Blog de Laura Anastasio

  • Le mercredi 6 avril dernier, un atelier Codesign s'est tenu au Carrefour Numérique de la Cité des sciences et de l'industrie afin de rendre concrètes les pistes de transformations de l'école pour tous, élaborées dans le cadre de FuturEduc. A partir de trois "Visions Partagées" issues des échanges avec les trois groupes locaux, la communauté élargie, composée entre autres d'enseignants, de designers, de chercheurs, etc, a travaillé à la création d'espaces, d'objets 2D ou 3D, de services, etc.

    Un grand merci aux participants et au Collectif Bam qui nous a accompagné ! 

     

    Vision Partagée 1 : L'école engageante et ouverte

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    • Étape 1 : Nous avons étudié la fiche descriptive du projet : "L’école engageante et ouverte". Les participants ont directement émis plusieurs idées autour de la construction d’un projet (comme les FabLabs), à partir de la relecture de la fiche. "L’école engageante et ouverture" nous a fait pensé au fonctionnement des Beaux Arts qui offre à ses étudiants des ateliers (bois, métal, etc) pour mener leurs projets en toute autonomie, mais aussi au TechShop (gros fablab à Ivry sur seine) qui propose des formations (donc avec des formateurs) pour apprendre des savoirs-faire, etc.

    • Étape 2 : Vu les difficultés de mon groupe sur les questions d’engagement et d’ouverture, j’ai laissé 20 minute d’icebreaker pour se chauffer, et émettre plusieurs idées, du type : "Les élèves et les profs sont engagés socialement ou collectivement dans un projet ? L’école ouverte est-elle ouverte sur l’extérieure et/ou entre différents établissements scolaires ? etc."

    • Étape 3 : Après ces deux étapes, l’ensemble du groupe était ok pour construire un lieu dans lequel les élèves apprennent des savoirs (savoir-vivre, savoir-faire, etc). Mais nous étions bloqués sur l’idée du FabLab dans les écoles. Un des participants du groupe a alors proposé de sortir du côté maker (il se sentait frustré de retomber sur ce type d’idée). Il proposa donc de faire un espace dédié, non-plus au bricolage (comme la plupart des FabLabs), mais à la cuisine. Nous avons effectué un transfert… et surtout changé l’intitulé du sujet, qui n’est plus "l’école engageante et ouverte" mais "la cuisine engageante et ouverte dans les écoles". Très vite, plusieurs idées ont émergés.

    • Étape 4 : Nous avons d’abord réfléchis à un FoodTruck avec lequel les élèves pourraient apprendre toute la chaîne autour de l’alimentation. Les élèves et professeurs construisent ensemble cet objet. le groupe a remarqué ensuite que l’idée du Foodtruck est un projet inscrit dans un ensemble de projet, c’est en quelque sorte un sous-projet. Avec le FoodTruck, on peut apprendre la distribution et la vente mais ce n’est pas un objet avec lequel les élèves peuvent apprendre toute la chaîne autour de l’alimentation (comme l’agriculture). À partir de ce constat, nous sommes revenus à l’idée d’un espace, à notre cuisine.

    • Étape 5 : Nous avons cartographié toute la chaîne autour de l’alimentation. Grâce à ce schéma (cercle vertueux de l’alimentation), nous avons pu définir plusieurs territoires de projet au sein même de l’espace. Ces territoires sont : l’agriculture et l’élevage > la transformation des aliments > la préparation (cuisine + stockage) > l’expérimentation (le laboratoire + recherche de recettes) > la fabrication d’ustensiles > la dégustation (+ art de la table) > la vente ( + distribution, marketing) > le recyclage des déchets. Nous avons remarqué très vite que plusieurs projets peuvent être initiés et menés facilement par les élèves et les profs au sein de ces territoires.

    • Étape 6 : Le groupe, qui a cet étape de l’atelier était suffisamment autonome pour trouver des idées au sein de ces territoires, je suis parti découper plusieurs morceaux de cartons pour passer à l’étape de maquettage. Chaque morceau de carton représente un établissement scolaire (maternel, primaire, collège, lycée). Un morceau était dédié à l’espace que nous voulions concevoir. En revenant, nous avions décidé que cet espace devait se trouver, non pas dans un établissement scolaire mais en périphérie de tous les autres (connecté et à l’intersection de la maternel, du primaire, du collège et du lycée).

    • Étape 7 : Nous sommes donc passés à l’étape de maquettage. Nous avons installé les 8 territoires au sein de l’espace. Premier problème, qu’est ce qu’on fait dans ce lieu ? Les élèves et les profs peuvent initiés et menés plusieurs projets au sein de chaque territoire, en apprenant différentes formes de savoir (savoir-theorique, savoir-pratique, etc). Le programme scolaire est intégré au sein de chaque territoire : les élèves peuvent apprendre les cours de technologie avec le territoire "Fabrication d’ustensile" ou bien les cours de géographie avec le territoire "agriculture". Ce sont donc des cours appliqués. Un des participants a insisté sur l’importance de mettre en parallèle avec le programme, pour la solidité du projet. Toutes les matières sont présentes au sein de cet espace. Deuxième problème, comment fonctionne le lieu ? Quels sont les règles d’usage ? Nous avons réfléchi à un système de badges pour motiver les élèves et les professeurs, mais aussi pour installer une certaine autonomie au sein de l’espace. Les élèves gagnent les badges des territoires (un peu comme chez les scouts), ils peuvent alors gagner 8 badges maximum. Nous retrouvons donc le badge "agriculteur", "transformateur", "préparateur", "chercheur", "bricoleur", "testeur", "vendeur", "recycleur". Les badges sont gagnés lorsqu’on réussit un territoire. Ce sont "les badgés" qui valident si l’étape est réussite ou non (ils apportent aussi des conseils au futur badgé). Les profs peuvent aussi gagnés des badges avec le même système. Les profs sont les coachs, ils animent l’espace et gèrent le suivi de leurs élèves (en les aidant dans leurs parcours). Certains coachs professionnels (cuisinier, boulanger, etc) ou experts/amateurs (parents d’élèves, etc) peuvent intervenir au sein de l’espace. Au sein de cet espace, tout le monde est concerné par le système de badge (élèves, profs, pros, experts/amateurs). Un totem présente les règles de l’espace (règles attribution des badges, organisation de l’espace en territoires, règles de vie, etc) mais aussi une sorte de trombinoscope qui présente tous les individus connectés au lieu. Ce trombinoscope permet d’avoir un suivi, de connaître les badgés (pour les rencontrer et apprendre de nouveaux savoirs), prendre connaissance des projets en cours, etc…

    • Étape 8 : Nous arrivons à la fin de l’atelier, et beaucoup de points sont encore à traiter, dont un particulièrement : les différentes interactions entre les différents établissements scolaires. Évidement, l'élève de maternelle n’a pas la même expérience que l’étudiant du lycée, mais ils vont se rencontrer et échanger dans cet espace. Comment alors faciliter ses échanges ? Comment faire rencontrer les programmes de chaque établissement au sein de cet espace ? Comment faciliter les interactions entre les établissements dans cet espace ?… bref, comment créer engagement et ouverture ?

    Restitution L'école engageante et ouverte (ouvrir Vidéo_aatelier6042016_futureducbd.mp4, 40.36 M)

     

    Vision Partagée 2 : L'école de l'autonomie

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    • Étape 1 : Nous avons dans un premier temps regardé collectivement la fiche vision, qui a soulevé quelques désaccords avec l’orientation de la vision (notamment les salles informatiques de travail ou la temporalité fixe).

    • Étape 2 : L’autonomie étant définie comme “être actif”, “être sollicité”, le groupe a pointé la nécessité de proposer des espaces disséminés et modulables, de permettre à l’élève de construire son parcours et de définir sa temporalité et sa progression lui-même. Des besoins ont commencé à être listé. En bref, laisser une plus grande marge de liberté à l’apprenant avec possibilités d’ajustement.

    • Étape 3 : A la fin de la phase de brainstorming deux orientations se dessinaient : l’une portait sur les espaces d’apprentissage et l’autre sur l’interface accompagnant l’apprenant. Ces deux orientations gardaient en tête le “faire collectif” malgré la dissémination ou l’individualisation. L’équipe s’est scindée en deux groupes.

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    Les deux groupes ont travaillé en parallèle durant le temps restant :

    • Étape 4A : Début du maquettage pour l’équipe travaillant sur l’espace, ils ont tout de suite commencé à penser en volume sous forme de maquette papier. Ils ont défini les composants de l’espace, comme notamment un espace “agora” pour que l’apprenant choisisse son projet en début de journée.

    • Étape 5A : Les pions ont rapidement été découpés pour voir les déplacements dans les différents espaces qui commençaient à s’articuler.

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    • Étape 4B : Le groupe travaillant sur l’interface a commencé par un temps de discussion pour définir la ou les fonctionnalité-s principale-s de l’application accompagnant l’élève. L’interface devait être conçue comme un espace dans lequel on navigue, et non comme un agrégat d’informations (du type mes badges, mes cours, mes lieux d’apprentissage, etc.). Cette interface définie dans la fiche vision comme un tableau de bord n’a pas été renommée, puisque le tableau de bord évoque en même temps le lieu à partir duquel un marin dirige son navire et d’où il peut contrôler l’état du navire. C’est sur cette métaphore que le travail s’est basé. Il s’agit d’un outil de visualisation du cheminement de l’apprenant (comment les données sont agrégées et rendues visibles ?), mais aussi d’un outil pour dialoguer, partager, et débattre (cf les compétences sociales).

    • Étape 5B : En se servant des templates pour tablettes, l’équipe a déterminé les composants de l’application en projetant son utilisation dans la durée : du début d’un projet à son achèvement (comprenant évaluation et partage).

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    • Étape finale : Cette étape, si le temps nous l’avait permis, aurait été de confronter l’interface et l’organisation spatiale afin qu’ils évoluent ensemble.

      

    Vision Partagée 3 : Le lycée à la mesure des élèves

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    Par rapport à une école sur mesure et sans diplôme nous avons mis en avant la nécessité de savoir où aller, d'où on part et par quels compétences nous y arrivons. La métaphore du chemin et du voyage a été beaucoup utilisée ("rebrousser chemin", "faire un bout de route ensemble", "cartographie des transports", "prendre une correspondance", "étapes") pour permettre à chacun de cartographier ses compétences, savoir où il va passer et les prochains villes étapes.  Nous nous sommes divisés en deux groupes, l'un avec un regard micro, l'autre plus macro.

    Le micro : Nous avons défini 2 types d'élèves. L'un, le "tout droit" sait exactement ce qu'il veut faire même un peu trop. L'autre ne sait pas encore et ne trouve pas l'envie dans l'école. Le prof lui est vu comme une boussole, il va chercher les envies de chacun et l'orienter vers des compétences possibles. Nous avons ensuite élargi la notion d'école et d'apprentissage en dehors des murs du lycée avec une map qui parlait à la fois des temps insitu (dans le lycée) que hors les murs (associations par ex) on encore d'un côté des temps en groupe et de l'autre des temps individuels. Le prof et une personne supplémentaire (extérieure à l'école) font en sorte de faire communiquer envie/passions extérieures avec ressources de l'école pour faire développer des ressources cachées. 

    Restitution Le lycée à la mesure des élèves (ouvrir lycéeàlamesurebd.mp4.mp4, 42.06 M)

     

     

     

  • Scénarios extrêmes FuturEduc

    L’école hyper locale Scénario Extrême n°4 pour l'école en 2035

     

    Description du scénario dans sa globalité 
    A qui est-elle ouverte? Aux parents et aux acteurs de proximité de l’établissement. L’établissement s’ouvre en effet aux acteurs du quartier et associe les habitants, les acteurs économiques et associations.

    Comment ?
    En permettant à toute personne, entité de proposer des actions en lien avec l’établissement
    en les associant à la gouvernance de l’établissement : le conseil d’administration de l’école fait siéger les parents mais également des “représentants” du quartier, acteurs économiques et associatif

    Les éléments déclencheurs 
    L’endettement de l’Etat et des collectivités est tel que chaque établissement prend son autonomie financière; les établissements sont contraints de trouver des financements alternatifs pour sauver leur établissement. Cela peut prendre la forme de financement participatifs (crowdfunding) ou bien de partager certains espaces sous occupés,...

    Les acteurs 
    L’établissement propose aux acteurs du quartier de soumettre des actions, des projets mais aussi leurs besoins (j’ai besoin d’une cuisine avec tous les accessoires pour tester mes gâteaux).
    L’équipe pédagogique sélectionne ceux qui peuvent être conduits avec leurs classes, leurs élèves. Les élèves sont également associés au choix des projets à conduire en lien avec la communauté locale.
    La plateforme de l’établissement affiche des plages horaires disponibles pour l’utilisation des espaces (cuisine, gymnase, préau, classe,...).

    Les outils, services, applications
    Les établissements sont maintenant ouverts 7j sur 7, 24h sur 24 avec une gestion partagée du lieu suivant les horaires.

    Que se passe­-t-­il dans les espaces physiques ? 
    Les espaces physiques sont régulièrement investis par des acteurs extérieurs. L’établissement est en permanence ouvert et accueille une variété d’acteurs et de projets.

    Que se passe­-t-­il dans le curriculum ? 
    Des ateliers de formation sont proposés et ouverts sur inscription en dehors des heures du programme de l’établissement.
    Il y a des modules obligatoires et des modules exploratoires à choisir dans ce qui est proposé par les acteurs du quartier.

    Que se passe-t-il dans la dimension économique ?
    Les acteurs du quartier souscrive à un abonnement annuel pour bénéficier des différents services “Ecole ouverte” (sur le modèle des fablabs avec des temps ouvert à tous, sans payer / des temps fermés, dédiés à certains, payants).

     

     

  • Scénarios extrêmes FuturEduc

    L’école des ouvertures Scénario Extrême n°3 pour l'école en 2035

     

    Un constat
    Aujourd’hui l’environnement d’apprentissage est en huit clos. Le huit clos de la classe, du collège, de l’académie. Comment, alors imaginer l'ouverture : un élève en dehors de la classe, sur un territoire, la maison dans l’école, … ?

    Les tensions qui mènent à ce scénario 
    - Une école prison (difficulté de l’ouvrir)
    - Violence des relations entre élèves, entre professeurs et élèves, entre professeurs, entre administration et professeurs.
    - Un ennui souvent partagé par enseignants et élèves

    Les tendances de ce scénario
    - L’école inversée, la possibilité d’acquérir des connaissances en dehors du système classique du cours magistral
    - Apprendre dans un univers changeant, sur des territoires divers
    - les badges : reconnaissance de savoirs “informels”
    - Des binômes enseignant et intervenant extérieur
    - Des cours en situation et à l’extérieur ou au moins apportant une porosité avec l’extérieur. L’école peut ainsi être vue comme un tiers lieu, un espace ouvert, qui peut s’exporter le temps d’un atelier, d’un hackathon (ici, d’un cours) et qui peut également accueillir en son sein des personnes extérieures qui profitent des espaces et infrastructures non utilisés à différents moments de la journée.

    Reformulation de la question : Quel serait l’environnement d'apprentissage de demain, ouvert et en mobilité (mobilité des thèmes enseignés et de leurs lieux d'enseignement, des élèves, des enseignants, …) ?

    Les éléments déclencheurs 
    - Revendication professionnelle des professeurs : droit à la mobilité professionnelle : ils peuvent aller ailleurs. Les remplaçants peuvent être des citoyens, sur la base du volontariat.
    - Intervenant citoyen “coaching” dans les établissements : Ils sont en binôme avec un enseignant professionnel pour assurer la classe

    Le scénario
    Par un hasard parlementaire, des enseignants obtiennent la généralisation d’un droit à la mobilité professionnelle. Une réserve citoyenne vient rapidement la suppléer, par agencement de binôme (prof-intervenant) pour assurer la classe.

    L’école se désynchronise, multiplie les temps d’apprentissage en situation extérieure ou s’ouvrant vers l’extérieur (tiers lieurisation de l’école) :
    Les élèves sont mobilisés pour choisir les lieux où le cours prendra place, des solutions de transport scolaire sont mises en place grâce à la disponibilité des bus hors des horaires pendulaires.
    Les possibilités d’accueil à l’intérieur de l’établissement sont également revues et des espaces physiques sont ouverts dans une partie de l’établissement pour des associations, des parents, y associant toujours les élèves et enseignants.
    Des espaces despécialisés sont mobilisés pour accueillir les élèves entre deux cours, par exemple pour le soutien scolaire assuré par des seniors, sur un modèle de coapprentissage (les élèves stimulent les connaissances des seniors)

    Pour que cela fonctionne, il faut enrichir l’environnement de travail en mobilité (musette de l’enseignant, de la classe, de l’élève), la pedagobox est née.

    La Pedagobox regroupe l'environnement de travail du binôme enseignant- intervenant extérieur et de leurs élèves en situation de mobilité :
    Cartographie des différents lieux, avec le matériel disponible sur place
    De quoi prendre des notes, photos, vidéos
    Une application qui fait le lien avec l'école en terme de sécurité et responsabilité : contrôle de présence (bouton “check arrivée à tel lieu”)
    Des jeux éducatifs
    Un CDI (Centre de Documentation et d’Information) portatif, ressources documentaires (il ne s’agit pas de recréer le cartable électronique, mais de regrouper des ressources qui ne ressemblent pas au manuel)
    Des outils de simulation (savoir-faire, pratiques, mesure de ce qu'on est en train de faire). Par exemple des outils de simulation pour la lecture, pour les tables de multiplication.
    Des outils de mesure de la qualité de l’environnement de travail : qualité de l’air, niveau de bruit, poids du sac à dos, ...

    L’école des ouvertures, outillée par la pédagobox permet aux élèves, aux enseignants et aux différentes parties prenantes du territoire de sortir de leurs zones de confort, d'expérimenter de nouvelles méthodes d’apprentissage, dans de nouveaux lieux hybrides pour associer de nouveaux acteurs à l’éducation des enfants.

    Que se passe-t-il dans les espaces physiques?
    Des espaces physiques ouverts dans une partie de l’établissement
    Les élèves travaillent à proposer des séances à l’extérieur in situ
    Des solutions de transport scolaire grâce à la disponibilité des bus hors des Horaires pendulaires

    Que se passe -t-il dans le curriculum?
    Des enseignements plus granulaires, souvent en classe inversée et en interaction avec les seniors, les professionnels, la cité.
    Prise en compte des connaissances non scolaires.

    Que se passe-t-il dans la dimension économique ? 
    La pédago-box comme une plateforme d’innovation ouverte.

    Que se passe-t-il dans la dimension temporelle ? 
    Des temps d’étude hors les murs
    Security check et assurance adaptée

     

     

  • Scénarios extrêmes FuturEduc

    L’école des possibles Scénario Extrême n°1 pour l'école en 2035

     

    Les éléments déclencheurs 
    - Acquisition de fondamentaux au primaire, savoir lire et écrire les lettres et les mathématiques
    - Supprimer les systèmes d’évaluation
    - Supprimer la logique de silo (matheux/littéraire, professionnel/académique)
    - Donner plus de flexibilité aux paliers et niveaux de connaissances/compétences

    Les tensions 
    Le monde du travail va-t-il suivre ? Va-t-il reconnaître de nouveaux types de compétences ?
    Les élèves seront-ils encore motivés ? Comment être motivés sans cadre ? Sans la “carotte” au bout ?
    Comment fait-on avec les fondamentaux ?

    Les acteurs 
    L’élève est plus ouvert, plus collaboratif et plus actif, il devient consommateur de savoirs, et de ce fait acteur de son parcours. Il doit choisir et être sélectif. Au lieu d’une école du contrôle, il évolue dans une école de l’épanouissement.
    L’enseignant oriente, accompagne. Il appartient à un pôle et non une matière, il a liberté de s’intéresser à différents aspects d’un pôle, par exemple, si il appartient au pôle littéraire il peut s’intéresser à la grammaire, à la narratologie, ou encore aux récits mythologiques. Il continue de développer et de transmettre des savoirs. Il peut faire appel dans son cours à des inspirateurs.
    Les inspirateurs extérieurs à l’école sont des témoins, des talents, des modèles qui ont mené à bien quelque chose et qui peuvent le transmettre. Cela peut concerner des professionnels, par exemple un avocat, un boulanger, etc. mais aussi des acteurs ayant des activités plus informelles comme par exemple un youtubeur, un slameur, etc.. Ils sont inclus dans un partenariat-projet (exemple : partenariat avec une usine, l’élève viendra apprendre à utiliser un outil). Ces inspirateurs peuvent être identifiés par l’équipe pédagogique mais aussi se présenter sous forme de volontariat (tel inspirateur peut se déclarer volontaire).

    Les outils, services, applications 
    - Un espace numérique de travail (ENT) à échelle nationale lié à l’élève qui lui sert de stockage de son parcours. Ce portefeuille assure la continuité en fonction des déplacements de l’élève, il lui fera office de CV tout au long de sa vie. Cet ENT représente un portefeuille propre à chaque élève, dans lequel il inscrit lui-même ses projets et ses validations de connaissances et compétences (tel un Linkedin pour enfants).
    - Un Experimentation Lab qui offre un espace d’apprentissage, de mise en oeuvre avec des phases de test. Son fonctionnement est basé sur du test & learn. Si l’apprenant identifie un manque, il retourne compléter son portefeuille, il identifie ce dont il a besoin. Il est dans l’esprit d’ouverture du FabLab (test & learn, partage, démocratisation des connaissances et compétences).
    - Des badges de certification viennent certifier les connaissances et compétences acquises dans le portefeuille. Ils servent à badger la fin d’un cycle ainsi que des connaissances. L’élève peut s’auto-badger quand il estime avoir suivi le cours. Les badges-projet visent à valider une expérience.
    - Une plateforme numérique du réseau des inspirateurs leur permettant de se manifester et de se présenter auprès des enseignants. Un réseau d’inspirateurs va progressivement s’établir.

    Description du scénario dans sa globalité
    L’école n’enferme plus l’élève dans des parcours et des diplômes, au contraire elle laisse libre l’accès aux différents savoirs et compétences. Elle repose sur des enseignements dont le rôle est augmenté par la dimension orientation et accompagnement à l’aide d’inspirateurs. L’élève choisit des projets qui se voient augmentés par la présence et l’intervention des inspirateurs. L’élève pourra à son tour, un jour, devenir lui aussi inspirateur. Grâce à l’Experimentation Lab, il s’évalue au travers de projets en test & learn (il teste puis valide). On lui donne les moyens de construire son futur épanouissement professionnel et personnel. L’outil principal est le portefeuille numérique qui accompagne l’apprenant tout au long de sa vie, il y collecte des projets et des badges validant des connaissances et des compétences.

    Que se passe-t-il dans les espaces physiques ?
    Il n’y a plus que des enseignements auxquels nous sommes libres de nous inscrire. La promotion disparaît (5ème 2, 5ème 3, etc.) ainsi que les classes regroupant les élèves par âges. On apprend, on teste, on retourne apprendre dans des espaces d’expérimentation physiques et virtuels.

     

    Que se passe-t-il dans le curriculum ? 
    On a un portefeuille national de connaissances et de compétences qui sont capitalisables et qu’on peut enrichir tout au long de sa vie, et auquel l’expérience peut s’agréger.

    Que se passe-t-il dans la dimension temporelle ? 
    Il n’y a plus d’obligation d’âge pour acquérir une compétence selon des pré-requis pour pouvoir progresser dans la connaissance.

    Que se passe-t-il dans la dimension économique ? 
    Il s’agit d’un modèle non-concurrentiel, il est standardisé.

     

  • Scénarios extrêmes FuturEduc

    Pour une mobilité du corps et de l’esprit Scénario Extrême n°2 pour l'école en 2035

     

    Les éléments déclencheurs

    - Implication des élèves dans la constitution des programmes et le choix des projets/sujets/thématiques
    - Reconfiguration des espaces et disparition de la salle de classe classique
    - Absence d’emploi du temps figé et imposé
    - L’élève construit son parcours

    Les tensions

    - Empêcher l’ennui peut avoir des effets négatifs sur l’élève (risque de fatigabilité et lassitude), l’ennui est aussi nécessaire pour apprécier et identifier le plaisir d’apprendre.
    - Les programmes sont construits uniquement par les adultes et prennent trop peu en considération le point de vue de l’enfant, comment impliquer les élèves et les faire participer à la constitution des programmes ?

    Les acteurs
    L’élève choisit, apprend à faire des choix (en pouvant se tromper). Les élèves participent à la prise de décision et apprennent à s’exprimer et à négocier. L’élève constitue lui-même son parcours sur la durée. Il dispose d’une autonomie reconnue.
    L’enseignant n’est plus dans une posture de délivrance du savoir, il est dans une démarche de renouvellement de sa curiosité et de sa créativité puisqu’il va chercher des connaissances sur les sujets choisis avec les élèves. Il ne détient donc plus le pouvoir et accepte d’être dans le non-contrôle des sujets (et donc dans un sens plus large des programmes) puisqu’il s’adapte et évolue avec les élèves.
    Les professionnels du monde du travail ainsi que les institutions culturelles interviennent selon les choix des élèves (ou les élèves s’y rendent eux-mêmes). Des visites peuvent être organisées selon un processus aléatoire, afin de favoriser la découverte..

    Les outils, services, applications
    Des badges de certification garantissent une plus grande autonomie aux élèves. Ils permettent de réintroduire une forme d’évaluation qui atteste d’un savoir acquis. Ils sont capables de se greffer à n’importe quel projet ou exercice réalisé en cours avec l’enseignant ou dans l’Experimentation Lab. Cet Experimentation Lab permet à l’enfant d’experimenter, de tester et de se tromper. L’Experimentation Lab est complémentaire aux cours menés par l’équipe d’enseignants puisqu’il permet de manipuler et de donner corps aux différents projets.

    Description du scénario dans sa globalité
    Ce scénario offre une autonomie de mouvement et une autonomie d’activité à l’élève, qui dispose ici de la possibilité de choisir, de négocier, de construire son propre parcours. Les structures temporelles figées deviennent plus flexibles pour autoriser, voire même favoriser, la sérendipité et les pratiques d’exploration. Cela passe également par une reconfiguration physique de l’espace qui favorise une diversité de modes d’apprentissages (expérimentation, mode projet, etc.). La salle de classe fixe explose au profit d’un espace en renouvellement perpétuel grâce au mobilier mobile et évolutif. Le programme s’établit selon une co-construction entre les élèves et l’enseignant qui adapte et fait évoluer son cours. Les espaces d’apprentissage se voient ancrés dans le paysage urbain, des visites/rencontres auprès d’institutions culturelles et de professionnels du monde du travail s’organisent selon les choix des élèves et/ou selon une découverte aléatoire.

    Que se passe-t-il dans les espaces physiques ? 
    Le designer et le fabricant de mobilier scolaire repensent le mobilier scolaire en vue de proposer de nouvelles typologies de meubles qui diffèrent de la table et de l’assise et qui valorisent le corps en action. La salle de classe classique disparaît au profit d’espaces en reconfiguration permanente. L’élève de demain ne sera plus assis de ses 7 ans à ses 16 ans : le corps doit être en action ! Les designers/fabricants de mobilier scolaire travaillent conjointement avec les enseignants en vue de rendre l’espace de travail flexible et adapté à la diversité des méthodes d’apprentissage.

    Que se passe-t-il dans le curriculum ? 
    Les manuels scolaires et les programmes préétablis disparaissent pour rendre l’élève actif, il se voit impliqué dans la constitution des programmes et le choix des projets/sujets/thématiques. L’élève peut établir son curriculum selon une démarche exploratoire en suivant ses intuitions et en se basant sur différents types de ressources, provenant du numérique/d’intervenants/d’institutions... Le professeur est présent pour l’aider à faire ses choix, de manière non-directive. Entre l’élève et le professeur, c’est une relation d’échange de personne à personne, avec du partage d’informations dans les deux sens.

    Que se passe-t-il dans la dimension temporelle ?
    La disparition de l’ennui passe par l’absence d’emploi du temps figé et imposé afin de ménager des vides, des plages horaires libres, vacantes, qui permettent à l’élève d’errer et d’explorer. L’élève dispose de plus de liberté pour construire son propre parcours sur la durée, aussi bien à échelle journalière que pluriannuelle.

     

  • Workshop école Boulle 
    Fin septembre nous avons mené un workshop avec les étudiants de l'école Boulle et de l'ENS-Cachan sur leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.
     
    Après une intervention de Rémi Sussan (journaliste à Internet Actu) sur les sciences cognitives et notre manière d'apprendre, ainsi qu'une présentation de différents projets éducatifs innovants (dont les présentations sont accessibles ici), les étudiants ont choisi parmi une dizaine de sujets (école sans enseignants, école data driven, enseignement "maker", etc.) 4 sujets : 
     
     
    La restitution du Workshop en pdf :
     
  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Bioveille" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    L'école refondée sur les neurosciences

    Neurosciences : Étude scientifique du système nerveux, de sa structure et de son fonctionnement, depuis l’échelle moléculaire jusqu’aux organes, du cerveau à l’organisme tout entier.

    Les neurosciences ont prouvé que le cerveau humain n’est pas multitâche, et que sa capacité à apprendre nécessite le passage d’un mode « diffus » à un mode « concentré », comme le décrit Barbara Oakley. Ceci induit une partition du temps permettant de passer de l’expérimentation à la théorie et au lâcher-prise.

    La relation corps-esprit est centrale dans notre projet. Nous nous sommes concentrés sur une tension inhérente aux neurosciences, à savoir d’une part une expression hypertechnologique et virtuelle qui quantifie des données corporelles et d’autre part une visée sensible permettant de mener à l’écoute de soi, de son corps, de ses émotions. Cette dualité entre quantifier et qualifier a guidé notre questionnement sur la capacité de cette connaissance de soi à réinterroger les conditions d’apprentissage.

    Cette balance est en effet apparue essentielle pour ne pas tomber dans la dystopie d’un contrôle total des individualités en fonction de preuves neuroscientifiques absolues.

    La dimension expérimentale et relative des neurosciences nous a conduit à imaginer une école évolutive qui remet en question régulièrement sa pédagogie et ses contenus en fonction de l’apport de données corporelles et consultatives. 

     

    Le projet

    BIOVEILLE
    L’école qui veille sur vous, des Veilleuses à l’Hologround.

    Les données neuroscientifiques peuvent-elles apporter une meilleure connaissance de soi ? Cette connaissance de soi peut-elle requestionner les conditions d’apprentissage ?

    Partant d’une école refondée sur les neurosciences, notre analyse nous a conduit à mettre en tension deux notions essentielles : l’hypertechnologie (intelligible, virtuelle, numérique) et l’écoute de soi (sensible, émotions, corps).

    Les neurosciences étant une science inexacte, nous avons créé un lieu d’apprentissage basé sur l’expérimentation, la Bioveille. Le principe de cette école est qu’elle évolue au fur et à mesure des expériences neuroscientifiques qui y sont menées.

    L’enseignement est proposé sous forme de séquences, qui sont régulièrement remises en question suite aux résultats des expériences menés. Ainsi l’école est en constante évolution. Les veilleuses seraient un dispositif d’écoute apposé sur le corps, capable d’analyser un ensemble de données corporelles et neurologiques (rythme cardiaque, taux d’endorphine, de sucre, activité neuronale, etc.). Les données recueillies à l’échelle de l’élève permettraient de faire évoluer le Bioschedule, l’emploi du temps biologique. Les veilleuses auraient pour principales fonctions de revoir et faire évoluer régulièrement les modes d’apprentissage, les séquences.

    Nous avons proposé trois exemples de séquences.La première considère la classe comme énergie, pour développer la capacité d’interpenser. L’ensemble des données collectées par les veilleuses serait repris dans les séquences de synthèse collective. Elles permettraient de faire valoir de nouveaux apprentissages, en supprimer ou en réadapter, selon l’expérience vécue de chacun. La seconde séquence serait un temps de méditation, de conscience de soi où la veilleuse serait coupée. L’idée étant de revenir à des fondamentaux, le lien essentiel entre le corps et l’esprit. Enfin la troisième permettrait l’apprentissage par l’immersion et favoriserait ainsi le plaisir d’apprendre via l’Hologround. C’est un espace construit autour d’une surface au sol, à partir de laquelle se déploierait un univers d’hologrammes sensibles, tangibles et interactifs à visée pédagogique. Il permettrait d’appréhender différentes thématiques notamment les environnements macro ou microscopiques, au moyen d’une alternance de phases d’observation distancée, d’immersion et d’explication.

    La Bioveille pourrait s’inscrire dans un réseau d’écoles, depuis l’échelle locale jusqu’à l’international, permettant un partage des expériences et une émulation dans la recherche de dispositifs pédagogiques novateurs. 

     

    Le document de présentation :

     

    Bioveille_doc_statique.pdf (ouvrir Bioveille_doc_statique.pdf, 1.60 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Le bus magique" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    Apprendre dans une communauté itinérante par des expériences immersives.

    En quoi un lieu quelconque devient-il un espace d’apprentissage ?
    La philosophie du bus magique amène à penser l’école à distance par des expériences fortes, singulières, vécues en groupe, menant à une construction personnelle de l’élève.
    A la rencontre de la connaissance dans des contextes variés utilisant des ressources locales, les élèves construisent des projets communs avec des intervenants professionnels.
    Que convoque cette décentralisation des savoirs en terme de logistique ? 

    Le projet

    Le bus magique 

    Penser l’école 99% à distance pourrait revenir à imaginer une école dématérialisée, où chaque élève serait relié à son ordinateur, seul chez lui.
    Mais pourquoi l’école 99% à distance ne serait-elle pas une école hyper locale, dont le 1% serait le fil connecteur entre les acteurs, les élèves, les professeurs devenus mentors et organisateurs d’expériences ?

    Cette école c’est l’idée du Bus Magique, communauté qui évolue au rythme des parcours.
    Que doit-on apprendre à l’école ? Le contenu de l’éducation doit-il vraiment suivre un programme prédéfini ?

    Le bus magique devient alors une plate-forme, outil à la fois pour le professeur, pour les élèves et les acteurs locaux. Cette interface les mets en contact et permet la construction d’une expérience spécialisée au contenu éducatif ciblé.

    Sur la plate-forme, le professeur rentre les paramètres désirés pour l’expérience qu’il organise (territoire touché, thématique choisie, âges et nombre des élèves)
    La plate-forme propose alors de contacter les différents acteurs (lieux, intervenants spécialisés) disponibles et intéressés. Elle propose aussi une organisation logistique de l’expérience : transport, hébergement, restauration et lui met à disposition un contexte élargi qui renseigne sur les potentiels du territoire. Une estimation tarifaire est donnée et les financements potentiels sont recensés.

    Le professeur aura aussi accès à un contenu spécialisé sur l’expérience dont il peut se servir comme préparation auprès des élèves.
    Après avoir confirmé tous les paramètres, un carnet d’expérience est généré et envoyé en version papier aux élèves avant le voyage. Celui-ci permet à l’élève de découvrir le parcours, les différents intervenants et des références diverses en rapport avec l’expérience.

    L’élève peut aussi se connecter sur la plate-forme du bus magique, commenter chaque contenu, le noter, ajouter des fichiers (de manière public, à la communauté ou de manière privé), et partager le contenu de leurs échanges au professeur.

    De son côté, le professeur peut faire des retours à ses élèves par le biais de l’interface, ce qui lui permet de les suivre prolonger la réflexion apportée pendant l’expérience. Ce retour est une autre manière d’évaluer de façon qualitative plus que quantitative.

    L’interface du bus magique offre aussi la possibilité aux professeurs de créer un nouveau projet en rentrant lui-même les différentes données pour une expérience (événement, acteurs locaux, lieux, hebergement...) qui sera gardée en mémoire par la plate-forme.

    Les professionnels désireux de partager leur savoirs avec des jeunes sont aussi conviés à proposer leurs idées et peuvent être mis en relation avec les professeurs-organisateurs pour participer à un projet commun.

    Le bus magique est ainsi une nouvelle philosophie éducative. La magie, c’est la liberté laissée aux acteurs et la profondeur de l’expérience pour l’élève rendue possible par la plate-forme. Son école est ainsi en prise avec le terrain, évolutive, adaptée à ses envies. Réel voyage initiatique, ce moment hors les murs, lui offre le plus riche des épanouissements personnels possibles. 

     

    Le document de présentation : 

     

    bus-magique_doc_statique.pdf (ouvrir bus-magique_doc_statique.pdf, 1.26 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Une école saisonnière" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    De l'école inversée à l'école saisonnière

    Qu’est-ce qu’une école inversée ? S’agit-il d’une école à renverser dans son rapport au temps et à l’espace ? Dans sa construction hiérarchique ?dans la posture de l’apprenant ? Dans ses fonctions fondamentales et périphériques ? Après un exercice de prospective où nous avons poussé ces paradigmes jusqu’à l’extrême, une tendance globale a été relevée : le rejet de l’école comme modèle figé, et non transformable. Les espaces d’enseignement devait se déplacer, s’ouvrir, se combiner, s’inter changer, la temporalité devait sortir du carcan des emplois du temps et du système de niveau pour être plus juste, plus adaptée à chacun. Il s’agissait donc de fabriquer une école ou les repères séculaires soient dépassés au profit d’un système malléable où l’élève est appelé à trouver à son rythme ses propres repères. 

     

    Le projet

    La structure scolaire dans ses fondements est conçue sur un modèle avant tout stable. C’est le lieu de la discipline, de l’ordre, et en définitive d’une certaine fixité. Si cette statique rassure l’élève et lui offre un certain nombre de repères elle ne laisse que peu de place à l’individualité et le fige dans un format d’étude non discutable. L’école doit être une expérience mouvante organisée selon des rythmes et des espaces ouverts. Elle doit pouvoir se réinventer, être le lieu d’expériences et de déambulations aussi bien physiques qu’intellectuelles. Plutôt que de considérer l’évolution de l’élève à travers le prisme de niveaux, il s’agira d’appréhender son parcours, de l’inviter au voyage.

    L’école saisonnière est un modèle supplantant l’emploi du temps par l’édition mensuelle d’une nouvelle cartographie de l’école. Pensée comme une succession d’espaces modulables articulés autour d’une traverse et d’une agora (lieu des rassemblements et espace de rencontre) cette école propose à l’élève non pas un programme mais plutôt un plan de vol à suivre pour mener à bien une expédition dans un espace à découvrir. Ces paysages combinent des espaces d’enseignement fondamentaux et des espaces de déambulations, espaces moins conventionnels et ouverts à des découvertes en tout genre qui peuvent assurer la transition d’un département à l’autre mais aussi apporter dans l’école des compétences externes, constituer des ateliers ou encore des espaces d’inspiration, de relaxation. On peut ainsi y trouver des espaces de fabrication, de projection, de discussion. Les laboratoires et bibliothèques constituent les seuls points fixes dans ces paysages. Tous les autres pôles sont prévu pour se déplacer, être mis plus ou moins en avant selon les paysages mensuels. L’élève doit se présenter à chaque étapes de son voyage et y passer une durée définie pour y valider des acquis.

    Le parcours dans l’école passe par plusieurs phases nommées saisons remplaçant l’espace allant du collège au lycée. Elles décrivent à l’évolution de l’élève en 4 temps au sein de l’école entre approche dirigée, d’exploration, d’expédition, puis libre et assimilée. L’élève peut mettre plus ou moins de temps à passer d’une saison à l’autre selon son « agilité ».  

    Le tumblr du projet est accessible ici 

    Le document de présentation : 

    ecolesaisonniere_doc_statique.pdf (ouvrir ecolesaisonniere_doc_statique.pdf, 1.38 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Le lieu du hasard" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    Le Hasard : source d’opportunités et booster de curiosité

    Actuellement, on pense que l’on ne peut enseigner que ce que l’on maitrise bien. Notre système éducatif est fondé sur le principe d’un professeur, représenté comme le gardien du savoir, qui a en premier lieu la forte responsabilité de transmettre ses connaissances.
    Partons de la théorie de Jacotot : « Le maître ignorant est celui qui révèle à l’autre sa capacité de progresser par sa seule intelligence dans la connaissance.»
    On place maître et apprenants sur un même niveau d’égalité, tous deux dits « ignorants ».
    Le professeur adopte une position d’humilité, il dirige, cadre et soutient l’attention de l’élève en l’amenant à se poser les bonnes questions. Les élèves s’aventurent eux-mêmes à la recherche du savoir, poussés par la curiosité mais aussi l’expérimentation, la recherche et l’attention.

    Comme fondement de ce nouveau système : le Hasard.
    Ce dernier s’avère être une source d’opportunités pour tous, opportunité d’apprendre quelque chose d’inconnu et d’insoupçonné. Faire face au hasard devient un challenge à relever et l’origine d’une motivation nouvelle. L’école devient un lieu de prise de risque autant pour l’élève que pour le professeur. 

     

    Le projet

    Le Lieu du Hasard

    À l’origine de notre école du futur, un texte engagé : Le Manifeste de L’Ignorance de 2115. Suite à cette prise de conscience, des mesures ont été prises par le gouvernement afin de remanier le système éducatif. Le spectacle, la découverte sont parties intégrantes de la pédagogie défendue par les Ignorants.

    Le moyen d’action, celui qui permet de tenir en haleine enfants comme enseignants, sera celui de la génération du hasard.
    L’idée est d’exploiter la capacité illimitée de stockage de l’information que représente le numérique et de le retranscrire sous la forme d’une base de donnée intelligente et omnisciente dans tous les domaines : le générateur Alea. Cette interface serait le tireur de dés qui propose aléatoirement un thème de travail, faisant à lui-seul appel à plusieurs disciplines autrefois segmentées.

    Différentes activités en lien avec le thème sont alors proposées aux enfants (par exemple la pratique plastique, la découverte du corps, la prise de parole...) et leur permet de développer leurs capacités.
    Le hasard reste toutefois modéré puisque le thème appartiendrait à une data contrôlée et limitée à certains sujets, considérés comme pertinents suivant les connaissances que doit acquérir l’élève à son niveau.

    Ignorants, les enfants ont la capacité d’oser et de chercher par eux-mêmes.
    Notre dispositif fonctionne sur le principe que les enfants essayent, posent des questions, testent et que le maître ignorant est là pour les guider, les pousser à la réflexion mais non pas pour leur donner la solution. Il se doit de créer l’envie, la surprise et la curiosité.

    L’intelligence humaine est variée. Elle est aussi variée que toutes les manières que nous avons de percevoir le monde : intellectuellement, abstraitement, visuellement, émotionnellement, esthé- tiquement...
    La créativité découle de la mise en relation de ces différentes intelligences, sollicitées grâce à des approches diverses, pluridisciplinaires, comme on le met en place dans Le Lieu du Hasard. Le générateur, en diversifiant les formes d’intelligence auxquelles on fait appel lors des séances à thèmes, mobilise chez les enfants les différentes manières de percevoir la connaissance. Nous proposons une éducation olfactive, sonore, esthétique, émotionnelle, sportive, et abstraite à la fois.

    «Il n’y a pas de hasards. Il n’y a que des rendez-vous.» Paul Éluard 

    Le manifeste de l'ignorance :

    manifestedelignorance.pdf (ouvrir manifestedelignorance.pdf, 86.79 K)

    La vidéo de présentation du projet accessible ici ainsi que les documents de présentation : 

    Site_LieuduHasard.pdf (ouvrir Site_LieuduHasard.pdf, 2.03 M)

    Annexe.pdf (ouvrir Annexe.pdf, 126.00 K)

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