Blog de Thierry Marcou

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    La Ville de Rennes est l'un des 4 territoires partenaires du projet de recherche ANR (Agence Nationale de la Recherche) sur la modélisation des données de la marche et du vélo. Ce projet de recherche, piloté par le groupe Chronos, rassemble l'Université Technologique de Belfort-Montbéliard, l'Association des villes cyclables, le groupe Kéolis et la Fing, et les territoires partenaires qui sont, en plus de Rennes, Angers, Lorient et la Communauté urbaine de Bordeaux. Plus d'informations sur ce projet ici.

    Nous reproduisons sur ce blog, le billet paru sur le site de la Cantine de Rennes qui annonce la première réunion publique de lancement de la collecte de données citoyennes.Nous vous tiendrons régulièrement au courant sur ce blog du déroulement de cette initiative innovante. 

     

    Le projet de Partages, Usages et Modélisations de la Donnée Publique, retenu par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) consiste à construire collectivement avec les piétons et les cyclistes une carte des parcours dans la ville de Rennes. Nous connaissons les infrastructures: pistes cyclables, parcs vélo, largeurs des trottoirs,… etc.

    Mais, qu’en est-il de l’usage ? Combien d’utilisateurs ? À quelles heures ? Quels parcours ?…

    L’objectif est donc de connaître les habitudes et les itinéraires d’utilisateurs urbains de la marche et du vélo, grâce aux contributions de volontaires-usagers (avec des dispositifs numériques).

    Ce projet est assez passionnant car dans une logique complémentaire à la démarche « Open data », où le public et des entreprises ont créé des applications (surtout en lien avec les transports : bus, vélo) à partir de données ouvertes. Ici, le projet consiste à collecter des données des utilisateurs sur les parcours.

    Ce projet sera présenté au public durant la semaine de la mobilité, le 15 septembre à 18h30, à la Cantine numérique de Rennes :

    - présentation par les élus de la démarche,

    - démonstration des dispositifs (bracelets GPS, application mobile, carte ouverte) pour saisir ses parcours piétons/vélo.

    Ensuite, l’opération de récolte des parcours s’étalera du 25/09 au 10/10. Des ateliers pour aider les volontaires-usagers seront organisés à la Cantine Numérique.

    Par l’intermédiaire de nos partenaires (Groupe Chronos sur les temps dans la ville, Fondation Internet Nouvelle Génération, Villes Cyclables, Université de Belfort-Montbéliard), nous en faisons un véritable projet de recherche national soutenu par l’Agence Nationale de la Recherche.

     

     

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    Ce matin a vu la publication du portail des données ouvertes de la CUB : http://data.lacub.fr/

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    Cette initiative s'inscrit dans l'expérimentation d'ouverture des données publiques en cours, en collaboration avec la Fondation Internet Nouvelle Génération et Aquitaine Europe Communication, et en partenariat avec le Conseil Général de Gironde et le Conseil Régional d'Aquitaine.

    Le portail de données ouvertes de la CUB étant en phase de lancement, les données disponibles sur le site ne représentent qu'une première partie des données que la CUB souhaite potentiellement ouvrir. Toutes les remarques et suggestions sont les bienvenues, au travers du formulaire Contact.

     

    A ce jour, le site met à disposition des données géographiques aux formats ESRI shapefile et KMZ, et permet leur visualisation au travers de WebServices (WMS et WFS). Il propose aussi des données alphanumériques en CSV ou dans les formats natifs dans lequel elles sont utilisées dans nos services. La CUB va rendre prochainement les données géographiques accessibles au travers d'une API CUB, ainsi que, dès les moyens techniques le permettant mis en place, des données temps réel associées à ses missions.

     

    Du point de vue des fonctionnalités comme de celui de la quantité de données ouvertes, la CUB se place en challenger de Rennes, loin devant Paris et Montpellier :

     

     

    • 58 jeux de données ouverts (à mettre en rapport avec Montpellier (10aine), Paris (15aine), Rennes (130)),
    • présence d'API (peu commun)
    • prévisualisation des données cartographiques
    La CUB se soucie également de stimuler l'innovation et l'imagination en matière de réutilisation de ses données fraichement libérées, notamment dans le cadre des 3 ateliers Citélabo qui ont rassemblé un échantillon dynamique d'innovateurs locaux pour explorer ensemble les pistes d'innovation les plus prometteuses.

     

     

  • Transmise par notre ami et adhérent Frédéric Mazzella, fondateur et aimateur de Covoiturage.fr, cette vidéo inédite est la représentation animée des dizaines de milliers de trajets prévus par les membres de Covoiturage.fr sur le long weekend de l'ascension. Avec plus d'1 million de français inscrits, Covoiturage.fr est la plus grande communauté de covoitureurs en France et permet à plus de 200 000 personnes par mois de se déplacer sur des distances de l'ordre de 300km.

    Pour la première fois au monde une animation permet de connaitre à l'avance non pas des prévisions mais des trajets déclarés. Cette projection permet de visualiser le véritable réseau national de transport qu'orchestre Covoiturage.fr.

    Symbole de la consommation collaborative, Covoiturage.fr permet de voyager partout en France et en Europe en partageant les frais de transport. En annonçant leurs trajets à l'avance, les automobilistes qui partagent leur véhicule réduisent le trafic routier et permettent désormais d'anticiper le trafic réel.

    Méthodologie :

    Cette vidéo a été réalisée par Comuto, l'éditeur de Covoiturage.fr

    Les données concernant les trajets futurs sont extraites de manière anonyme. Les membres du réseau Covoiturage.fr renseignent à l'avance leur lieux de départ et d'arrivée, ainsi que l'heure de départ. Sur cette base, Comuto calcule l'itinéraire le plus probable de chaque véhicule, et projette une représentation du véhicule sur la carte de France minute par minute, afin de représenter le trafic routier. Sur la vidéo, une seconde représente 1h de trafic. L'indicateur coloré donne le pourcentage de trafic par rapport au pic de trafic sur la période de la vidéo (le moment où il y a le plus de trafic).

    Les départs du WE de l'Ascension

     

     

    Les retours du WE de l'Ascension :

     

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    Le vendredi 10 juin à 14h30, venez découvrir avec nous l'exposition "Objets du numérique, design d'un nouveau monde industriel", en compagnie de Jean-Louis Fréchin, concepteur de l'exposition.

    Une visite organisée dans le cadre de l'expédition en cours "Habitants connectés".

    Rendez-vous au Lieu du design, 74 rue du Faubourg St-Antoine, 75012 Paris Métro : Bastille ou Ledru-Rollin.

    Merci de vous inscrire

     

     

     

     




  • Projet de recherche et d’expérimentation pour l’année 2011-2012 piloté par Ruedi Baur et Sébastien Thiery au sein de l’EnsadLab - Ecrire la Ville / Ensad de Paris, et Bruno Latour au sein de l’Ecole des Arts Politiques - Sciences Po Paris.

     

    Problématique générale : Pour un design d’utopies urbaines de proximité.

    En silence, à travers de multiples signes et autres dispositifs urbains, la ville s’adresse. Que dit-elle ainsi, qu’exige-t-elle des corps que nous sommes ? Quels récits magnifie-t-elle ? Quels ordres et désordres organise-t-elle ? Comment saisir ses paroles silencieuses et leur portée politique ? Comment analyser les détails du théâtre qu’elles constituent et envisager sa transformation pour que la ville demeure un espace public digne de ce nom ?

    Les recherches développées dans ce programme visent à interroger le regard porté sur la ville et à problématiser ainsi l’art politique d’écrire la ville, une des dimensions de ce que nous nommons les « Ecritures cérémonielles ». A la frontière d’une anthropologie du contemporain et d’une pensée design, il accompagne des projets de recherche qui, par la prospective, doivent permettre d’interpeller les concepteurs d’espaces urbains comme les responsables des collectivités locales qui leur passent commande.

     

    Pour l’année 2011-2012 : Faire émerger le Campus Quartier Latin de Paris.

    Le Quartier latin s’avère sans doute l’un des plus grands campus du monde. Il demeure néanmoins non repéré comme tel. Une transformation des représentations doit conduire à révéler la vitalité de ce territoire : diversité des enseignements et recherches, multiplicité des ressources culturelles, multilinguisme, etc. Par les outils du design, il s’agit de donner un visage à ce territoire absent de nos cartographies mentales. Ainsi repensé, ce territoire pourra faire l’objet de multiples interventions urbaines qu’il s’agira de programmer – signalétique, scénographie urbaine, microarchitecture – favorisant l’émergen- ce des pratiques qui font la qualité d’un campus : rencontres, échanges, créations. Entre sciences humaines et pensée design, l’enjeu est de donner au Quartier Latin une identité telle qu’elle engage son devenir de territoire de production de savoirs au détriment du devenir de supermarché touristique qui semble, aujourd’hui, lui être promis.

    Ce projet de recherche se conçoit en partenariat avec l’Ecole des Arts Politiques (Sciences Po), et accueillera des chercheurs qui bénéficieront d’un double cursus durant cette année universitaire 2011-2012. Il s’adresse à des diplômés d’écoles d’art, de design, de sciences humaines, et de manière générale à tout chercheur inscrit dans ces problématiques pluridisciplinaires.

     

    Modalités d’inscription : Inscriptions en ligne jusqu’au 23 mai 2011 (9 heures) sur le site de l’ENSAD : www.ensad.fr/

     

    Informations complémentaires : sebastien.thiery [at] ensad.fr

  • Le 3éme et dernier atelier Cub-Citélabo "Ville et données ouvertes" aura lieu le 5 mai prochain de 14h à 18h dans les locaux de la CUB (rez-de-chaussée, Salon d'honneur).

    Objectifs de ce dernier atelier : muscler les 4 projets finalistes, repérer avec vous les points de blocage, les moyens de les contourner, resserrer les projets qui embrassent trop de choses, se focaliser sur les aspects réellement transformateurs, sur la production d’informations  neuves et utiles, sur l’existence et la pertinence des données publiques réutilisées, sur l’ergonomie des services, sur les partenariats.

    Inscription ici

    Venez nombreux !

     

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  • L’objectif de ce deuxième atelier était de sélectionner pour chacune des quatre thématiques (cf CR 1er atelier : http://citelabo.reseaufing.org/blog/ThierryMarcou/read/59571/communaut-urbaine-de-bordeaux-ateliers-citlabo) 2 idées parmi toutes celles formulées lors du premier, puis de les travailler pour produire un micro-scénario accompagné d’un communiqué de presse. Le respect de ces règles de départ a été variable selon les groupes. Les différentes idées et pistes d’innovations ont maintenant acquis des degrés de maturité variable.

    Nous reviendrons dans le 3e atelier sur ces idées en s’attachant à repérer les points de bloquage, les moyens de les contourner, à resserrer certains projets qui embrassent trop de choses, en se focalisant sur les aspects réellement transformateurs, sur la production d’informations  neuves et utiles, sur l’existence et la pertinence des données publiques réutilisées, sur l’ergonomie des services …

    Sélection des idées

    La première étape de sélection s’est appuyée sur une grille de 11 critères, ou défis, incarnés dans un jeu de cartes avec lequel les participants de chaque groupe ont pu évaluer toutes leurs premières idées. Une carte blanche était à la disposition des participants qui souhaitaient introduire un nouveau critère.

    cartes sélection idées

    Idées retenues après sélection

    • Données citoyennes : Crowdcubbing, SimCub/Coulisses de la Cub
    • Nouvelles représentations du territoire : GPS Déroutant, Données sensorielles de la Cub
    • Mobilité plus libre et plus durable : Au prochain arrêt, Données sensorielles de la ville
    • Co-construire la ville durable : Serious game déplacement, Monnaie Ville durable

    Micro-scénarios :

    Crowdcubbing :

    La Cub déploie une plate-forme de crowdsourcing pour compléter, enrichir ses jeux de données publiés. Des campagnes d’enrichissement de données sont lancées par la Cub à partir de cette plate-forme.

    Exemples de campagne : 
    • Compléter les données sur la couverture végétale dans l’espace public urbain en invitant les habitants à renseigner sur la plate-forme quelles sont les espèces végétales présentes dans leur jardin, sur leur balcon ou leur terrasse. 
    • Compléter des données sur l’architecture et l’urbanisme : types de fenêtres, portes, linteaux, ornements (cariatides, atlantes …)
    • collecter des données sur les déplacements, par exemple sur la marche

    SimCub :

    L’objet du jeu est de prendre la place d’un élu de la Cub, en choisissant une commission (environnement, transports, urbanisme). Le jeu se cale sur l’agenda officiel de la Cub, et des réunions de travail en commission programmées. Le joueur bénéficie des mêmes informations que l’élu réel (dossiers, rapports, plans …), et d’outils de simulation (calculette financière lui permettant d’apprécier l’impact de sa décision sur les finances de la Cub). A chaque nouvelle étape du process, les données de la réalité sont réinjectées dans le jeu.

    Au prochain arrêt :

    Pour se déplacer dans la ville, on combine différents réseaux de transport public : le tramway, le bus, le vélo partagé, etc. Pour faciliter le choix de l’itinéraire le plus approprié, on trouve des affichages dans la ville et dans les moyens de transport. Par exemple, dans le tramway, un écran informe de la disponibilité des Vcubs aux alentours de l’arrêt de tramway suivant. S’il n’y a pas de vélo libre, on peut descendre deux arrêts plus loin. Les informations sont mises à jour et assurent une meilleure optimisation du réseau. Pour en savoir plus, il existe aussi une application qui donne des informations détaillées en temps réel.

    GPS Déroutant

    Produire des trajets aléatoires (random) et mémoriser les trajets déjà proposés aux mêmes utilisateurs pour toujours lui en proposer un nouveau. Le GPS propose lors du trajet de s’arrêter pour regarder autour de soi, de découvrir des points d’intérêt, d’aller parler à quelqu’un par hasard et tout simplement de se perdre pour changer le rapport que l’on a avec la ville. 
    Version 1: GPS mobile ou web qui permet de se déplacer d'un point A à un point B via un trajet aléatoire et surprenant. L'utilisateur en fonction de son profil (plus de bancs, beaucoup de marche, prendre les transports en commun) et de son temps disponible, se perd et s'arrête au cours de son trajet pour découvrir de nouveaux lieux et des détails inconnus de la ville. 
    Version 2: Le GPS propose différentes typologies de profils (jeune, sénior, etc.), de trajets (A -> B, A -> ?), d'émotions (surprise, peur, rencontre, aventure) et de thématiques (patrimoine, culture, shopping, gastronomie, vin, musique, etc.). En fonction de ces typologies, le GPS guide de manière visuelle ou audio l'utilisateur vers de nouveaux lieux pour se perdre de manière intelligente dans la ville.
    Données utilisées
    Données publiques : bancs, toilettes, agenda des évènements, espaces verts, points d'intérêt touristique, état de la voirie, transport en commun, etc.
    Par le public (données crowdsourcées) : point d'intérêt, j'aime/j'aime pas, évènements, informations Wikipédia géolocalisées, Flickers, Foursquare sur certains lieux, connaissance des habitants sur des petits points d’intérêt et leurs histoires (à coupler avec un wiki local).
    Lowtech : fiches imprimées à disposition dans les lieux publics, les maisons de retraite, etc., que l’on choisi au hasard et qui propose un trajet avec les informations locales, les points d’intérêt (“faites 60 pas et arrêtez vous 5 min”).
    Audioguide touristique / routes qui n’existent pas...
    Communiqué de presse: Laissez-vous surprendre par votre GPS, pour découvrir la ville autrement, en fonction de vos goûts, du temps disponible et des émotions recherchées. Perdez-vous à la découverte de nouveaux horizons. 
    Le GPS propose lors du trajet de s’arrêter pour regarder autour de soi, de découvrir des points d’intérêt, d’aller parler à quelqu’un par hasard et tout simplement de se perdre pour changer le rapport que l’on a avec la ville. 
    Le GPS nous conduit donc à découvrir de nouveaux lieux, à s'arrêter pour regarder une rue dans le détail au lieu de banalement la traverser le reste du temps, à faire des détours plutôt que d’aller au plus court, à être informé des lieux et des évènements sur son trajet et à parler avec d’autres possesseurs de ce type de GPS, etc. Au fond, le GPS Déroutant permet échapper au déterminisme induit par les processus d’aide à la décision.

    Données sensorielles de la ville

    Version 1: Sentir le pouls de la ville : dispositif dans un espace public collectant différents indicateurs (bruit, cris dans les rues, transport, circulation, nombre de visiteurs dans les lieux public, personnes géolocalisées, check foursquare, tweets locaux, nombre de sms et communications téléphoniques, etc.) pour les matérialiser à travers l'ouïe (pouls, etc.), le toucher (vibrations, mouvements), la vue (jeux de lumière, etc.) et l'odorat (intensité), et ainsi sentir le niveau de mouvement de la ville à un instant donné.
    Version 2 : Place(s) de l'environnement : greffer des données sur le mobilier urbain ou sur l'architecture pour visualiser simplement et clairement le niveau de dépense énergétique des quartiers et de l'agglomération. 
    Ex. : Statue du recyclage, immeuble dont les étages sont allumés en fonction de la consommation d'électricité, fontaine qui matérialise la consommation d'eau des différentes parties de l'agglomération, dispositif en bas des lampadaires qui modifie leurs couleurs en fonction de la pollution dans la rue, densité des réseaux wifis dans l'espace. 
    Version 3: État des lieux de la CUB / Mon territoire en mouvement : prendre conscience du territoire qui nous entoure avec des indicateurs démographiques, économiques, sociaux (nombre d'habitants, âge moyen, revenu par quartiers, nombre de connexions internet (données AEC), naissances/décès, nouveaux arrivants dans la ville, nationalités représentées) grâce à des représentations visuelles (projection) sur différents supports (façades, sol d'une place, surface de l'eau, etc.). Les données sont visualisées à travers des pictogrammes à petite échelle (un habitant représenté par un pictogramme de quelques centimètres) qui sont projetés sur une grande surface pour "matérialiser" le nombre d'habitants. Faire la même chose avec l'ensemble des données, les m3 d'eau consommés, le nombre de voitures qui circulent dans l'agglomération, de vélos et de V3, etc.
    Communiqué de presse: Les données sensorielles de la ville : vivez la ville avec vos cinq sens. Un dispositif dans l'espace public vous permet d'appréhender en fonction des lieux le pouls de la ville (Sentir le pouls de la ville), sa qualité environnementale (Places de l'environnement) et son évolution sociodémographique (État des lieux de la CUB). Les données sont matérialisées à travers différents dispositifs dans l’espace public, pour que les données ne restent pas seulement des chiffres abstraits mais soient palpables, appréhendables et compréhensibles d’un simple coup d’œil.
     

    Serious game déplacements

    Sur mon PC :
    * je choisis un profil : handicapé, avec une poussette, mobilité réduite, beuré, etc.
    * je choisis un mode de transport (vélo, marche, multimodal)
    * je choisis un itinéraire et un horaire
    * je choisis un mode de parcours : touristique, gourmand, culturel, flaneur, sécurisé, utile, et je déroule le parcours choisis.
    Il y a un mode de jeu “hypothèse” où on teste une version hypothétique de la ville. Ce mode est utile à l’acteur public. Les acteurs publics déclarent leurs projets, leurs actions. Ils mettent à jour le jeu. Ils expliquent, ils étudient, ils répondent aux suggestions.
    Pendant le jeu je peux modifier et rajouter des éléments et évaluer/voter pour :
    * des suggestions
    * des améliorations
    * des problèmes
    * des informations

    Monnaie Ville durable

    Une carte, nominative préchargée ou blanche et sans crédit, est largement distribuée dans toute la CUB (bureaux de tabac, boulangeries, marchands de journaux, etc.), à tous les habitants comme à toutes les personnes qui passent sur le territoire de la CUB. Je reçois des crédits lorsque je contribue à la ville durable : recyclage du papier, etc. Par exemple, quand j’utilise le VCUB je gagne des points. Au passage, mon abonnement VCUB peut être payé par des crédits CUB. Donc plus je consomme des VCUB et moins ils me coûtent -- on est dans une logique de cercles vertueux. Autre exemple : je vais chercher un stop-pub en mairie et je gagne x crédits (on ne vérifie pas ce genre d’usage).
    La CUB reçoit des places, des choses en nature qui pourraient être redistribuées via ces crédits. Exemples : place dans des salons, dans des spectacles. La CUB publie des statistiques d’usage de cette monnaie. On sait où elle est produite, où elle est consommée. La conversion de cette monnaie en services de la CUB peut varier automatiquement en fonction de l’usage. Par exemple : si l’usage des transports en commun devient trop important alors le prix des places en crédits CUB augmente. De même, à certaines heures de la journée ou certains jours, la monnaie CUB permet de “d’acheter” plus de certaines choses.
    Cette forme de consommation commence à ce se mettre en place avec par exemple le réseau social Go too http://www.gotoo.fr/. Plus on se déplace en mode « durable » plus on collecte de soleillos. Avec des soleillos on gagne des trottinettes électriques…

     

  • Un article de Caroline de Franqueville, directrice du programme Do It City au sein du groupe Chronos, qui rend compte d'une visite collective de l'exposition sur "La ville fertile" en cours à la Cité de l'architecture et du patrimoine à Paris. L'article original est consultable sur le site de Chronos à l'adresse suivante : http://www.groupechronos.org/index.php/fre/blog/vous-avez-dit-fertile

     

    Pour ceux d'entre vous qui arpentent les couloirs du métro parisien, l'affiche ne vous aura pas échappée. On y voit un homme debout sur un promontoire, contemplant une ville minérale, qui s'étend à perte de vue, envahie par une nature luxuriante. La Ville Fertile, c'est le titre de cette exposition en cours à la Cité de l'Architecture et du Patrimoine. L'intention portée par l'adjectif est prometteuse. Elle exprime le passage d'une nature urbaine envisagée seulement pour sa dimension paysagère, vers une nature terreau, nourricière, riche support d'une qualité de vie en ville, et condition d'un équilibre urbain durable.

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    Installée dans les sous-sols du Palais du Chaillot, l'exposition adresse tous les sens. À mesure que l'on descend les marches pour s'y rendre, on ressent la moiteur de la salle qui abrite une sorte de jungle miniature. Immergé dans cette mise en scène théâtrale, le visiteur est ensuite accompagné par la musique de Régis Campo et découvre en images, en vidéo et en son un parcours thématique qui va de la nature fantasmée, Objet de Désir, à la Fabrique de la Ville Fertile, organisée autour des grands éléments l'eau, la terre, le feu,... De la High Line de New York en passant par les propositions de Michel Desvigne pour le Plateau de Saclay et jusqu'au Costanera Sur argentin des projets illustrent chaque thème et viennent nourrir un imaginaire urbain réconcilié avec sa nature.

    Dans un remarquable commentaire de vidéo, Sybille Vincendon, journaliste chez Libération, retient de cette exposition que la ville fertile est bien la ville en train de se faire. Il reste que le tour d'horizon des concepts durables, écologiques, audacieux, se révèle parfois un tantinet mégalo, heurtant une réalité à laquelle nous confrontent les faits et la nature (ainsi du projet japonais de ville sur l'eau qui ... prend l'eau avec le tsunami). Souvent technicisée, comme en témoigne le projet de ferme urbaine Dragonfly de Vincent Callebaut ou les tours rotatives de l'architecte David Fischer, la nature s'insère dans les oeuvres des architectes et les constructions de nouvelles villes comme Songdo City. Loin de cette nature maîtrisée, Gilles Clément évoque par ailleurs le "tiers-paysage" (nous reviendrons sur cette notion dans un prochain billet), en référence aux délaissés, urbains ou ruraux, aux espaces de friches, de transition ; "véritable réservoir génétique de la planète, l'espace du futur." La nature urbaine, ce sont également ces mousses, lichens et herbes folles qui s'immiscent entre les dalles, le long des façades ou les crevasses de nos trottoirs.

     

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    Mais revenons à notre "homme debout". Déjà solitaire sur l'affiche, on le cherche vainement du regard dans les projets présentés au Palais de Chaillot. Mis à part la démarche de rénovation urbaine de Detroit, qui en appelle à la créativité des individus et à leurs talents de jardiniers pour réinventer la ville, force est de constater que les individus sont absents ou font offices de figurants dans les divers projets. On pourrait faire l'hypothèse que le visiteur de l'exposition incarne la figure de l'homme debout ; en parcourant les différentes salles, il contemple à son tour la nature urbaine que les paysagistes lui donnent à voir. Je suis, vous êtes, nous sommes cet "Homme" de l'affiche qui regarde la nature envahir la ville, comme un spectacle, fascinant, certes, mais assez insaisissable, car du haut de nos gradins nous ne parvenons pas à entrer à scène. L'affiche serait alors une sorte de mise en abyme de l'expérience individuelle.

    Que penser alors de cette Ville Fertile ? Elle peine à se départir d'une image esthétisante pour s'insérer dans un écosystème urbain complexe, où la réflexion sur la présence de la nature serait articulée à une réflexion sur les usages urbains. L'actualité récente et les catastrophes naturelles nous exhortent d'autant plus à penser cette complexité.

     

     

  • Cette note, complémentaire du "cahier des charges" technique de la plate-forme PINS, décrit la dimension sociale et "physique" du projet PINS, laimagegouvernance du projet, tant au niveau stratégique que du fonctionnement quotidien, et par conséquent, le profil de la (ou des) personne(s) en charge de l'animation de la plate-forme PINS.

    La cartographie des expressions numériques et des pratiques des médias sociaux par les habitants des quatre communes du GPV a mis en évidence les nouvelles compétences numériques acquises sur le territoire, en matière de publication de contenus, d’expression publique, de partage ou d’interactions.
    Le projet PINS (Plate-forme d'Innovation Numérique et Sociale) s'est donné pour objectif de nourrir ces dynamiques, et de s'appuyer sur elles au bénéfice des buts plus large du Grand projet des villes.

    Dans ce but, PINS possède deux composantes complémentaires :

    • Une dimension numérique, celle d'une plate-forme technique, communautaire et de contenus qui vise à mettre le numérique au service de l'expression citoyenne, de l'innovation décentralisée (à la fois publique, entrepreneuriale, associative et citoyenne) et de l'appropriation des ressources de la ville par ses habitants.
    • Une dimension sociale, "physique", qui vise à la fois à faciliter l'émergence et l'échange d'idées, de projets et d'actions sur le territoire, à la fois spontanés et liés aux priorités d'action du GPV ou des communes qui le constituent, et à inviter les habitants et les communautés qui développent des pratiques numériques inscrites dans le territoire à se vivre comme des acteurs de la transformation du territoire, à s'impliquer dans des actions collectives, y compris en dehors de la sphère numérique.

     

    PINS Animation, communautés et gouvernance

  • Le "Grand Projet des Villes" (GPV) de la Rive Droite de l'agglomération bordelaise (Bassens, Cenon, Floirac et Lormont) s’appuie à la imagefois sur des actions de construction et d’aménagement de l’espace et sur une démarche de réappropriation du territoire par ses acteurs et ses habitants. Le numérique doit être l’un des outils de cette réappropriation. Dans ce but, le GPV a initié en 2009 un projet ambitieux intitulé "Co-Construire la Rive Droite numérique".

    Ce projet expérimental d'une durée d'un an, piloté par le GPV avec la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING), les laboratoires ADES et MICA de l' Université de Bordeaux 3 et avec le soutien d'Aquitaine Europe Communication (AEC), vise à faire émerger une plate-forme numérique représentant les activités publiques, entrepreneuriales, associatives et citoyennes de la Rive Droite.

    L’objectif du projet consiste à créer un dispositif (une plate-forme d’innovation), appuyée notamment sur des outils numériques, qui facilitera la conception, la production, l’échange et la diffusion de contenus et de services urbains.

    PINS CahierDesCharges V5

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8