriation citoyenne ? Alors que les initiatives d'Open Data se multiplient au sein des collectivités, et de l’Etat (mise en ligne d’EtaLab), mettant en avant des objectifs multiples (citoyens, économiques, une volonté d'améliorer les services rendus aux usagers), il est pertinent de se questionner sur les vertus citoyennes, attendues et avérées à ce jour, de l'open-data.

      Et si l’ouverture des données ne produisait aucune amélioration des exigences collectives de transparence, de participation démocratique, ou d’exercice de la citoyenneté ? questionnait Jacques-François Marchandise en introduction de cette rencontre.

      Comment construire les conditions de réussite de la rencontre entre démocratie participative et open data ?

       

      1 - La rencontre entre deux mondes…

      La rhétorique politique de l’Open Data  fait, à côté des enjeux économiques, une large place aux enjeux citoyens : la transparence des données, l’amélioration du service rendu aux usagers, l'augmentation des capacités d’interpellation citoyennes, etc. Paradoxalement, les acteurs portant la dynamique, dans le secteur public comme associatif, sont issus généralement d’univers plus techniques. Ils disposent en cela d’une bonne compréhension des enjeux technologiques (les formats d’accès, les licences de réutilisation, les bases de données…), ce qui est heureux car la technique n’est jamais neutre, rappelait Laurence Monnoyer-Smith. Mais pour les néophytes, ces enjeux apparaissent facilement « technicistes », et peu attrayants.

      C’est peut-être pour ça que les acteurs traditionnels de la démocratie participative, associatifs, militants, ne se sont pas emparés du sujet jusqu’à présent. Sujet qui n’est pas sur les agendas, précisait Pascal Aubert, Vice-président de la Fédération des Centres Sociaux et socioculturels et président de l’ADELS. Endossant volontairement dans cette assemblée un rôle de « représentant du reste du monde », Pascal Aubert s’alarmait d’un gap d’usages dans la population, et d’un manque de compréhension des enjeux des outils numériques.

      Les conditions du croisement de ces deux mondes restent à construire. D’ailleurs cette rencontre est-elle vraiment souhaitée ? Bernard Pissaro, de l’Institut Renaudot et du collectif Pouvoir d’Agir faisait part de la difficulté d’accéder à certaines données par exemple celles liées à l’insalubrité des logements (cf. saturnisme), ou à la santé publique (cf. chiffres statistiques nationaux du cancer du sein. Ces données existent à des échelles micro-locales, mais leur consolidation nationale n’est pas partagée). Les institutions et les décideurs rechignent à communiquer des données sensibles, pouvant mettre à jour un défaut d’action publique.

       

      2 – La transparence et le droit d’accès à l’information, une histoire ancienne

      Transparence et droit d'accès à l'information ne sont pas nés avec l'Open Data, et sont globalement des exigences anciennes en Europe ; la volonté de transparence était déjà consacrée par l'article 15 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789, par ces termes : « la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration  ». A la fin des années 70, en pleine période d’informatisation des administrations, La loi CADA est venue rajouter une possibilité supplémentaire d’accès aux documents administratifs.

      La transparence et le droit d’accès à l’information se retrouvent ensuite mis en avant dans tous les programmes successifs d’e-administration (programme Pagsi sous le gouvernement Jospin, le plan ReSo sous Raffarin …).

      La transparence ne crée pas à elle seule la confiance, rappelle Stéphanie Wojcik, maître de conférences à l’université Paris Est Créteil citant les travaux de Regina Connolly et Frank Bannister. Or dans l’Open Data, c’est la transparence des données qui est retenue, non pas celle du processus politique.

      L’association Regards Citoyens est venue à l’Open Data par ce biais-là : une vigilance portée à la transparence des processus et des actions en politique, explique Benjamin Ooghe-Tabanou. Le mouvement d’ouverture des données est arrivé à point nommé, offrant des outils supplémentaires. Nosdeputes.fr, lancé par l'association a ainsi fait de la réutilisation des données disponibles un principe. Fort de 1600 inscrits, le site fait aujourd'hui l'objet d'une participation régulière et de contributions fournies. 

      Mais le succès et la notoriété de Regards Citoyens ou LiberTIC ne doivent pas cacher leur caractère d’exception dans le panorama français. On peut même s’étonner aujourd’hui de la multiplicité des discours sur les vertus citoyennes de l’Open Data au regard de la modestie des réalisations.

      Il faut noter aussi, dans les discours politique, la confusion qui règne entre Open data / démocratie / transparence / participation, précise Stéphanie Wojcik. Laisser croire que l’Open data équivaudrait à une plus grande transparence, qui équivaudrait mécaniquement à une meilleure participation citoyenne…pourrait être risque de désillusion.

      On peut se demander par exemple si la récente ouverture du portail français ETALab va  servir à un plus grand contrôle des gouvernants par les citoyens. Sans doute est-il une brique nécessaire, mais pas suffisante. « Quand on a analysé par les chiffres que les réseaux d’eau étaient de meilleure qualité dans tel quartier riche plutôt que tel autre plus pauvre, comment faut-il s’y prendre pour agir en tant que citoyen ? » questionnait un participant… 

       

      3 - « La force de la donnée c’est d’être partagée ».
      Pour un service public « grand ouvert »

      Avec l’Open Data, la problématique de l’accès à l’information est dépassée. La donnée brute n’est pas de l’information, elle n’a pas de pouvoir en soi. L’accès aux données est un préalable, mais n’est pas suffisant pour être « performatif ». « La force de la donnée c’est ce qu’on en fait », c’est-à-dire comment et avec qui on la partage, comment on la réutilise, on la compare, ce qu’elle produit comme informations supplémentaires.

      Il est nécessaire de faire de la pédagogie auprès des utilisateurs finaux pour faire connaître les potentialités de l’OpenData, mais aussi auprès des acteurs publics pour qu’ils identifient un périmètre large d’utilisateurs de la donnée.

      C’est tout l’objectif de l’enquête mise en ligne par Orange Labs et Owni, en partenariat avec EveryDataLab et la FING. Une démarche aussi inédite qu’originale, « Où habitez-vous vraiment ?  ».

      Il s’agit d’analyser les décalages entre les perceptions spontanées que les habitants ont de leur territoire et la réalité renvoyée par les chiffres, expliquent Valérie Peugeot, prospectiviste à Orange Labs, et Marie Cousin d’Owni. A la fin du questionnaire, lors de l’analyse des résultats, beaucoup d’autres thèmes sont présentés ; le questionnaire aurait pu les aborder si les données avaient été accessibles.

      L’Open Data, c’est un véritable changement de paradigme pour l’acteur public. C’est une nouvelle posture d’ouverture et de participation, bien plus importante que celle vécue jusqu’à présent. Car la valeur produite vient du partage de la donnée, de l’ampleur et de la pertinence de sa réutilisation. Or celle-ci ne se fera pas forcément spontanément. L’acteur public va devoir jouer un rôle fort d’animation pour faire connaître les données existantes, pour inciter, soutenir, induire des réutilisations, etc. Il va aussi être en posture de réutilisateur de données produites par d’autres acteurs publics.

      Or au-delà des services qu’il rend et des droits régaliens, le service public est habituellement peu concerné par ce qui lui est extérieur. Cette tension entre une conception fermée du service public et l‘ouverture des données est significative de l’innovation de rupture, explique Laurence Monnoyer-Smith.

      Les « évangélistes  » de l'open-data affirment d'ailleurs 3 grands objectifs citoyens, rappelle Valérie Peugeot, sous-tendant des changements organisationnels clairs : l'amélioration des services publics, qui dépasseraient ainsi la logique traditionnelle de silo, le changement des rapports entre l'intérieur et l'extérieur de l'administration, et des vertus en matière de transformation de l'action publique.

       

      4 - Des besoins d’intermédiaires
      Pour un secteur associatif concerné

      Cette innovation de rupture n’épargne pas non plus le secteur associatif, qui va devoir prendre à bras le corps la problématique de l’Open Data dans toute sa complexité, dont technique. Habituellement, le numérique participe plutôt à diminuer les intermédiaires en développant des systèmes plus « horizontaux ». Dans le cas de l’Open Data, l’horizontalité exige de s’adjoindre de nouvelles compétences : journalistes-chercheurs, analystes de la donnée, statisticien, graphistes… pour analyser, trier, comprendre le sens de la donnée et du croisement de données, pour les représenter…

      L’association LiberTIC , animée par Claire Gallon à Nantes, s’est attelée depuis longtemps à créer des ponts entre des mondes qui ne se connaissent pas ; d’abord par le biais de l’insertion numérique des publics. Aujourd’hui elle accompagne les associations de l’économie sociale et solidaire sur la voie de l’Open Data.

       

      5 - Quelques pistes d’actions possibles

      Laurence Monnoyer-Smith, de l'Université Technique de Compiègne, concluait cette journée, en rappelant que si les tensions sont nombreuses, elles devront indéniablement être surmontées pour que l'open data fasse l'objet d'une appropriation par le plus grand nombre. Plusieurs propositions étaient évoquées, en écho aux échanges de la journée, pour aller dans cette direction : 

      La dimension politique des choix techniques
      La choix des licences, dans un processus d'open data n'est pas anodin, et doit faire l'objet d'une vraie réflexion ; loin d'être un aspect seulement technique, ce choix a une véritable dimension politique.

      Les différents modèles de licences ouvertes (CC-by, CC-by-SA, ou encore la licence ODBL...) sont à choisir en fonction de la finalité des projets : la licence CC-by-sa, copyleft, va ainsi permettre une redistribution presque à l'infini, et un « cercle vertueux » de la réutilisation ; la licence ODBL va elle encourager le réutilisateur à enrichir la donnée s'il la réutilise ; c'est la licence dont s'est inspirée Paris dans sa démarche d'Open Data, rappelle Jean-Philippe Clément, Chargé de mission TIC à la ville. Ces modèles devraient à priori coexister, au moins pendant quelques temps, selon Benjamin Ooghe-Tabanou de Regards Citoyens, mais confirment le rôle donné au crowdsourcing et plus globalement au citoyen dans l'open-data.

      Une définition collective des données
      Le Conseil Général de Saône-et-Loire, premier département engagé dans l'open-data (http://www.opendata71.fr/), a fait part de sa volonté de définir collectivement les données à ouvrir en instaurant un comité d'éthique, de 5 membres de la société civile ( une magistrate, un journaliste, un philosophe, un representant de l'UFC que choisir, un membre de l'INSEE,...), se réunissant régulièrement pour travailler sur des jeux de données ; il s'agit ainsi d'apporter un regard extérieur sur ces données, dans un objectif de transparence maximale. "On ne fera pas l'open-data seul", rappelait Pierre-Paul Pénillard du CG, pour expliquer ce fonctionnement. Cette définition collective des données est un véritable enjeu , permettant de déterminer les données intéressantes.

      Ce sont d'ailleurs des familles d'acteurs nouvelles qu'il est intéressant d'amener autour de la table, afin d'enrichir les données, la connaissance.

      Des actions de médiation nécessaires
      L'open-data devra faire l'objet d'un développement concerté, au-delà des comités d'éthiques déjà existants dans certaines initiatives, pour devenir un véritable enjeu citoyen. Mais pour que les citoyens, justement, s'emparent des données après leur libération, il est nécessaire d'accompagner le développement des usages, en instaurant des mesures de médiation et de connaissance. Enfin cette rencontre entre démocratie et open data ne pourra se faire que par une mise en réseau des initiatives, croisant les champs de l'open data et de la transparence, et de la démocratie participative, afin de comprendre leurs exigences et leurs traditions.

       

      La dynamique de l'open-data étant enclenchée, la question de l'appropriation par le plus grand nombre est aujourd'hui centrale. Cette thématique fera l'objet d'un groupe de travail en 2012 à la Fing...

       

    • Expérimentation avec la Mairie de Paris

      Le partenariat de la Mairie de Paris permettra d’approfondir la mise à disposition d’outils numériques pour des instances de démocratie locale comme les conseils de quartier et de conforter l’expérimentation de dispositifs de participation citoyenne hybridant le présentiel et le distanciel.


      Mise en œuvre :
          •    Rencontres et interviews des coordinateurs des conseils de quartier pour détecter les pratiques innovantes afin d’effectuer des échanges de savoirs entre les conseillers de quartier ;
          •    Participation à la réflexion de la DUCT sur l’Université Populaire de la Citoyenneté Active sur le volet de la capacitation citoyenne via le numérique à partir de la veille et des expérimentations menées par le programme Innovations democraTIC

      Expérimentation avec le Conseil Général de la Seine Saint Denis

      Le partenariat avec le Conseil Général de la Seine Saint Denis : expérimentation visant à favoriser le développement du Forum des Jeunes à partir de pratiques numériques innovantes.

      Mise en Œuvre :
          •    Expérimentation d’un dispositif « les clameurs » pour favoriser la prise de parole des Jeunes et promouvoir les actions du forum des jeunes via un usage numérique mobile
          •    Formation sur les techniques de Buzz sur internet pour faciliter la communication virale d’une instance de Jeunes.

      Expérimentation avec le Conseil Général du Val de Marne

      Le partenariat avec le Conseil Général du Val de Marne : poursuite de l’organisation de temps de rencontres entre agents et porteurs de projets innovants sur le champ de la démocratie numérique et enrichissement des expérimentations menées lors des deux premières années autour de la démocratie continue.

      Mise en œuvre : en cours de défintion

      Expérimentation avec le Conseil Général de l’Essonne

      Le partenariat avec le Conseil Général de l’Essonne : mise en relation avec des acteurs innovants avec la production d’un état des lieux des pratiques de numériques de démocratie participative afin d’accompagner des instances de démocratie participative dans l’élaboration de nouveaux outils et la diffusion de nouvelles pratiques de démocratie participative.

      Mise en œuvre :
          •    Organisation de deux workshops sur le thème de la redéfinition de la participation citoyenne au sein des conseils cantonaux, animation par un designer de services d’un groupe « pilote » composé de citoyens, associations, élus, agents. Le résultat de ces travaux donnera lieu à l’expérimentation d’une phase pilote ;
          •    Réflexion autour d’un projet de participation citoyenne existant sur la pertinence de l’introduction du numérique comme catalyseur de la participation citoyenne, le projet expérimental reste à définir.

      Restitution du programme Innovations democraTIC fin 2012

      Animation d’un temps de rencontre dont le format reste à définir sur un mode « colloque/conférence » mettant en perspective les expérimentations du programme sur une échelle plus large. Nos partenaires seront associés à cette démarche qui débutera au mois d’avril.

    • Le 27 octobre, l’équipe Innovations democraTIC a animé un accélérateur de projets autour de 6 projets associatifs utilisant le numérique pour favoriser la participation citoyenne. Cet accélérateur fait partie du programme « Démocratie en réseaux » animé par la Région Ile de France. Les associations présentes ont bénéficié de l’apport de 50 experts (voir la liste) pour accélérer leur projet sur des problématiques bien définies.

      Cet accélérateur avait pour vocation la démonstration de la vitalité des associations franciliennes ayant pour objet la participation citoyenne par le numérique. Les problématiques abordées étaient complémentaires allant de la pérennisation de l’objectif de l’association par de nouveaux modes de financement, de la constitution d’une communauté dite « physique » à l’animation de cette communauté sur une plateforme numérique avec la définition de solutions techniques répondant à ce nouvel usage des citoyens, de l’interconnexion de réseaux thématiques pour maximiser la transdisciplinarité et ainsi permettre la circulation des informations, de la recherche de nouveaux territoires d’expérimentation pour tester une nouvelle méthodologie à destination des parlementaires pour co-élaborer avec les citoyens des propositions de loi, et de la constitution et de l’implication citoyenne via une plate-forme numérique.

      Les problématiques soulevées par ces 6 associations ont un caractère récurrent dans le domaine de la participation citoyenne. Les experts présents ont donné des nouvelles pistes aux associations présentes par la proposition de mise en relation, de veille, de mise à disposition de solutions techniques, d’entraide…

      Nous vous proposons de retrouver les différentes propositions émises pour chacune des associations et de les enrichir via les commentaires si vous le souhaitez.

      Participons.frVoir la fiche projet
      Thème abordé : L’implication citoyenne
      Voir les propositions

      Parlement et citoyensVoir la fiche projet
      Thème abordé : Recherche de terrains d’expérimentation
      Voir les propositions

      Réseaux, mémoires et histoireVoir la fiche projet
      Thème abordé : La coopération entre les acteurs
      Voir les propositions

      AvicennVoir la fiche projet
      Thème abordé : Le financement
      Voir les propositions

      GrignywoodVoir la fiche projet
      Thème abordé : Les solutions techniques
      Voir les propositions

      Le Bonheur Brut CollectifVoir la fiche projet
      Thème abordé : L’élaboration d’indicateurs
      Voir les propositions

    • Vous avez jusqu’au 30 novembre 2011 pour candidater au nouvel appel à projets en faveur de la participation citoyenne et démocratique lancé par la Région Ile-de-France.


      Il concerne des projets annuels et des programmes pluriannuels, ayant pour vocation, d’une part, de renforcer les processus permettant d’impliquer toujours plus largement la société civile organisée et les citoyens dans la vie publique, et d’autre part, d’améliorer la nature et le contenu des échanges au sein de la société civile et entre société civile et institutions.

      Les actions éligibles au soutien régional devront ainsi répondre à au moins l’un des deux grands objectifs suivants, sachant que le premier peut être considéré comme un préalable au second :

      • un objectif de citoyenneté : Encourager l’exercice d’une citoyenneté active.
      • un objectif de démocratie : Alimenter le processus de décisions publiques.

      Lancement_appel_a_projets.jpg
      Attention, les dossiers remis dans le cadre de cet appel à projet ne pourront porter que sur des actions dont le démarrage interviendra au plus tôt en avril 2012.

      Informations pratiques :

      • Vous trouverez en téléchargement et sur le portail de la Région Ile-de-France (rubrique “appels à projets” ), le cahier des charges de l’appel à projets, qui expose les critères d’éligibilité et le cadre du soutien, et le formulaire de demande de subvention.
      • Pour tout renseignement et pour le dépôt informatique des dossiers, les candidats doivent s’adresser à : projets-citoyens@iledefrance.fr .
    • Cette matinale a été l'occasion de présenter la première expérimentation menée par le programme Innovations democraTIC avec la Mission Démocratie participative de la Décidé du Conseil Général du Val de Marne, et d'illustrer l'implication des designers de service pour développer une approche heuristique de l'expression de la participation en ligne au niveau de la démocratie locale.


      Un panorama international du design de service                                                             
      Par Christophe Tallec, designer de service

       

      La pratique du design de service en France est récente. Le designer de service se trouve au croisement de plusieurs méthodologies ( prototypage rapide de nouveaux services, visualisation de l'information...) et  travaille dans une équipe pluri-disciplinaire. Il s'appuie sur l'expérience de l'utilisateur pour co-produire.

      Christophe a présenté différentes expériences au niveau international pour illustrer son propos:

      - USA commit to vote inciter les gens à voter, asseoir la démo rendre tangible l’image du vote en terme entre usagers

      - New-York times organe de presse innovant, l’état émotionnel des votants avant le vote, pour trouver une nouvelle granularité

      - Institut pour le futur de Paolo Alto initie d'intéressantes simulations de services innovants entre usagers, notamment des expérimentations sur les réactions d'intelligence et TIC ou soft technologies en condition d'urgence. Le projet présenté est californian dreams, l'institut propose aux habitants de l'état californien mais aussi aux touristes / visiteurs, ce que serait leur vision de la Californie 2020 autour de 4 scénaaris entre open data, gouvernance par l'usager, ... 

      - Le Royaume-Uni service avec une culture de l'innovation , présentation de my police ....

        Présentation de l'après-débat de l'avis citoyen de l'observatoire égalité hommes-femmes du  Conseil Général du Val de Marne
        Par Armel Le Coz, designer de service

         

        La première expérimentation a été menée au sein de l'observatoire égalité hommes-femmes du Conseil Général du Val de Marne.

        25 citoyens et un groupe d'agents ont participé à des temps de rencontres au premier semestre 2010 sur le thème de l'égalité hommes-femmes. Les échanges ont été réunis dans un avis citoyen. Cet avis a été présenté aux élus au mois de mai. Depuis cette date, il est présenté dans les différents services du Conseil Général afin de voter le plan d'action.

        La finalité de cette expérience est de représenter visuellement l'après-débat pour que les citoyens suivent de manière tangible l'évolution et le suivi de l'avis au sein de l'institution jusqu'au vote en commission au mois de décembre.

        Cette expérimentation constitue la première action développée dans le cadre de notre partenariat avec le Conseil Général 94. La proposition, élaborée en collaboration avec Armel Le Coz, compte différents axes de travail que nous développerons et réadapterons sur d'autres projets du Conseil Général du 94.

        L'objectif final du programme est une réutilisation des outils numériques mis à disposition dans les différentes concertations mises en place par la Décidé.

        Visualiser la présentation

        image



         

      1. Parcours e-democratie

        Par Fabienne Guibé dans le groupe Innovations democraTIC le 17 novembre 2010

        imageUn article repris sur netpublic.fr de la Délégation aux Usages del'Internet. Un article sous licence creative commons by nc nd publié le 29 octobre 2010.

        L’association Villes Internet met à la disposition des animateurs d’espaces publics numériques (EPN) un outil pédagogique pour accompagner des groupes d’usagers d’EPN demandeurs d’informations ou que l’on souhaite sensibiliser à la démocratie participative en s’appuyant sur les outils numériques.

        En tant que structures d’accueil publiques d’initiation à l’informatique et aux TIC, les EPN constituent le lieu idéal pour les citoyens de tous âges qui souhaitent s’approprier ces outils.

        Soucieux de rendre le dispositif accessible au plus grand nombre, Villes Internet propose un format texte qui ouvre la navigation aux malvoyants.

        Le « Parcours Démocratie », réalisé avec le soutien de la Délégation aux usages de l’Internet,  propose aux animateurs d’EPN un média de formation à l’usage de tous. Il a été conçu pour les animateurs, de façon à être le plus accessible et le plus souple possible. La démarche est de garantir une autonomie maximale pour adapter son usage à la diversité de leurs besoins lors de temps accompagnés avec leurs publics. L’objectif est d’offrir de manière structurée, chronologique et pédagogique un aperçu des composantes et des leviers de la démocratie locale. Cela passe aussi bien par l’explication de notions « fondamentales » que des exemples concrets, en s’appuyant notamment sur des exercices ou modules interactifs.

        Les informations présentées peuvent permettre d’alimenter, de préparer et de structurer toute intervention ou réflexion dans ce domaine. On retient également la possibilité de s’inscrire sur un réseau communautaire propre à la plateforme. Cet espace est mis à disposition des utilisateurs pour participer aux applications et se tenir informé des dernières activités des autres usagers du réseau.

        La diffusion des pratiques numériques pour la démocratie locale est un enjeu majeur auquel Villes Internet est heureuse d’apporter son concours. Cette plateforme s’inscrit dans la lignée d’une coproduction avec la région Nord-pas-de-Calais sur le thème de l’e-démocratie. A travers ce projet Villes Internet souhaite accompagner les besoins des animateurs des EPN et répondre aux ambitions de la Délégation aux Usages de l’Internet.


      Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

      Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8