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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


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    Depuis la crise économique de 2008, l’Espagne est le pays européen qui a connu la hausse la plus importante de son chômage, passant de 8,3% de la population active en 2007 à 25,1% en 2012. La situation des jeunes est encore pire, le taux d’activité des 15-24 ans est passé de 42,9% à 20%, l’école devenant une filière d’attente. En tant qu’ancien DRH d’une société de conseil espagnole d’envergure internationale et co-fondateur d’une place de marché du travail indépendant, Jordi Serrano a pu assister aux changements qui se sont opérés dans le monde du travail et l’impact sur les carrières professionnels et les conditions de travail.  

     

    De ses expériences, deux projets en sont ressortis : l’écriture d’un ouvrage intitulé Le déclin de l’emploi, donnant les clés des nouvelles règles du monde du travail; et la constitution d’un réseau d’experts, Future4Work. Leur but : créer un avenir meilleur pour le monde du travail, en aidant les organisations et les particuliers à assimiler les nouvelles tendances et en mettant en place les transformations nécessaires.

     

    A la conférence Lift with Fing 2014, Jordi Serrano nous donnera donc sa vision de l’avenir du travail et tentera de nous dire comment y survivre… en espérant que ce soit plus simple que de survivre à une attaque de zombies ! Par contre, pour vous inscrire, rien de plus simple, c’est par ici : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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    La 1e fois que j’ai entendu parler de la sociologue Patricia Vendramin, c’était au tout début du travail de veille mené pour le programme Digiwork. J’étais tombée sur les notes de lecture de la revue Réseaux, faisant référence à son concept du nomadisme coopératif, décrit en 2004 :

    "En ce sens, le nomadisme coopératif, en rappelant que les individus ont dorénavant un sens du collectif et de l’engagement différent, constitue une aide précieuse pour réorienter l’activité syndicale : les "nouveaux salariés" aspirent autant qu’autrefois à la solidarité, mais ils l’envisagent sur le modèle du projet (partager des objectifs limités à court terme), dans lequel ils sont prêts à s’engager en sujets – sans délégation –, avec des groupes provisoires composés de salariés appartenant à des métiers et des entreprises divers (réseaux)."

    L’auteure rapprochait ce concept du compagnonnage apparu au début du XIXe siècle en France. Au sein de l’équipe Digiwork, nous avions également l’intuition que l’individu au travail au XXIe pouvait être représenté sous la forme d’un compagnon moderne, qui en plus d'avoir ses outils de travail dans sa musette, mettrait ses réseaux, son matériel, ses applications … et aspirerait à plus de sens, à de la solidarité, au-delà de l’autonomie souhaitée. 

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    Cette citation est donc tout à fait d’actualité et résume assez bien toutes les problématiques abordées dans le programme Digiwork et qui seront également traitées à la conférence Lift with Fing "Tr:availler autrement" le 21 octobre, notamment par Patricia Vendramin, sur le sujet "Le nomade coopératif, emblème d’un nouveau rapport au travail ?".

    >> Inscription : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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    L’anthropologue Stefana Broadbent (@stefanabroadben) est connue pour son ouvrage L’intimité au travail,  traitant de la porosité croissante des temps professionnel et personnel, causée par l’usage des outils numériques dans notre quotidien. Elle montre notamment l’intérêt des organisations à faciliter cette communication personnelle pendant l’activité professionnelle, du fait de son bénéfice sur le travail et l’apprentissage.

     

    Dans un entretien accordé à Internetactu.net, elle rappelait ceci : “Or, il faut comprendre comment est organisé le travail aujourd’hui. Ces 20 dernières années, grâce aux TIC, on a isolé les travailleurs, on les a instrumentalisés, divisés… Jusqu’à l’introduction des téléphones mobiles, on pouvait encore compter sur la présence, sur l’attention de l’employé, mais depuis… Les mobiles font resurgir toutes les failles de l’organisation du travail telle qu’on l’a construite. Bien sûr, la réaction consiste trop souvent à contrôler, punir, restreindre… Alors que c’est le travail lui-même qu’il faut repenser. On ne peut pas avoir un niveau croissant d’éducation, d’autonomisation, d’habileté… et un contexte de travail aussi pauvre socialement et cognitivement !

     

    Stefana Broadbent connaît donc très bien la thématique des mutations du travail dans une société numérique. Mais si nous l’avons invitée cette année à Lift with Fing, c’est pour qu’elle aborde son nouveau thème de recherche faisant le lien entre précarité et numérique et plus précisément sur le rôle que peut jouer les canaux de communication numérique face à la précarité et à l’instabilité des trajectoires professionnelles, de plus en plus éclatées. Un sujet très actuel, malheureusement, sur lequel elle a très peu communiqué pour le moment.


    Pour venir l’écouter le 21 octobre, pensez donc à vous inscrire à cette adresse : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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    Les concepts d’exploitation, d’aliénation, de prolétariat sont des idées fortes de la philosophie marxiste, que l’on pourrait considérer comme dépassées voire anachroniques dans la société numérique d’aujourd’hui. Et pourtant elles sont tout à fait actuelles, mais adaptées à notre époque, comme le montre les recherches d’Antonio A. Casilli (@bodyspacesoc), maître de conférences en Digital Humanities à Telecom ParisTech, sur le digital labor, le cognitariat ou le playbor.

     

    Voilà l’extrait d’un entretien qu’il a donné à l’Humanité le 31 mars 2014, présentant une première vision de ces concepts :

    "L’exemple que j’aime donner est celui de Mechanical Turk. On y trouve du travail que les machines font très mal : identifier des gens ou des objets sur des photos, organiser des listes de morceaux de musique (Playlist) par genre, ou résumer en un mot l’émotion qui se dégage d’un message. Les ouvriers d’Amazon, les turkers, sont payés quelques centimes pour le faire, mais c’est aussi exactement ce qu’on fait lorsqu’on arrange une playlist sur Deezer ou Spotify, ou qu’on « tag » un proche sur une photo Facebook. Des turkers sont aussi rémunérés pour cliquer sur des liens, « liker » sur Facebook, ce qu’on peut faire par notre usage normal d’Internet. La seule différence est l’objectivation du travail. La frontière entre l’activité travaillée et le loisir se brouille, c’est pourquoi des sociologues emploient de nouvelles notions comme Playbor, contraction de Play, le jeu, et Labor, travail."

     

    Si vous voulez en savoir plus, venez à Lift with Fing les 21 et 22 octobre à Marseille, il interviendra dans la 3e partie "Compter, mesurer, valoriser le travail : Taylor 3.0" de la partie conférence !

     

    >> Programme : http://liftconference.com/lift-france-14/program_fr

    >> Inscription : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

    Source photo : Ivo Näpflin pour Lift Conférence

  • Image enquête ShaRevolution

    La Fing et OuiShare lancent la première grande enquête sur les pratiques autour de la consommation collaborative, dans le cadre de l'expédition ShaREvolution. Le thème n'étant pas tout à fait éloigné de notre territoire d'innovation "Le numérique à la base de nouveaux revenus d'activités", nous vous invitons à y prendre part, quelles que soient vos pratiques.

    Vos réponses à ce questionnaire anonyme permettront, au-delà des effets de mode, de mieux comprendre les motivations réelles des usagers à pratiquer ces nouvelles formes de partage, ainsi que les liens éventuels entre les différentes pratiques collaboratives (transport, tourisme, hébergement, alimentation, biens de consommation, …). Les résultats seront accessibles à tous et publiés dès la rentrée de septembre.

    Pour participer à l'enquête, il suffit de cliquer sur ce lien ! Par avance, merci de votre participation !

  •  Bannière Lift with Fing 2014

    En 2014, Lift with Fing s'intéressera aux mutations du travail dans l’économie numérique et portera un intérêt particulier à la manière dont les individus rencontrent, créent ou transforment les organisations de travail :

    • Selon les études, 40% à 70% des emplois d’aujourd’hui seront automatisés dans 20 ans > A quoi ressemblera alors le travail ?
    • Un jeune entrant dans l’emploi aura plus de 10 employeurs dans sa vie > Faut-il repenser les communautés de travail au-delà de l’entreprise, voire de l’emploi ?
    • Un collaborateur entre dans l’entreprise avec ses compétences, ses outils, ses réseaux, sa réputation > Comment les entreprises valoriseront-elles le patrimoine de leurs collaborateurs ?
    • Salariat, auto-entrepreneurtiat, activités collaboratives, formation, retraite : les frontières se brouillent > Doit-on mesurer autrement la valeur du travail et des autres activités, détacher revenus et activités ?
    • Les inégalités se creusent entre knowledge workers et exécutants, dirigeants et dirigés, entrepreneurs et collaborateurs > Imaginons un numérique qui étend les opportunités de tous.

     

    Après une 1e partie présentant les pistes d’action imaginées dans le cadre du programme Digiwork, Patricia Vendramin, Stefana Broadbent, Antonio Casilli, Ben Waber, Jordi Serrano, Henry Stewert, Jeremy Myerson, … interviendront sur les thématiques suivantes : "L’individu au travail : vers l’ère du self-emploi ?", "Nouveaux collectifs de travail : la fin de l’entreprise ?" et "Compter, mesurer, valoriser le travail : Taylor 3.0 ?". 

    >> Vous pouvez découvrir le programme complet sur le site de Lift Conférence et vous inscrire dès aujourd'hui

     

    Et comme l'année précédente, Lift with Fing, ce n'est pas qu'une conférence, c'est aussi Lift experience, Lift Jeunesse, un Carrefour des Possibles le 21 octobre en soirée, des ateliers pour avancer la co-production d'idées de la nouvelle édition de Questions numériques sur les Transitions... le tout permettant des rencontres, des échanges, un bouillon de culture innovant. Plus d'informations à venir prochainement. 

  •  Bannière Lift with Fing 2014

    En 2014, Lift with Fing s'intéressera aux mutations du travail dans l’économie numérique et portera un intérêt particulier à la manière dont les individus rencontrent, créent ou transforment les organisations de travail :

    • Selon les études, 40% à 70% des emplois d’aujourd’hui seront automatisés dans 20 ans > A quoi ressemblera alors le travail ?
    • Un jeune entrant dans l’emploi aura plus de 10 employeurs dans sa vie > Faut-il repenser les communautés de travail au-delà de l’entreprise, voire de l’emploi ?
    • Un collaborateur entre dans l’entreprise avec ses compétences, ses outils, ses réseaux, sa réputation > Comment les entreprises valoriseront-elles le patrimoine de leurs collaborateurs ?
    • Salariat, auto-entrepreneurtiat, activités collaboratives, formation, retraite : les frontières se brouillent > Doit-on mesurer autrement la valeur du travail et des autres activités, détacher revenus et activités ?
    • Les inégalités se creusent entre knowledge workers et exécutants, dirigeants et dirigés, entrepreneurs et collaborateurs > Imaginons un numérique qui étend les opportunités de tous.

     

    Après une 1e partie présentant les pistes d’action imaginées dans le cadre du programme Digiwork, Patricia Vendramin, Stefana Broadbent, Antonio Casilli, Ben Waber, Jordi Serrano, Henry Stewert, Jeremy Myerson, … interviendront sur les thématiques suivantes : "L’individu au travail : vers l’ère du self-emploi ?", "Nouveaux collectifs de travail : la fin de l’entreprise ?" et "Compter, mesurer, valoriser le travail : Taylor 3.0 ?". 

    >> Vous pouvez découvrir le programme complet sur le site de Lift Conférence et vous inscrire dès aujourd'hui

     

    Comme l'année précédente, d'autres évènements seront organisés pendant ces 2 jours : Lift experience, Lift Jeunesse, un Carrefour des Possibles le 21 octobre en soirée, des ateliers pour avancer la co-production d'idées de la nouvelle édition de Questions numériques sur les Transitions... le tout permettant des rencontres, des échanges, un bouillon de culture innovant. Plus d'informations à venir prochainement. 

  • Fin avril, nous avons organisé 2 journées d'ateliers pour approfondir 8 des 20 pistes d'actions imaginées à la fin de l'année 2013 dans le cadre du programme Digiwork. Ces 2 journées ont été enrichissantes et fructueuses, nous sommes en train de préparer le compte-rendu des différentes sessions. Mais l'organisation de l'Assemblée générale de la Fing et de Futur en Seine nous a un peu retardé. Pour vous faire patienter, vous trouverez ci-dessous les fiches des projets travaillés lors des ateliers.

     

     Comptes-rendus des ateliers à suivre !

  • Vous le savez déjà, au fur et à mesure des nouvelles innovations technologiques, votre emploi est de plus en plus menacé et risque donc de disparaître un jour. Les articles sur le sujet ne manquent pas et c’est même l’objet d’une controverse dans la quatrième édition de Questions Numériques (p.85) qui vient de paraître. Mais en plus de remplacer les hommes pour des tâches fastidieuses et automatisables, les robots deviennent plus autonomes, travaillent directement avec des personnes, et bientôt vont pouvoir apprendre les uns des autres, via des programmes comme RoboEarth. Ils pourront donc bien prochainement être mis en figure d’autorité et donner des ordres aux humains.

    Partant de ces constats, le laboratoire de recherches sur les Interactions Homme-Machine de l’Université de Manitoba (Winnipeg, Canada) a mené une expérience intéressante, reprenant les concepts de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité et de l’expérience de Stanford, mais la figure d’autorité était représentée par un robot. La vidéo ci-dessous montre des extraits de l’expérimentation : au début, c’est un homme qui donne des ordres (cliquer sur des cibles mobiles, chanter, renommer des fichiers, …), ensuite c’est le robot.

    Résultats (pdf) : 12 personnes sur 13 ont obéi aux ordres de l’homme, 6 sur 13 à ceux du robot, non sans argumenter dans les 2 cas, pour arrêter ces fastidieuses tâches. La vidéo finit en posant la question : Il s’agit seulement de renommer des fichiers, que se passerait-il s’il s’agissait de tâches moralement répréhensibles… La question a de quoi inquiéter, la musique de la vidéo y est peut être pour quelque chose.

  • Pour débuter l'événement à 15H30 : débat autour de la controverse "Le Numérique crée-t-il de l'emploi ?" ou changerait-il le sens, la nature, la valeur du travail tout à la fois.... ? avec Marie-Vorgan Le Barzic (Silicon Sentier), Georges Epinette (CIGREF, Groupe Les Mousquetaires)
    Pour s'inscrire : http://www.fing.org/?Lancement-du-4e-cahier-d-enjeux,1118

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