MesInfos

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Une expérimentation de la Fing autour du partage et de la ré-utilisation des données personnelles


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> Le projet continue, venez le suivre sur le site Mesinfos !

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Février 2012

  • Ce 23 Février se tenait la deuxième journée TEN France, organisée par le Forum Action Modernité.

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    L'occasion d'y présenter et de discuter le court scénario suivant, sur la base de celui du cahier d'enjeux Questions Numériques. Il s'agissait de proposer un scénario moins prospectif, et plus tourné vers l'action, en évoquant les alliances qui pourraient être établies pour son bon déroulement.


    S'il n'a pas été travaillé plus longuement en workshop, sa présentation a donné lieu à quelques interrogations : quelle valeur pour les individus? Sont-ils prêts à voir cette valeur? Est-ce que les entreprises voient elles-mêmes un intérêt dans ce partage? Est-ce que la société, plus globalement, peut-en tirer des bénéfices? (en lien avec la santé notamment...). Autant de questions que nous allons traiter au cours du projet.

     

    L'idée :

    Il est temps de rendre la relation entre les individus et les organisations plus symétrique, par le partage de l’information ! Concrètement, engager les organisations dans le partage des données personnelles avec leurs clients ou usagers, afin que tous soient gagnants et que cela bénéficie à la société. Encourager ainsi la création de nouvelles chaînes de valeur, des marchés plus efficients d’une part, redonner de l’information, de l’autonomie et des capacités d’agir aux individus d’autre part. Pour cela, il faut faire du partage des données personnelles une pratique partagée par tous, ce qui nécessite un travail collectif des acteurs en amont.

    Le scénario :

    Pendant des décennies, les organisations se sont dotées de capacités sans cesse croissantes de capter, agréger, traiter et échanger des données personnelles, sans rien restituer aux individus que celles-ci concernent. Or cette asymétrie croissante des relations entre organisations et individus a progressivement détruit la confiance, l’engagement et la fidélité. Il s’agit ici de ré-équilibrer cette relation, afin d’en tirer des bénéfices pour les individus, les entreprises, et plus largement pour toute la société. Il est important, en premier lieu, d’agir envers les individus, de les outiller : il faut leur donner à la fois de l’information, (les organisations acceptent de partager avec eux leurs données personnelles qu’elles détiennent), des outils pour l’exploiter à leurs propres fins et pour maîtriser leurs relations avec les organisations.

    Pour faire de ce partage une pratique « partagée », on rassemble au sein de groupes de travail et de réflexion des acteurs du monde de l’entreprise, des pouvoirs publics, des représentants des clients/individus parmi d’autres membres de la société civile, des acteurs des services personnels de gestion de données… Il s’agit ainsi de créer les conditions idéales de l’écosystème des données partagées, afin qu’il bénéficie à l’ensemble de la société.

    Par le croisement des compétences et des intérêts, ces groupes de travail permettent de faire émerger rapidement les grands enjeux de ce partage pour les différentes parties impliquées, et plus globalement pour la société : valeur, risques, opportunités, questions de régulation… Un travail plus technique aboutit à la création d’outils et des services de gestion et d’exploitation des données personnelles destinés aux individus (entrepôts de données sécurisés, représentation et exploitation des données, etc .) et à la définition des standards d’échange et de sécurisation des données personnelles qui s’imposent à tous. Rapidement, des startups mais aussi des acteurs plus importants commencent à proposer de nouveaux outils et services qui permettent aux consommateurs de tirer parti de leurs données : mieux gérer son budget, évaluer son bilan carbone, organiser ses déplacements, comparer offres et tarifs… Ils peuvent ainsi rapidement faire des choix informés et faire jouer la concurrence, prendre soin de leurs données, les enrichir, agir sur leur impact environnemental… contribuant ainsi à l’efficience des marchés, mais aussi à la création de connaissances et de comportements nouveaux.

    Casting pour une alliance idéale :

    - Entreprises de divers champs d’activité, détentrices de données sur leurs clients

    - Des acteurs publics, à la fois force d’impulsion, régulateurs et détenteurs de données

    - Associations de consommateurs et représentants de la société civile

    - Des entrepreneurs ou des start-up « neutres », prêts à jouer un rôle, éventuellement de médiateur, dans cet écosystème

    - Des militants et activistes ayant déjà développé des usages autour de la donnée personnelle (Quantified self, etc.)

    - Des spécialistes des questions juridiques et techniques (chercheurs, juristes, acteurs du web…)

     

  • Le mois de janvier et ce début de février ont été pour nous l'occasion de commencer un travail de veille, qui va s'étaler sur quelques mois.

    Parmi les articles, travaux et rapports que nous avons repérés, voici une petite sélection "thématique" de citations et d'éléments que nous souhaitons partager.
    Vous trouverez également ces éléments de façon plus complète en format PDF, au sein des ressources du groupe.

    Quelques enjeux pour les organisations et les individus...

    Personal identity management (PIDM) – Forrester Report
    Fatemeh Khatibloo 

    Une intéressante étude de Forrester datant de septembre 2011, portant sur les enjeux de ce que Forrester nomme le Personal Identity Management. Le rapport est payant sur le site de Forrester, mais l'auteur, Fatemeh Khatibloo, a également publié un article, à regarder, reprenant les principaux points du rapport. 

    Les consommateurs sont prêts à gérer eux-mêmes leurs données personnelles : c'est de ce constat que part le rapport. De nouveaux marchés, voire une nouvelle industrie est sur le point de se développer, redonnant aux individus le contrôle de leurs propres données, ce que Forrester appelle le Personal Identity Management (PIDM). Cette gestion pourra s'opérer dès qu'elle signifiera pour les individus « valeur » et « avantages pratiques ».

    Parmi les formes possibles du PIDM, deux concepts cohabiteront selon Forrester: des « coffres-forts de données personnelles » (Personal data lockers) et des «gestionnaires d'autorisation » (authorization mangers). A lire.


    3 Data Rights We Must Demand from Companies
    Klint Finley – ReadWriteWeb

    Intéressant article d'avril 2011, consacrant l'idée de « Droit aux données », que les individus peuvent demander aux organisations. Un droit à l'accès aux données, un droit de faire usage de ces données, et de les contrôler. Voilà ce que réclame Klint Finley, au nom des individus : Give Us Access Our Data, Enable Us to Use Our Data, Let Us Control Our Data. Cet article a le mérite de se pencher sur des cas concrets, et d'observer plusieurs points de vue, notamment sur la notion de données personnelles (est-ce que nos données personnelles entre les mains des organisations sont vraiment nos données, quand celles-ci mettent du temps et de l'argent à les "raffiner", etc.)

     

    The New Personal Data Landscape 
    Ctrl-Shift

    Ctrl-shift joue un rôle actif au au sein du comité de pilotage du projet Midata, aux côtés du Business and Innovation Skills Minister. La société de conseil a publié en novembre 2011 un rapport assez synthétique portant sur le « nouveau paysage des données personnelles ». Ce document rappelle le contexte du projet Midata – et les initiatives déjà existantes allant dans ce sens, mais qui passent souvent inaperçus auprès des organisations – et les enjeux auxquels vont être confrontées les entreprises dans cet environnement en pleine évolution. Et si le passage au partage des données personnelles révèle de nombreuses opportunités pour les entreprises, celles-ci doivent également anticiper des menaces, autant de véritables challenges pour réussir le partage : en reconstruisant les conditions de la confiance, en facilitant des mécanismes de partage simples et sécurisés, en maximisant la valeur attendue. Intéressant à lire pour comprendre les enjeux et les menaces liés au partage des données.

    Avant même l'écriture de ce rapport, Alan Mitchell, co-fondateur de MyDex et de Ctrl-shift, revenait sur l'histoire de l'empowerment croissant du consommateur dans le tout aussi captivant article « The business of consumer empowerment: Why it's time to ditch customer control » .

     

    De nouveaux services proposés par de nouveaux acteurs et des acteurs existants...

    De nombreux services font leur apparition, autour de la gestion des données personnelles. Quelques acteurs/services (parmi de nombreux autres) repérés, qui dessinent sans aucun doute des tendances.

    Project Danube

    Le Projet Danube est un des nombreux services liés au VRM actuellement menés (une liste non-exhaustive de projets se trouve par ailleurs sur le wiki du projet VRM :  ); c'est un projet open-source centré sur l'identité et les services personnels de données (Personal data services) sur internet. Au cœur du projet, un Personal Data Store (entrepôt de données personnelles), qui assure à l'utilisateur qu'aucun usage de ses données ne peut avoir lieu sans son consentement.

    Intéressant de voir qu'au-delà du discours technique, les préoccupation des porteurs du projet sont clairement affirmées et s'insèrent dans les débats actuels autour de questions telles anonymisation VS véracité, centralisation VS distribution, gestion des données personnelles en ligne, ou encore la portabilité et l'interopérabilité des données, question pregnante dans nombre de ces projets.


    Singly

    "Collect your life stories in one place and explore new ways to share them" : telle est la Baseline du service Singly. A l'origine, il s'agit d'un service (payant) d'agrégation et de stockage de données personnelles éparpillées en ligne. 

    La société soutient un projet Open Source dont l'ambition est d'aller un cran plus loin : fournir des APIs pour créer des applications pouvant accéder aux données recueillies et donner au propriétaire la possibilité de contrôler la manière dont elle sont protégéee et partagées. 
    Parmi les applications en cours de développement : visualiser ses statistiques de géolocalisation sur Foursquare, cartographier les "chekcs-in" de ses proches, rassembler et visualiser toutes les photos de ses "amis" postés sur FlickR… 

    Une sorte d' "App Store" pour données personnelles en quelque sorte… 

     

    Cecurity.com - Coffre-fort électronique : au-delà de l'archivage - Novembre 2011

    Pour Arnaud Belleil, l'avenir des services de "coffres forts électroniques" passe nécessairement par leurs usages de partage et d'ouverture. De fait, les fonctions "classiques" de conservation sécurisée et d’archivage électronique ne sont que le socle d'usages qui s'annoncent bien plus réticulaires. 
    Selon lui, le terme de coffre-fort "induit implicitement l’idée d’un usage peu fréquent, voire exceptionnel". (…) "l'on aura de plus en plus besoin de coffres forts électroniques à condition qu’ils soient communicants" nous dit-il également.
    A suivre...

    (NB : cecurity.com est l'éditeur du coffre fort numérique communicant, et anime une passionnante newsletter sur ce thème depuis 2003)


    Avec Simone, le Crédit Agricole dessine la banque de demain
    Patrice Bernard – C'est pas mon idée !

    Le Crédit Agricole se lance dans le service. Il vient de lancer CAstore (anciennement nommé Simone), une initiative composée d'un SDK (Kit de développement) offrant aux développeurs de logiciels un accès aux données bancaires des clients pour créer des applications originales, une AppStore spécifique, et une coopérative de développeurs. 2012 sera l'occasion de voir si les développeurs joueront le jeu...
    Cet article précise des éléments intéressants sur le kit de développement, qui offre un accès sécurisé aux comptes courants et de cartes des clients particuliers. Il est aussi à regarder du côté des motivations des acteurs ; le projet a été conçu pour apporter de la valeur à toutes ses parties prenantes.

     

    Quelques éléments sur les motivations des individus, notamment sur la mesure de soi

    Internetactu.net - Où va la “quantification de soi” ? 
    Hubert Guillaud– InternetActu, Juin 2011

    Internetactu.net - Quantified Self (1/3) : Mettre l’informatique au service du corps
    Hubert Guillaud– InternetActu

    Hubert Guillaud propose
    une plongée dans le monde passionnant du "Quantified Self"
    On apprend que si les usages sont multiples (mesurer ce que l’on mange, ses dépenses, la musique qu’on écoute, nos habitudes en ligne, sa localisation…), beaucoup concernent aujourd'hui la santé : mesurer sa capacité respiratoire, évaluer sa moindre résistance à la caféine et à l’alcool, mesurer si ses activités (café, sorties entre amis, travail, visionnage d’un film) ont un impact sur son sommeil, …  Il ne s'agit pas non plus de tout mesurer par plaisir et sans calcul. "Bien des adeptes n’utilisent les outils du QS que pour tracer un ou quelques aspects de leurs vies, celui qui leur pose problème"

    Des éléments également très intéressants du côté de la privacy ("dans beaucoup de cas, ces mesures n'ont de valeur que parce qu'elles sont partagées et accessibles en ligne". (…) "Cela n’a pas posé de problème de vie privée, car en fait le contexte permettant d’interpréter ces données n’était pas accessible aux gens."), et des réflexions sur la rentabilité des services, qui dépendra plus de la façon dont les données seront présentées aux utilisateurs plutôt que de la performance technique.

     

    D'autres "livraisons" de veille suivront, au gré de nos lectures... 

     

  • Suite de notre exploration des enjeux en ce début de projet MesInfos ; nous nous penchons cette fois sur les données diverses que les organisations pourraient partager avec les individus. 
    Quelles sont les données les plus aisées à partager immédiatement? Quelles sont, au contraire, celle dont le partage est plus délicat? Du point de vue des individus, quelles sont les données qui pourraient ouvrir de nouveaux horizons d'usages, répondre à leurs besoins, leurs demandes?
    Premier constat, les données que les organisations pensent aisément libérer ne sont pas systématiquement celles pour lesquelles les individus ont un intérêt. Des questions de faisabilité immédiate, mais aussi de caractère « sensible » de certaines données sont à prendre en compte. 
    La nature des données est aussi différente : des données strictement personnelles cohabitent avec les données liées à la relation, transactionnelles.
    Voici une première liste (non exhaustive) de données pouvant être partagées, sans préjuger de la faisabilité de leur partage :
    - Les fiches client, adhérent, salarié : coordonnées, contrats en cours, profil socio-démographique, financier...
    - Les évaluations, scoring, segmentations - des données encore très sensibles pour les entreprises 
    - Le profil du client, sa marge de manœuvre dans les négociations, etc.
    - Données de fidélité (nombre de points, etc.)
    - Le récapitulatif automatique des données que l'organisation possède sur moi, accessible automatiquement, en mode « Dashboard » ; de pair, on peut envisager un récapitulatif des usages que les entreprises font de mes données à travers le temps.
    - Historique des interactions avec l'organisation
    - Des données métier...
    - Données anonymisées sur des clients aux problèmes semblables...
    - Données pour pouvoir comparer divers services d'un même champ d'activité
    De nombreuses données concernent plus spécifiquement certains acteurs et secteurs d'activité .
    • Opérateurs télécom : 
    - Des factures détaillées en format réutilisable, sous forme de fichier de données
    - Les logs des communications
    - Données de géolocalisation (immédiates et historique)
    - Données d'usage de la TV IP, de la VOD, etc.
    - Données d'équipement
    • Banques :
    - Données transactionnelles enrichies (comptes en format fichier de données, etc.)
    - Nombre de mandats dans différentes organisations
    - Données liées aux dérogations, ristournes...
    - Contacts sur les différents canaux, notamment électroniques
    - Données sur l'utilisation de mon argent et sur ce qu'il leur rapporte
    - Données sur les cycles de vie des produits financiers
    - Données / critères de proposition d'offres, de tarifs, de taux
    • Commerçants, distributeurs, etc.:
    - Données non transactionnelles (fréquentation des enseignes, des canaux..)
    - Données sur les centres d'intérêts constatés ou déclarés
    - Etat de trésorerie
    - Relevés de transaction...
    - Promotions reçues et utilisées
    - Données liées à la réception du courrier et des colis
    • Transporteurs : 
    Données de transport (historique et immédiates)
    • Distributeur d'énergie : 
    Données de consommation et de production du foyer
    • Associations, pôles de compétitivité :
    - Présence aux AG et CA
    - Services dont l'adhérent bénéficie
    - Evénements, groupes, projets auxquels l'adhérent a participé (historique)
    Hors entreprises, les écoles, universités ont également des données à partagées, notamment sur la présence aux cours, les coordonnées de « mes camarades », l'historique de mes notes et appréciations tout au long de ma scolarité, la certification de mes compétences, etc. Nul doute que d'autres organisations, notamment des administrations, auraient également nombre de données à partager, qui pourraient tout à fait intéresser les individus.
    Un des enjeux de la phase de préfiguration de l'expérimentation sera de travailler sur ces données partagées par les organisation, afin d'en établir une liste plus précise, mais aussi et surtout d'étudier la faisabilité du partage, l'intérêt des données pour les clients en termes d'usages potentiels, la valeur de ces données...
  •  

    Le partage des données entre les individus et les organisations n'a de sens que si les individus sont en capacité de faire tout un tas de choses à partir de ces données. 

    Pour cela, des outils seront nécessaires. D'où l'hypothèse de l'émergence d'un nouveau marché de services sans lequel le sujet du partage des données personnelles restera sans doute confiné à un petit nombre d'individus passionnés, activistes et/ou bricoleurs. 

    Outre les fonctions de tri, visualisation, sécurisation, partage, etc. que proposent déjà certains acteurs (coffres forts électroniques, fournisseurs d'identité…), qui me proposera, demain, de croiser ces données personnelles avec des données publiques qui me concernent (transports de mon quartier, commerces à proximité, services publics,…) ? Lesquels m'aideront à mieux gérer mon budget, à évaluer l'impact d'une dépense supplémentaire sur le budget prévisionnel de mon foyer pour l'année à venir ? Comment pourrais-je consommer plus vert, ou plus "éthique" ? De quelle manière pourrais-je me mettre en relation avec d'autres individus aux centres d'intérêt proches des miens, pour lancer des "appels d'offre" aux entreprises ?

    Certains de ces services existent déjà.

    Pensons à la bibliothèque d'applications Singly qui me permettent de visualiser mes statistiques de géolocalisation sur Foursquare, de cartographier les checks-in de mes proches ou encore, de rassembler et visualiser toutes les photos de ses "amis" postés sur FlickR.

    Pensons aussi aux projets de Portfolio, à partir desquels il est possible de générer autant de CVs adaptés aux exigences d'un employeur potentiel, à partir du vivier de données constitué par mes soins, ceux des établissements que j'ai fréquenté ou des gens avec qui j'ai travaillé tout au long de ma vie.

    Le 8 novembre dernier, lors du 1er atelier "MesInfos" (voir la synthèse), 40 personnes ont joué le jeu d'imaginer les services dont nous, usagers, pourrions avoir besoin dans notre vie quotidienne. 

    En voici quelques exemples pour nous mettre en appétit.

    Mais aussi, en gardant en tête que le projet "MesInfos" a aussi pour émerger de stimuler l'écosystème d'entrepreneurs, inventeurs, bidouilleurs, designers qui pourraient vouloir construire ce nouveau marché de services à valeur ajoutée, fondés sur l'agrégation des données personnelles récupérées par les individus. 

     

    Des services pour mieux se connaître soi-même

     

    Gérer son budget

    >> L’idée : scénariser des dépenses futures à partir d’une meilleure connaissance des consommations de son foyer, 

    Le principe : les dépenses du foyer sont détaillées et classées par poste (crédit, santé, alimentation, énergie...) et budgétées (historique, en cours, prévision). L’usager dispose d’une représentation temporelle sur ces dernières années. Une représentation “projetable” permet à l’usager d’évaluer l’impact d’une nouvelle dépense sur son budget : “si j’achète un appartement, quels impacts sur mes impôts, mes autres crédits, etc. ?”

    Gisements de données : dépenses “quotidiennes” du foyer (énergie / crédits / santé / transports / Achats...) 

     

    >> L’idée : connaître ses ressources financières disponibles pour les 3 à 12 prochains mois

    Le principe : le service catégorise les ressources et dépenses constatées ou engagées (certaines / prévisibles / supposées) pour fournir une prévision de trésorerie à différents horizons temporels.

    Gisements de données : relevés bancaires / historique des factures / tickets de caisse…

     

    >> L’idée : un “coach” de mes dépenses de santé

    Le principe : grâce à ce service, l’usager a la possibilité :

    1- de disposer d’une synthèse et d’une représentation de ses dépenses de santé

    2- de connaître l’état de ses paiements et remboursements en cours

    3- de bénéficier de conseils pour baisser ses coûts. 

    Gisements de données : dépenses de santé (via les relevés bancaires) / relevés de remboursement de la sécurité sociale et des mutuelles

     

    "Personal analytics"

    >> L’idée : une carte personnelle d’auto-consommation

    Le principe : croiser les données bancaires et les données de mobilité, pour savoir où j’utilise le plus mon mobile et ma carte bancaires

    Gisements de données : Données TelCo (appels entrants/sortants, consommation de data...) / données bancaires

     

    “Mes” consommations

    >> L’idée : un simulateur de consommation électrique en temps réel pour faire son bilan carbone et des économies d’énergie

    Motivations : consommer “plus vert”

    Le principe : un service gratuit (en contrepartie de la mise à disposition de ses données personnelles) permet des comparaisons de consommation avec son voisinage et des alertes en cas de phénomènes exceptionnels. Une plateforme de sourcing pour le choix d’un fournisseur d'électricité et de gaz.

    Gisements de données : consommation électrique en temps réel / déclaration des habitudes de consommation

     

    Scoring

    L’idée : connaître les critères de tarification qui me sont appliqués 

    Motivations : transparence, se situer

    Le principe : détailler (et justifier) au client le tarif qui lui a été appliqué et la manière dont le prix de son billet/produit/abonnement etc. a été fixé ; également, il s’agit de l’orienter vers une solution plus optimale pour lui : lieu, date, statut, moment de l’achat...

    Gisements de données : tarifs / critères de fixation des prix

     

    >> L’idée : l’ “auto-fichier positif” pour calculer et améliorer son contre-score et augmenter ses chances d’accès au crédit

    Motivations : se situer, (mieux) consommer

    Le principe : Le service fonctionne en 4 étapes :

    1- l’utilisateur, via le prestataire de service, récupère ses scores auprès de différents organismes

    2- le prestataire de service, par communication de données brutes anonymisées, obtient d’autres scores de la part d’autres établissements

    3- le prestataire donne des conseils au client pour qu’il améliore son score, ce dernier s’engageant à lui communiquer des informations fiables permettant de faire évoluer son score

    4- les clients des prestataires ajoutent des informations confidentielles sur la politique des scores actuels (santé, alimentation,...) et le prestataire consolide ses informations pour un score plus adapté

    Gisements de données : scoring client / scoring estimé des concurrents / critères de calcul du score

     

    Mieux consommer


    … à plusieurs

     

    >> L’idée : se regrouper entre pairs pour effectuer des achats groupés

    Motivations : mieux consommer, ré-équilibrer la relation avec les entreprises

    Le principe : proposer aux consommateurs ayant des profils de consommation similaires de se coordonner pour négocier leurs achats auprès des enseignes et marques partenaires, via le recoupement et la comparaison de données. Ces rapprochements de profil peuvent aussi s’effectuer à partir des données géolocalisées à l’échelle d’un territoire pour effectuer des achats groupés territorialisés, de manière coopérative.

    Gisements de données : énergie / réseaux des antennes relais / Mobilité / Communication / sport / stationnement / Centres d’intérêt / Fréquentation des enseignes / Données de géolocalisation…

     

    Tout au long de la chaîne

    >> L’idée : accompagner la vie d’un produit

    Motivations : mieux consommer “tout au long de la chaîne”

    Le principe : établir un lien entre un produit acheté et une gamme de produits et services complémentaires (accessoires, cotation du produit sur eBay en vue d’une éventuelle revente, informations géolocalisées...)

    Gisements de données : Données TelCo / Historique des achats

     

    Consommer plus "vert"

    >> L’idée : diminuer son bilan carbone à partir de sa consommation d’énergie

    Le principe : le service permet de faire son bilan carbone en temps réel et propose des choix pour émettre moins de CO2 ainsi que des idées pour “compenser”.

    Gisements de données : données annuelles de ses déplacements / données de consommation énergétique / données de consommation…

     

    e-Portfolio

    >> L’idée : faire progresser des étudiants

    Le principe : des propositions de cours adaptés au niveau des groupes d’étudiants ou bien d’achat d’ouvrages adaptés

    Gisements de données : évaluations et notes scolaires

     

    Mieux gérer ses relations

     

    Mettre à jours ses données auprès de n prestataires

    >> L’idée : attester des qualités d’un individu sans en dévoiler les preuves

    Motivations : personnaliser sans s'identifier

    Le principe : Le “tiers VRM” atteste du statut du contrat de travail (CDD, CDI, …) et du montant du salaire brut. L’interlocuteur de l’usager qui demande ces preuves a les renseignements qu’il demande sans savoir le nom de l’employeur, ni le montant du salaire réel.

    Gisements de données : potentiellement toutes

     

    >> L’idée : limiter la saisie systématique de ses données personnelles lors d’une nouvelle relation

    Motivations : commodité

    Le principe : le prestataire qui demande des informations personnelles sur un usager va chercher l’information dont il a besoin parmi celles que l’individu accepte de fournir pour cette prestation précise.

    Gisements de données : potentiellement toutes, particulièrement des données d’identification.

     

    >> L’idée : faire connaître à tous mes interlocuteurs un changement de ma situation

    Motivations : commodité

    Le principe : 

    1- Transmettre en une fois une mise à jour de ses données à tous les interlocuteurs auxquels l'individu a préalablement accepté de transmettre ces informations

    2- Si ces changements ont des incidences (déménagement, mariage, changement de situation professionnelle), recevoir des propositions d'action et les accepter ou les refuser

    Gisements de données : toutes

     

    >> L’idée : location sous contrôle de ses données personnelles

    Le principe : location des données pour des utilisations non-contractuelles (études, statistiques…) des informations personnelles

    Gisements de données : données socio-démographiques

     

    >> L’idée : un comparateur personnalisé de cartes de fidélité 

    Motivations : commodité, mieux consommer

    Le principe : toutes les cartes de fidélité sont dématérialisées et centralisées. Il est possible de  faire des comparaisons chez les différents commerçants chez qui j’ai des cartes en fonction d’un besoin défini et convertir des points de fidélisation en achats. Le service permet également  de comprendre les liens existants entre les compagnies et de consulter l’historique de ses utilisations précédentes. 

    Gisements de données : historiques d’achat / historiques de relation avec les entreprises

     

    >> L’idée : le tableau de bord de ses fournisseurs

    Motivations : commodité

    Le principe : disposer d’un tableau de bord de l’activité de ses fournisseurs : consulter ses principales dépenses, les alertes de dates importantes et pouvoir entrer facilement en relation avec ses fournisseurs.

    Gisements de données : données d'achats, factures

     

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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