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Une expérimentation de la Fing autour du partage et de la ré-utilisation des données personnelles


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> Le projet continue, venez le suivre sur le site Mesinfos !

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Blog de MesInfos

  • Les chiffres concernant la production des données dans le monde n’ont jamais été aussi vertigineux, on estime qu’en 2020 chaque personne dans le monde produira 1,7 MB de données…toutes les secondes, et cela notamment du fait de l’utilisation des nouvelles technologies de plus en plus connectées et avides des données personnelles de leurs utilisateurs.

    domo.com

    Du point de vue de l’individu c’est toute son activité quotidienne qui est ainsi tracée, suivie, étudiée et analysée posant de sérieuses questions en termes de libertés et de vie privée. Par ailleurs, les données collectées sont fractionnées et réparties entre des dizaines de fournisseurs de services, rendant le contrôle très difficile voire impossible, et leur exploitation par l’individu quasi inexistant.

    Cette collecte massive des données couplée à leur morcellement exacerbe le sentiment de méfiance et de défiance de la part des utilisateurs qui ne manquent pas de souligner le manque de transparence des organisations détentrices de leurs données personnelles.

    77% des testeurs MesInfos estiment ne pas savoir comment leurs données personnelles sont collectées et utilisées par les entreprises.

     

    78% des testeurs MesInfos estiment que les entreprises ne tiennent pas leurs engagement vis-à-vis des données personnelles que ces derniers leurs fournissent.

    Partant de ce constat, des solutions émergent et offrent aux individus une nouvelle forme de centralisation de leurs données et la possibilité de les réutiliser pour en tirer avantage à leur tour, il s’agit là d’une promesse d’un tout nouveau genre, celle du Self Data : la production, l’exploitation et le partage des données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins.

    Durant un an, la Fing et ses partenaires ont mis à l’épreuve cette nouvelle démarche à travers le pilote MesInfos, plus de deux milles individus (sociétaires MAIF) ont eu accès à certaines de leurs données (sur un Cozy Cloud) et ont pu les réutiliser grâce à des applications tierces. Mais dès lors, de nombreuses questions se sont posées quant aux dispositions et comportement des testeurs face à ce flot de nouveautés (données, plateforme, applications…).

    • Quelles(s) posture(s) vis-à-vis des données et des détenteurs de données ?

    Des postures marquées par un niveau élevé d’inquiétude (privacy concern) et un niveau bas de confiance envers les détenteurs de données.

    • Quel(s) services attendus et quels services utilisés ?

    Un usage très utilitaire et marqué par l’utilisation des services “traditionnels” auxquels les testeurs sont déjà habitués.

    • Quelle adoption et quels déterminants de cette adoption ?

    Bien que particulièrement préoccupés par la collecte et l’utilisation de leurs données personnelles, l’adoption de la plateforme Cozy est surtout déterminée par l’effet des expériences passées.

    • Quelle évolution des attitudes pré-expérimentation MesInfos ?

    Cette année d’expérimentation n’aura pas significativement modifié les attitudes, plusieurs hypothèses sont avancées : une plateforme en version bêta et une prise en main difficile, des bénéfices pour les testeurs encore à démontrer, un sujet complexe et appréhension relative de la part des testeurs,

    Retrouvez toutes les réponses à ces questions et bien encore dans le rapport ci-dessous !

    télécharger ici

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/appropriation-dun-pims-comment-les-testeurs-du-pilote-mesinfos-se-sont-ils-saisi-de-leurs-espaces-cozy/
    Par: Sarah Medjek
    Publié: April 17, 2019, 4:55 pm

  • Ce compte-rendu est issu de la prise de note collaborative et des présentations (ci-dessous) de l’événement Self Data Territorial #1 organisé par la FING et ses partenaires. Il s’est déroulé le 28 mars 2019 chez Mozilla Paris.

    La matinée était dédiée à la présentation du projet Self Data Territorial et d’initiatives territoriales s’appuyant sur le self data et l’après-midi aux ateliers.

    Le projet MesInfos – Self Data Territorial

    par Chloé Friedlander et Manon Molins (Fing)

    Beaucoup d’organisations tirent des usages de nos données personnelles. Il ne s’agit pas que des GAFAs. Il y a une “crise de confiance” autour de cette gestion des données. Et si les usagers reprenaient le contrôle de leurs données ?
    C’est de ce constat qu’est issu le concept de Self Data (en 2012)  et qui se définit comme “La production, l’exploitation, et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leur propre fin”.

    La Fing explore le Self Data depuis 2012. Le projet en cours est la sixième saison : Self Data Territorial (depuis septembre 2018).

    Le Self Data alors : comment ça marche ?

    1/Des canaux de partage des données aux individus
    2/Récupérer & Stocker les données sur un cloud personnel … (ou PIMS pour Personal Information Management System)
    3/Réutilisations : être capable d’en faire des traitements et des services. Les services tiers fonctionneraient dans ces plateformes de données personnelles (sorte de fonctionnement embarqué)

    Quelles finalités ?

    Les familles d’usages du self data sont nombreuses et non-exclusives.

    Manon Molins souligne la nécessité de penser des dispositifs permettant aux usagers de réutiliser leurs données personnelles #selfdata @la_fing pic.twitter.com/wQaAXRgtgN

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Bénéfices du self data

    Les bénéfices du self data s’appliquent aux personnes, aux organisations publiques et privées et à la société toute entière.

    Droit à la portabilité

    Le droit à la portabilité des données personnelles est acté dans l’Article 20 du RGPD. Ce nouveau droit apporte plus d’opportunités que de contraintes pour les entreprises.

    Données personnelles et villes

    Aujourd’hui des organisations privées s’accaparent la collecte et le traitement des données personnelles, et les intérêts de ces entreprises numériques perturbent l’intérêt général (eg. Waze), … Le territoire a son rôle à jouer par rapport aux données de ses citoyens. La collectivité a un rôle à jouer en tant que détentrice de données, et en vertu de ses compétences de développement économique, de son statut dépositaire de l’intérêt général territorial, d’animatrice du dialogue avec les citoyens et de la co-construction des politiques publiques et dans la dynamique de formulation de stratégies et gouvernance des données territoriales.

    Pourquoi la #MetropoledeLyon @grandlyon explore et expérimente le #SelfData au côté de @fing @Expe_MesInfos depuis 2016 ? et avec #selfdataterritorial @NantesMetropole @LaRochelleNUM depuis 2019 : réponses en une image pic.twitter.com/KyEWpfspDV

    — Nathalie VernusProst (@n_vernus_prost) 28 mars 2019

    Le déroulement du projet en 3 phases

    Phase 1 – sensibilisation / exploration : cette phase proposait de formuler des défis en lien avec la thématique choisie par le territoire, puis de cartographier les données personnelles et leurs détenteurs (NB : on distingue données personnelles / de référence).

    Trois territoires ont recensé les données personnelles pertinentes pour répondre à des défis de #mobilité, de #TEE, etc : retrouvez la carto #selfdata territorial ici : https://t.co/xSYxOOULgW pic.twitter.com/3PyEd8773m

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Phase 2 : prospective. Cas d’usages et gouvernances. 5 modèles de gouvernance : cloud personnel, plateforme tiers de confiance, transfert direct, coopérative de données, régie/civic data trust. Ratio maîtrise (orga(s) -> individu(s)) / usage (individuel -> intérêt général).

    Quels modèles de gouvernances pour quels usages ? L’équipe @expe_mesinfos de @la_fing a recensé 5 modèles : transfert direct, cloud perso, plateforme, coopérative, régie etc… Découvrez-les ici : https://t.co/1L6cspTnpD #selfdata pic.twitter.com/n1ZMXKzzFO

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Phase 3 (à venir,  en mai 2019) : construire les feuilles de route territoriales pour l’implémentation du self data. Des ateliers sont prévus dans les territoires : 16 mai à La Rochelle21 mai à Lyon23 mai à Nantes

    Une restitution de ces travaux est prévue le 2 juillet à Paris.

    Table-Ronde avec les 3 territoires partenaires du projets

    Avec Sylvie Turck de Nantes Métropole : le Self Data au service de la transition énergétique (en co-réalisation avec ses partenaires locaux Ademe, Enedis, Engie, GRDF et EDF) ; Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : Le Self Data au service du développement social ; Virginie Steiner de la ville de La Rochelle : Le Self Data au service de nos mobilités (en co-réalisation avec ses partenaires locaux : Ademe/La Fabrique des mobilités, en lien avec le compte mobilité et le projet Traces)

    Comment les collectivités que vous représentez en sont-elles venues au self data ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : nous avons commencé à Lyon avec le Tuba et la Fing en 2015. Le projet a été initié par par Nathalie Vernus Prost pour construire un living lab et coconstruire des services en appui sur Cozy Cloud.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : j’ai un profil différent de mes homologues lyonnaise et rochelaise. Je viens de la direction métier (DGTEESU : Dir.Générale Trans.Énergétique Environnement Services Urbains). Nous organisons des défis famille énergie positive (en moyenne 200€ d’économies d’énergie) mais il y a un fort coût d’accompagnement et nous ne pouvons pas accompagner les 250000 foyers de la Métropole. En parallèle, le Grand. Débat sur la Transition Energétique a abouti sur Feuille de Route de la Transition Energétique avec 31 engagements, parmis lesquels figurait celui de « mettre les TIC au service de la Transition Energétique ». Nous étions par ailleurs accompagnés par l’Ademe. Ce sont 3 faisceaux qui nous ont amené à se positionner sur le projet Self Data Territorial.

    Virginie Steiner de La Rochelle : en 2016, nous avons commencé à élaborer une stratégie de gestion des données (avec l’Open Data, la gouvernance participative, les droits données personnelles) avant le RGPD. Ensuite nous nous sommes interrogés sur la manière de rendre l’Open Data accessible (car c’est un dispositif plutôt excluant pour les non-initiés). En parallèle, en 2018 le projet était de mettre en marche la neutralité carbone pour y arriver en 2040. Dans cette stratégie, il existe un axe  « data et citoyens ». Le choix de la thématique mobilité était pragmatique : tout le monde à quelque chose à dire sur ce sujet. Une réunion d’information des habitants a été organisée en septembre 2018 sur le self data. Le premier défi est de dire aux individus quelles données la ville possède sur eux. Après, il y a de cas d’usage à imaginer et c’est ce que nous avons fait : un défi CO2 des déplacements professionnels et personnels, le partage de données pour améliorer l’offre de transport, utiliser les traces GPS pour valoriser le territoire différemment aux yeux des individus, ou encore maîtriser mon budget mobilité.

    Quels services ont été imaginés ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : même s’il existe des services numériques pour la relation citoyen, nous savons qu’il faut les améliorer. Nous avons plusieurs actions dans ce sens (ex : ERASME pour réinventer les maisons d’accueil). L’axe du développement social a été choisi. Nous avons qualifié 3 défis en nous appuyant sur notre Projet Métropolitain des Solidarités et en nous appuyant sur l’expertise des travailleurs sociaux. Ces derniers nous ont aidé à mieux qualifier ce que nous voulions faire :

    - « mieux gérer les risques qui me concernent » avait besoin d’être reformulé car les personnes accompagnées sont toujours en situation difficile et urgente. Il s’agit moins de prévenir le risque que de prioriser les urgences.
    - « connaître les aides auxquelles j’ai droit »
    - « connaître l’offre de loisirs au tarif qui me correspond » amène une précaution nécessaire. Il faut simplifier l’accès mais aussi éviter la stigmatisation et lutter contre l’isolement.

    Nous avons construit des services à partir de ces défis : mon tableau de bord social, Mes Aides Directes (« Dites-le nous 0 fois »), et Sortia Lyon.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : la première étape était de dézoomer notre approche « collectivité ». Nous avons mis autour de la table plusieurs acteurs et notamment les énergéticiens. Nous avons donc signé une convention avec Enedis, Grdf, Edf, et Engie. En ateliers, trois défis ont été formulés et 4 services en ont été tiré :

    - La Toque Verte : autour des données de carte fidélité, OpenFoodFact, données de la métropole, … pour fournir un “coach” de l’alimentation bas carbone (locale, de saison, 0 déchet)
    - deux services autour de l’autoconsommation collective, WeMix et ZeusTechno. L’un et l’autre propose un diagnostic des installations à privilégier selon le bâtiment et son environnement, et calcule le retour sur investissement et le coût d’après les aides (crédits d’impôts, subventions) qui me correspondent
    - un service sur la gestion de la consommation d’énergie du logement : “MySmartHome”. Ce service propose des informations sur le logement mais aussi une contextualisation des informations.

    Il était intéressant d’avoir une diversité d’acteurs aux ateliers : acteurs de la mobilité, projet européen, CLER, Ademe (et lien avec le Plan Alimentaire Territorial, Civiteo, un Laboratoire de Recherche en sociologie basé à Nantes qui avait suivi MesInfos).

    Qui sont les principaux détenteurs de données pour ces services ?

    Les fournisseurs d’énergie, les banques, les enseignes de grande distribution (alimentation), la DGFIP (caractéristiques du logement), la collectivité (consommation d’eau, cadastre solaire, thermographie déchets, cantines) et l’ADEME (aides disponibles) sont ceux qui revenaient le plus.

    Et en termes de mobilité, comment le self data pourrait contribuer à atteindre des objectifs de politiques publiques ?

    L’une de nos priorités est d’acculturer les acteurs au numérique. On a commencé l’exploration Self data territorial par une réunion d’information en septembre 2018. Ensuite, avec les participants aux ateliers, on a défini quatre défis qui correspondent à des enjeux de la collectivités et à ce qui intéresse les habitants :

    - Défi 1 :  Maîtriser son budget mobilité

    - Défi 2 : Calculer et réduire l’empreinte carbone de sa mobilité (seul, à plusieurs, en collaboration avec le territoire)

    - Défi 3 : Contribuer à repenser l’offre de mobilité sur le territoire (plus écologique, plus inclusive, plus efficiente, …)

    - Défi 4 : Allier l’utile à l’agréable – réduire l’empreinte carbone de ses trajets et enrichir sa vie culturelle (#tourisme, #loisirs).

    Les participants aux ateliers étaient variés : on a eu plusieurs services de la collectivité, le délégataire, le Port de la Rochelle, des habitants,… Certains d’entre eux font partie des détenteurs stratégiques : le délégataire, et ceux qui détiennent les informations sur les déplacements pédestres, cyclables et en voiture. L’aéroport de Saint-Nazaire n’était pas là mais c’est aussi un détenteur de données de mobilité à fort impact sur notre empreinte carbone territoriale.

    Nous avons aussi étudié comment ça pourrait mal tourner ? Quels sont les points de vigilance et les critères pour que le self data tienne ses promesses ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : D’abord il faut impliquer les usager mais aussi les métiers, c’est-à-dire les travailleurs sociaux sur notre sujet. Ils sauront nous guider sur les moyens et les outils à développer, et le parcours utilisateurs. Ensuite, la médiation numérique est incontournable et doit accompagner le développement du self data. Barcelone est un exemple à suivre ; ils travaillent sur la manière de sensibiliser et accompagner les enjeux des données personnelles. Enfin, il faut faire avec les humains : le service self data ne doit pas être un obstacle dans l’accès aux droits, à un service ou à une personne.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : pour nous aussi c’est très important d’associer plusieurs services de la collectivités. Je suis du côté métier, et c’est aussi vraiment important d’avoir la direction des Ressources Numérique à mes côtés. Le concept du self data n’est pas si facile d’accès mais on a eu des retours positifs : les acteurs sont revenus d’un atelier sur l’autre et sont vraiment monté en compétence sur le projet. Pour que ça fonctionne vraiment bien, il faut aussi bien garder en tête que c’est self data qui doit être au service de la transition énergétique et pas l’inverse. Ensuite il faut que la collectivité se positionne dans la gouvernance ; ce ne sera sûrement pas elle le tiers de confiance, mais elle doit s’appuyer sur sa capacité à mettre autour de la table les acteurs du territoire et animer leur dialogue.

    Virginie Steiner de La Rochelle : la métropole ne capte pas les données (sauf services régaliens) donc elle doit trouver une manière de créer et conserver une confiance qui peut facilement être détruite quelque soit le mode gouvernance (cf. 5 gouvernances Self Data). Elle doit essayer de créer les conditions d’une maîtrise, d’un auto-détermination informationnelle dont l’objectif doit rester la fourniture d’un service pour l’usager et ne pas se transformer en GAFA avec une communauté d’usagers.

    Quel est votre retour d’expérience de ce projet en tant que cheffes de projet ?

    Maria Inés Léal de la Métropole de Lyon : il ne faut pas négliger la lourdeur de l’institution dans ce genre de projet. En termes de gouvernance, il faut essayer d’être réaliste : les clouds personnels c’est un modèle compliqué pour vraiment passer à l’échelle. Il faut encore que nous avancions sur un positionnement clair vis à vis du self data pour rendre visibles les valeurs qu’il porte, et stimuler l’écosystème.

    Sylvie Turck de Nantes Métropole : mon conseil serait de partir absolument de défis concrets, que les citoyens peuvent s’approprier (et pas seulement une élite). Il y a aussi un vrai travail à mener pour faire prendre conscience au citoyen des enjeux de la maîtrise des données personnelles. Enfin, le portage politique est indispensable pour aller jusqu’à l’expérimentation.

    Virginie Steiner de La Rochelle : il faut travailler en transversalité, on ne pas pas faire du self data uniquement avec des experts « data ». Prévoir du temps d’écoute et de discussion aussi.

    D’autres villes et acteurs locaux se projettent pour intégrer le Self Data à leurs politiques de la donnée ou expérimentent déjà des dispositifs pour permettre aux citoyens de maîtriser leurs données personnelles.

    Le Self data, un concept qui essaime ?

    Retrouvez les présentations des intervenants ici.

    Le cas de Grenoble : self data et énergie

    par Marine Albarède (Scop La Péniche) et Laurent Deslatte (Chargé de mission numérique & smart city pour Grenoble – Alpes Métropole)

    Le cas de l’Académie de Renne : self data et éducation

    par Olivier Adam (DPO de l’Académie de Rennes)

    Présentation du projet #MyToutatice par @ocadamo : une approche #SelfData pour les élèves (et leurs enseignant•es) des établissements de @acrennes pour qu’ils utilisent, à leur propre bénéfice, leurs données d’apprentissage éparpillées dans de nombreux services numériques. pic.twitter.com/brK9LICypu

    — Thierry Joffredo (@TJoffredo) 28 mars 2019

    Le #selfdata va être expérimenté dans l’@acrennes avec @cozycloud. Pensons la transformation des ENT – espaces numériques de travail en ENP – espaces numériques personnels afin d’apprendre et enseigner la maîtrise des données personnelles #rgpd #sdet @Edu_Num @jmmer @aVanSante https://t.co/K89uD1KHcg

    — Olivier Adam (@ocadamo) 30 mars 2019

    #MyToutatice : un vrai « cartable numérique » qui permettra la récupération et le stockage de données des élèves, pérenne sur toute la durée de leur scolarité, malgré les ruptures dans leur parcours, les encapacitant sur la maîtrise et l’exploitation de leurs données perso. pic.twitter.com/eP1y9aaWzc

    — Thierry Joffredo (@TJoffredo) 28 mars 2019

    Ateliers

    L’après-midi de cette journée s’articule autour de 4 ateliers autour du #selfdata #territorial @la_fing pic.twitter.com/PbPITaG3wQ

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Retrouvez les prises de notes des ateliers 2 (architectures du self data) et 3 (cas d’usage) et n’hésitez pas à compléter avec vos propres notes !

    Atelier 1 : My Data Cities Roadmap

    Réflexions autour de la feuille de route du #SelfDataTerritorial. Encore une après-midi de travail studieuse avec @la_fing dans les merveilleux locaux de @mozilla à Paris ! pic.twitter.com/3DV31H445P — Jordan Esnault (@JordanEsn) 28 mars 2019

     Atelier 2 : Architectures du partage des données personnelles : du détenteur au citoyen

    Le deuxième atelier « l’Architecture du partage – données personnelles : du détenteur au citoyen », animé par @jacquarg, porte sur les enjeux liés au déploiement des canaux de transmission des données. @la_fing #selfdata #territorial pic.twitter.com/vkFpwgChHs — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

    Atelier 3 : les cas d’usage du self data

    Atelier 4 : gouvernance des données et self data : quels modèles ?

    Manon Molins de @la_fing, anime un atelier sur la #gouvernance des données ou comment partager le pouvoir sur les outils qui nous aident à maîtriser et réutiliser nos données ? #selfdata pic.twitter.com/CJs5SInUuv

    — MesInfos (@Expe_MesInfos) 28 mars 2019

     

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/la-journee-self-data-territorial-1-en-un-coup-doeil/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: April 4, 2019, 6:08 pm

  • French version above
    English version below

    MyDataFr6

    La communauté MyData France s’est réunit le 19 février dernier lors du premier petit-déjeuner de son cycle de rencontres annuelles, l’occasion d’un échange riche en présentations de projets, propositions d’actions et partage d’informations :

    1. Présentations projets/initiatives

    • Your Privacy, Your Control par Alain Staron (AMBORELLA)

    Your Privacy Your Control (YPYC) est une solution de génération de consentements pour le partage et la gestion des données personnelles (gestion par un tiers de confiance).

    Le consentement s’organise sous forme de contrat entre l’individu et le tiers de confiance (quelles données sont partageables, avec quels acteurs…etc). Toutes les obligations/conditions liées au RGPD se font auprès de ce tiers de confiance. YPYC propose également un cryptage des données avant leur stockage.

    Ce qu’il faut retenir de cette nouvelle proposition de gestion des données personnelles est que l’entité qui gère les données personnelles est différente de celle qui les détient, cette séparation des prérogatives est primordiale.

    Pour plus d’informations :

    https://www.amborella.fr/

    • Livre blanc de la portabilité par Olivier Dion (OneCub)

    Initiative portée par Privacy Tech (association regroupant différents acteurs de la privacy) autour de la question de la gouvernance des données personnelles.

    Ce livre blanc a pour objectif de recenser et promouvoir des solutions juridiques et techniques autour de la portabilité. La présentation des travaux aura lieu le 10 avril à l’assemblée nationale, l’appel à contribution est toujours ouvert (jusqu’à la mi-mars) :

    • Portabilité;
    • Gestion du consentement;
    • Architecture du consentement.

    Il est possible de contribuer au livre blanc en y incluant son propre projet ou en signalant d’autres projets en lien/intéressants.

     

    2. Propositions d’actions dans le cadre du hub MyData France

    •  Consortium autour de la portabilité et de la privacy 

    Il existe en France et en Europe de nombreux acteurs qui développent des solutions (juridiques, techniques, business) autour la privacy et/ou de la portabilité, nous pouvons aller plus loin en nous regroupant pour créer un consortium autour des standards et des briques sur lesquels les opérateurs peuvent innover.

    Il y a aujourd’hui une dynamique forte : la Commission européenne est très réceptive aux travaux autour des données personnelles, la Finlande prendra la présidence de l’EU en juillet et MyData parait aujourd’hui comme un excellent porteur pour un tel consortium. Il faut profiter de la dynamique actuelle et de la régulation pour repositionner les technologies éthiques.

    L’idéal serait de pouvoir créer ce consortium pour qu’il soit dans les radars de la Commission européenne sous présidence finlandaise (qu’elle puisse l’adouber avant le passage à la prochaine commission).

    Il ne s’agit pas de créer un énième projet sur la portabilité (il en existe énormément) mais bien de poser les bases d’un consortium capable d’intégrer les différents projets.

    •  Lancer une class action 

    Si le RGPD est entré en vigueur en mai 2018, beaucoup d’entreprises ne sont pas encore en conformité, rendant ainsi le droit à la portabilité difficile voire impossible. Et si des actions de groupe pouvaient être un levier pour plus de conformité de la part des entreprises ?

    Certaines structures se sont lancées dans ces actions comme La Quadrature du Net et None Of Your Business avec des résultats probants, comment MyData France peut à son tour utiliser/s’emparer de cette procédure pour amener les entreprises à se mettre en conformité et rendre le portabilité de plus en plus possible ?

    •  Travailler sur le Self Data et l’éducation

    Il existe aujourd’hui beaucoup d’entreprises qui proposent des services d’aide aux devoirs, notamment grâce à la communauté qui vient en soutien aux membres, mais les données personnelles des élèves finissent chez Google ou Facebook.

    En France, les élèves disposent également d’ENT, mais ces espaces sont remis à zéro chaque année, car il est assez compliqué de reporter les informations d’une année à l’autre. Or, ces données sont importantes pour l’élève, ces parents et ces enseignants, notamment pour faire un enseignement adaptatif.

    Mais comment apporter cet enseignement différencié ? Quels sont les champs d’application pertinents du SD d’éducation ? Quels sont les cas d’usage ?

    •  MyData Cities Roadmap Workshop

    Beaucoup de villes européennes veulent jouer un rôle dans l’appropriation des données personnelles par leurs citoyens, mais en ont-elles les moyens ? Sont-elles prêtes ?

    La proposition est de travailler comme suit :

    • Chaque hub procède à une analyse SWOT Self Data de sa ville (ou ses villes) ;
    • Les hubs se retrouvent lors d’un atelier (date à déterminer) pour partager les résultats des analyses et créer une feuille de route de l’implémentation de Self Data/MyData dans les villes européennes à destination de la commission.

    3. Partage d’informations

    • Un projet de loi est actuellement en cours autour des données de santé : créer un espace numérique pour gérer ses données de santé (très orienté Self Data). Il y a potentiellement un terrain pour des projets sur les données de santé.
    • Microsoft met au point un outil, Bali, pour permettre à ses utilisateurs de visualiser et de gérer les données collectées à leur sujet. Avec ce projet/outil Microsoft veut réduire « la confidentialité inverse ».
    • Enedis a officiellement lancé Enedis Data Connect qui permet aux clients équipés d’un Linky de partager leurs données avec des services tiers (ex : mieux gérer ses consommations, comparateurs, …) : API, espace développeurs : les ré-utilisateurs peuvent développer et proposer de applications/services tiers.

    Si vous aussi vous vous intéressez au Self Data/MyData et sohaitez rejoindre le hub MyData France, n’hésitez pas à contacter smedjek@fing.org et à rejoindre la Slack MyData : https://mydata.org/slack/ 

    ————————————————————————————————————-

    The MyData France community met on February 19 during the first breakfast of its cycle of annual meetings, an opportunity for a fruitful discussion that included project presentations, proposals for action and information sharing:

    1. Presentations of projects/initiatives

    • Your Privacy, Your Control by Alain Staron (AMBORELLA)

    Your Privacy Your Control (YPYC) is a consent generation solution for the sharing and management of personal data (management by a trusted third party).

    Consent is organised in the form of a contract between the individual and the trusted third party (which data can be shared, with which actors…etc). All obligations/conditions related to the GDPR apply to the trusted third party. YPYC also offers data encryption before storage.

    The most important idea behind YPYC is that the entity that manages the personal data is different from the one that holds it, this separation of prerogatives is essential.

    For more information:

    https://www.amborella.fr/

    • White paper on portability by Olivier Dion (OneCub)

    Initiative led by Privacy Tech (an association bringing together different privacy stakeholders) on the issue of personal data governance.

    The objective of this white paper is to identify and promote legal and technical solutions around portability. The presentation of the work will take place on April 10 at the French National Assembly, the call for contributions is still open (until mid-March):

    • Portability;
    • Consent management;
    • Consent architecture

    For more information:

    2. Proposals for actions within the MyData France hub

    • Consortium around portability and privacy

    There are many players in France and Europe who develop solutions (legal, technical, business) around privacy and/or portability, we can go further by joining our efforts to create a consortium around standards and building blocks on which operators can innovate.

    There is now a strong momentum: the European Commission is very receptive to projects on personal data, Finland will take the EU Presidency in July and MyData seems to be an excellent ground for such a consortium. We must take advantage of the current dynamics and regulation to reposition ethical technologies.

    The idea is not to create another project on portability (there are many of them) but rather laying the foundations for a consortium capable of integrating the various projects already existing.

    • Launch a class action

    While the GDPR came into force in May 2018, many companies are still non compliant, making it difficult or impossible to assert the portability right. What if group actions could be a lever for more compliance by companies?

    Some structures have embarked on these actions such as La Quadrature du Net and None Of Your Business with convincing results, how can MyData France use/take advantage of this procedure to bring companies into compliance and make portability possible?

    • Self Data and Education

    Today, there are many companies that offer homework support services, thanks in particular to the community that supports and helps its members, but students’ personal data ends up on Google or Facebook.

    In France, students also have a digital workspace (ENT), but these spaces are reset each year, as it is quite complicated to transfer information from one year to the next. However, these data are important for the student, parents and teachers, particularly for adaptive teaching.

    But how can this differentiated teaching be provided thanks to the Self Data/MyData? What are the relevant fields of application of the Self Data/myData in education? What are the use cases?

    • MyData Cities Roadmap Workshop

    Many European cities want to play a role in the appropriation of personal data by their citizens, are they ready?

    The proposal is:

    • Each hub performs a SWOT Self Data analysis of its city (or cities);
    • The hubs meet during a workshop (date to be determined) to share the results of the analyses and create a roadmap for the implementation of Self Data/MyData in European cities to be transmitted to the European Commission.

    3. Information sharing

    • A law proposal is currently being drafted on health data: creating a digital space to manage your health data (very Self Data oriented), this could be a potential ground for health data projects.
    • Microsoft is developing a tool, Bali, to enable its users to view and manage the data collected about them. With this project/tool Microsoft wants to reduce the « inverse privacy ».
    • Enedis has officially launched Enedis Data Connect, which allows customers who are equipped with a Linky to share their data with third party services (e.g.: better manage their consumption, comparators, etc.): API, developer space: re-users can develop and offer third-party applications/services.

    If you are also interested in Self Data/MyData and would like to join the MyData France hub, please get in touch with smedjek@fing.org and join the MyData Slack : https://mydata.org/slack/




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/decouvrez-les-actions-portees-par-le-hub-mydata-france/
    Par: Sarah Medjek
    Publié: March 4, 2019, 4:37 pm

  • En construction




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/self-data-decouvrez-les-donnees/
    Par: Manon Molins
    Publié: February 4, 2019, 7:26 pm

  • En construction




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/self-data-decouvrez-les-donnees/
    Par: Manon Molins
    Publié: February 4, 2019, 7:26 pm

  • #education #compétences #culture #loisirs #usagesnumériques

    Il y a quelques jours, MesInfos participaient à un atelier de design fiction organisé à SuperEdTech« pour penser de manière critique le fonctionnement futur de la gestion des datas éducatives ». Les groupes ont pu se projeter en 2030 (dans un futur pas si lointain) pour imaginer l’avenir de la gouvernance des datas des élèves, des établissements scolaires, et des enseignants. Qui exploitera les données ? Quelles seront les données produites ? Qui portera les futurs services de données ?… Et ça n’est pas si simple ! Le design fiction a permis de mettre en lumière les tensions entre bénéfices tirés de la donnée et les risques de dérive ou de détournement d’usage.

    De son côté, l’éducation nationale se pose aussi des questions. En février 2018, un rapport intitulé « données numériques à caractère personnelles au sein de l’Education nationale » était remis au Ministre de l’Education. Il propose une lecture de l’impact du RGPD sur les données personnelles détenues dans les systèmes d’informations de l’Education Nationale. Les enjeux stratégiques du numérique y sont abordés comme la sécurité des données, la transparence des algorithmes et, celui qui nous intéresse ici, le droit à la portabilité.

    Comment accompagner la restitution et la maîtrise des données personnelles liées aux collégiens, et plus largement aux adolescents au travers du self data ? C’est la question que nous explorons cette année au travers du projet self data territorial avec la Métropole de Lyon. Car le self data propose que les individus soient les seuls à pouvoir casser les silos de données. Il implique que les individus peuvent :

    1)     Récupérer les données personnelles qui les concernent, et qui sont aujourd’hui dans les systèmes d’information des organisations.

    L’éducation nationale se prépare à techniquement à faciliter l’accès à ces données par des API :

    « Il semble important pour la mission de rappeler les évolutions technologiques actuelles en matière de norme dans le domaine de la portabilité et du transfert des données en particulier dans le champ du numérique éducatif (ou Digital learning). Il s’agira pour le ministère d’être particulièrement attentif à ces évolutions avec le déploiement, par exemple de solution comme les LRS. Le LRS est une base de données dont le rôle est de stocker des traces d’apprentissage. Ces données, une fois stockées, sont accessibles par d’autres applications. L’enregistrement des données dans le LRS, ainsi que leur récupération par des applications tierces, se fait par un mécanisme standardisé qui s’appuie sur une interface de programmation applicative. La norme LRS est un changement majeur et va être amenée à remplacer les spécifications SCORM qui n’utilisent pas la technologie API freinant les usages et le transfert des données d’apprentissages. La nouvelle norme LRS facilitera les échanges d’information numérique en particulier pour tout ce qui concernera les traces d’apprentissage. »

    Mais le self data pour les ados va au-delà des données éducatives : c’est aussi les données détenues par les médiathèques, le conservatoire, le club de sport, les usages numériques,…

    2) Les stocker/les administrer de façon sécurisée

    Cependant, récupérer les données pour la beauté du geste ne touchera que quelques curieux et geeks qui souhaitent s’attaquer de plus près au sujet. Les démarches peuvent être longues, on ne récupère parfois que de la donnée à un temps T, non mises à jour. Il faut permettre aux individus d’agréger facilement leurs données venant de différents responsables de traitement, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer. Cet intermédiaire de confiance s’apparente aux PIMS (Personal Information Management Systems) dans un monde de Self Data. Ils permettent aux individus de disposer d’un domicile numérique pour leurs données. Ils peuvent être transverses (ex : Cozy Cloud ou Digi.me) mais également thématiques.

    3) Les réutiliser, en tirer des usages

    Une chose est de récupérer ses données et de les administrer. Une autre est de les réutiliser. C’est le principe au coeur du Self Data et du droit à la portabilité : permettre aux individus de tirer des usages de leurs données. Ils peuvent être simples et utiles, par exemple comprendre et visualiser ses propres données, voire les partager volontairement à des fins de recherche. Ou cela peut concerner des usages plus collectifs, pour, par exemple, produire des connaissances utiles aux collectivités, permettre aux citoyens, au travers de leurs données, de contribuer à refonder la carte scolaire de leurs territoires.

    A Lyon les défis auxquels le self data au service des ados pourrait répondre ont été formulés au cours d’un atelier et décliné en cas d’usages : améliorer le partage d’information entre parents, ados et professionnels (archivage des travaux, comprendre les résultats scolaire, faciliter le suivi de scolarité, faire connaître les allergie, intégrer le scolaire et le périscolaire,…), sensibiliser et outiller les usages numériques (évaluer les compétences numériques, tenir compte des compétences acquises grâce au numérique, sensibiliser à l’empreinte numérique), favoriser les initiatives citoyennes (partage de la donnée pour la recherche éducative, ou pour l’amélioration des services éducatifs, favoriser la participation au débat citoyen sur les enjeux éducatifs), simplifier les démarches administratives relatives à la scolarité (tous les enjeux liés au changement d’établissement)

    Il est nécessaire de penser le self data des ados (et des adultes qui les accompagnent). Rejoignez-nous à Lyon et à Paris (inscription gratuite mais obligatoire) !

    Phase I – Datablitz – Cartographier les données personnelles qui pourraient être partagées aux individus.
    L’atelier a eu lieu le 16 novembre. Nous en tirerons une cartographie collaborative recensant les données personnelles pertinentes pour permettre aux individus de gérer leurs mobilités. Elle sera partagée prochainement, on compte sur vous pour l’enrichir !

    Phase II – Imaginer les cas d’usages mobilisant ces données et leurs gouvernances

    Retrouvez-nous les 30/01 [lien] et 07/03 [lienpour les ateliers Imagine – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?

    Sur la base de la cartographie des données personnelles constituée en décembre, nous imaginerons des services et cas d’usage véritablement implémentables à Lyon. Nous incarnerons également ces cas d’usage et services via une approche plus globale de leurs modalités de gouvernance. Les données personnelles sont partagées, soit, mais ensuite ? De quoi parle-t-on ? D’une plateforme ? D’un cloud personnel ? D’une coopérative de données ?

    Phase III – Concevoir un kit pour une implémentation en 2020

    Le 21 mai [lien, nous vous proposons un atelier “Conception” – Kit d’implémentation afin de prendre un moment pour réfléchir à différentes formes d’expérimentations/d’implémentations possibles du Self Data sur Lyon pour permettre aux individus de mieux appréhender l’éducation et l’apprentissage et de participer au pilotage du territoire.

    La Fing organise également à Paris deux journées de partage, pour avancer collectivement et permettre à tous les acteurs de s’impliquer dans la démarche (le 28 Mars 2019  [lien] et le 2 Juillet 2019 [lien]

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-self-data-au-service-des-ados-un-sujet-a-explorer-des-maintenant/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: December 21, 2018, 11:41 am

  • #education #compétences #culture #loisirs #usagesnumériques

    Il y a quelques jours, MesInfos participaient à un atelier de design fiction organisé à SuperEdTech« pour penser de manière critique le fonctionnement futur de la gestion des datas éducatives ». Les groupes ont pu se projeter en 2030 (dans un futur pas si lointain) pour imaginer l’avenir de la gouvernance des datas des élèves, des établissements scolaires, et des enseignants. Qui exploitera les données ? Quelles seront les données produites ? Qui portera les futurs services de données ?… Et ça n’est pas si simple ! Le design fiction a permis de mettre en lumière les tensions entre bénéfices tirés de la donnée et les risques de dérive ou de détournement d’usage.

    De son côté, l’éducation nationale se pose aussi des questions. En février 2018, un rapport intitulé « données numériques à caractère personnelles au sein de l’Education nationale » était remis au Ministre de l’Education. Il propose une lecture de l’impact du RGPD sur les données personnelles détenues dans les systèmes d’informations de l’Education Nationale. Les enjeux stratégiques du numérique y sont abordés comme la sécurité des données, la transparence des algorithmes et, celui qui nous intéresse ici, le droit à la portabilité.

    Comment accompagner la restitution et la maîtrise des données personnelles liées aux collégiens, et plus largement aux adolescents au travers du self data ? C’est la question que nous explorons cette année au travers du projet self data territorial avec la Métropole de Lyon. Car le self data propose que les individus soient les seuls à pouvoir casser les silos de données. Il implique que les individus peuvent :

    1)     Récupérer les données personnelles qui les concernent, et qui sont aujourd’hui dans les systèmes d’information des organisations.

    L’éducation nationale se prépare à techniquement à faciliter l’accès à ces données par des API :

    « Il semble important pour la mission de rappeler les évolutions technologiques actuelles en matière de norme dans le domaine de la portabilité et du transfert des données en particulier dans le champ du numérique éducatif (ou Digital learning). Il s’agira pour le ministère d’être particulièrement attentif à ces évolutions avec le déploiement, par exemple de solution comme les LRS. Le LRS est une base de données dont le rôle est de stocker des traces d’apprentissage. Ces données, une fois stockées, sont accessibles par d’autres applications. L’enregistrement des données dans le LRS, ainsi que leur récupération par des applications tierces, se fait par un mécanisme standardisé qui s’appuie sur une interface de programmation applicative. La norme LRS est un changement majeur et va être amenée à remplacer les spécifications SCORM qui n’utilisent pas la technologie API freinant les usages et le transfert des données d’apprentissages. La nouvelle norme LRS facilitera les échanges d’information numérique en particulier pour tout ce qui concernera les traces d’apprentissage. »

    Mais le self data pour les ados va au-delà des données éducatives : c’est aussi les données détenues par les médiathèques, le conservatoire, le club de sport, les usages numériques,…

    2) Les stocker/les administrer de façon sécurisée

    Cependant, récupérer les données pour la beauté du geste ne touchera que quelques curieux et geeks qui souhaitent s’attaquer de plus près au sujet. Les démarches peuvent être longues, on ne récupère parfois que de la donnée à un temps T, non mises à jour. Il faut permettre aux individus d’agréger facilement leurs données venant de différents responsables de traitement, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer. Cet intermédiaire de confiance s’apparente aux PIMS (Personal Information Management Systems) dans un monde de Self Data. Ils permettent aux individus de disposer d’un domicile numérique pour leurs données. Ils peuvent être transverses (ex : Cozy Cloud ou Digi.me) mais également thématiques.

    3) Les réutiliser, en tirer des usages

    Une chose est de récupérer ses données et de les administrer. Une autre est de les réutiliser. C’est le principe au coeur du Self Data et du droit à la portabilité : permettre aux individus de tirer des usages de leurs données. Ils peuvent être simples et utiles, par exemple comprendre et visualiser ses propres données, voire les partager volontairement à des fins de recherche. Ou cela peut concerner des usages plus collectifs, pour, par exemple, produire des connaissances utiles aux collectivités, permettre aux citoyens, au travers de leurs données, de contribuer à refonder la carte scolaire de leurs territoires.

    A Lyon les défis auxquels le self data au service des ados pourrait répondre ont été formulés au cours d’un atelier et décliné en cas d’usages : améliorer le partage d’information entre parents, ados et professionnels (archivage des travaux, comprendre les résultats scolaire, faciliter le suivi de scolarité, faire connaître les allergie, intégrer le scolaire et le périscolaire,…), sensibiliser et outiller les usages numériques (évaluer les compétences numériques, tenir compte des compétences acquises grâce au numérique, sensibiliser à l’empreinte numérique), favoriser les initiatives citoyennes (partage de la donnée pour la recherche éducative, ou pour l’amélioration des services éducatifs, favoriser la participation au débat citoyen sur les enjeux éducatifs), simplifier les démarches administratives relatives à la scolarité (tous les enjeux liés au changement d’établissement)

    Il est nécessaire de penser le self data des ados (et des adultes qui les accompagnent). Rejoignez-nous à Lyon et à Paris (inscription gratuite mais obligatoire) !

    Phase I – Datablitz – Cartographier les données personnelles qui pourraient être partagées aux individus.
    L’atelier a eu lieu le 16 novembre. Nous en tirerons une cartographie collaborative recensant les données personnelles pertinentes pour permettre aux individus de gérer leurs mobilités. Elle sera partagée prochainement, on compte sur vous pour l’enrichir !

    Phase II – Imaginer les cas d’usages mobilisant ces données et leurs gouvernances

    Retrouvez-nous les 30/01 [lien] et 07/03 [lienpour les ateliers Imagine – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?

    Sur la base de la cartographie des données personnelles constituée en décembre, nous imaginerons des services et cas d’usage véritablement implémentables à Lyon. Nous incarnerons également ces cas d’usage et services via une approche plus globale de leurs modalités de gouvernance. Les données personnelles sont partagées, soit, mais ensuite ? De quoi parle-t-on ? D’une plateforme ? D’un cloud personnel ? D’une coopérative de données ?

    Phase III – Concevoir un kit pour une implémentation en 2020

    Le 21 mai [lien, nous vous proposons un atelier “Conception” – Kit d’implémentation afin de prendre un moment pour réfléchir à différentes formes d’expérimentations/d’implémentations possibles du Self Data sur Lyon pour permettre aux individus de mieux appréhender l’éducation et l’apprentissage et de participer au pilotage du territoire.

    La Fing organise également à Paris deux journées de partage, pour avancer collectivement et permettre à tous les acteurs de s’impliquer dans la démarche (le 28 Mars 2019  [lien] et le 2 Juillet 2019 [lien]

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/le-self-data-au-service-des-ados-un-sujet-a-explorer-des-maintenant/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: December 21, 2018, 11:41 am

  • Devenir le maître de ses données de mobilité

    Fing – Ville de La Rochelle – Ademe/Fabrique des Mobilités

    Nos mobilités sont fortement génératrices de données, dont les organisations sont friandes et sur la base desquelles beaucoup ont construit leur commerce. C’est en effet l’un des secteurs où nous produisons des données chaque jour, détenues par des acteurs très différents et sur lesquelles nous n’avons pas la main ! La multiplication des plateformes numériques (Waze, Drivy, Blablacar, Uber, etc), le simple fait de transporter un smartphone, mais également toutes les données détenues par des organisations “pré-numériques” comme les opérateurs de transports, opérateurs téléphoniques, acteurs publics locaux, étatiques, constructeurs automobiles, etc, sont autant de (re)sources potentielles de données. Le Self Data – des individus maîtres de leurs données – peut-il apporter des pistes de réponses pour des mobilités plus durables et efficientes ? C’est ce que nous explorons cette année à la Rochelle.

    La Fabrique des Mobilités (Ademe), la Ville de La Rochelle, la Fing et ses partenaires s’associent autour du programme “MesInfos – Self Data Territorial”. Et si les individus, seuls ou en groupe, devenaient maîtres de leurs données pour mieux gérer leurs mobilités, contribuer à des causes d’intérêt général, à des projets collectifs, au pilotage du territoire (par exemple en contribuant à des enquêtes déplacements) ?  C’est le pari que nous faisons lors de cette année d’exploration du Self Data Territorial.

    Self Data et Mobilité

    L’individu est le seul acteur légitime à casser les silos de données qui le concernent. Le Self Data implique que les individus doivent pouvoir :

    1) Récupérer les données personnelles qui les concernent, et qui sont aujourd’hui dans les systèmes d’information des organisations.

    En cela, cette étape se rapproche du récent droit à la portabilité (Article 20) du RGPD qui précise que les individus doivent pouvoir récupérer (ou transmettre directement à un tiers) une copie de leurs données auprès des responsables de traitements qui les détiennent, dans un format lisible par des machines. Quelques curieux commencent déjà à activer ce droit. Antoine Augusti décrit ainsi sur son blog sa méthode pour récupérer ses données Trainlines, Martin Cahen lui, raconte dans un billet ses demandes auprès de sa banque, son opérateur de téléphonie mobile…

    Certains acteurs commencent à se positionner pour outiller les individus dans leur demande de droit à la portabilité : soit pour télécharger une copie de leurs données soit pour les transférer directement à un tiers, comme PersonalData.io de Paul-Olivier Dehaye. [Aparté : il a été récemment élu - comme la Fing - au conseil d’administration de la toute jeune organisation MyData Global, l’occasion de partager nos travaux au niveau international, Trafi, par exemple, implémente des logiques de Self Data pour la mobilité en Finlande]. Cet outillage est également le souhait de la Fabrique des Mobilités, qui appelle tout acteur intéressé à contribuer au projet commun “récupérer ses données de mobilité”. La première étape ? Indexer les contacts des opérateurs pour demander ses données. N’hésitez pas à compléter le fichier !

    2) Les stocker/les administrer de façon sécurisée

    Cependant, récupérer ses données de mobilité pour la beauté du geste ne touchera que quelques curieux et geeks qui souhaitent s’attaquer de plus près au sujet. Les démarches peuvent être longues, on ne récupère parfois que de la donnée à un temps T, non mises à jour. Il faut permettre aux individus d’agréger facilement leurs données de mobilité venant de différents responsables de traitement, de les stocker de manière sécurisée et de les administrer. Cet intermédiaire de confiance s’apparente aux PIMS (Personal Information Management Systems) dans un monde de Self Data. Ils permettent aux individus de disposer d’un domicile numérique pour leurs données. Ils peuvent être transverses (ex : Cozy Cloud ou Digi.me) mais également thématiques, comme c’est le souhait d’un concept produit par la Fabrique des Mobilités : Le Compte Mobilité. Après tout, TrainLine dispose d’une API, plutôt que de laisser les individus faire leurs demandes à TrainLine, proposons des outils pour leur permettre de les récupérer facilement et régulièrement.

    3) Les réutiliser, en tirer des usages

    Une chose est de récupérer ses données et de les administrer. Une autre est de les réutiliser. C’est le principe au coeur du Self Data et du droit à la portabilité : permettre aux individus de tirer des usages de leurs données. Ils peuvent être simples et utiles, par exemple comprendre et visualiser ses propres données de mobilité, voire les partager volontairement à des fins de recherche, comme cela sera expérimenté dans le cadre du projet de la Fabrique “Traces de Mobilité” avec le cloud personnel Cozy. Ou cela peut concerner des usages plus collectifs, pour, par exemple, produire des connaissances utiles aux collectivités, permettre aux citoyens, au travers de leurs données, de contribuer à refonder l’offre de mobilité de leurs territoires. Ce sujet sera particulièrement abordé lors d’un Meetup ouvert le 5 décembre à 18h à Paris.

    Le Self Data au service de nos mobilités à La Rochelle

    L’approche Self Data Territoriale menée par la Fing, en collaboration avec la Fabrique des mobilités avec la ville de La Rochelle se propose de capitaliser sur ces différents projets, actions et opportunités.

    Dans le cadre du projet MesInfos – Self Data Territorial, trois villes, chacune sur une thématique différente (Grand Lyon/Education ; Nantes Métropole/TEE ; La Rochelle/Mobilité), imaginent avec la Fing et ses partenaires les modalités d’implémentation du Self Data. Pour 1) permettre aux individus d’être maîtres de leurs données, individuellement ou en commun 2) contribuer, par leurs données ou via des usages précis, au pilotage du territoire, à des causes d’intérêt général…

    Certains défis concrets de mobilité auxquels le Self Data peut répondre ont déjà émergé à La Rochelle. Grâce au Self Data, les Rochelais pourraient mieux maîtriser leur budget mobilité (trouver une assurance selon leur profil, comprendre et réduire les coûts de leurs équipements, …) ; calculer et réduire l’empreinte carbone de leurs mobilités (seul, à plusieurs, en collaboration avec le territoire) ; contribuer à repenser l’offre de mobilité sur le territoire (plus écologique, plus inclusive, plus efficiente, …) ; allier l’utile à l’agréable – se voir proposer des trajets alternatifs, plaisants, culturels sur le territoire tout en gérant son empreinte carbone (#tourisme, #loisirs)…

    D’autres usages plus collectifs des données personnelles ont également été notés : améliorer les enquêtes déplacements (chères et réalisées tous les 10 ans), contribuer à des enquêtes santé/mobilité, à une meilleure compréhension de l’évolution de la qualité de l’air, acheter en commun des assurances véhicules, etc…

    Le potentiel du Self Data pour nos mobilités est immense. Rejoignez-nous à La Rochelle et à Paris (inscription gratuite mais obligatoire) !

    • Phase I – Datablitz – Cartographier les données personnelles qui pourraient être partagées aux individus.

    L’atelier a eu lieu le 20 novembre. Nous en tirerons une cartographie collaborative recensant les données personnelles pertinentes pour permettre aux individus de gérer leurs mobilités. Elle sera partagée prochainement, on compte sur vous pour l’enrichir !

    • Phase II – Imaginer les cas d’usages mobilisant ces données et leurs gouvernances

     Retrouvez-nous les 17/01 [lien] et 12/02 [lien] pour les ateliers Imagine – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?

    Sur la base de la cartographie des données personnelles constituée en décembre, nous imaginerons des services et cas d’usage véritablement implémentables à La Rochelle. Nous incarnerons également ces cas d’usage et services via une approche plus globale de leurs modalités de gouvernance. Les données personnelles sont partagées, soit, mais ensuite ? De quoi parle-t-on ? D’une plateforme ? D’un cloud personnel ? D’une coopérative de données ?

    • Phase III – Concevoir un kit pour une implémentation en 2020

    Le 16/05 [lien], nous vous proposons un atelier “Conception” – Kit d’implémentation afin de prendre un moment pour réfléchir à différentes formes d’expérimentations/d’implémentations possibles du Self Data sur La Rochelle pour permettre aux individus de mieux gérer leurs mobilités et de participer au pilotage du territoire.

    La Fing organise également à Paris deux journées de partage, pour avancer collectivement et permettre à tous les acteurs de s’impliquer dans la démarche (le 28 Mars 2019  [lien] et le 2 Juillet 2019 [lien]




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/devenir-le-maitre-de-ses-donnees-de-mobilite/
    Par: Manon Molins
    Publié: December 3, 2018, 10:10 am

  • Alors que la communauté Explor’ables s’intéresse au lien qu’entretiennent les civic tech et la transition écologique, le projet MesInfos a lancé avec Nantes Métropole une exploration du self data au service de la transition énergétique du territoire nantais. Cette proposition provient d’ailleurs de la feuille de route conçue par les citoyens Nantais à l’issue du Grand Débat dédié à ce sujet en 2016-2017.

    La FING a été invitée à présenter le projet “MesInfos – Self Data Territorial” au Liberté Living Lab le 18 octobre 2018. Clément Mabi, qui a remis un rapport au Ministère sur le lien entre civic tech et transition énergétique, proposait une grille de lecture structurant les civic techs en deux types d’offres :

    ⁃           Le lobby citoyen pour structurer un point de vue indépendant (blocages, discours de démocratie en crise) dans une logique de mise sous pression du fonctionnement de la démocratie, et de fluidification

    ⁃           La démocratie participative 2.0 pour fournir des services qui ont pour objectifs de renouveler les relations entre citoyens et institutions.

    Les services issus du Self Data peuvent appartenir à l’une et l’autre catégorie. Dans le premier cas, des citoyens peuvent décider de mettre en commun leurs données personnelles pour justifier d’une réalité (ex : données de santé d’habitants vivant à proximité d’usine) et faire pression pour que des mesures soient prises. Dans le second cas, la collectivité peut développer des services Self Data contribuant à des objectifs de politique publique : une application aidant les habitants à réduire les émissions de CO2, ou un appel à don de données anonyme pour améliorer le plan de déplacement du territoire.

    Le projet Self Data Territorial se pose des questions qui ressemblent grandement à celles des civic tech, notamment pour la transition énergétique. Comment les collectivités peuvent favoriser le pouvoir d’agir citoyen et en tenir compte dans leur action au travers du Self Data ? Et qu’est-ce que la maîtrise des données personnelles offre aux citoyens comme capacité d’action sur la transition énergétique ?

    Ce projet n’en est qu’au démarrage et plusieurs pistes sont à explorer. A Nantes, trois défis ont été nommés : 1) Connaître et agir sur l’impact de mes choix alimentaire ; 2) Calculer et réduire l’empreinte carbone de mon habitat ; 3) Contribuer à la production d’énergies renouvelables dans mon quartier/ma ville.

    Que peut la collectivité ? Tout d’abord en tant que détentrice de données, celle-ci peut restituer les données personnelles aux citoyens qu’elles concernent. Elle peut aussi accompagner voire organiser des campagnes de portabilité citoyenne, c’est-à-dire des démarches collectives (l’union fait la force) de demande d’accès à ses données de consommation énergétique ou alimentaire par exemple. Leur compétence innovation/ développement économique peut aussi servir à  orienter les détenteurs de données privés vers le partage des données personnelles à leurs clients et les porteurs de projet vers la création de services Self Data (par exemple pour produire un service qui permettrait aux individus de croiser leurs données détenues par les chaînes de distribution (carte de fidélité) et un référentiel comme ceux de l’Ademe pour leur fournir l’empreinte carbone de leurs consommations ). Enfin, la sensibilisation au Self Data, ou l’équipement des citoyens en outils pour maîtriser leurs données (comme des cloud personnels), nécessaires pour assurer les cadres de confiance des données personnelles partagées,  figurent parmi les actions à évoquer.

    Les citoyens, eux, pourraient bénéficier de nouveaux services leur permettant de connaître leur empreinte carbone (de manière précise), de se comparer à la moyenne du quartier, et d’identifier les gestes qui leur permettent d’agir pour la réduire. Ou encore faire leurs courses en sachant quels commerçants proposent des produits locaux correspondant à leurs habitudes, quels produits ont une empreinte environnementale moins élevées (tout en étant moins chers !) dans leur supermarché. Ils pourraient également partager leurs données de manière anonyme (ou non) à la collectivité pour contribuer à des enquêtes, ou des consultations relatives à l’implantation de panneaux solaires.  Tous ces usages (et bien d’autres) sont à explorer !

    En conclusion, les collectivités disposent de nombreux leviers pour être moteur du Self Data. Les citoyens quant à eux sont les principaux intéressés : ce sont eux qui reprendront le contrôle de leurs données personnelles et qui en auront l’usage qu’ils souhaiteront. Enfin, le Self Data ne peut se construire ni sans les détenteurs de données, publics et privés, ni sans les créateurs de services.

    Les ateliers menés d’octobre à juin à Nantes (et à la Rochelle sur la thématique de la mobilité durable, et à Lyon sur la thématique de l’éducation) sont pionniers : ils contribuent à construire l’écosystème du Self Data local. Ce travail de fond sur les données existantes et utiles aux défis territoriaux, les cas d’usage, la gouvernance et les conditions techniques aboutiront à la création de trois feuilles de route de l’implémentation du Self Data territorial…dès 2020 ?! Vous voulez nous rejoindre ?

    Inscrivez-vous aux ateliers nantais à venir et aux journées intervilles qui auront lieu à Paris :

    • 24 janvier 2019 à Nantes  : Atelier “Imagine” I – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ? [lien]

    • 28 février 2019 à Nantes: Atelier “Imagine II – quels cas d’usage pour quelles gouvernances ?[lien]

    • 23 mai 2019 à Nantes : Atelier “Conception” – Kit d’implémentation [lien]

    • 28 Mars 2019 à Paris – “Self Data Territorial #1” [lien]

    • 2 Juillet 2019 à Paris – “Self Data Territorial #2” [lien]

    • Septembre 2019 à Paris –  “Self Data Territorial #3” (TBD)

    Retrouvez toutes les dates ici !

     




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/les-donnees-personnelles-au-service-de-la-transition-energetique-locale/
    Par: Chloé Friedlander
    Publié: November 28, 2018, 12:06 pm

  • Et si demain, les acteurs de la santé partageaient avec les individus leurs données personnelles de santé, pour que ces derniers en fassent ce qui a du sens pour eux ?

    Cette possibilité, déjà explorée ailleurs dans le monde (USA, UK, Islande), est réclamée en France par de nombreuses associations de patients. Cap Digital, en collaboration avec la Fing, a exploré concrètement cette perspective dans le cadre de son expérimentation « Mes Données, Ma Santé », mené avec un panel de trente individus et le concours de la MGEN (Groupe Vyv), et révèle aujourd’hui les enseignements dans son rapport de synthèse.

    Un projet Cap Digital x La Fing

    Depuis 2012, la Fing a engagé le projet MesInfos, en s’appuyant sur la dynamique du Self Data, afin d’explorer ce qu’il se passerait si demain les organisations restituaient leurs données à leurs clients et usagers, pour que ces derniers en reprennent le contrôle et les utilisent à leurs propres fins.

    En 2016, Cap Digital rejoint l’initiative de la Fing pour explorer la perspective d’une restitution des données personnelles de santé aux individus. Le groupe de travail, réunissant acteurs publics, privés et associatifs, issus du monde de la santé ou du numérique a analysé les enjeux, possibilités, risques et conditions de réussite du partage des données de santé aux individus (Self Data) en France : pour quels objectifs ? Comment les atteindre de manière réaliste et rapide ? Quels services, usages et bénéfices en attendre ? Quels risques anticiper et comment les prévenir ? Comment combiner démocratie médicale, qualité des soins, prévention, innovation et protection des données et de la vie privée ?

    De l’étude au terrain

    Ces travaux ont mené à une étude terrain aux Etats-Unis, une Charte « Mes Données, Ma Santé » qui pose les grands principes du Self Data en Santé et qui a été signée par les membres du groupe de travail, et un scénario d’expérimentation de restitution de données personnelles de santé à des individus sur une année, pour explorer les bénéfices, risques et usages possibles d’une telle démarche.
    A l’issue de ces travaux, un groupe d’acteurs multi-disciplinaires issus des domaines de la santé et de l’innovation, coordonné par Cap Digital avec l’appui de la Fing et de Elia Consulting, s’est donc engagé dans la première expérimentation française du partage des données de santé avec les individus. En 2017, trente individus se sont ainsi vus restituer leurs données personnelles par un acteur mutualiste pionnier : la MGEN (Groupe Vyv). Ils ont été accompagnés pour imaginer des services basés sur leurs données qui avaient du sens pour eux. Ces nombreuses pistes ont permis d’identifier quatre services utiles aux individus, à leurs aidants, aux professionnels de santé, à la collectivité… au travers de quatre scénarios d’usage :
    •    Comment prévoir et suivre mon budget de santé pour moi et mes proches ?
    •    En cas d’accident grave, comment faire pour être aidé et pris en charge ?
    •    Comment faire pour prévoir et préparer mon parcours de santé sur le long terme ?
    •    J’ai une maladie chronique, comment faire pour adapter mon mode de vie à ma pathologie ?

    Le Groupe Vyv va poursuivre l’expérimentation à l’aide de ce programme en faisant prototyper par trois start-up un service issu d’un cas d’usage innovant identifié lors de cette première expérimentation Mes Données, Ma Santé.
    L’expérimentation « Mes Données, Ma Santé » : Découvrez les acteurs et la genèse du projet « Mes données, Ma santé ». Télécharger le rapport




    Article importé: http://mesinfos.fing.org/mes-donnees-ma-sante-une-experimentation-pionniere-autour-des-donnees-de-sante/
    Par: Manon Molins
    Publié: November 26, 2018, 3:37 pm

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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