Blog de Faustine Bougro

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    Dans le cadre de la Campagne Infolab, la FING propose une série de portraits de ses partenaires, oeuvrant pour le développement d’une culture et d’une médiation à la donnée. Ils sauront inspirer, par leurs visions stratégiques, de futurs champs d’action de l’Infolab. Nous avons choisi d'ouvrir ces entretiens avec Sébastien Keiff, chargé de mission Agenda 21 au Conseil Général de la Gironde (33).

     

    FING : Pour toi, qu'est-ce qu’une donnée et que représente t-elle ?


    S.K : Au départ, je n’étais pas investi au sein du projet d’Open Data au département. Pourtant, j’ai une formation d’économiste qui aurait pu m’attirer vers ce sujet bien plus rapidement. J’ai toujours, tout au long de ma carrière professionnelle, été amené à manier de la statistique à différentes échelles. De près ou de loin, lorsque nous conduisons une démarche de développement durable, parce que c’est vraiment mon coeur de métier, nous avons une phase assez importante d’observation du territoire.

    Cette observation, elle se fait en général avec deux clés d’entrée. La première clé est dite « quantitative ». Il nous faut de la donnée et de la statistique pour pouvoir exposer les phénomènes en présence sur le territoire au regard du développement durable. Il y a une autre dimension, beaucoup plus « qualitative », qui est de l’ordre du rapprochement et du dialogue avec les citoyens. Par exemple, s’il y a 4% de chômage sur un territoire, je peux conclure qu’il n’y a aucun problème d’emploi sauf qu’en réalité, il n’y a plus non plus  d’actif ! On peut donc discuter avec les citoyens, leur présenter une situation et leur demander “mais est-ce que vous le ressentez de la même manière sur le territoire ?” De fait, on découvre des perceptions, ni plus justes ni plus fausses que la statistique en elle-même, et ça rend toute la donnée plus objective. La donnée pour nous, c’est donc une ressource qui nous permet d’alimenter une certaine vision en présence sur un territoire.

     

    FING : Pourquoi est-ce important pour toi de travailler avec des données?


    S.K : Je suis au département depuis maintenant 5 ans, et lorsque j’ai rencontré mon collègue Pascal Romain (chef de projet sur l’Open Data), nous nous sommes croisés assez rapidement autour de l’idée d'une transition sociétale vers un monde plus durable. Nous nous sommes rendu compte que nous avions besoin de données et besoin d’un dialogue avec les citoyens pour travailler ensemble. L’Open Data a alors pris tout son sens pour moi, non pas comme finalité, mais comme outil et ressource au service d’un projet territorial de développement durable.


    FING : Quelles sont les données que vous utilisez dans le cadre de l’Agenda 21 ? Quelle place occupent-elles dans votre organisation ? Êtes-vous producteur, réutilisateur, médiateur de données ?


    S.K : J’identifie les indicateurs nécessaires à l'observation stratégique et pertinente des dynamiques territoriales. Qu'elle est la dynamique associative? Comment se noue le lien social ? Comment se fait l’épanouissement des êtres humains ? Quelles sont les vulnérabilités du territoire face aux aléas climatiques? Pour tout cela, j’ai des presentiments à l’échelle du territoire, mais quelles sont les données qui vont me permettre de les justifier ? Je m’appuie principalement sur des données extérieures que peuvent récupérer des acteurs constitués, qu’ils soient des collectivités, des observatoires, des corps de l’état, ou des associations. Je construis une sorte de légitimité dans l’observation et me demande ensuite ce que ces données disent de mon territoire. Je suis alors apte à mesurer ma stratégie ou mes dynamiques locales.


    Il y a une autre dimension dans notre production de données, sur des dynamiques particulières en Gironde. Par exemple, nous géo-référencons toutes les initiatives liées au développement durable. Pour tout cela, nous avons eu besoin de produire des données, des tableurs et c'est là que nous avons commencé à nous frotter à la production de données. Avant dans mes tableurs, je renseignais le nom de la commune et je n'avais jamais réfléchit au fait que sans l’indication du code postal, il me serait impossible d’arriver à trier mes données. Donc nous apprenons petit à petit...


    FING : Qui est sensible à cette démarche d'Open Data dans l’Agenda 21 ?


    S.K : Pascal Romain a déjà largement constitué toute une communauté derrière l’open data. Mais je constate qu’aujourd’hui, il faut encore prendre son bâton de pèlerin pour aller parler à des collègues, un par un. Au delà de l’obligation légale qu’il pourrait y avoir, pour l’instant personne n’est réellement enthousiaste.

    L’Open Data n’est pas une finalité, c'est ce qui nous permettra d’atteindre des objectifs partagés et c’est sur ce point qu’il faut argumenter. Soit nous y allons un par un pour demander les mêmes données, soit nous mutualisons, nous mettons en commun, nous les rendons plus fortes en étant plus à les utiliser, à les mettre à jours, etc., et c’est là que le portail Open Data peut jouer son rôle, plein et entier.


    FING : Quels sont pour toi les freins juridiques, économiques, etc., au développement de l’Open Data ? Te sens-tu acteur du changement ?


    S.K : J’ai identifié plusieurs freins, il y a d'abord la notion de vocabulaire sur à peu près tous les champs thématiques. Quand j’ai construit mon Agenda 21, j’ai appris la définition des mots utilisés au quotidien. J'ai également appris à les redéfinir, et sans cet effort, je risquais dans le dialogue de me heurter à un mur.


    Il persiste un autre frein majeur avec les collectivités qui produisent de la donnée. Aujourd’hui, je construis mon tableur Excel pour moi. J’ai donc fait ma “tambouille”, je l'ai complété au fur et à mesure, j’y ai rajouté des onglets et je m’y retrouve. Mais si je suis amené à le rendre public, c’est autre chose. Ce processus d'ouverture demande une refonte d’un tableur construit depuis parfois cinq ans, je n'en ai pas forcément l'envie et en cela, c’est un frein. L’information, il faut réussir à la transformer en connaissance, mais partager c’est aussi donner du pouvoir aux autres... Au sein de nos cultures administratives, nous n’avons jamais partager la donnée, au contraire, nous la centralisons. A t-on envie d’anticiper, de construire un discours, ou au contraire de co-produire des argumentations, des avis ?


    FING : Quels outils, méthodologies, etc., vous seraient profitables pour démocratiser et développer une culture de la donnée en interne ?


    S.K : Prenons un exemple : je suis chargé de mission et je souhaite aller parler de l’Infolab avec un élu, j’ai 5 mn sans même avoir le droit de rentrer dans son bureau, comment l’interpeller ? J'imagine de là un petit kit de l’Infolab, au sein duquel je pourrais saisir à la carte des éléments facilitant cette démarche. Il pourrait y avoir des éléments de vocabulaire accrocheurs et, quitte même à être encore plus à la carte, une entrée par acteur. A quel acteur je m'adresse : une entreprise très nationale, des techniciens ou des élus, etc. ?

    Je pense que nous n’aurons pas d’autres choix que d’avoir un certain nombre d’outils. Le portail data local sera un outil qui a lui seul ne suffira pas. Comment peut-on sortir de la communauté des utilisateurs geeks, et construire ensemble une culture de la donnée autour d’un lieu ressource, qu’il soit numérique ou physique, de médiation de la donnée ?


    FING : Pourrais-tu nous en dire un peu plus sur ton projet de “Bourse aux compétences” ?


    S.K : C’est un projet européen monté en 2009 autour de notre réseau d'acteurs. Nous sommes 63 collectivités, donc 63 collègues à travailler de manière assez proche pour favoriser le développement durable de notre territoire, mais tout cet écosystème est basé sur un réseau humain. De fait, à chaque départ, nous recommençons à zéro.

    Nous avons donc, en premier temps essayé, de définir une compétence de développement durable. Ensuite, l'idée a été : comment pourrait-on avoir une sorte de base de données intelligente que nous pourrions interroger ? Nous perdions ce côté très humain qui en faisait la richesse mais aussi toute la fragilité pour un format plus pérenne.

    Olivier Chator, qui effectue une thèse en cognitique au sein du Conseil général,  a alors formalisé un système multi-agents permettant la mise en relation d'une offre et d'une demande de compétence que je souhaite partager. Nous sommes pour l'instant sur le développement durable et je n’ai aucune barrière au fait d’agréger d’autres champs thématiques, d’autres compétences.


    FING : Quels rêves nourissent votre ambition pour une culture de la donnée ?


    S.K : Nous portons deux projets, qui apparaissent lointains, mais qui à mon sens restent forts. Le premier se base sur l'idée que nous nous concentrons beaucoup autour du crowdsourcing et des données descendantes mais que nous ne pensons pas assez l’aspect intermédiation. Je ne crois pas aux données purement citoyennes ou institutionnelles mais il y a, pour moi, un ensemble à construire, ce que moi j’appelle de la mutualisation autour des données. C’est à dire, j’aimerais ne plus trouver d’un côté l’application permettant d’identifier les crevasses sur les routes et de l’autre, la publication de cartes routières du département, mais un dispositif m’indiquant comment bien circuler dans le département. Il va falloir que nous organisions un écosystème qui fasse un peu plus société et de fait, que nous construisions de la concertation autour de la donnée.


    Le deuxième projet, c’est un champ traitant la notion de co-responsabilité sociétale. Concrètement, sur les dynamiques de territoire, nous ne sommes pas les seules en présence. Le changement climatique personne n’y peut rien tout seul et en même temps tout le monde y peut quelque chose mais une fois dit, cela n’engage pas beaucoup plus. Et si nous allions jusqu’à dire de combien nous sommes responsable. Ma responsabilité est peut-être infinitésimale mais elle y est. En Gironde, il y a tant de multinationales, tant de citoyens, tant de TPE, etc., nous avons tous une implication sur le changement climatique et maintenant, comment ensemble nous faisons notre part ? Cela va demander une mise en commun de la donné. J’aimerais bien y arriver par la question de la médiation de la donnée pour construire une culture de la réponse, à des enjeux territoriaux.

     

     

     

     

     

     

    Entretien réalisé par Faustine Bougro et Loup Cellard.

  • L'assemblée générale annuelle se tenait ce 21 mai à l'Échangeur PME. Cette matinée était l'occasion pour les adhérents de découvrir les projets actés et prospectifs, et en particulier la campagne menée par l'équipe Infolab !

    Pour engager cette demi-journée, Fabienne Guibé et moi-même présentions la Campagne Infolab dans ses tenants et ses aboutissants. Deux temps successifs de plénière, « Adhérents, à vous la parole ! », s'en sont suivis. Les thèmes de réflexion explorés et les problématiques soulevées ont su esquisser de futurs champs d'action pour l'Infolab.

    Retours sur ces contributions...


    Lucié Dupré (Région Pays de la Loire) activa la discussion par la question du format des Infolabs sur le territoire : « On se tourne de plus en plus vers les lieux fixes, il peut parfois y avoir une sorte de piège ». L'idée d'une boîte à outils, en tant qu'agent régional de médiations à la donnée, entre les zones rurales et urbaines, a alors été introduite. Celle-ci se positionnerait en facilitatrice plutôt qu'en exploitante. Il s'agirait de repérer les besoins et les réseaux d'acteurs pour que la collectivité devienne une réelle ambassadrice de la méthodologie.

    Effectivement, nous n'intervenons pas sur un terrain vierge, la ville vit déjà par elle-même et il est donc indispensable de s'ajuster à chaque contexte. L'entrée thématique s'est révélée de fait et tout au long du dialogue, plus impactante, notamment pour y introduire des associations, et aller donc là où les citoyens sont déjà mobilisés. Ces dernières se verraient alors porteuses d'une culture de la donnée.


    C'est sur cette entrée par la collectivité, que Xavier Crouan (Région Île de France) a exposé l'exemple de la cartographie des subventions, qui démontra par la réalité des données l'inverse du discours politique. Par ses dérives, l'utilisation des données a soulevé la nécessaire question des libertés individuelles. Qui pourrait alors être le garant de nos données personnelles et collectives, une collectivité territoriale ?

    L'éducation à la donnée, soulignée pas Sébastien Semeril (Élu Rennes Métropole) s'est, de fait, révélée une fois de plus primordiale. A ce titre, Rennes Métropole élabore un programme d'éducation numérique lors des activités périscolaires en CM1 et CM2.

    Néanmoins, si l'on évoque beaucoup la pédagogie envers les citadins, les participants ont mis en lumière le fait que pour créer un terrain fertile à l'innovation urbaine ouverte, les acteurs publiques doivent eux-même être détenteurs d'un culture de la donnée. Il s'agirait  d'équiper les élus afin de leur redonner une certaine autonomie.


    Aussi, à une période de pragmatisme comptable, il est primordiale de réfléchir à la conception de services publiques sous l'angle de la co-conception. Nous nous devons d'être sensibilisés aux données que nous produisons et au fait que celles-ci peuvent contribuer à l'appréhension du territoire. L'exemple d'Handistar se révèle pertinent quant à sa possible application sur d'autres territoires.

    Cette interrogation engagée sur le territoire a ouvert un champ d'action à l'Infolab inattendu et judicieux : « Comment peut s'appliquer l'infolab au sein d'une entreprise ? » questionne Aymeric Raoult (La Poste), tout en exposant la possible insertion d'experts de la donnée au sein de l'entreprise, pour une plus grande transversalité. Frédérique Pain (Alcatel) soumet alors l'idée « d'un pôle de compétitivité autour de la donnée ».


    Ces nouvelles réalités ainsi mises en lumière promettent de réveiller le débat public et de décloisonner, stimuler les relations entre les entreprises, les acteurs du territoires et les citoyens. Merci à tous les participants pour leurs contributions riches d'enseignements qui sauront nourrir nos prochaines investigations !



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    La Campagne Infolab a été lancée le jeudi 11 avril à l’occasion de la première rencontre du groupe de travail national, portant sur le thème “ Culture de la donnée et médiations”. Acteurs associatifs (Libertic, Open Street Map, collectifs citoyens Open Data Tours, Poitiers, Les Petits-Débrouillards, Décider Ensemble, La Fonderie...), membres de collectivités territoriales (Région PACA, Communauté urbaine de Bordeaux, CG Gironde, CG Hauts-de-Seine, CG Manche, Mairies de Paris et de Rennes...) et grands comptes (Alcatel Lucent, La Poste, La Caisse des dépôts, Gemalto...) étaient rassemblés pour entamer une réflexion sur la culture de la donnée et ses différentes formes de “médiation”. Retour sur cette journée...

     

    Après ces temps d’exploration, Sarah Labelle (maître de conférence en SIC, Paris 13) a mis en lumière une nouvelle entrée dans l'écosystème de la donnée, celle de la médiation, notion floue victime de son succès. Cette ouverture s'est révélée être l'objet d'enjeux, qui détermineront l'évolution d'une culture de la donnée face aux transformations qui rythment notre société.

     

    La donnée dite “brute” transforme sa valeur dès lors qu'elle est rendue intelligible et visualisée. Aussi, toute mise en forme de données, visant à favoriser la compréhension, construit une médiation, et c’est justement parce que le pouvoir de l'image semble plus immédiat que celui d'un corpus de texte, que cette médiation doit être réfléchie. Effectivement, la réutilisation de données “brutes” en vue d’un traitement intelligent, engage nécessairement des objectifs différents de ceux qui ont présidé à la collecte.

    En cela, toute forme ou processus de médiation reflète la place que l’on souhaite donner à l’objet médié dans son environnement. De fait, la notion de médiation nous incite à réfléchir, à travers nos conceptions du statut des données dans la société, aux formes et processus que nous souhaitons mettre en place. Ce dernier champ a ainsi su éveiller notre attention quant aux problématiques soulevées qui esquissent de futurs champs d’action pour l’Infolab.

     

    Le premier repère constitutif de cet écosystème est la position humaine relative à l’utilisation des différents dispositifs et aux répercussions de ces derniers sur l’appropriation et la production de sens. Le deuxième repère significatif est le scénario d’usage engageant la participation, à savoir le contexte au sein duquel la médiation est pratiquée.

    Aussi, réfléchir sur les modalités de participation comme un processus socio-technique, nous a amené à observer de quelle manière les dispositifs de médiation façonnaient notre sensibilité, notre participation et quels modèles de pensée ils suggéraient. Les dispositifs de médiation, présentés par Amandine Brugière (Fing), peuvent être abordés comme différentes techniques et outils pour créer la rencontre. L’usage était selon les dispositifs plus ou moins encadré et donc plus ou moins spontané. Jusqu’à quel point peut-il fournir des cadres pour limiter les abus ? Quelles marges de liberté la médiation confèrent-elles aux citoyens (script/anti script) ? N’ouvrent-elles pas la voie à de nouvelles configurations entre les acteurs ?

     

     

     

    Á ce niveau, plutôt que de réfléchir la médiation comme un procédé linéaire allant du savoir à l'objet, on la conçoit comme une économie d’interactions au sein de laquelle les participants s’enrichissent mutuellement. Les dispositifs de médiation se doivent alors de conceptualiser une structure dynamique, malléable et participative composant un modèle réceptif aux usages et aux imaginaires de différents individus et engageant ainsi une nouvelle forme de dialogue, qui s'enrichira au travers d'interactions négociées. Il s'agit bien de produire de l'intérêt général tout en préservant les spécificités individuelles. Penser la médiation, c'est également prôner une utilisation plus située, une gestion plus contextuelle des problématiques, avec ce qu'elle implique dans la circulation d'information du médiateur vers son public et inversement.

     

    Si l'on évoque beaucoup la pédagogie envers les citoyens dans les procédures de participation, il apparaît que pour réussir cette combinaison, les acteur publics et privés doivent eux-même être détenteurs d'une éducation à la représentation, à l'analyse visuelle, à la synthèse graphique pour que ces dispositifs hybrides soient pleinement préhensibles. De surcroit, la participation doit être déclenchée et motivée, pour découvrir toute sa puissance. C’est pourquoi accorder la représentation de la donnée et la participation nécessite un cahier des charges éclairé et un travail attentif de l’expérience utilisateur.

     

    L'idée d'une plateforme muséale de la donnée, comme un territoire à explorer, au travers duquel chacun pourra bâtir sa place, développant son champs des possibles, a été introduite par Sarah Labelle (maître de conférence en SIC, Paris13)  : « Comment pourrait-on mettre en avant des données stabilisées?. » Elle nous l'explique : « cette plate-forme permettrait d'offrir des expositions temporaires sur des sujets thématiques ; une collection fixe, ce que l'on pourrait considérer comme un cadrage général pour entrée dans la culture de la donnée ; des ateliers de manipulation réclamant « les mains dans le cambouis » ; des visites guidés d'entrepôt de la donnée ; et surtout un espace collaboratif de co-construction autour de projets mobilisant la donnée. »

     

     

    Faustine Bougro

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  • Dans l'esprit d'innovation ouverte et collaborative, Etalab a lancé la refonte de la plateforme data.gouv.fr. Ce processus de redesign collaboratif vise à impliquer chaque acteur de l'écosystème des données dans la définition des fonctions et des usages du portail national d'ouverture et de partage des données publiques.

     

    Les acteurs sont encouragés à répondre au questionnaire proposé par Etalab jusqu'au 15 mai, la date limite ayant été repoussée de 15 jours !

     

    Après deux ans d'existence, data.gouv.fr s'est construit en répertoire de la donnée publique. Et pourtant, la démarche d'ouverture sert la volonté d'un gouvernement plus transparent, mais plus encore, celle d'un gouvernement valorisant les initiatives citoyennes, capable de stimuler l'économie et le territoire par l'emploi des données comme médium à l'innovation ouverte.

    Aussi, data.gouv.fr mérite t-il aujourd'hui, d'être pensé comme un outil ouvert d'agrégation, de pédagogie et d'animation, composant un modèle réceptif aux usages et aux imaginaires et engageant ainsi une nouvelle forme de dialogue.

     

    « Comment améliorer la collecte et la pertinence des données ? Comment faciliter la réutilisation et l’exploitation des données ? Quelle doit être l’expérience utilisateur sur le site ? Comment favoriser la réutilisation et l’innovation à partir de la plateforme ? Comment mieux insérer Data.gouv.fr dans le réseau des ressources Open Data ? Comment construire un retour vers les administrations qui partagent leurs données ? »

     

    L'idée d'une plateforme d'innovation et d'acculturation ouverte et continue pour les données publiques semble construire les futurs champs d'action à Etalab... A vos crayons !

     

    Lien vers l'article > http://www.etalab.gouv.fr/article-codesign-vous-avez-jusqu-au-15-mai-pour-envoyer-vos-contributions-117610680.html

     



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