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Une expérimentation de la Fing autour du partage et de la ré-utilisation des données personnelles


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  • Fréquemment cité comme l’une des explications de l’augmentation exponentielle du volume de données créées, le marché de l’internet des objets fut un sujet de débat lors de la conférence MyData 2016. Un marché en plein essor qui, au travers des « wearables » (bracelets, montres, trackers d’activité, etc), multiplie les points de contact et additionne les traces numériques laissées par les individus.

    Tout en évitant de tomber dans les travers d’un scepticisme abusif, les différents intervenants se sont appliqués à sensibiliser leur auditoire quant à l’absence de dispositifs encadrant les données récoltées par la majorité des objets connectés.

    Au travers de divers exemples, ils ont ainsi mis en exergue l’une des problématiques récurrentes liée aux données personnelles, à savoir : comment garantir aux individus le contrôle de leurs données, de leur production jusqu’aux traitements finaux ? Comment éviter une transmission automatique de données à des fins commerciales, sans accords préalables des individus ?

    Afin de montrer les potentielles dérives de l’IoT, Sachin Lodha, chercheur au sein de Tata Consultancy Service, développe son argumentaire en se concentrant sur les enjeux concernant les voitures connectées, avec pour accroche « is your car spying you ? ».

    En se basant sur les données de localisation transmises par votre voiture et en analysant leurs fréquences, Sachin Lodha explique combien il était facile pour un tiers de connaître, non seulement vos déplacements quotidiens, mais également votre cercle d’amis.

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    Les boutons connectés Amazon Dash furent également pris pour exemple, des boutons qui en un clic vous permettent de commander un pack d’eau, des lames de rasoir, du liquide vaisselle, etc. Chaque clic matérialisant un acte d’achat, l’entreprise ne vend donc pas uniquement ses boutons pour le service rendu, le fameux « one clic buying », mais aussi pour collecter et analyser les données personnelles de ses consommateurs.

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    Afin de palier à ce problème, le concept de « consentement en temps réel » a été abordé, avec comme principe la mise en place d’un système qui demanderait à l’individu une autorisation de transmission de ses données tout en lui expliquant le traitement visé. Libre alors à ce dernier d’accepter ou non le livrer ses données aux tiers mentionnés.

    Enfin, le stockage des données par les individus et non plus par les fournisseurs de services a été l’approche la plus plébiscitée par les intervenants, une vision qui est non sans rappeler celle du projet pilote MesInfos et d’autres initiatives allant dans le même sens, présentées durant MyData, telles que les plateformes Meeco ou Digi.me




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/linternet-des-objets-quelles-menaces-pour-nos-donnees-personnelles/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=linternet-des-objets-quelles-menaces-pour-nos-donnees-personnelles
    Par: Tristan Ballé
    Publié: October 14, 2016, 11:27 am

  • Fréquemment cité comme l’une des explications de l’augmentation exponentielle du volume de données créées, le marché de l’internet des objets fut un sujet de débat lors de la conférence MyData 2016. Un marché en plein essor qui, au travers des « wearables » (bracelets, montres, trackers d’activité, etc), multiplie les points de contact et additionne les traces numériques laissées par les individus.

    Tout en évitant de tomber dans les travers d’un scepticisme abusif, les différents intervenants se sont appliqués à sensibiliser leur auditoire quant à l’absence de dispositifs encadrant les données récoltées par la majorité des objets connectés.

    Au travers de divers exemples, ils ont ainsi mis en exergue l’une des problématiques récurrentes liée aux données personnelles, à savoir : comment garantir aux individus le contrôle de leurs données, de leur production jusqu’aux traitements finaux ? Comment éviter une transmission automatique de données à des fins commerciales, sans accords préalables des individus ?

    Afin de montrer les potentielles dérives de l’IoT, Sachin Lodha, chercheur au sein de Tata Consultancy Service, développe son argumentaire en se concentrant sur les enjeux concernant les voitures connectées, avec pour accroche « is your car spying you ? ».

    En se basant sur les données de localisation transmises par votre voiture et en analysant leurs fréquences, Sachin Lodha explique combien il était facile pour un tiers de connaître, non seulement vos déplacements quotidiens, mais également votre cercle d’amis.

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    Les boutons connectés Amazon Dash furent également pris pour exemple, des boutons qui en un clic vous permettent de commander un pack d’eau, des lames de rasoir, du liquide vaisselle, etc. Chaque clic matérialisant un acte d’achat, l’entreprise ne vend donc pas uniquement ses boutons pour le service rendu, le fameux « one clic buying », mais aussi pour collecter et analyser les données personnelles de ses consommateurs.

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    Afin de palier à ce problème, le concept de « consentement en temps réel » a été abordé, avec comme principe la mise en place d’un système qui demanderait à l’individu une autorisation de transmission de ses données tout en lui expliquant le traitement visé. Libre alors à ce dernier d’accepter ou non le livrer ses données aux tiers mentionnés.

    Enfin, le stockage des données par les individus et non plus par les fournisseurs de services a été l’approche la plus plébiscitée par les intervenants, une vision qui est non sans rappeler celle du projet pilote MesInfos et d’autres initiatives allant dans le même sens, présentées durant MyData, telles que les plateformes Meeco ou Digi.me




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    Par: Tristan Ballé
    Publié: October 14, 2016, 11:27 am

  • Dans la continuité de billets sur la conférence MyData 2016, voici un angle de vue technique de la conférence, qui permet de jeter un éclairage sur certaines formes d’architectures et enjeux liés au développement d’un écosystème d’innovation divers et dynamique.

    Le Self Data n’est pas une innovation technologique

    La conférence MyData et le mouvement Self Data en général n’ont pas été impulsés par une innovation technologique. Si Daniel Kaplan, Jamie Smith, Doc Searls, et d’autres ont mentionné l’innovation technologique, c’est pour rappeler un fait assez banal : la puissance de calcul, et les capacités de stockage sont devenues gigantesques et très bon marché, les organisations en ont des quantités, et les utilisateurs aussi (chez eux, dans leur poche, …) et nous avons échangé pendant trois jours pour essayer de rééquilibrer leur usage. Nous n’avons donc pas été étonnés, ni déçus de ne pas rencontrer de messie technologique lors de MyData.

    Mieux, nous avons pu voir replacée à sa juste place l’innovation technologique à la mode : la blockchain. Dans la session consacrée à la Blockchain, Michele Nati (Digital Catapult RU) a très simplement rappelé les caractéristiques de cet outil, permettant à l’auditoire de conclure lui-même :
    1. « Don’t store personal information to blockchain. Blockchain is open and everyone can see the contents. »
    2. « Blockchain doesn’t link digital (data) to real humans, a real 3rd party is still required »
    3. « Decentralisation dream : Blockchain release from the central authority needs, but move to code is law (and code may have errors (bugs !), and code is written by humans). »

    La Blockchain reste néanmoins un outil puissant, qui offre des solutions intéressantes dans des cas d’usages de gestion des consentements et droits d’accès et dont la nature distribuée (et donc décentralisée) résonne avec le Self Data.

     

    C’est quand même un sujet stimulant pour la technique

    Cette volonté de redonner du pouvoir aux individus se traduit dans les solutions techniques, qui tendent à attribuer une entité technique à chaque individu. C’est évident sur les plateformes de cloud personnel (qui font partie du paysage des Pims, Personal Information Management Services/Systems, dont nous vous parlions dans notre article précédent) :
    — certaines donnent à chaque individu une machine (virtuelle) distincte – Cozy, HAT
    — d’autres s’appuient sur les ressources techniques individuelles des individus (Desktop et mobile pour Digi.me), hardware dédié pour Freedombox, ou hardware de son choix (Personium, Cozy si on le souhaite) ; sur le mobile pour la plateforme d’identification SingleID.
    — d’autres ajoutent à cela l’aspect communautaire : le commun des données, s’appuie sur une mise en commun des ressources techniques utilisées, systèmes distribués type Matchupbox, Aeternam.

    Toutes ces initiatives (ces entreprises en fait), explorent, approfondissent, investissent dans des technologies alternatives au cloud, en fait aujourd’hui concentré dans les data centers des GAFAs (et oui c’est un billet Français, nous nous devions donc d’utiliser l’acronyme GAFA !). Cela contribue à un mouvement plus large de (re-)décentralisation d’internet, poussé notamment par Tim Berners Lee.

    Ces technologies ne sont pas indispensables au Self Data, et plusieurs acteurs n’en ont pas fait une priorité (Meeco et Fair&Smart par exemple, fonctionne plutôt sur un modèle centralisé), cependant, elles font partie des sujets que le Self Data stimule.

    MyData a aussi été l’occasion d’aborder plusieurs thématiques du Self Data qui challengent les technologies.

    Le consentement

    Allon Bar de <a href=https://rankingdigitalrights.org/, un site qui note les grandes entreprises sur leur privacy policies, leurs CGU etc." src="http://mesinfos.fing.org/wp-content/uploads/2016/10/allon_bar.jpg" width="640" height="427">

    Allon Bar de https://rankingdigitalrights.org/, un site qui note les grandes entreprises sur leur privacy policies, leurs CGU etc.

    Sortir du TOSDR (Terms of services ; Didn’t read), aller à contre-courant d’un état de l’art qui tourne le dos à l’utilisateur depuis près de 20 ans. Si tous les acteurs du Self Data  donnent au consentement une place de premier choix, ce sont les institutionnels qui avancent le plus concrètement sur le sujet : les travaux portent à la fois sur l’ergonomie pour enfin approcher un consentement éclairé, mais aussi la formalisation des preuves de consentement. La Digital Catapult, avec le projet Real Consent explore ainsi les éléments d’ergonomie qui fonctionnent, ainsi que les éléments juridiques nécessaires pour constituer une preuve de consentement. La Tampere University of Technology présentait un prototype MyData orchestrant ce que pourrait être un consentement à la sauce Self Data, avec tous les éléments de contrôle nécessaire. Ces travaux ne manquent pas de similitudes avec le travail sur le défi juridique MesInfos .

    La recherche sur le web, mais pas seulement …

    Qwant et son moteur de recherche respectueux de la vie privée prouvent que la collecte de données opérée par exemple par Google n’est pas nécessaire pour un tel service. Qwant explore aussi tout un domaine qui s’ouvre, de services, de technologies puissantes sur les traitements de données, mis au service de l’individu sur ses propres données, comme un moteur de recherche.

    Statistiques : croisements de données personnelles “CNIL compliant”

    Big Data et protection des données personnelles sont souvent confrontés. Mais pour certains, comme pour Berit Skjernaa et son équipe du Security Lab de l’Alexandra Instituttet (Danemark) ce n’est qu’un défi à relever. Grâce à une architecture adaptée, et un peu de cryptographie, le projet ‘Confidential data analysis permet d’effectuer des statistiques sur des croisements de données personnelles, provenant de différents silos, tout en garantissant la confidentialité. Une piste pour un big data plus “éthique” ?

    Algorithmes, inférence et données personnelles.

    Plus que des innovations techniques, il s’agit aussi d’un état d’esprit (peut-être un nouvel état d’esprit). C’est en tous cas le propos Oguzhan Gencoglu, chercheur en intelligence artificielle. Les nouvelles technologies d’intelligence artificielle, notamment leur caractère apprenant et donc autonome, font aujourd’hui l’actualité, car on envisage de les placer dans des systèmes interagissant directement avec l’environnement. Mais leurs compétences et leurs dérives possibles touchent bien évidemment les données personnelles. Elles rendent aussi plausible les scénarios de ré-identification les plus farfelus (par exemple, il serait assez difficile pour un système de ce type d’éviter à ce que, en demandant l’adresse de l’individu, ce système reposant sur une machine apprenante (Machine Learning) n’en tire des conclusions sur ses origines, ses revenus, … en croisant automatiquement différentes données et en s’appuyant sur les caractéristiques du quartier). D’où la difficulté, et l’attention à apporter à tous ces algorithmes qui se disent impartiaux, ou anonymisants.

    GDPR

    Martin Vidberg illustre pour le G29 et la Cnil la portabilité des données

    Un autre levier d’innovation pourrait bousculer les technologies ; déjà bien à l’esprit des acteurs du Self Data depuis plusieurs mois maintenant, le GDPR (General Data Protection Regulation) est un argument clé (même si classique, de mise en conformité avec de nouvelles normes) pour faire bouger les lignes d’ici 2018. Si tous se réclament d’offrir des éléments de solutions pour la conformité au GDPR, le GDPR a placé les entreprises détentrices de données personnelles comme cibles marketing prioritaires d’une partie des startups, notamment les plus récentes sur le sujet.

     

    Entre besoin et volonté de standard : des protocoles communs pour réussir le multi-acteurs.

    Dans les talks, dans les sessions, c’est vraiment la volonté de collaboration et d’unité des différents acteurs sur de multiples sujets techniques qui nous a frappés :
    — Sur le consentement : une uniformisation internationale est indispensable pour que les solutions imaginées puissent fonctionner. De sorte que l’utilisateur, puisse prendre ses marques, et devienne à l’aise avec ces concepts au fur et à mesure des utilisations répétées des mêmes interfaces.
    — Dans la transmission des données des détenteurs aux plateformes.
    — Pour la ré-utilisation : Yle par exemple expliquait clairement qu’il ne serait jamais réutilisateur pour 10 systèmes techniques différents et incompatibles.

    Cette volonté se traduit déjà par quelques projets fédérateurs :
    UMA (User Managed Access) commence à rassembler des acteurs
    — Les technologies suffisamment souples et adaptées comme OAuth ou OpenIdConnect sont mises en place.
    — Des partenariats se nouent : Qwant avec Meeco et Cozy (afin d’en être le moteur de recherche au sein de ses données personnelles), Meeco et Cozy, …

    Mais pour de nombreux chantiers, cette volonté ne se traduit pas (encore ?) dans les faits. Chacun propose sa propre solution, pensée pour être ouverte et universelle ; mais en même temps, chacune est aussi spécifique et peu mature que la proposition de solution du speaker suivant…

    Lors de la conférence MyData nous avons pu avoir un tour d’horizon international des propositions techniques pour les défis du Self Data, de bon augure pour son avenir et sa capacité à assumer son expansion. Mais pour certains sujets, comme le consentement (élément clé de différentiation par rapport au paradigme actuel) ou les services réutilisateurs tiers (point clé du retard par rapport au paradigme actuel) que chacun souhaite unifiés à terme, et même si les acteurs ne se sentent pas encore prêts, il est sans doute déjà temps d’unifier la réflexion, les prototypes, les développements ; car la valeur de la solution n’est pas tant dans ses qualités intrinsèques, que dans le fait qu’il y en ait une seule, assumée et portée par tous.




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/mydata_2016_la_technique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mydata_2016_la_technique
    Par: Guillaume Jacquart
    Publié: October 7, 2016, 5:35 pm

  • Si Mydata 2016 a été l’occasion de rassembler les acteurs, de partager une vision commune et de réfléchir ensemble à la révolution des données personnelles partagées, cela a également permis à beaucoup de porteurs de projets de rendre visibles leurs solutions qui visent à donner aux individus un peu de contrôle sur leurs données. L’occasion de découvrir la multitude d’initiatives qui tentent de démontrer que le Self Data n’est pas qu’un discours, mais bien une réalité.

    Au coeur des trois jours de l’événement Mydata à Helsinki, un mot était d’ailleurs sur toutes les lèvres : “Pims” (Personal Information Management services/systems). Certains des projets présentés s’en revendiquent, d’autres moins. Il a soulevé de nombreuses interrogations, quelques frictions (Jamie Smith, du cabinet de consultant CtrlShift appelant Facebook un « Pims » sur la scène centrale n’a pas été du goût de tout le monde…) et des jeux de mots plus ou moins savoureux. Aujourd’hui encore, nous ne sommes pas très sûrs de ce que ce mot couvre réellement, seulement qu’il s’agit de solutions destinées aux individus pour gérer leurs données personnelles, en tirer une valeur d’usage.

    Ce billet est l’occasion de creuser ce terme, et de regarder d’un peu plus près les outils et solutions présentés à Mydata 2016.

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    L’entrée de Mydata2016, au Helsinki Hall of Culture

    « S » pour « services » ou pour « systèmes » ?

    Valérie Peugeot le faisait remarquer lors de sa conclusion : deux approches sont aujourd’hui envisagées pour aider les individus à reprendre le contrôle sur leurs données. Une approche « verticale », avec des outils, des applications, des plateformes dédiées à un secteur, qui permettent aux individus de gérer leurs données de santé, leurs données d’énergie, leurs données bancaires, leurs données d’identité… Et une approche « horizontale » composée de plateformes transverses qui permettent aux individus d’agréger des données de différentes sources et de profiter ensuite de services tiers plus spécifiques au sein de la plateforme.

    1 – Pims pour Personal Information Management Systems

    A Mydata 2016, les Pims avec un « s » pour « système » étaient légions. Du prototype à celui prêt à être mis sur le marché, une petite dizaine d’entre eux étaient présents, d’au moins 6 pays différents. Un secteur en pleine expansion, il y a deux ans, nous n’avions jamais entendu parler des 3/4 d’entre eux !

    Ces services font la promesse de fournir aux individus un environnement sécurisé où stocker de manière décentralisée toutes leurs données ainsi que des moyens d’en contrôler l’accessibilité par des applications tierces – tournant dans l’environnement sécurisé – qui leur fourniront un service précis, issu par exemple du croisement de plusieurs de leurs données.

    Deux Français étaient présents. Cozy Cloud, que nous connaissons bien chez MesInfos, représente ce Pims à l’approche systémique. Lors de la session « Data empowered every day life », Benjamin André, le fondateur, a pu présenter sa plateforme permettant aux individus d’agréger des données de différentes sources (objets connectés, photos, mails, calendrier, factures, données bancaires…) et de les stocker, de les administrer sur leur propre Cloud Personnel. Et de nous présenter ensuite un cas d’usage concret : en croisant mes données bancaires et mes données précises de facturation/consommation détenues par une organisation qui prélève mon compte mensuellement (par exemple mon fournisseur d’énergie, d’accès internet, …), je pourrai, en cas de découvert, recevoir une alerte m’indiquant que le prélèvement qui va être réalisé ne sera pas accepté par ma banque ; surtout, je pourrai remédier à la situation en entrant en contact avec cette organisation pour, pourquoi pas, déplacer la date du prélèvement, le temps de me retourner financièrement.

    MatchUpBox (dont le service s’appelle Pikcio), présenté par Clara Schmitt, se réclame également du nom de Pims. Espace de stockage, d’administration et de partage des données et fichiers avec des organisations, d’autres individus ou des services tiers. L’originalité du service repose sur son architecture (les données sont stockées dans un réseau P2P distribué) et sur son aspect « réseau social », très VRM, qui permet de créer une véritable conversation non seulement entre les utilisateurs, mais aussi entre les utilisateurs et les organisations.

    De l’autre côté de la Manche, on applique la même logique. Dans la session « Future of Digital Self » Rory Donnelly nous embarque dans le monde de l’ “Internet of Me” avec Digi.me, qui se concentre sur les données de comptes de réseaux sociaux, les agrègent et propose un moteur de recherche intégré. Mais les ambitions de Digi.me sont bien plus “horizontales” que la concentration sur les données de réseaux sociaux. A terme, ce service ambitionne de devenir une véritable plateforme, agrégeant et stockant de manière sécurisée et décentralisée les données de ses utilisateurs et leur permettant d’administrer le partage de leurs données avec des organisations ou des applications tierces qui leur proposent un service thématique. A titre d’exemple, une application tierce me permettrait de calculer les critères que mon assurance ou ma banque pourraient appliquer à mon profil (pour calculer des offres, des taux, …), et de choisir de les partager ou non avec eux.

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    Rory Donnelly pour Digi.me

    L’Italie était représentée par Michele Vescovi lors de la session “Use Case Example and case studies” avec la plateforme MyDataStore, créée par le premier opérateur de téléphonie mobile Italien (Telecom Italia Mobile). Elle permet aujourd’hui aux habitants d’une ville italienne (il s’agit d’un projet pilote), de récupérer leurs données de mobilité et de consommation grâce à un partenariat avec une grande chaîne de distribution (Coop) et de bénéficier de services tiers. Bien d’autres plateformes de ce type ont été présentées dans différentes sessions : Meeco (Australie), Personium (Japon), FreedomBox (Autriche), HAT (R-U), …

    “Personal Data Store”, “Personal Cloud”, “Plateforme”, … qui appartiennent au mouvement du “Self Data”, de “Mydata”, de l’”Internet of Me”, de l’”API of me”, … chacun se désigne comme il l’entend, mais partagent des caractéristiques communes :

    >> Une promesse : permettre aux individus de contrôler leurs données et d’en tirer une valeur d’usage

    >> Une vision architecturale : la décentralisation du stockage des données personnelles, même s’ils proposent des solutions différentes (P2P, Cloud personnel, local…) et l’idée de casser les silos de données pour les administrer, les croiser, au sein d’un même espace personnel.

    >> Un besoin : on en revient toujours là, si les individus peuvent aujourd’hui collecter plus ou moins facilement leurs données de navigation, de réseaux sociaux, de mails, d’objets connectés, etc, celles détenues dans les systèmes d’information des entreprises sont bien moins accessibles et ne leur seront restituées qu’à la discrétion de celles-ci. Il faut donc que les Pims nouent des partenariats avec les organisations pour qu’elles acceptent de déverser les données de leurs clients dans les espaces personnels de ces derniers. C’est ce que fait aujourd’hui la Maif (et d’autres entreprises dans le cadre du pilote MesInfos) avec Cozy Cloud : Romain Liberge, CDO, l’annonce le deuxième jour de la conférence “La Maif va équiper ses trois millions de clients de Cozy Cloud et leur permettre de récupérer leurs données”.

    2 – Pims pour Personal Information Management Services

    Si une dizaine de plateformes transverses étaient présentes, les services thématiques n’étaient pas en reste. Des services pour gérer ses données bancaires, de consommation d’énergie, de santé, ses traces de navigation…

    Des outils “protection de la vie privée et consentement” qui deviennent une nécessité ?

    L’un des arguments phares de la conférence : protéger sa vie privée devient une priorité, les individus ne veulent plus être traqués. Les grandes organisations l’ont bien compris et s’engagent dans cette voie, se dotent de Data Privacy Chief, signent des chartes… Cécile Wendling, d’AXA, nous a parlé lors de la session “Insurance & Finance” de leurs initiatives en matière de privacy et de data literacy : depuis l’ouverture de certaines de leurs données, à l’éthique des algorithmes, en passant par l’amélioration de leurs CGU, elle démontre que ce sujet, important pour les clients, devient important pour les entreprises également.

    Mais beaucoup de porteurs de projets n’ont pas attendu que les organisations s’y mettent. Et de plus en plus de services proposent aux individus de gérer leurs données d’identités, de mieux contrôler les consentements qu’ils accordent à certains services. Doc Searl le dit lors de son intervention plénière, ce n’est pas anecdotique si les adblockers sont aujourd’hui largement utilisés : “le succès actuel des Adblockers est celui du plus grand boycott de l’histoire. Le système de la publicité personnalisée est profondément dysfonctionnel. Les sites qui en vivent croient que les Adblockers sont leurs ennemis, alors qu’ils vont les sauver.”

    C’est alors peut-être le signe d’une généralisation des outils de contrôle de ses identités et traces numériques. Etait présent Types (Test Your Privacy), un projet européen qui cherche à valoriser les outils permettant aux utilisateurs de détecter la collection de données par des tiers, ou encore SingleID, qui permet de remplir automatiquement ses formulaires d’identification. Si nous connaissons bien mieux les Ghostery et Tor de ce monde, la profusion de ces initiatives – et ce malgré le privacy paradoxe qui postule que si l’on se déclare inquiet du tracking, on ne fait pourtant rien pour l’endiguer – ouvre aux individus une première porte dans le monde du Self Data. Si la première étape est de protéger mes données, la seconde sera-t-elle de m’en saisir pour en tirer une valeur d’usage ?

    Un service, un usage

    C’est ce que souhaite Andrew Vorster, qui pose en exemple son propre parcours lors de la session “Future of Digital Self”. Revenant d’un voyage autour du monde, amateur de rock, de grosses cylindrées et de zombie parade, il est très déçu de recevoir un mail de sa banque lui faisant une offre personnalisée pour… une carte gratuite de visite des musées nationaux : “Si ma banque, qui dispose de la meilleure source de données possible pour en savoir plus sur moi – ma carte de crédit – n’est pas capable de me faire une offre correcte, alors je veux emmener mes données ailleurs !”.

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    Andrew Vorster

    Les services qui permettent aux individus de gérer leurs données bancaires sont en effet les plus représentatifs – ils proposent une valeur d’usage immédiate et récurrente (gérer son budget, créer des alertes, …) et mobilisent des données qu’il est facile pour eux de récupérer. Les nombreux services de lifeloging, pour créer automatiquement le journal de sa vie et en tirer des enseignements – comme Aikani (développé par des étudiants finlandais, Aikani signifie “mon temps”) présent à MyData – sont également représentatifs de cette dynamique. Deux autres exemples de projets témoignant à la conférence : Mydata.coop et Hellodata – deux services d’agrégation, de traitement et/ou de partage des données le premier pour la santé le second pour l’énergie.

    Tous ces services se basent donc sur les données de leurs utilisateurs pour permettre à ces derniers d’en tirer de la connaissance et des leviers d’action. Le livret « Self Data » que nous avons publié il y a un peu plus d’un an contient un chapitre entier sur les services qui permettent aux individus de tirer des bénéfices, une valeur d’usage, de leurs données : mieux comprendre certains aspects de sa consommation, de son quotidien, se faciliter la vie, contribuer à la recherche… Beaucoup ignorent encore l’existence d’une dynamique collective, incarnée par cette conférence et, on le soupçonne, ne se voient pas forcément comme redonnant du contrôle aux individus sur leurs données, mais envisagent plutôt les données comme la matière première de leur service.

    Pour conclure, “S” pour services ou système, cela a finalement peu d’importance pour le moment. La question n’est pas de savoir si tous ces services se reconnaissent dans le terme Pims, qui parle à certains, moins à d’autres (notamment ceux qui lui reprochent d’englober un peu trop de choses). Par contre, il est clair que nous avons besoin de collaborations entre les services, entre les plateformes qui permettent aux individus de remettre la main sur leurs données  - Digi.me avec Cozy, Cozy avec Mydastore, MydataStore avec HAT, … Cela pose des questions d’architectures, de protocoles mais surtout de gouvernance. Et Valérie Peugeot d’insister en conclusion de l’événement sur la nécessité de “Coopétition” à mesure que ce marché et cet écosystème – des Pims, du Self Data, de “l’Internet of me” ou quel qu’en soit le nom – se développent.




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/mydata-2016-services-et-systemes-du-self-data-tous-des-pims/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mydata-2016-services-et-systemes-du-self-data-tous-des-pims
    Par: Manon Molins
    Publié: October 5, 2016, 5:20 pm

  • Premier d’une série de billets de retour sur l’événement MyData 2016, cet article introduit les enjeux d’une telle rencontre.

    La Fing pilote le projet MesInfos en France depuis 2012 ; mais nous sommes nombreux, dans plusieurs pays, à explorer chacun à notre manière l’idée du retour des données personnelles aux individus. Après plusieurs rendez-vous informels qui ont rassemblé au cours de ces derniers mois quelques-uns de ces acteurs, le premier grand événement international autour du Self Data se tenait du 29 août au 2 septembre dernier, à Helsinki.

    Co-organisé par Open Knowledge Finland, l’Université d’Aalto (Helsinki) et la Fing, MyData 2016 a rassemblé pendant 3 jours plus de 600 acteurs venus de toute l’Europe et d’au-delà. Mais pour répondre à quels enjeux au fait ?

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    Rassembler plusieurs acteurs de l’écosystème

    Du côté de MesInfos, 5 ans d’exploration et d’expérimentation du sujet nous ont convaincus de l’aspect écosystémique du récit du Self Data. Pour que les individus puissent avoir accès à leurs données personnelles et les réutiliser de diverses façons (pour mieux se connaître, se faciliter la vie au quotidien, faire de meilleurs choix, se comparer, etc.), il sera nécessaire que des organisations détentrices de données jouent le jeu en restituant les données collectées sur leurs clients. Un écosystème de services tiers destinés aux individus sera également essentiel – l’expérimentation MesInfos, comme d’autres partagées au cours de MyData 2016, a bien montré que les données « brutes » restent un objet vague pour la plupart des gens, dont ils ne savent que faire si aucun service ne leur est proposé. Sans oublier des plateformes personnelles et sécurisées, pour accueillir ces données, pour permettre aux individus de les stocker, de les réutiliser, d’en gérer les droits d’accès par des tiers, etc. Enfin cela nécessite pour les individus de passer à une posture consciente autour de leurs données !  En bref, le Self Data recouvre bel et bien un écosystème.  C’était l’un des objectifs de MyData2016 que de rassembler pour la première fois tous ces acteurs, détenteurs de données, plateformes, porteurs de services, acteurs de la recherche et de l’innovation, institutions…

     

    Amener les acteurs à partager expériences, réflexions, bonnes pratiques…

    Le Self Data – ou le mouvement MyData, comme nos complices l’appellent en Finlande –  en est à un moment décisif : plusieurs visions cohabitent – comme le résumait en conclusion de l’événement Valérie Peugeot – et si cette pluralité est saine sur de nombreux points, il faudra que les acteurs convergent sur d’autres questions (doit-on s’allier avec les GAFA ou lutter contre ? Le Self Data doit-il se développer en silos, avec des plateformes et services pour la santé, l’énergie, les données administratives, ou au contraire de façon plus horizontale ? etc.).  Ce premier événement était une étape indispensable pour que ces acteurs partagent leurs visions, leurs réflexions, leurs projets, leurs recherches,  leurs expérimentations,  leurs questionnements,  leurs pratiques. 

    Le constat que la situation actuelle (dans laquelle les organisations sont les seules à tirer de la valeur des données de leurs clients ou usagers) n’est plus tenable, est partagé : « Qui possède l’âge de l’information ? » demandait Rufus Pollock, fondateur de l’Open Knowledge Fondation, alors que plusieurs intervenants évoquaient le besoin d’ouvrir davantage les systèmes, plaidant pour une participation accrue des individus dans ces derniers. Mais nous avons encore chacun beaucoup à apprendre autour des défis juridiques, techniques, économiques…  pour construire une vision convergente. La baseline de l’événement commençait par « Make it happen ». Mais elle se terminait surtout par « Make it right ». Tout l’enjeu est là : faire en sorte que le Self Data se développe dans un sens qui redistribuerait bel et bien du pouvoir aux individus et développerait de la valeur pour tous.

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    En Europe, un moment structurant

    Un tel événement n’aurait sans aucun doute pas eu la même portée s’il s’était tenu il y a un ou deux ans. Il n’aurait d’ailleurs probablement pas pu se tenir. Le Self Data émerge depuis quelques années seulement. De premières organisations détentrices de données commencent à s’y engager proactivement : la Maif présentait ainsi durant MyData les enjeux de cette évolution dans laquelle elle s’engage, Yle, chaîne de télévision finlandaise présentait son initiative de mise à disposition de données à ses clients… d’autres participent à des expérimentations (MesInfos en France,  MyData Store mené par Telecom Italia en Italie…) ou renforcent leurs réflexions sur la privacy.

    Mais un élément de contexte non négligeable est venu accélérer les choses en 2016, tout du moins en Europe : le GDPR, qui instaure notamment le droit à la portabilité des données et des principes de privacy (by design et by default), est manifestement à l’esprit de tous les acteurs présents. La donne change, comme le laissait entendre Edouard Geffray, Secrétaire Général de CNIL, qui venait en parler en plénière lors du 1er jour de l’événement : « D’un point de vue légal, nous entrons dans l’âge des individus mis en capacités (empowered individuals) »

    Et il ne se passe pas des choses qu’en France et en Finlande !

    Si le GDPR peut être un accélérateur considérable du Self Data, les acteurs de terrain ne l’ont pas attendu pour commencer à faire des choses. Et si l’Europe est un terreau fertile pour les initiatives en matière de Self Data, il se passe aussi beaucoup de choses ailleurs, notamment au Japon (le Personal Information Protection Act de 2005, texte clé au Japon a connu diverses mises à jour en 2015 faisant monter en puissance le sujet de la privacy), dont plusieurs chercheurs et innovateurs venaient présenter leurs avancées, ou encore aux Etats-Unis.

    Cet événement n’est pas un aboutissement pour le Self Data (ni pour MesInfos). C’est une étape, structurante, des réflexions et projets qui mènent à un rééquilibrage des relations entre les organisations et les individus, à une valeur des données personnelles plus partagée, en faveur des individus. Nous pourrions même dire que ce n’est qu’un début… Nous avons et aurons besoin d’événements comme MyData 2016 pour faire bouger les choses.

    A suivre…

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/mydata-2016-un-evenement-sur-le-self-data-pourquoi/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=mydata-2016-un-evenement-sur-le-self-data-pourquoi
    Par: Marine Albarède
    Publié: September 30, 2016, 4:24 pm

  • Rejoignez-nous le 13 décembre après-midi pour un moment d’échange sur les défis techniques du Self Data.

    Le Self Data est un secteur en construction, qui soulève encore de nombreuses questions juridiques, techniques, économiques, sociologiques… Le pilote MesInfos sera l’occasion de tester des éléments de réponses, d’élaborer des pistes et de les expérimenter. En lien avec le pilote, des Rencontres du Self Data, ouvertes à tous et regroupant chercheurs et praticiens, auront lieu régulièrement, pour relever ensemble ces défis.

    La seconde des rencontres du Self Data portera sur les défis techniques : : système d’information personnel, architecture des plateformes, canaux de transmission des données… Rendez-vous le 13 décembre de 14h à 16h, au 8 passage Brulon (Interphone Fing) pour un moment d’échange !

    Cette rencontre sera nourri par des contributeurs qui nous feront partager leurs étonnements, les résultats nouveaux, contre-intuitifs qu’ils ont pu rencontrer dans leurs recherches et travaux de terrains :

    - Gregory Grefenstette

    - Paul Tran-Van, Cozy Cloud

    - Serge Abiteboul, Inria

     


    Objet : Les Rencontres du Self Data « Les architectures et défis techniques du Self Data »
    Lieu : : 8 passage Brulon Paris 75012 France, Interphone FING
    Date&Heure : 12 Décembre 2016 // 14h-16h

     

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    Par: Manon Molins
    Publié: September 27, 2016, 4:07 pm

  • Rejoignez-nous le 11 octobre après-midi pour un moment d’échange sur la valeur économique du Self Data.

    Le Self Data est un secteur en construction, qui soulève encore de nombreuses questions juridiques, techniques, économiques, sociologiques… Le pilote MesInfos sera l’occasion de tester des éléments de réponses, d’élaborer des pistes et de les expérimenter. En lien avec le pilote, des Rencontres du Self Data, ouverts à tous et regroupant chercheurs et praticiens, auront lieu régulièrement, pour relever ensemble ces défis.

    La première des econtre du Self Data portera sur les défis économiques : valeur économique pour les services et les entreprises, nouveaux modèles à imaginer, marketing à l’ère du Self Data….. Rendez-vous le 11 octobre de 14h à 16h, au 8 passage Brulon (Interphone Fing) pour un moment d’échange !

    Cette recontre sera nourri par des contributeurs qui nous feront partager leurs étonnements, les résultats nouveaux, contre-intuitifs qu’ils ont pu rencontrer dans leurs recherches et travaux de terrains :

     


    Objet : Les Rencontres du Self Data “Business models, création de valeur et marketing à l’ère du Self Data”
    Lieu : : 8 passage Brulon Paris 75012 France, Interphone FING
    Date&Heure : 11 Octobre 2016 // 14h-16h

     

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    Article importé: http://mesinfos.fing.org/11-octobre-les-rencontres-du-self-data-valeur-economique-business-models-et-marketing/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=11-octobre-les-rencontres-du-self-data-valeur-economique-business-models-et-marketing
    Par: Manon Molins
    Publié: September 20, 2016, 2:32 pm

  • « Si j’ai une donnée sur vous, vous l’avez aussi. Et vous en faites… Ce qui a du sens pour vous ! »

    Que se passerait-il si les organisations possédant des données personnelles partageaient ces données avec les individus qu’elles concernent ? Quels services pourraient émerger d’un tel changement de paradigme ? De cette hypothèse, le projet MesInfos est né.

    En 2016, dans le cadre du pilote MesInfos, plusieurs partenaires restitueront de manière pérenne les données de leurs clients… à leurs clients ! Pour qu’ils en fassent ce qui à du sens pour eux, au travers de services utiles à leur quotidien, à la collectivité, au territoire…

    La Fing et le TUBÀ vous donnent rendez-vous le 3 octobre prochain de 14h à 18h pour un atelier « imagine » afin de concevoir, ensemble, les futurs services du pilote MesInfos.

    Cet atelier est ouvert à tous, nous espérons donc vous y voir nombreux ! 

    INSCRIVEZ-VOUS EN CLIQUANT ICI




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/atelier-imagine-mesinfos-au-tuba/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=atelier-imagine-mesinfos-au-tuba
    Par: Tristan Ballé
    Publié: September 20, 2016, 2:10 pm

  • Cela fait presque 5 ans que l’équipe MesInfos explore la piste du Self Data : la production, l’exploitation et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins. L’objectif : le rétablissement de la symétrie informationnelle, pour engager les organisations à restituer à leurs clients/usagers les données personnelles les concernant.

    Depuis 5 ans, nous explorons, nous veillons, nous expérimentons, nous collaborons avec nos homologues internationaux, nous produisons de la connaissance sur les usages, l’architecture et les défis d’un tel changement de paradigme dans une économie numérique qui repose aujourd’hui principalement sur des logiques d’exploitation des données par les entreprises, à sens unique.

    Bien sûr, nous ne le faisons pas seuls ! Nos partenaires (grandes entreprises – assureurs, acteurs de la grande distribution, énergéticiens, acteurs des télécoms, banques, acteurs de la santé… – et acteurs publics) et tout un écosystème de startups, laboratoires de recherche, écoles, communautés de développeurs, collectifs, complices divers et variés… nous accompagnent vers cet objectif.

    En 2016, il ne s’agit plus d’accompagner, mais d’incarner. Le pilote MesInfos se fixe pour objectif de rassembler organisations détentrices de données, des plateformes, un territoire et tout un écosystème d’innovation afin d’explorer concrètement le potentiel du Self Data pour les individus et les organisations et restituer de manière pérenne leurs données à leurs clients.

    Les principes du Self Data font déjà leur chemin chez des organisations pionnières qui s’engagent dans cette voie. C’est donc le moment d’affirmer haut et fort ces principes et de les ouvrir à tous au travers de la Charte du Self Data.

    Les signataires de cette charte s’accordent sur un récit commun du Self Data : définition des rôles (utilisateur, détenteurs de données, plateforme, services tiers/réutilisateurs) ; principes de protection et contrôle des données personnelles (réglementation, consentement éclairé, sécurité, …) ; nouvelles capacités d’agir (autodétermination informationnelle, valeur d’usage, culture de la donnée, portabilité, …).

    Que vous soyez une organisation publique ou privée, un particulier, une start-up, un chercheur, un innovateur, …, cette charte est votre outil pour poser les principes de cette piste iconoclaste qui vise à refonder la relation entre les individus et les organisations sur de nouvelles bases plus égalitaires.

    Découvrez la charte du Self Data

    >Télécharger la charte au format PDF <




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/une-charte-pour-le-self-data/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=une-charte-pour-le-self-data
    Par: Manon Molins
    Publié: July 12, 2016, 9:23 am

  • « Si j’ai une donnée sur vous, vous l’avez aussi. Et vous en faites… Ce qui a du sens pour vous ! »

    Que se passerait-il si les organisations possédant des données personnelles partageaient ces données avec les individus qu’elles concernent ? Quels services pourraient émerger d’un tel changement de paradigme ? De cette hypothèse, le projet MesInfos est né.

    Nous vous donnons rendez-vous au NUMA le 5 juillet à 18h afin de présenter le pilote MesInfos 2016 et d’échanger avec des acteurs clés du Self Data.

    Toutes les modalités concernant ce pilote unique en Europe vous seront présentées afin que vous puissiez participer et contribuer pleinement à MesInfos !

    QUAND ? Le m

    OÙ ? Au NUMA – 39 Rue du Caire, 75002 Paris

    Inscrivez-vous dès maintenant ICI (ouvert à tous)




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-5-juillet-2016-participez-au-meetup-mesinfos-qui-se-tiendra-a-paris-au-numa/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-5-juillet-2016-participez-au-meetup-mesinfos-qui-se-tiendra-a-paris-au-numa
    Par: Tristan Ballé
    Publié: June 7, 2016, 3:29 pm

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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