DigiWork

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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


Février 2014

  • Ce travail a été réalisé en amont du lancement de l’expédition FinG DigiWork pendant l’été 2012. Il a ensuite alimenté les réflexions sur « le travail et l’entreprise » de l’étude prospective la dynamique d’internet, prospective 2030, publiée par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective en juin 2013. Nous faisons le choix de publier ce “ document de travail “ tel que produit initialement pour fournir aux membres de la communauté ouverte Digiwork les éléments de lecture ayant servi à la réflexion.

    Nous prions donc les lecteurs d’être indulgents quant au style, aux possibles approximations, aux manques, aux fautes restées cachées... mais nous sommes bien sûr preneurs de toutes vos remarques. 

    En vous souhaitant une bonne lecture... 

     

  • Bonjour 

    Une fois n'est pas coutume... un message commercial sur ce blog pour vous annoncer l'ouverture de la campagne d'adhésion 2014 ! 

    La mission de la Fing est "de produire des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques." En 2014, cette mission se déclinera de quatre manières :

    • L'exploration créative, pour proposer de nouvelles perspectives à l'innovation. 3 thèmes pour 2014 : l’individu au travail dans une société numérique (Digiwork), la consommation collaborative (ShaREvolution, en partenariat avec Ouishare), le corps et l’innovation numérique (Bodyware)…
    • L'expérimentation de dispositifs innovants, placée en 2014 sous le signe de la donnée : MesInfos, autour du retour des données personnelles aux individus qu'elles concernent ; Infolab, qui vise à développer et diffuser plus largement une "culture de la donnée".
    • La prospective : le cycle annuel "Questions Numériques" s'organisera cette année autour des "Transitions", numérique et écologique notamment.
    • La détection et l'accompagnement de projets transformateurs, au travers du Carrefour des Possibles.

    Le Plan d'action 2014 de la Fing et la plaquette détaillent plus précisément ces projets.

    Ces projets existent et se développent uniquement grâce aux adhérents et partenaires de la Fing. L’association compte aujourd’hui plus de 330 adhérents provenant d’horizons variés : grandes entreprises et startups, chercheurs et innovateurs sociaux, utilisateurs et professionnels, acteurs publics et privés.

    Nous serions fiers et heureux que vous les rejoigniez !

    En adhérant, vous soutiendrez l'action de la Fing et rejoindrez son réseau. Vous pourrez prendre part à ses projets, ses ateliers et ses manifestations. Vous disposerez d'un accès facilité à ses équipes et ses intervenants.

    Merci de votre soutien ! 

     

     

  • Comme annonçé par Amandine dans un précédent article, nous publions aujourd'hui un document regroupant l'ensemble des articles et des revues de veille que vous avons rédigés au cours de l'année 2013. Ces différentes ressources sont réunies sous nos 4 thématiques : "l'individu au travail", "nouveaux collectifs, nouveaux managements", "nouveaux espaces, nouvelles temporalités" et "valeur du travail, mesure de l'activité et rétribution". A la fin, vous trouverez un index des mots-clés se rapportant à notre veille. Vous trouverez le livrable ci-dessous, dans la section Ressource de ce groupe ou bien vous pouvez le télécharger en cliquant sur ce lien.

    Nous espérons que ce document vous sera utile.

    Bonne lecture !

     

     

     

  • De nouvelles pratiques de travail émergent, sous l’effet de la diffusion des outils numériques : dématérialisation et individualisation des tâches, accroissement du travail mobile, aspiration ou injonction à l’autonomie, porosité des temps de vie pro/perso, extension de l’entreprise, émergence de nouveaux lieux de travail…

    Toutes ces pratiques se gèrent aujourd’hui sans véritable régulation collective. Or elles mettent en tension les grands repères normatifs de l’organisation issus de l’ère industrielle (temps/lieu/subordination) en même temps qu’elles dessinent les nouvelles frontières du travail. C’est un nouveau champ d’exploration des transformations numériques, qu’il s’agit d’anticiper. Quelles nouvelles régulations appellent les nouvelles pratiques de travail à l’ère du numérique ? Quels pourraient être les nouveaux objets de négociation collective attendus par les salariés, leurs représentants et les entreprises ? Telles sont les principales questions qui nous souhaiterions traiter dans la campagne Digiwork "Définir les nouveaux objets du dialogue social dans les organisations de travail".

    Pour cela nous recherchons 5/6 partenaires qui seraient prêts à s'investir pour faire évoluer les représentations collectives, pour engager l'action.

    Vous trouverez ci-dessous le dossier de partenariat, présentant plus en détail le projet. N'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements !

     

      

  • Mercredi débutait la 6e édition de la conférence Lift à Genève, et même si je n’ai pas pu m’y rendre, grâce au streaming, j’ai pu écouter certaines interventions, notamment celle de ce matin, sur les futurs du travail.  Les 3 intervenants de cette session ont bien illustré certains aspects abordés dans Digiwork : la complémentarité homme/machine, la nécessité d’être l’entrepreneur de sa vie et le lien entre activité et revenu.

     

    Le 1e intervenant, Fabio Gramazio, est un architecte qui a décidé d’utiliser toutes les possibilités offertes par les avancées technologiques pour changer la manière de penser mais aussi de concevoir l’architecture. Il n’est pas utile de penser le design de nouvelles formes selon lui, mais d’inventer de nouveaux process, intégrant la complémentarité entre l’homme et la machine. Il faut connecter l’acte humain du design avec l’acte de construction du robot. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer des machines génériques, puissantes, précises, équipées de capteurs, pour rendre réel le travail créatif de l’architecte. Lors de sa présentation, il a notamment montré la construction d’une forme architecturale originale, faite de briques de polystyrène, édifiée avec l’aide de drones.

     image

     

    Et bien sûr, comme on le dit dans Digiwork, la complémentarité homme/machine peut être étendue à tous les métiers, car il y en a de plus en plus qui sont interfacés par les écrans et/ou les machines, même pour des métiers auxquels on ne pense pas immédiatement, tels que boulanger, routier ou infirmier. Ils arrivent alors qu’on gère plus la machine et ses usages, ce qui nécessite aussi de la part des individus de la réflexivité sur leur pratique et leur travail.

     

     

    La 2e intervenante, Narkis Alon est la co-fondatrice d’un incubateur basé à Tel Aviv, Elevator. Son propos illustre parfaitement le constat que l’on fait sur l’individu au travail, son aspiration à la réalisation de soi  et la nécessité de développer ses compétences. Comme elle le dit « Your responsability for self-fullfilling yourself is not something you can outsource » (la responsabilité de réussir sa vie n’est pas quelque chose que l’on peut sous-traiter), il faut donc investir dans sa carrière, investir dans ses compétences. Et son parcours montre combien toutes ses expériences ont nourri ce qu’elle est devenue : ses années de scoutisme ont développé son esprit d’entreprenariat, ses petits boulots (serveuse, vendeuse de hot-dog, barman, …) lui ont permis de comprendre qu’elle ne voulait pas un travail qui lui permettait seulement d’avoir un salaire; les 2 années de service militaire obligatoires ont été une véritable formation professionnelle du fait des responsabilités qu’on lui a données, … Pour elle, l’épanouissement personnelle peut (doit ?) être la base de la pyramide de Maslow, pas seulement le haut.

    Par contre, même si elle dit au début de son intervention que son compte bancaire a un solde négatif, les questions de la précarité, de la nécessaire sécurisation des parcours due à la flexibilité nécessiteraient d’être un peu plus abordées.

     

    C’est là qu’intervient le 3e participant, Che Wagner, qui abordait le concept du revenu inconditionnel : un revenu versé par une communauté, un Etat, à l’ensemble des individus, sans condition, pour couvrir les besoins de base. Il part de 3 constats :

    - un chômage important en Europe et aux USA ;

    - le travail domestique (enfants, famille, …) et le volontariat ne sont pas considérés comme du travail,

    - et nous vivons dans l’illusion que le travail produit un revenu pour soi, alors qu’en fait personne ne travaille pour soi, mais tout le monde travaillent pour les autres.

    Ensuite, il défile le discours habituel sur le revenu inconditionnel : il permet aux gens de faire ce qu’ils veulent vraiment, on règle le problème du manque de revenu (qu’il dissocie du manque de travail causé par la crise), il n’y a pas de coût supplémentaire à la sa mise en place car l’argent existe déjà (les aides familiales, les retraites, les bourses, les cotisations, …), c’est donc juste un changement de distribution des revenus.

    Suite au dépôt de 125.000 signatures, une votation va prochainement être organisée en Suisse sur la mise en place de ce revenu inconditionnel, qui pourrait s’élever à 2.500 francs suisses, soit environ 2.100€.

     

    Beaucoup d’autres choses auraient pu être dites sur l'avenir du travail, et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire les résultats de la 1e saison de Digiwork !

     

    Source image : Dezeen.com

  • En octobre dernier, dans le cadre des ateliers Questions Numériques, nous vous avions invité à participer à cette session de controverse sur le thème Le numérique crée-t-il de l'emploi ?

    Pour une part dominante des acteurs publics et économiques, le numérique est vu comme un facteur de productivité dans l'économie traditionnelle, et donc facteur de croissance. Il est aussi considéré comme porteur du développement d'une nouvelle économie, de nouvelles activités, de nouvelles opportunités. S'il est admis que l'automatisation et la dématérialisation occasionnent des destructions d'emplois, celles-ci ont longtemps été vues comme des "destructions créatrices" : les emplois d'hier étant remplacés par les emplois de demain. Aujourd'hui, nombreux en doutent, et la controverse s'installe... 

    La réflexion partait d'une cartographie de controverse (ci-dessous), quelques éléments bibliographiques et de chronologie (à découvrir ici). Le résultat sera à découvrir en mars prochain, dans le prochain numéro de Questions Numériques. 

    En attendant, nous vous incitons à lire cet article de Nicolas Debock "Numérique 1, emploi 0", qui poursuit bien la réflexion (sur un axe de la controverse...).

     

    cartographie controverse

     

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