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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


Blog de DigiWork

  • Suite aux sessions de travail en juillet et octobre/novembre 2013, une vingtaine de pistes d'innovation ont été produites par le groupe de travail. Nous vous proposons d'approfondir ce matériau lors de 2 journées de workshop de co-production pour en faire émerger des pistes d'innovation directement actionnables par les organisations, sous la forme de projets de services, d'outils, de règles de fonctionnement, de nouvelles pratiques de travail, de chartes, de projets d'expérimentation, de projets de collaboration inter-organisations, etc. 

     

    Le 29 avril nous traiterons en parallèle des thématiques : "Individu au travail" et "Nouveaux collectifs, nouveaux managements". Le 30 avril, nous traiterons en parallèle des thématiques : "Nouveaux espaces, nouvelles temporalités, nouveaux contenus du travail" et "Valeur, mesure du travail, et rétribution". 

     

    Les ateliers se dérouleront à Paris (précisions à venir), de 10h à 17h. Une fois n'est pas coutume, nous demandons une participation financière à ces ateliers : 200€ pour un individuel et 2.000€ pour une structure. L'accès est par contre ouvert et gratuit pour nos adhérents et partenaires. Les pré-inscriptions se font donc en m'envoyant un email : ajublin(@)fing.org

     

    Voilà quelques exemples de pistes qui pourront être travaillées pendant ces journées :

    • "Self RH – Construire son propre environnement de travail" - Comment construire soi-même ses conditions de travail et son déroulement de carrière en interaction avec les entreprises mais sans dépendre d’elles ?
    • "L’espace Shenghen de l’entreprise étendue : créer un espace de libre circulation des personnes, des idées, des brevets" - Comment favoriser la mobilité des individus, des idées, des brevets dans un réseau d’entreprise étendue ?
    • "Zone d’autonomie temporaire dans les entreprises : une latitude plus grande dans l’emploi et la gestion de son temps" - Comment introduire des ruptures dans les dispositifs internes, donner de l'ouverture et du temps à certains projets, valoriser et encourager la participation des salariés à des dispositifs, interne ou externe, permettant de tester des idées nouvelles, de développer des prototypes, d’échanger avec des personnes d’une autre direction, d’une autre entité, … ?
    • "Confiance oblige : désacraliser la confidentialité et la sécurité des données pour créer de la confiance et développer des modèles contributifs" - Comment développer de nouvelles coopérations productrices de valeurs par le biais de la confiance, du partage d’information et de la coopération ?

     

    Au plaisir de vous revoir !

     

  • Ce travail a été réalisé en amont du lancement de l’expédition FinG DigiWork pendant l’été 2012. Il a ensuite alimenté les réflexions sur « le travail et l’entreprise » de l’étude prospective la dynamique d’internet, prospective 2030, publiée par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective en juin 2013. Nous faisons le choix de publier ce “ document de travail “ tel que produit initialement pour fournir aux membres de la communauté ouverte Digiwork les éléments de lecture ayant servi à la réflexion.

    Nous prions donc les lecteurs d’être indulgents quant au style, aux possibles approximations, aux manques, aux fautes restées cachées... mais nous sommes bien sûr preneurs de toutes vos remarques. 

    En vous souhaitant une bonne lecture... 

     

  • Bonjour 

    Une fois n'est pas coutume... un message commercial sur ce blog pour vous annoncer l'ouverture de la campagne d'adhésion 2014 ! 

    La mission de la Fing est "de produire des idées neuves et actionnables pour anticiper les transformations numériques." En 2014, cette mission se déclinera de quatre manières :

    • L'exploration créative, pour proposer de nouvelles perspectives à l'innovation. 3 thèmes pour 2014 : l’individu au travail dans une société numérique (Digiwork), la consommation collaborative (ShaREvolution, en partenariat avec Ouishare), le corps et l’innovation numérique (Bodyware)…
    • L'expérimentation de dispositifs innovants, placée en 2014 sous le signe de la donnée : MesInfos, autour du retour des données personnelles aux individus qu'elles concernent ; Infolab, qui vise à développer et diffuser plus largement une "culture de la donnée".
    • La prospective : le cycle annuel "Questions Numériques" s'organisera cette année autour des "Transitions", numérique et écologique notamment.
    • La détection et l'accompagnement de projets transformateurs, au travers du Carrefour des Possibles.

    Le Plan d'action 2014 de la Fing et la plaquette détaillent plus précisément ces projets.

    Ces projets existent et se développent uniquement grâce aux adhérents et partenaires de la Fing. L’association compte aujourd’hui plus de 330 adhérents provenant d’horizons variés : grandes entreprises et startups, chercheurs et innovateurs sociaux, utilisateurs et professionnels, acteurs publics et privés.

    Nous serions fiers et heureux que vous les rejoigniez !

    En adhérant, vous soutiendrez l'action de la Fing et rejoindrez son réseau. Vous pourrez prendre part à ses projets, ses ateliers et ses manifestations. Vous disposerez d'un accès facilité à ses équipes et ses intervenants.

    Merci de votre soutien ! 

     

     

  • Comme annonçé par Amandine dans un précédent article, nous publions aujourd'hui un document regroupant l'ensemble des articles et des revues de veille que vous avons rédigés au cours de l'année 2013. Ces différentes ressources sont réunies sous nos 4 thématiques : "l'individu au travail", "nouveaux collectifs, nouveaux managements", "nouveaux espaces, nouvelles temporalités" et "valeur du travail, mesure de l'activité et rétribution". A la fin, vous trouverez un index des mots-clés se rapportant à notre veille. Vous trouverez le livrable ci-dessous, dans la section Ressource de ce groupe ou bien vous pouvez le télécharger en cliquant sur ce lien.

    Nous espérons que ce document vous sera utile.

    Bonne lecture !

     

     

     

  • De nouvelles pratiques de travail émergent, sous l’effet de la diffusion des outils numériques : dématérialisation et individualisation des tâches, accroissement du travail mobile, aspiration ou injonction à l’autonomie, porosité des temps de vie pro/perso, extension de l’entreprise, émergence de nouveaux lieux de travail…

    Toutes ces pratiques se gèrent aujourd’hui sans véritable régulation collective. Or elles mettent en tension les grands repères normatifs de l’organisation issus de l’ère industrielle (temps/lieu/subordination) en même temps qu’elles dessinent les nouvelles frontières du travail. C’est un nouveau champ d’exploration des transformations numériques, qu’il s’agit d’anticiper. Quelles nouvelles régulations appellent les nouvelles pratiques de travail à l’ère du numérique ? Quels pourraient être les nouveaux objets de négociation collective attendus par les salariés, leurs représentants et les entreprises ? Telles sont les principales questions qui nous souhaiterions traiter dans la campagne Digiwork "Définir les nouveaux objets du dialogue social dans les organisations de travail".

    Pour cela nous recherchons 5/6 partenaires qui seraient prêts à s'investir pour faire évoluer les représentations collectives, pour engager l'action.

    Vous trouverez ci-dessous le dossier de partenariat, présentant plus en détail le projet. N'hésitez pas à nous contacter pour plus de renseignements !

     

      

  • Mercredi débutait la 6e édition de la conférence Lift à Genève, et même si je n’ai pas pu m’y rendre, grâce au streaming, j’ai pu écouter certaines interventions, notamment celle de ce matin, sur les futurs du travail.  Les 3 intervenants de cette session ont bien illustré certains aspects abordés dans Digiwork : la complémentarité homme/machine, la nécessité d’être l’entrepreneur de sa vie et le lien entre activité et revenu.

     

    Le 1e intervenant, Fabio Gramazio, est un architecte qui a décidé d’utiliser toutes les possibilités offertes par les avancées technologiques pour changer la manière de penser mais aussi de concevoir l’architecture. Il n’est pas utile de penser le design de nouvelles formes selon lui, mais d’inventer de nouveaux process, intégrant la complémentarité entre l’homme et la machine. Il faut connecter l’acte humain du design avec l’acte de construction du robot. C’est pourquoi il est nécessaire d’élaborer des machines génériques, puissantes, précises, équipées de capteurs, pour rendre réel le travail créatif de l’architecte. Lors de sa présentation, il a notamment montré la construction d’une forme architecturale originale, faite de briques de polystyrène, édifiée avec l’aide de drones.

     image

     

    Et bien sûr, comme on le dit dans Digiwork, la complémentarité homme/machine peut être étendue à tous les métiers, car il y en a de plus en plus qui sont interfacés par les écrans et/ou les machines, même pour des métiers auxquels on ne pense pas immédiatement, tels que boulanger, routier ou infirmier. Ils arrivent alors qu’on gère plus la machine et ses usages, ce qui nécessite aussi de la part des individus de la réflexivité sur leur pratique et leur travail.

     

     

    La 2e intervenante, Narkis Alon est la co-fondatrice d’un incubateur basé à Tel Aviv, Elevator. Son propos illustre parfaitement le constat que l’on fait sur l’individu au travail, son aspiration à la réalisation de soi  et la nécessité de développer ses compétences. Comme elle le dit « Your responsability for self-fullfilling yourself is not something you can outsource » (la responsabilité de réussir sa vie n’est pas quelque chose que l’on peut sous-traiter), il faut donc investir dans sa carrière, investir dans ses compétences. Et son parcours montre combien toutes ses expériences ont nourri ce qu’elle est devenue : ses années de scoutisme ont développé son esprit d’entreprenariat, ses petits boulots (serveuse, vendeuse de hot-dog, barman, …) lui ont permis de comprendre qu’elle ne voulait pas un travail qui lui permettait seulement d’avoir un salaire; les 2 années de service militaire obligatoires ont été une véritable formation professionnelle du fait des responsabilités qu’on lui a données, … Pour elle, l’épanouissement personnelle peut (doit ?) être la base de la pyramide de Maslow, pas seulement le haut.

    Par contre, même si elle dit au début de son intervention que son compte bancaire a un solde négatif, les questions de la précarité, de la nécessaire sécurisation des parcours due à la flexibilité nécessiteraient d’être un peu plus abordées.

     

    C’est là qu’intervient le 3e participant, Che Wagner, qui abordait le concept du revenu inconditionnel : un revenu versé par une communauté, un Etat, à l’ensemble des individus, sans condition, pour couvrir les besoins de base. Il part de 3 constats :

    - un chômage important en Europe et aux USA ;

    - le travail domestique (enfants, famille, …) et le volontariat ne sont pas considérés comme du travail,

    - et nous vivons dans l’illusion que le travail produit un revenu pour soi, alors qu’en fait personne ne travaille pour soi, mais tout le monde travaillent pour les autres.

    Ensuite, il défile le discours habituel sur le revenu inconditionnel : il permet aux gens de faire ce qu’ils veulent vraiment, on règle le problème du manque de revenu (qu’il dissocie du manque de travail causé par la crise), il n’y a pas de coût supplémentaire à la sa mise en place car l’argent existe déjà (les aides familiales, les retraites, les bourses, les cotisations, …), c’est donc juste un changement de distribution des revenus.

    Suite au dépôt de 125.000 signatures, une votation va prochainement être organisée en Suisse sur la mise en place de ce revenu inconditionnel, qui pourrait s’élever à 2.500 francs suisses, soit environ 2.100€.

     

    Beaucoup d’autres choses auraient pu être dites sur l'avenir du travail, et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire les résultats de la 1e saison de Digiwork !

     

    Source image : Dezeen.com

  • En octobre dernier, dans le cadre des ateliers Questions Numériques, nous vous avions invité à participer à cette session de controverse sur le thème Le numérique crée-t-il de l'emploi ?

    Pour une part dominante des acteurs publics et économiques, le numérique est vu comme un facteur de productivité dans l'économie traditionnelle, et donc facteur de croissance. Il est aussi considéré comme porteur du développement d'une nouvelle économie, de nouvelles activités, de nouvelles opportunités. S'il est admis que l'automatisation et la dématérialisation occasionnent des destructions d'emplois, celles-ci ont longtemps été vues comme des "destructions créatrices" : les emplois d'hier étant remplacés par les emplois de demain. Aujourd'hui, nombreux en doutent, et la controverse s'installe... 

    La réflexion partait d'une cartographie de controverse (ci-dessous), quelques éléments bibliographiques et de chronologie (à découvrir ici). Le résultat sera à découvrir en mars prochain, dans le prochain numéro de Questions Numériques. 

    En attendant, nous vous incitons à lire cet article de Nicolas Debock "Numérique 1, emploi 0", qui poursuit bien la réflexion (sur un axe de la controverse...).

     

    cartographie controverse

     

  • Bonjour à tous,

    Nous allons publier dans les 15 jours qui suivent plusieurs synthèses issues des travaux de l'expédition Digiwork Saison 1. 

    Nous inaugurons la série par un jeu de slides (qui pourra évoluer encore un peu, en toute transparence... !) à consulter ou télécharger. 

    A suivre :

    - tous les articles produits et les synthèses de la veille,

    - une synthèse bibliographique de la "littérature scientifique" (partielle mais consistante !)

    - les 4 fiches "Territoires d'innovation". 

    Nous sommes preneurs de tous vos retours, commentaires, questions, interrogations. Ce travail est le fruit de votre participation active. Nous espérons que vous y retrouverez les éléments discutés en conférence ou en ateliers. 

     

    Quelques précautions de lecture : les "et si" présentés à la fin de chaque territoire, sont des embryons de pistes. Des idées peu concrètes, et encore peu réalistes. Nous en avons plein des comme-ça... et qui nous serviront à un travail beaucoup plus sérieux et approfondi dans la Saison 2. L'objectif de celle-ci étant de concevoir colaborativement des "pistes-d'innovation-actionnables-dès-demain". Le tour de table est ouvert. Rejoignez-nous

     

    Merci donc, et à très bientôt ! 

    L'équipe DIGIWORK

     

     

  • Après une saison 1, qui s'est étendue de février à décembre 2013 ( et qui a produit des articles, un colloque, une cartographie du sujet, des scénarios extrêmes, des territoires d'innovation. Retrouvez les différentes ressources et livrables), l'expédition Digiwork lance sa saison 2 : de mars à septembre 2014. 

    Rejoignez les partenaires de la saison 1 et participez aux suites !

     

  • Bonjour,  

    Dans le cadre d'un projet européen consacré au travail indépendant mais néanmoins économiquement dépendant (baptisé TRADE et cofinancé par l'Union Européenne), nous lançons une enquête en ligne destinée aux entrepreneurs individuels (tous secteurs) n'employant aucun salarié. Le but est d'en apprendre un peu davantage sur la réalité des conditions de travail de cette population large et diversifiée. Ceci étant, cette enquête nous semble à l'évidence très liée à de nouvelles manières de travailler, de penser sa vie professionnelle et plus largement, son engagement social. Toutes les contributions sont ainsi les bienvenues. 

    accès à l'enquête en ligne : http://tradeworkers.eu/fr/esp-encuesta/

    Merci de vos contributions

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8