Blog de Amandine Brugière

  • Retour sur l'Infolab à Futur en Seine

    Par Amandine Brugière dans le groupe Campagne Infolab. le 3 octobre 2014

     

    Ce sont plus de 30 initiatives de médiation aux données qui ont été présentées pendant 4 jours dans le cadre de Futur en Seine, au sein d’un Infolab éphémère. 

    Au 4e étage de la Gaîté Lyrique, la FING a rassemblé des personnes venues de tous horizons : grandes entreprises, start-ups, secteur public, recherche, journalisme…  pour animer des ateliers, des débats et des démonstrations à base de “données”.

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    1. Les données, un sujet « montant » 

    Le sujet des données occupe un place de plus en plus importante, à l’instar des 400 m2 dédiés à l’Infolab et aux start-ups “data” pendant ce festival (voir la liste des exposants p.15)
     
    Les données numériques sont désormais partout : générées de manière exponentielle par l’ensemble des devices électroniques, par les réseaux, par les traces d’usages des internautes, elles constituent une nouvelle empreinte ou expression de la réalité. Chaque jour un peu plus, et sans que nous en ayons toujours conscience, les données numériques transforment nos vies, nos projets. Elles sont à la source d’un très grand nombre de services. 
    En cela elles représentent aujourd’hui l’une des grandes opportunités professionnelle comme personnelle, économique, scientifique, sociale et citoyenne. Mais trop peu d’acteurs sont capables d’en tirer pleinement partie et les modalités de médiation ou d’accompagnement des individus à l’exploitation des données ne sont pas assez nombreuses. 
     
    Pour répondre à ce manque, lInfolab a été imaginé comme est un espace collaboratif dédié à la compréhension, la manipulation et l’exploration de données. S’adressant à tous les publics, professionnels comme citoyens, l’infolab rassemble des ressources humaines, des savoir-faire utiles pour appréhender les données : compétences, outils, objets connectés, méthodes…
     

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    2. Penser les médiations aux données

     
    Si’ l’on souhaite qu’un plus grand nombre d’acteurs soit en capacité d’exploiter les potentialités des données, alors il faut penser les modalités d’accompagnement à plusieurs niveaux, car : 
     
    > les usages des données peuvent aller du plus simple au plus complexe : Sensibiliser à l’univers des données, s’initier aux données, produire et stocker des données, partager des données, rechercher des données, évaluer des données, transformer des données, croiser des données, visualiser des données, comprendre à l’aide des données, informer à l’aide des données, prévoir et décider à l’aide des données, inventer et réaliser des applications ou des services, mettre en débat avec les données
     
    > les situations d’usages sont innombrables : professionnelles, citoyennes, publiques, privées, associatives, personnelles, concurrentielles, marchandes, non-marchandes, etc., 
     
    > les compétences requises sont nombreuses : information - communication, statistiques, juridiques, mathématiques, design… (voir l’article publié à ce sujet Y a-t-il des compétences Data spécifiques ?).
     
    L’infolab s’est ainsi structuré en 3 pôles : 

    - Initiation & Formation : espace de sensibilisation et d’acculturation aux données.

    - Incubation de projet : espace de rencontre, de partage des savoirs-faires et de réflexion autour d’un projet.

    - Débats et création de connaissance : espace de discussion, de concertation, de réflexion et d’échange.

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    3. Un Infolab éphémère pour faire vivre des expériences data de toutes sortes
     
    Avec l’Infolab - Futur en Seine, l’idée était donc de proposer un espace dédié aux données par le biais d’un lieu de médiation vivant, complet et accessible par tous, favorisant les rencontres et le partage des savoirs-faire et des projets.
     
    L’Infolab éphémère a été l’occasion de proposer une variété d’expériences « datas » à vivre et faire vivre, à des publics en tout genre. Autour des 3 pôles de l’Infolab, 29 partenaires ont proposés des ateliers, des démonstrations, des expositions, aussi bien pour des jeunes publics avec des ateliers animés par les Petits Débrouillards ou We Love The Net, que pour des professionnels avec des débats animés par Data Publica, l’Inria, lANACT, ou des citoyens militants, citoyens avec lOKFN France, AlterCarto, les CRIJ, des focus sur les données personnelles avec la CNIL et le projet FING MesInfos, ou les données publiques avec le CG Gironde, la Région Rhône-Alpes, la Communauté urbaine de Bordeaux…

    Retrouvez le programme en ligne ici.

    Si certains formats d’animations ont déjà été testés auparavant, la majorité des ateliers et débats organisés pendant l’événement ont été spécialement pensés pour l’occasion.

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    Retrouvez toutes les photos de l’événement ici

    Les partenaires

    Altercarto, Anact, Alcatel Lucent Bell-Labs, Centre Hubertine Auclert, la Cnil, le Conseil Général 33, la Cantine Numérique Brestoise, la Communauté Urbaine de Bordeaux, Data Publica, Fing Infolab, Fing Mes Infos, la Fonderie, l’association ICI, INSEE, Inria, Libertic, la Mairie De Paris, la ville de Montpellier, OKFN-France, Open Data France, le groupe La Poste, les Petits Débrouillards, la Région Paca, le Réseau Information-Jeunesse de Poitou-Charentes, la Région Rhône-Alpes, la ville et l’agglomération de Rennes, Sciences Manuelles Du Numérique, Snips, Utilisacteur, We Love The Net…

     
     
    Une plateforme de ressources partagées infolabs.io
     
    Dans une logique d’ouverture et de développement des Infolabs, plusieurs partenaires ont fourni une méthodologie et une description détaillées de leurs ateliers, afin qu’elles puissent être reprises, partagées, améliorées librement par d’autres. Ces fiches sont stockées au sein de la plateforme de ressources partagées : infolabs.io.
    Cette base référence déjà plus de 200 outils et méthodologies. Elle est celle de la communauté infolab et se veut collaborative. N’hésitez pas à vous en servir, à le compléter, à le commenter, etc. > http://infolabs.io/ressources
     
    Enfin, vous pourrez trouver la charte des Infolabs. Elle est le fruit de plusieurs ateliers avec les participants de la communauté infolab. > http://infolabs.io/content/charte-des-infolabs

    Pour contribuer à son évolution ou en discuter des éléments, vous pouvez passer sur l’outil de co-rédaction sur lequel est déposée la charte en cliquant sur ce lien.

     
     
    4. La suite de la campagne Infolab
     
    Quand verra-t-on de vrais Infolabs ? En fait il en existe déjà : Médiagraph à Nantes développe tout un pan de services de sensibilisation aux données, le CRIJ Poitou-Charentes se définit comme un « infolab orientation », et bientôt le CRIJ Rhône-Alpes, le Conseil Général de Gironde anime un infolab au sein de la collectivité, l’association lyonnaise Altercarto mène des actions autour du partage de données et de leur mise en débat.
     
    Peut-être verra-t-on un jour naître des Infolabs avec leur 3 pôles, ou peut-être est-ce par briques que les médiations aux données émergeront, chaque structure, chaque organisation pensant ses modalités d’accompagnement spécifiques. 
    Des scénarios sont en cours réflexion.
     
    La FING poursuit ses réflexions autour des médiations aux données, par un cahier d’exploration qui consigne l’ensemble des enseignements de la campagne et mène un cycle de formation et d’accompagnement. 
     
    La saison 2 se poursuit… Rejoignez-nous ! 
     
    Lydie Braham-Borie 
     

     

  • Les réseaux sociaux, c’est aussi le moyen d’une vaste auto-promotion..., donc allons-y ! :)

    Au milieu de tous les fabuleux intervenants de Lift with Fing cette année, vous trouverez Aurialie Jublin et moi-même, qui avons conduit, depuis février 2013 les travaux «  Digiwork, repenser la place des individus au travail dans une société numérique », investiguant, tout azimut, ce thème séculaire du travail. 
     
    Qu’est-ce qui se transforme dans les pratiques de travail, sous l’influence - directe ou indirecte - du numérique ? La réponse est à peu près tout ! 
     
    • La manière dont les individus travaillent : les tâches à accomplir, toujours plus dématérialisées ou interfacées par des écrans, voire tout bonnement remplacées par des robots. 
    • Les rythmes et les espaces de travail : l’unité de temps et de lieu éclate sous la pression du travail mobile, de l’entreprise muti-sites, du brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle. Des individus sur-occupés d'un côté, et d'autres essayant d'additionner des temps partiels. 
    • Les interactions collectives de travail : le mode projet, l’entreprise étendue font vaciller le rapport de subordination, les fonctionnements hiérarchiques, les organigrammes
    • La production de valeur : qui devient presque autant le fait des collaborateurs que des clients/usagers/consommateurs/contributeurs….
    • Les capacités de mesure et d’évaluation du travail qui évoluent avec les nouvelles métrologies (data)

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    Managers, RH, préparez-vous aux turbulences, il va vous être demandés d’être particulièrement agiles et innovants ! Le travail vit une métamorphose
     
    Mais qui dit transformations, dit transitions... (douces ou violentes, c'est selon...) :
    Peut-être demain devrez-vous adopter un espace Shenghen au sein de l’entreprise étendue pour favoriser la mobilité et la créativité de vos collaborateurs ? Peut-être devrez-vous pencher définitivement du côté de l'entreprise « grande ouverte », "sans portillon", afin de dynamiser l’innovation ? Peut-être vous faudra-t-il d'abord enrichir la musette numérique du travailleur, afin que celui-ci capitalise au mieux sur ses expériences, ses compétences, ses réseaux, et augmente par là ses capacités d'autonomie et de rebond ? 
    Peut-être que l’individualisation des pratiques de travail et l’attente d’une personnalisation des modes de vie vous contraindront à inventer de nouvelles modalités de dialogue social, et de régulation collective ? 
     
    Le reste est à entendre - et débattre - le jour J !
     
     
    A consulter aussi, sans modération : 
     
     
  • Pour débuter l'événement à 15H30 : débat autour de la controverse "Le Numérique crée-t-il de l'emploi ?" ou changerait-il le sens, la nature, la valeur du travail tout à la fois.... ? avec Marie-Vorgan Le Barzic (Silicon Sentier), Georges Epinette (CIGREF, Groupe Les Mousquetaires)
    Pour s'inscrire : http://www.fing.org/?Lancement-du-4e-cahier-d-enjeux,1118

  • Ce travail a été réalisé en amont du lancement de l’expédition FinG DigiWork pendant l’été 2012. Il a ensuite alimenté les réflexions sur « le travail et l’entreprise » de l’étude prospective la dynamique d’internet, prospective 2030, publiée par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective en juin 2013. Nous faisons le choix de publier ce “ document de travail “ tel que produit initialement pour fournir aux membres de la communauté ouverte Digiwork les éléments de lecture ayant servi à la réflexion.

    Nous prions donc les lecteurs d’être indulgents quant au style, aux possibles approximations, aux manques, aux fautes restées cachées... mais nous sommes bien sûr preneurs de toutes vos remarques. 

    En vous souhaitant une bonne lecture... 

     

  • Intervention au congrès de la société française d'informatique – Poitiers – Février 2014

     

    La question des données en entreprises n’est pas un sujet neuf… Depuis l’informatisation des entreprises, le développement des intranet, des ERP, du knowledge management, etc., la question de la production / de la circulation / du partage / de la protection des informations dans les organisations se pose. Mais ce qui change aujourd’hui et revisite ces anciens sujets, c’est :

    -        d’une part l’afflux exponentiel des données et l’exploitation automatique de celles-ci par les machines ;

    -        d’autre part le périmètre d’actions des entreprises ou, pour le dire autrement, l’écosystème d’interdépendance dans lequel elles évoluent et qui s’est considérablement étendu ;

    -        Et enfin le caractère « co-produit » inhérent aux données, mais aussi au système intelligent, aux traitements algorithmiques qui agrègent des données de provenance variée.

     

    Les analystes s’accordent pour considérer les  données comme un nouvel actif économique (en 2013, le Boston Consulting Group en estimait le potentiel économique à 8% du PIB européen d’ici 2020). Mais il est encore peu fait cas des incidences sociales possibles, que la gestion des données dans les organisations va faire naître.

     

    La manière dont demain nous allons gérer, agréger, analyser, partager, ouvrir ou au contraire fermer, protéger les données, va avoir des conséquences sur tout un écosystème d’acteurs internes/externes aux organisations : les décideurs, les cadres, les employés, les partenaires, les co/sous-traitants, les prestataires, consultants, les clients, les contributeurs, les usagers : soit autant d’individus qui participent à la chaine de valeur.

     

     

    • LES DONNEES, UNE NOUVELLE "REALITE" A TRAITER POUR LES ENTREPRISES

     

    A quoi ressemble l’entreprise du 21e siècle ?

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    > Qu’elle soit très grande ou très petite, l’entreprise du 21e siècle est une organisation connectée (98% des entreprises).

    Même les très petites structures sont connectées, et agrègent des contenus dématérialisés : des mails, des listings de clients, des stocks. Les professions manuelles, ou centrées sur la relation humaine ont des pratiques de plus en plus interfacées par des écrans : les infirmiers, les boulangers, les transporteurs routiers, les aides aux personnes âgées, ... Or tout device informatique génère de la donnée, des traces d’usages, qui peuvent être récupérées, et qui alimentent – plus ou moins explicitement – des formes de reporting : analyse de la pratique, de la performance, du bien-être, etc.  

     > Avec des individus majoritairement connectés

    L’entreprise du 21e siècle est composée d’individus connectés. C’est le fruit de la montée de l’équipement personnel. Le taux d’équipement varie en fonction du poste (avec de fortes inégalités), mais les pratiques de BYOD, ou de BYON se multiplient et obligent les entreprises à composer avec une pluralité d’équipements. (60 % des sociétés autorisent déjà une stratégie BYOD selon Forrester). Les solutions de cloud personnel sont en train d’arriver sur le marché. Tout cela présage des tensions à venir sur la sécurisation des données, mais aussi sur leur confidentialité, leur propriété, le partage de la valeur qu’elle engendre...

    > Elle est aussi étendue, virtuelle

    L’entreprise qu'elle soit là encore très grande ou très petite, est insérée dans un écosystème dense de partenaires, co-traitants, experts, conseillers. L’entreprise étendue – ou virtuelle – est celle capable de puiser dans des ressources extérieures le moment venu, pour faire face aux besoins d’agilité, de réactivité, d’adaptabilité des marchés. Or au sein de cet écosystème, les données se multiplient, s’échangent.

     > Elle se compose de chaînes de production toujours plus automatisées

    Les chaînes de production sont de plus en plus automatisées, et monitorées par des capteurs, de façon à ce que les machines elles-mêmes puissent vérifier en temps réel les fonctionnements, contrôler le bon déroulement de la production,  constamment optimiser les process.

     

    L’informatisation s’est depuis étendue à toutes les fonctions de l'entreprise et organise l’intégralité des processus. L’effet d’outillage multiplie la production de données mais surtout il tend à considérer comme des “données” à enregistrer et analyser toutes sortes de faits, de phénomènes et d’actions qui ne semblaient jusqu’ici pas le mériter, ou que l’on ne savait tout simplement pas voir. 

     

     

    • QUELS USAGES DES DONNEES

     Dans un premier temps la profusion des données est abordée sous l’angle technique : on cherche surtout à établir les réseaux, à récupérer, stocker, analyser, diffuser, archiver. Et cela provoque des problématiques techniques denses : comment analyser de grosses quantités de données ? Doit-on faire circuler ces mastodontes ou développer des softwares venant puiser les données là où elles sont ? Est-il opportun de chercher à les stocker et les archiver quand leur cylce de vie est de deux ans à peine… ?

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    Mais de véritables champs d’usages thématique, tout à fait stratégiques pour l’activité de l’entreprise, se développent aussi. En voici 4 d’entre eux, qui adressent des questions tout à fait politiques à l’entreprise.  

    > Augmenter la productivité par la mise en place de systèmes intelligents se passant  de l’intervention humaine

     Toute l'activité devient mesurable au travers d'indicateurs de performance, et sujette à optimisation. Les machines, capables de gérer des systèmes de plus en plus complexes, d’apprendre de leurs erreurs, et de traiter de très grandes quantités de données, supplantent petit à petit l’humain dans la gestion des tâches cognitives (c’est l’âge de la substitution homme-machine, décrite par Brynjolfsson et MacAfee dans leur ouvrage Le Deuxième âge des machines). Parmi les multiples conséquences de cette évolution :

    -        La suppression continue d’un certain nombre d’emploi : ce qui questionne la manière dont la valeur produite par les machines sera partagée entre les individus, pas toujours « insérables » dans l’emploi, mais participant en partie à la création de valeur par les données;

    -        La multiplication des effets d’informatique « boîte noire » dont ceux observés dans le champ de la finance (High frequency trading) ne sont pas très rassurants…

     Qui aura la main sur les systèmes intelligents ? Une DSI renforcée, ou une plus large communauté ? Quelle capacité d’interrogation des machines et d’intervention sur celles-ci aurons-nous ?

    > Générer des tableaux de bord internes, des analyses prévisionnelles, piloter l’activité au quotidien

     Ce qui était avant réservé à la business intelligence se complexifie par les effets de big data mais surtout il s’étend – potentiellement - à chaque service, à chaque direction. Tout employé peut être à même de piloter son activité, par les données qu’il génère au quotidien, voire de développer des analyses prévisionnelles. Il doit pour cela avoir accès aux données, disposer des compétences nécessaires à leur traitement et disposer d’outils adéquats.

    La profusion de données et la possibilité de faire émerger des données prédictives peut conduire soit à une concentration accrue du pouvoir dans l’entreprise (les DSI, les décideurs) soit au contraire contraindre à l’élargissement de l’analyse de l’activité et des prises de décisions. Faut-il outiller les services d’outils de gestion de données de manière beaucoup plus volontaire ? Faut-il faire monter en compétences les employés sur l’exploitation des données ? Et quelles sont ces compétences ? Faut-il mettre à disposition des compétences internes pour aider les services : data officier mobile dans l’entreprise ?

     

    > Améliorer la connaissances des cibles clients / usagers

     Le propre des données est de faire éclater les frontières : entre les données brutes, leur contexte de production, leur trajectoire sinueux de traitement-retraitement, enrichissement-croisement, il devient vite difficile de savoir « quoi » appartient « à qui ». Une partie des données gérées par les organisations sont les données produites ou co-produites par les partenaires / cotraitants / clients / usagers / contributeurs.

    Est-ce que les données co-produites doivent l’être de manière beaucoup plus explicite et assumée ? Comme le suggèrent les analystes Crawford et Schultz , est-ce que les services qui utilisent des Big Data doivent informer les gens des sources de données qu’ils récoltent, des formes de prédictions qu’ils font ? Est-ce qu’une information doit être fournie aux usagers quand leurs données ont été traités par un algorithme qui explique les données considérées et la méthodologie employée… ?

    C’est là un champ entier de transformation de la relation aux partenaires-co-traitants d’un côté, aux clients-usagers-contributeurs de l’autre.

     

    > Alimenter les ressources humaines

    De plus en plus, et particulièrement dans les entreprises qui ont développé des intranets, des réseaux sociaux d’entreprises, les données deviennent aussi du matériau alimentant les ressources humaines. Les applications de « reporting social » commencent à arriver sur le marché, fournissant à la GRH des données nouvelles sur les risques psycho-sociaux encourus, ou sur les possibles fuites de talent (les RH prédictives, façon People Analytics de Google). Des données nouvelles – aujourd’hui non discutées par les parties prenantes - rentrent en ligne de compte dans l’évaluation de la performance ou du bien-être des individus au travail. Cela amènera-t-il à revoir en conséquence les formes de dialogue social dans l’entreprise ?

     

     

    • EXPLORER DES PISTES D'ACTIONS

     Si à ce stade, les questions sont plus nombreuses que les réponses, certaines expéditions ou campagnes que nous menons à la FING relatives aux données (Infolab, Mes Infos) tentent d’explorer des pistes d’actions.

     

    > L’Infolab, ou comment développer une culture des données et des raisonnements algorithmiques au sein des organisations

    La campagne Infolab, lancée depuis un an, questionne les formes de médiations à développer sur les territoires pour qu’un plus grand nombre d’acteurs (privés, publics, associatifs, particuliers) soient en capacité d’exploiter des données pour leur projet.

    Pour cela il s’est agi de questionner les compétences nécessaires à l’exploitation des données. Quelles sont les compétences mises en œuvre ? statistiques, juridiques, informatiques, de culture numérique… Peut-on former à la logique algorithmique ? Comment s’y prendre pour faire acquérir les briques de base manquantes aux individus ? Doit-on passer par la formation continue, l’apprentissage par le faire, le elearning ?

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    C’est un axe de réflexion que nous continuerons à explorer durant l’année 2014.

     

    > L’infolab ou la mise en place de cellule de médiation, et d’accompagnement des projets « data » dans les organisations

    Les médiations aux données peuvent être multiples : techniques (outils), documentaires (méthodologies, retour d’expériences, partage de pratiques), humaines (accompagnement, formation…). Les entreprises devront peut-être, demain, générer en leur sein, des services d’aide, d’accompagnement voire d’incubation de projet datas : associer les compétences d’un expert data aux compétences d’un expert métier pour tirer parti des données au quotidien.

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    > MesInfos, ou réinventer la relation clients à partir du partage des données

    L’expérimentation MesInfos, lancée en octobre 2013, consiste à redonner aux clients-usagers les données que les entreprises possèdent sur eux. A travers une plateforme test, 300 panelistes, et des entreprises partenaires (grande distribution, secteur bancaire, assurance, opérateur télécom), des usages, des services font être expérimentés, afin d’explorer la valeur, à la fois économique et sociale, du partage des données personnelles : quels impacts sur la confiance, la relation client, le développement de services, la connaissance de soi, de nouveaux pouvoirs d’agir des clients-contributeurs, etc.

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    > Les données : un nouvel objet du dialogue social dans les entreprises ?

    S’il ne fait pas de doutes que la manipulation de données va devenir une compétence différenciante pour les employés, il ne fait pas de doute non plus que l’exploitation des données va générer des besoins de renouveau du dialogue au sein des organisations. Parce que l’accumulation de données et d’informations ne livrera pas un sens plus objectif de la réalité, parce que le point de vue de chaque expert « métiers » se révèlera indispensable pour naviguer dans l’infobésité, et parce que les données et les traces d’usage ne traduiront jamais complètement la réalité des pratiques de travail (la pertinence, l’efficience, la créativité, les capacités d’innovation), de formes nouvelles de débat, de dialogue social devront voir le jour, mettant les données en débat. Ce que nous essayerons d’approfondir dans le cadre de la campagne Digiwork.

     

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    Les données deviendront-elles un nouvel « objet social » dans l’entreprise ? Dans tous les cas, quel que soit leur devenir, la question de la médiation scientifique et du développement d’une culture des données sera centrale pour les organisations.   

     

    (Le bidendum "travail", cc Yoan Ollivier, Plausible-Possible)

     

     

  • Bonjour 

    Une fois n'est pas coutume... un message commercial sur ce blog pour vous annoncer l'ouverture de la campagne d'adhésion 2014 ! 

    La mission de la Fing est "de produire des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques." En 2014, cette mission se déclinera de quatre manières :

    • L'exploration créative, pour proposer de nouvelles perspectives à l'innovation. 3 thèmes pour 2014 : l’individu au travail dans une société numérique (Digiwork), la consommation collaborative (ShaREvolution, en partenariat avec Ouishare), le corps et l’innovation numérique (Bodyware)…
    • L'expérimentation de dispositifs innovants, placée en 2014 sous le signe de la donnée : MesInfos, autour du retour des données personnelles aux individus qu'elles concernent ; Infolab, qui vise à développer et diffuser plus largement une "culture de la donnée".
    • La prospective : le cycle annuel "Questions Numériques" s'organisera cette année autour des "Transitions", numérique et écologique notamment.
    • La détection et l'accompagnement de projets transformateurs, au travers du Carrefour des Possibles.

    Le Plan d'action 2014 de la Fing et la plaquette détaillent plus précisément ces projets.

    Ces projets existent et se développent uniquement grâce aux adhérents et partenaires de la Fing. L’association compte aujourd’hui plus de 330 adhérents provenant d’horizons variés : grandes entreprises et startups, chercheurs et innovateurs sociaux, utilisateurs et professionnels, acteurs publics et privés.

    Nous serions fiers et heureux que vous les rejoigniez !

    En adhérant, vous soutiendrez l'action de la Fing et rejoindrez son réseau. Vous pourrez prendre part à ses projets, ses ateliers et ses manifestations. Vous disposerez d'un accès facilité à ses équipes et ses intervenants.

    Merci de votre soutien ! 

     

     

  • En octobre dernier, dans le cadre des ateliers Questions Numériques, nous vous avions invité à participer à cette session de controverse sur le thème Le numérique crée-t-il de l'emploi ?

    Pour une part dominante des acteurs publics et économiques, le numérique est vu comme un facteur de productivité dans l'économie traditionnelle, et donc facteur de croissance. Il est aussi considéré comme porteur du développement d'une nouvelle économie, de nouvelles activités, de nouvelles opportunités. S'il est admis que l'automatisation et la dématérialisation occasionnent des destructions d'emplois, celles-ci ont longtemps été vues comme des "destructions créatrices" : les emplois d'hier étant remplacés par les emplois de demain. Aujourd'hui, nombreux en doutent, et la controverse s'installe... 

    La réflexion partait d'une cartographie de controverse (ci-dessous), quelques éléments bibliographiques et de chronologie (à découvrir ici). Le résultat sera à découvrir en mars prochain, dans le prochain numéro de Questions Numériques. 

    En attendant, nous vous incitons à lire cet article de Nicolas Debock "Numérique 1, emploi 0", qui poursuit bien la réflexion (sur un axe de la controverse...).

     

    cartographie controverse

     

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    •  1 - « Crowdsourcing », de quoi parle-t-on ?

     

     

    La co-production de données par les foules ? Pourquoi - en quoi cela peut-il être intéressant pour un projet, une organisation ? Comment s’y prendre ?

    Le crowdsourcing (littéralement “la production de données ou d’informations par les foules”) est un des phénomènes marquants du web2.0, et particulièrement de la dynamique d’Open Data. Il consiste en une mobilisation des compétences ou des connaissances distribuées au sein de la foule. Il peut se développer dans la sphère non-marchande et relative au bien commun : ainsi dans le champ de la santé (sickweather), de la généalogie (Genbecle), de l’alimentation (Open Food Facts), de la cartographie (OpenStreetMap), du handicap (HandiMap), de la recherche scientifique, de la connaissance (Wikipédia) ; mais aussi dans le champ marchand, concurrentiel, voire de l’emploi (mechanical Turk), Humangrid, etc.

    Les initiatives de co-production volontaire de données par des individus ou des communautés informelles, ne sont pourtant pas si nombreuses. C’est que le “crowdsourcing” ne se décrète pas : il ne s’impose pas aux foules. ll peut arriver qu’il soit spontané ou non conscient (ReCaptcha), mais il est le plus souvent “incité”. Certaines démarches de co-production n’hésitent d’ailleurs pas à emprunter des biais ludiques (décryptage de l’ADN) ou financiers (Innocentive) pour se rendre attractives.

     Quel est le potentiel de coproduction de données d’un projet ? Quelle stratégie mettre en oeuvre pour le favoriser ? Les dispositifs Infolab seront probablement amenés à aider des publics à construire, déployer une démarche de coproduction de données aussi bien pour des publics citoyens que pour des entreprises.

    L’atelier proposé le 17 décembre à la Cantine de Rennes consistait à faire vivre une expérience d’évaluation du potentiel de coproduction de données d’un projet, et à élaborer une stratégie adéquate

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    • 2 – Cartographier les pratiques maraîchères des habitants de l’agglomération de Rennes : pour quoi faire ?

    S’inspirant d’un projet développé par le collectif citoyen Open Data Rennes en 2012, la proposition de l’atelier était de construire une cartographie de la production maraîchère chez les habitants de Rennes et son agglomération. Quelles sont les habitudes en la matière ? Font-ils pousser des fruits, des légumes, des herbes aromatiques, sur leur balcon, dans leur jardin ? Echangent-ils leurs productions ? Existe-t-il des réseaux de partage de denrées locales ?

    Un tel projet permettrait par exemple d’évaluer le caractère « vert » d’une ville en prenant en compte les potagers privés ; ou repenser un modèle de développement et d’auto-subsitance d’une population (locavorisme - consommer des produits locaux) ; ou encore  travailler à la protection de l’environnement, tout en créant du lien social, etc.

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    • 3 - DEROULE DE L’ATELIER

    Comment réaliser ce projet ? Est-il nécessaire de co-produire des données ? Pour répondre, nous avons suivi la méthodologie élaborée dans le cadre de la campagne Infolab (« parcours d’évaluation du potentiel data pour mon projet »).

     

    a) Quelles données existent déjà sur ce sujet ? « Wanted Data List »

    La première étape consiste à créer une liste idéale de données utiles : par exemple l’orthophoto de Rennes Métropole, la liste des jardins familiaux, un annuaire déclaratif des personnes pratiquant le maraîchage privé.

    Voici quelques-unes des idées qui sont ressorties de cette première phase de brainstorming.

    - Données des associations environnementales

    - Données “clients” des AMAP ?

    - Enquêtes comportementales, pratiques des ménages

    - Données cartographiques du territoire

    - Données du cadastre : parcelle, bâti

    - Cartographies des espaces verts

    - Orthophotographie

    - liste des jardins ouvriers, des lieux de cueillettes, des réseaux d’AMAP

    - liste des producteurs locaux

    - existence de statistiques sur les “grainiers”

    - carte des composteurs individuels et collectifs détenus par les Villes qui accompagnent les habitants dans la démarche 

     

    b) Evaluation et recherche des données existantes / Prise de contacts avec des producteurs de données

    Par la suite chaque élément de cette liste est classé selon son degré de pertinence, et le format envisagé. En effet, il s’agit d’évaluer le potentiel de ré-utilisation de chaque jeu de données. Une donnée de qualité bien renseignée dans un format ouvert et disponible sous une licence permettant sa réutilisation aura un potentiel utile bien plus important qu’une donnée de mauvaise qualité et disponible en pdf par exemple.

    Nous avons donc pris le temps d’évaluer, avec les participants, 3 jeux de données via le prisme de leur format, de leur qualité et donc de la faisabilité de leur coproduction collective dans le cas où elles ne répondraient pas à des critères qualitatifs nécessaires à leur réutilisation.

     

    L'orthophoto (open data Rennes Métropole) :

    Cette donnée permettrait par exemple, via un traitement de télédétection, de faire ressortir les jardins dans lesquels on pratique du potager privé. En réalité, cela demande certaines compétences et la résolution à 20cm proposée en open data n'est pas suffisante pour identifier ce qui pousse dans un jardin !

    Une idée de crowdsourcing serait d'utiliser des drones privés pour prendre des prises de vue aérienne.

    Cet exemple radical nous a permis de rappeler que l’utilisation de drone était réglementée…, mais aussi et surtout qu’il devait exister une prise avec une meilleure résolution. Dès lors, contacter le producteur est une piste méthodologique essentielle dans le processus d’évaluation de faisabilité d’une coproduction. Dans beaucoup de cas, la donnée peu renseignée ou absente existe sous d'autres formes chez un acteur proche de la thématique. Il est souvent préférable de passer du temps à négocier une autre version ou bien à faire évoluer les conditions de réutilisation, plutôt que de se lancer dans un montage complexe d’une coproduction de la donnée.

     

    Les jardins familiaux (open data Rennes métropole):

    Cette donnée semble revêtir tous les atouts d’une bonne base pour travailler la question des potagers privés. Malheureusement, la donnée manque de renseignement, pas de surface, pas d'adresse, pas de coordonnées géographiques…

    Là encore, il est fort probable que des informations supplémentaires existent au sein des collectivités ou des associations. Dans ce cas encore, influer auprès des acteurs concernés reste la priorité avant de se lancer dans une campagne de crowdsourcing. Dans le cas où cette information complémentaire serait réellement absente, il est nécessaire d'associer les collectivités dans la démarche de coproduction, car elles pourraient être intéressées par les données produites pour un usage métier interne.

     

    Ces données collent parfaitement à la thématique, en revanche elles sont disponibles uniquement sous la forme d'un kml (format de données géographiques, propriétaire de Google). De fait, comment extraire ces données et les traiter ? Contacter le producteur originel est une bonne piste, car elle nous a permis d'obtenir les données dans un format exploitable.

    Parallèlement, ce dernier exemple a introduit d'autres aspects stratégiques lors de la définition d'une campagne de coproduction de données. Lors de la campagne initiale (collectif open data Rennes), les choix méthodologiques ont été de récolter les informations sur une courte période et sans outil technique de récolte et de mise à jour de la donnée. Une méthode qui permet d’obtenir rapidement des données exploitables, mais qui est insuffisante sur le long terme.

     

    C) Construire une stratégie de coproduction de données


    Les suite et fin de l'atelier se sont axées sur les choix stratégiques d'une campagne de coproduction des données. Comment faire pour toucher des réseaux ? Comment publiciser, faire connaître la démarche et inciter les habitants à s’auto-déclarer ? Faut-il monter un événement de lancement de la démarche ? Faut-il animer des réseaux sur le long terme ?

     

    Une série de lieux, de réseaux a été alors évoquée :

    - les bourses aux échanges de plantes, de graines

    - les événements de type “Les incroyables comestibles”

    - les maisons de quartier

    - les lieux de compostage collectif

    - les Lieux de marché

    - les grandes surfaces (Jardiland, Truffaut, etc.).

    - les jardins ouvriers

     

    Plusieurs pistes comme une stratégie de communication sur le long terme avec des relances trimestrielles, le développement d'outil permettant l'alimentation à tous moments et la formation à des solutions existantes comme OpenStreetMap pour les données géographiques seraient essentielles à la création d'une base de données coproduite. La co-production de données peut aussi développer des approches ludiques pour donner envie de participer et tendre à gommer l’aspect “rébarbatif” de la démarche. Il est même envisageable d’inciter financièrement, rémunérer (à l’instar des projets Mechanical Turk, Humangrid, Designenlassen.de, Wilogo, Innocentive…)

     

    • 4 - LES ENSEIGNEMENTS METHODOLOGIQUES

     

    Un dispositif Infolab doit pouvoir aider des porteurs de projet dans la mise en place d’une démarche de crowdsourcing, en commençant par initier une réflexion sur les données existantes, et sur la pertinence d’une co-production. L’option de crowdsourcing ne peut être considérée comme la « solution clé en main » d’un projet. Il excite plusieurs étapes à respecter et des ressources susceptibles de requalifier les stratégies de coproduction d'une donnée.


    Pour récapituler, voici les grandes étapes à prendre en compte :

     

    a) Rechercher les données qui existent déjà sur le sujet ? « Wanted Data List »

    b) Evaluer la pertinence et prioriser celles-ci

    c) Prendre contacts avec des producteurs de données déjà existantes : ils peuvent avoir d’autres choses « en magasin » que ce qui est connu ou publié.

    d) Evaluer de la qualité des jeux de données trouvés  

    f) Définir les données manquantes à co-produire

    g) Construire une stratégie - aux moyens diversifiés - de mobilisation des foules

    h) S’appuyer sur les réseaux “physiques” déjà existants (ex . assos, marchés, foires) pour faire connaître le projet, trouver des moyens d’incitation à la production (manifestation, publicité, serious game, etc.).


    par Jérémie Valentin & 
    Amandine Brugière

  • Les 21 et 22 janvier se sont tenues les premières sessions d'atelier Infolab sur le territoire girondin et l'agglomération bordelaise. Les villes de Bourg sur Gironde et Cenon accueillaient les participants, venus nombreux (plus de cinquante personnes !) découvrir l'univers des données, et les impacts - actions possibles sur la thématique de l'empreinte écologique. 

    Retrouvez ici les slides de la journée. 

    Pour se joindre au groupe de travail, et participer aux prochaines ateliers (le 13 février), veuillez contacter Thierry Marcou ! 

     

     

  • Bonjour à tous,

    Nous allons publier dans les 15 jours qui suivent plusieurs synthèses issues des travaux de l'expédition Digiwork Saison 1. 

    Nous inaugurons la série par un jeu de slides (qui pourra évoluer encore un peu, en toute transparence... !) à consulter ou télécharger. 

    A suivre :

    - tous les articles produits et les synthèses de la veille,

    - une synthèse bibliographique de la "littérature scientifique" (partielle mais consistante !)

    - les 4 fiches "Territoires d'innovation". 

    Nous sommes preneurs de tous vos retours, commentaires, questions, interrogations. Ce travail est le fruit de votre participation active. Nous espérons que vous y retrouverez les éléments discutés en conférence ou en ateliers. 

     

    Quelques précautions de lecture : les "et si" présentés à la fin de chaque territoire, sont des embryons de pistes. Des idées peu concrètes, et encore peu réalistes. Nous en avons plein des comme-ça... et qui nous serviront à un travail beaucoup plus sérieux et approfondi dans la Saison 2. L'objectif de celle-ci étant de concevoir colaborativement des "pistes-d'innovation-actionnables-dès-demain". Le tour de table est ouvert. Rejoignez-nous

     

    Merci donc, et à très bientôt ! 

    L'équipe DIGIWORK

     

     

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