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Repenser la place de l'individu au travail dans une société numérique


Blog de DigiWork


  • Lift with Fing 2014 - Tr:availler demain !

    Avec 700 participants aux différentes conférences, 1400 visiteurs aux expositions, Lift with Fing aura dépassé le cap des 2000 participants. Nous souhaitons vous remercier de votre participation et de votre soutien. Cette 6e édition dans le cadre prestigieux de la Villa Méditerranée aura été marquante à bien des égards et rencontré un vif succès !

    Vous retrouverez dans cet article tous les contenus qui vous permettront de vivre ou revivre l'évènement : 

     

  • Après plus d’un an et demi de travaux collectifs, l’expédition Digiwork clôt sa saison 2 avec la publication d’une vingtaine de pistes d’action.

    Ces actions se veulent concrètes, accessibles à tous ceux qu’elles intéresseraient, et directement opérationnelles (sans être des "solutions clés en main" toutefois). Il est ainsi proposé à chaque fois un cadre d’exploration et d’expérimentation permettant de mettre les acteurs en mouvement, et de tester par eux-mêmes des solutions acceptables.

    Parmi les 20 pistes imaginées, 8 ont été retravaillées en atelier :

    • Pack autonomie : consolider la musette numérique du travailleur
    • Définir la guilde des autonomes - Vers de nouveaux engagements professionnels et appartenances collectives
    • Nouvelles pratiques de travail, nouveaux usages de dialogue
    • Développer et reconnaître l’intelligence et les compétences collectives
    • Zone d’autonomie temporaire dans l’activité : une lattitude plus grande dans la gestion de son temps
    • Trouver espaces de travail partagé(s) à son pied
    • La VAE étendue : valorisation des acquis et expériences étendues. Ou comment se révéler à soi-même et aux autres
    • Mettre en place l’entreprise sans portillons

    Vous pouvez retrouver le document ci-dessous ou dans la section Fichiers de ce groupe.

    Bonne lecture !

     

    Digiwork - Les pistes d'action (ouvrir PistesDigiwork_Final.pdf, 883.87 K)

     

     

  • Le 2 décembre nous organisions à la Fing la 1e réunion du comité de pilotage de la campagne issue du programme Digiwork, « Nouvelles pratiques de travail, nouveaux usages de dialogue ? », avec l’ensemble des partenaires : les entreprises pilotes (EDF, La Poste, Orange), les structures partenaires (Le Travail Redistribué, Fidal, Astrees, Anact, France Stratégie, Fo Cadres, CFDT Cadres).


    DS

    Voilà près d’un an qu’a émergé, au sein des travaux Digiwork, l’idée de faire évoluer le dialogue social en redéfinissant de nouveaux objets frontières. Le monde du travail fonctionne car il y a de la régulation et de la négociation collective. Or, le numérique transforme les conditions de travail et déstabilise la relation employeur/employé, notamment sur trois éléments clés du contrat de travail :

    • le temps de travail (étalement du travail dans le temps, porosité vie pro/vie privée, sursollicitation, …)
    • le lieu où s’exerce le travail (télétravail, nomadisme, émergence de tiers-lieux, …)
    • le lien de subordination (injonction ou aspiration à l’autonomie, dévoiement du statut auto-entrepreneur …)

    Au cours de notre veille, nous avons vu que de nouvelles pratiques de travail émergeaient aussi dans bien d’autres domaines (pratiques collaboratives, partage de compétences, communautés de pratiques, …). Il y a un véritable enjeu à faire exister ces pratiques dans un cadre légal, à les discuter collectivement, à les réguler pour plus d'équité de traitement entre les individus, ou pour éviter de nouveaux risques psycho-sociaux. Or pour cela, il va falloir prendre en compte - peut-être - une nouvelle gestion du temps, le capital cognitif et le capital santé, la trajectoire individuelle, de nouveaux cadres de la confiance, de nouvelles formes de gouvernance, de reconnaissance, …  

    Mais au-delà de ces nouveaux objets de dialogue, se pose également la question des modalités de celui-ci. Ne faudrait-il imaginer de nouvelles modalités de mise en discussion collective de ces sujets ? C'est là notre intuition. 

    Nous entamons ce programme par un travail de veille. Cette phase va durer jusqu'en mars et vous serez mis prochainement  à contribution pour nous aider à enrichir notre cartographie des nouvelles pratiques de travail : celles qui sont mises en place via des accords traditionnels de négociation collective (accord d’entreprise, de branche, consultation, concertation, charte, …), mais aussi celles qui sortent du cadre, contournent le management ou au contraire se décident en direct avec le manager.

    Notre outil de veille est toujours Diigo et vous pouvez retrouver les slides présentées le 2 décembre dans le dossier Fichiers du sous-groupe "Dialogue Social" (nom raccourci, donc imparfait du programme « Nouvelles pratiques de travail, nouveaux usages de dialogue ? », mais bien plus compréhensible que #NPTNUD).

  • Philippe Mairesse artiste plasticien participera à Lift Experience dans le cadre de Lift with Fing. Il interviendra plus précisément le 22 octobre à 14 h 30 à la Villa Méditerranée. Les places (12) sont très limitées et nécessitent une inscription préalable.

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    Il propose un dispositif entre système de communication et installation artistique, basé sur la règle "on choisit qui on écoute, on ne choisit pas à qui on parle". Conséquence : avec ce dispositif, on sait que ceux à qui on parle ont choisi de nous écouter, au contraire des situations habituelles où soit on nous impose une parole, soit on tente d’imposer la nôtre à des interlocuteurs indifférents…. L’immersion dans ce dispositif entraîne les participants à se mettre à l’écoute de points de vue mineurs ou ignorés.

     

    Le 22 octobre une session-test est organisée de 14h30 à 17h00. Thématique de discussion : le revenu inconditionnel et sa mise en place concrète. "Qui fera les sales boulots si tout le monde est sûr de toucher un revenu de base ?"

    Cette session s’inscrit dans un cycle de débats sur le travail. Les précédentes session ont été organisées entre 2008 et 2012, avec pour thématique "Le self-employement", "Le repos au sein du travail", "La valeur du travail et sa rémunération", "Les restructurations et les négociations entre partenaires sociaux".

    Les invités, de bords différents, pourront confronter leurs points de vue dans un esprit ouvert. Seule condition pour participer : être concerné par le sujet, et vouloir avancer de manière constructive. Durée : comptez 2h30 maximum.

    Pour vous inscrire, envoyez un mail à infolift(at)fing.org

     

  • Les réseaux sociaux, c’est aussi le moyen d’une vaste auto-promotion..., donc allons-y ! :)

    Au milieu de tous les fabuleux intervenants de Lift with Fing cette année, vous trouverez Aurialie Jublin et moi-même, qui avons conduit, depuis février 2013 les travaux «  Digiwork, repenser la place des individus au travail dans une société numérique », investiguant, tout azimut, ce thème séculaire du travail. 
     
    Qu’est-ce qui se transforme dans les pratiques de travail, sous l’influence - directe ou indirecte - du numérique ? La réponse est à peu près tout ! 
     
    • La manière dont les individus travaillent : les tâches à accomplir, toujours plus dématérialisées ou interfacées par des écrans, voire tout bonnement remplacées par des robots. 
    • Les rythmes et les espaces de travail : l’unité de temps et de lieu éclate sous la pression du travail mobile, de l’entreprise muti-sites, du brouillage des frontières entre vie personnelle et vie professionnelle. Des individus sur-occupés d'un côté, et d'autres essayant d'additionner des temps partiels. 
    • Les interactions collectives de travail : le mode projet, l’entreprise étendue font vaciller le rapport de subordination, les fonctionnements hiérarchiques, les organigrammes
    • La production de valeur : qui devient presque autant le fait des collaborateurs que des clients/usagers/consommateurs/contributeurs….
    • Les capacités de mesure et d’évaluation du travail qui évoluent avec les nouvelles métrologies (data)

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    Managers, RH, préparez-vous aux turbulences, il va vous être demandés d’être particulièrement agiles et innovants ! Le travail vit une métamorphose
     
    Mais qui dit transformations, dit transitions... (douces ou violentes, c'est selon...) :
    Peut-être demain devrez-vous adopter un espace Shenghen au sein de l’entreprise étendue pour favoriser la mobilité et la créativité de vos collaborateurs ? Peut-être devrez-vous pencher définitivement du côté de l'entreprise « grande ouverte », "sans portillon", afin de dynamiser l’innovation ? Peut-être vous faudra-t-il d'abord enrichir la musette numérique du travailleur, afin que celui-ci capitalise au mieux sur ses expériences, ses compétences, ses réseaux, et augmente par là ses capacités d'autonomie et de rebond ? 
    Peut-être que l’individualisation des pratiques de travail et l’attente d’une personnalisation des modes de vie vous contraindront à inventer de nouvelles modalités de dialogue social, et de régulation collective ? 
     
    Le reste est à entendre - et débattre - le jour J !
     
     
    A consulter aussi, sans modération : 
     
     
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    On l’oublie souvent, mais les actifs et affiliés des professions dites intellectuelles, notamment ceux qui passent leur journée devant un ordinateur, ont aussi un corps. Et même s’il n’est pas vraiment "utilisé" dans le cadre de l’activité professionnelle, il souffre, se retrouve parfois dans de drôle de positions, a besoin de détente ou au contraire d’action !

     

    Benoit Pereira da Silva, développeur indépendant et télétravailleur, l’a bien compris et expérimente depuis plus d’un an deux postes de travail originaux permettant de travailler en marchant ou de marcher en travaillant, au choix ! Certains tournent en rond comme des hamsters, il a décidé d’installer son ordinateur au dessus d’un tapis-roulant (Linus Torvalds, le fondateur du système d'exploitation libre et open-source Linux, en a fait de même), mais aussi de développer une version véritablement nomade de son bureau, grâce à un plateau portatif, qu’il améliore au gré de ses expérimentations.

     

    Cette initiative a déjà beaucoup d’intérêts, mais elle est d’autant plus intéressante qu’elle s’accompagne d’une démarche d’auto-quantification : nombre de kilomètres parcourus bien sûr, mais aussi de kilos perdus, de bogues (car comme l'explique Benoit Pereira "pour éviter une trop grande fatigue oculaire liée au mouvements induits par la marche il convient de rester entre 2 et 3Km/h, au delà ça devient vite très difficile de programmer. Il est par contre tout à fait possible de regarder une vidéo à 5 Km/h l’attention visuelle requise étant bien moindre"), rythme cardiaque, … Son billet de blog faisant un bilan de ses 5 premiers mois de marcheur-télé-programmeur est ainsi savoureux pour ceux qui aiment les chiffres.

     

    Vous comprenez maintenant pourquoi nous l’avons invité à participer à la 3e session de la conférence Lift with Fing "Compter, mesurer, valoriser le travail : Taylor 3.0 ?", dans un angle un peu plus "individu" que "organisation", bien sûr. Maintenant, vous pouvez chausser vos baskets et/ou vous inscrire à Lift !

     

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    En économie, l'innovation est l'un des moyens d'acquérir un avantage compétitif sur ces concurrents, en répondant mieux aux besoins du marché ou en en créant de nouveaux. Pour Carlos Verkaeren, président du groupe Poult, 2e fabricant français de biscuits, l’innovation est un important facteur de croissance (comme pour toute entreprise, bien sûr, qui rêve du produit qui deviendra la nouvelle poule aux œufs d’or).  Mais depuis 2006, l’innovation managériale, par la mise en place d’un management participatif, est devenu son "avantage concurrentiel ultime".

    La recette de la réussite du groupe est simple : on part sur une base classique d’holacratie ou de lean management (davantage de responsabilités, d’autonomie et de liberté pour l’ensemble des salariés, moins de niveaux hiérarchiques, de contrôle et de reporting, exit les rémunérations variables et les comités de direction) et on y rajoute les ingrédients permettant une vraie implication des salariés : attribution collaborative des ressources financières, mise en place d’une académie (pour partager et apprendre des techniques), d’une formation (pour aider les salariés à développer de nouveaux business), d’un incubateur interne (pour développer de nouvelles idées), d’un Start-up Programme (pour s’ouvrir à l’extérieur), … il y en a pour tous les goûts !

    Pour ceux qui pensent que cela ne peut être transposé dans leur organisation, véritable mille-feuille bureaucratique, Carlos Verkaeren devrait pouvoir vous convaincre du contraire lors de son intervention à Lift with Fing le 21 octobre à Marseille, mais aussi vous donner des biscuits pour les ateliers Questions numériques du lendemain, sur les transitions dans le monde du travail. "Le management par la confiance va-t-il supplanter le rapport de subordination et les formes de contrôle" pourra, en effet, être une des transitions traitées le 22 octobre. L'ensemble du programme est consultable ici.

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    Tout le monde connait l’hymne musical de Pharrell Williams, Happy, qui s’était notamment fait connaître grâce à une vidéo où l’on pouvait le voir danser avec des anonymes et des célébrités pendant 24h. Pharrell Williams nous proposait de célébrer la joie, Henry Stewart, fondateur de l’entreprise de formation Happy, nous  propose de faire de son organisation un lieu où il fait bon travailler. Et il sait de quoi il parle, Happy fait partie des 20 entreprises britanniques où il est agréable de travailler.

    "Imaginez un lieu de travail où les gens sont pleins d’énergie et motivés par le fait d’être responsable du travail qu'ils font. Imaginez qu'on leur fasse confiance et qu’on leur donne la liberté, à l'intérieur de lignes directrices claires, de décider comment atteindre leurs résultats. Imaginez qu'ils soient capables d’obtenir l'équilibre de vie qu'ils souhaitent. Imaginez qu’ils soient évalués selon le travail qu'ils font, plutôt que le nombre d'heures qu'ils passent à leur bureau." 

    Ces quelques phrases qui présentent le Happy Manifesto pourraient être des paroles d’une chanson, tellement elles font rêver ! Surtout en comparaison du site http://www.travailler-mieux.gouv.fr/ le site du gouvernement français pour "Travailler Mieux", axé sur … la santé et la sécurité au travail… On ne connaît pas le nombre de suicides qui sont d’origine professionnelle en France (il n’y a aucun recensement), mais le malaise des travailleurs (dépression, burn-out, …) fait souvent  l’objet d’articles (voir par exemple le dernier numéro des Grands Dossiers des Sciences Humaines).

    Devant une telle situation, il ne fait donc aucun doute que l’intervention d’Henry Stewart  sera stimulante. C’est donc le moment de faire comprendre à son patron combien il est important qu’il aille à Lift with Fing pour mettre en place toutes les conditions pour avoir une Happy entreprise !

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    Etes-vous plutôt Anchor (une « Ancre ») ou Connector (un « Connecteur ») ? Gatherer (un « Rassembleur ») ou Navigator (un « Navigateur ») ? Vos bureaux sont-ils une expérience marketing, un hub de connaissances et de compétences, un lieu d’interactions sociales ou un espace de travail distribué ?

     

    Les bureaux façonnent la vie de millions de personnes. La manière dont nous les planifions, les concevons et les équipons dit beaucoup de choses sur la culture des organisations, l’état d’esprit de la direction, ... Mais trouver le juste équilibre entre efficacité et bien-être des salariés est assez insaisissable. C’est pourtant ce que cherche à faire Jeremy Myerson, directeur du Helen Hamlyn Centre for Design, via ses travaux de recherches, ses observations, des entretiens de terrain, … Il a ainsi défini quatre figures types du comportement au bureau (citées au début de l’article), nécessitant des configurations des espaces de travail différentes. Selon l’activité et les besoins (créer des environnements apprenants, des communautés créatives, une expérience sensorielle, des conditions de travail réduisant le turn-over, …), les lieux de travail se déclineront donc différemment.

     

    A Lift with Fing, Jeremy Myerson nous présentera ses derniers travaux et nous pourrons alors peut être répondre aux questions du 1e paragraphe ! N’hésitez plus à venir à Marseille les 21 et 22 octobre, en vous inscrivant via ce lien http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr.

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    Quand dans une même phrase je rencontre les mots "données comportementales", "performance", "mesurer", "analyser", "optimiser", … je ne peux m’empêcher de penser au roman de science-fiction Nous autres de l’auteur russe Evgueni Zamiatine, écrit en 1920 (donc bien avant Le Meilleur des Mondes d’Aldous Huxley et 1984 de George Orwell). L’État, décrit dans cette contre-utopie, organise et contrôle de façon mathématique les moindres aspects de l’existence de ses citoyens (travail, sexualité, temps de loisir, ...). Le narrateur D-503 profite de son Heure Personnelle pour écrire des notes sur le fonctionnement de l’Etat unique, dans le but de laisser un témoignage sur la perfection de la vie édifiée par le Bienfaiteur. Mais comme dans toute machine bien huilée, un grain de sable vient perturber la vie de l’ingénieur : une femme I-330, membre d’un groupe de résistants, voulant remettre de la fantaisie, de l’imagination et de l’inconnu dans l’ordonnancement parfait de ce monde.

     

    Bien sûr, l’analogie entre le monde de Nous autres et les recherches de Ben Waber, co-fondateur de Sociometric Solutions est fortement exagérée. Ce doctorant du MIT Media Lab, passé par Harvard et spécialisé dans les "dynamiques humaines", cherche à augmenter la réalité sociale des lieux de travail en modifiant la configuration des espaces et en optimisant les relations entre les employés. Pour cela il analyse les données récoltées par les capteurs des badges des employés, qui mesurent leurs mouvements, le ton de leur voix, leurs interactions avec les autres, …

    Des entreprises qui ont fait appel à Sociometric Solutions ont ainsi pu constater que ceux qui déjeunaient à des tables pour 12 étaient plus productifs que ceux qui mangeaient à des tables de 4, ou que des salles de réunions prévues pour 10 étaient utilisées en majorité par des groupes de 3 à 4 personnes… Une fois cela connue, il devient alors plus facile de modifier l’aménagement des locaux et d’améliorer les conditions de travail pour augmenter la productivité de son équipe. Et un point important à préciser : aucune donnée sur un employé en particulier n’est transmise, afin de garantir que le système ne serve pas simplement à de la surveillance.

     

    Pour en savoir plus sur les recherches de Ben Waber et sur les solutions pour améliorer les espaces de travail et la collaboration entre les salariés, il ne vous reste plus qu’à vous inscrire à Lift with Fing 2014 en allant à cette adresse : http://liftconference.com/lift-france-14/tickets_fr

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    Et en extra, je ne résiste pas à vous mettre un extrait de Nous autres, dans lequel le héros D-503 décrit notre époque :

    "Ce qui m’a toujours paru le plus invraisemblable est ceci : comment le gouvernement d’alors, tout primitif qu’il ait été, a-t-il pu permettre aux gens de vivre sans une règle analogue à nos Tables, sans promenades obligatoires, sans avoir fixé d’heures exactes pour les repos ! On se levait et on se couchait quand l’envie vous en prenait, et quelques historiens prétendent même que les rues étaient éclairées toute la nuit et que toute la nuit on y circulait. (…) N’est-il pas absurde que le gouvernement d’alors, puisqu’il avait le toupet de s’appeler ainsi, ait pu laisser la vie sexuelle sans contrôle ? N’importe qui, quand ça lui prenait... C’était une vie absolument a-scientifique et bestiale. Les gens produisaient des enfants à l’aveuglette, comme des animaux. N’est-il pas extraordinaire que, pratiquant le jardinage, l’élevage des volailles, la pisciculture (nous savons de source sûre qu’ils connaissaient ces sciences), ils n’aient pas su s’élever logiquement jusqu’à la dernière marche de cet escalier : la puériculture."

     

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