DigiWork

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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


Août 2014

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    La 1e fois que j’ai entendu parler de la sociologue Patricia Vendramin, c’était au tout début du travail de veille mené pour le programme Digiwork. J’étais tombée sur les notes de lecture de la revue Réseaux, faisant référence à son concept du nomadisme coopératif, décrit en 2004 :

    "En ce sens, le nomadisme coopératif, en rappelant que les individus ont dorénavant un sens du collectif et de l’engagement différent, constitue une aide précieuse pour réorienter l’activité syndicale : les "nouveaux salariés" aspirent autant qu’autrefois à la solidarité, mais ils l’envisagent sur le modèle du projet (partager des objectifs limités à court terme), dans lequel ils sont prêts à s’engager en sujets – sans délégation –, avec des groupes provisoires composés de salariés appartenant à des métiers et des entreprises divers (réseaux)."

    L’auteure rapprochait ce concept du compagnonnage apparu au début du XIXe siècle en France. Au sein de l’équipe Digiwork, nous avions également l’intuition que l’individu au travail au XXIe pouvait être représenté sous la forme d’un compagnon moderne, qui en plus d'avoir ses outils de travail dans sa musette, mettrait ses réseaux, son matériel, ses applications … et aspirerait à plus de sens, à de la solidarité, au-delà de l’autonomie souhaitée. 

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    Cette citation est donc tout à fait d’actualité et résume assez bien toutes les problématiques abordées dans le programme Digiwork et qui seront également traitées à la conférence Lift with Fing "Tr:availler autrement" le 21 octobre, notamment par Patricia Vendramin, sur le sujet "Le nomade coopératif, emblème d’un nouveau rapport au travail ?".

    >> Inscription : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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    L’anthropologue Stefana Broadbent (@stefanabroadben) est connue pour son ouvrage L’intimité au travail,  traitant de la porosité croissante des temps professionnel et personnel, causée par l’usage des outils numériques dans notre quotidien. Elle montre notamment l’intérêt des organisations à faciliter cette communication personnelle pendant l’activité professionnelle, du fait de son bénéfice sur le travail et l’apprentissage.

     

    Dans un entretien accordé à Internetactu.net, elle rappelait ceci : “Or, il faut comprendre comment est organisé le travail aujourd’hui. Ces 20 dernières années, grâce aux TIC, on a isolé les travailleurs, on les a instrumentalisés, divisés… Jusqu’à l’introduction des téléphones mobiles, on pouvait encore compter sur la présence, sur l’attention de l’employé, mais depuis… Les mobiles font resurgir toutes les failles de l’organisation du travail telle qu’on l’a construite. Bien sûr, la réaction consiste trop souvent à contrôler, punir, restreindre… Alors que c’est le travail lui-même qu’il faut repenser. On ne peut pas avoir un niveau croissant d’éducation, d’autonomisation, d’habileté… et un contexte de travail aussi pauvre socialement et cognitivement !

     

    Stefana Broadbent connaît donc très bien la thématique des mutations du travail dans une société numérique. Mais si nous l’avons invitée cette année à Lift with Fing, c’est pour qu’elle aborde son nouveau thème de recherche faisant le lien entre précarité et numérique et plus précisément sur le rôle que peut jouer les canaux de communication numérique face à la précarité et à l’instabilité des trajectoires professionnelles, de plus en plus éclatées. Un sujet très actuel, malheureusement, sur lequel elle a très peu communiqué pour le moment.


    Pour venir l’écouter le 21 octobre, pensez donc à vous inscrire à cette adresse : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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