Questions Numériques

Questions Numériques

RESET - Quel numérique voulons-nous ? (édition 2018-2019)


Blog de Questions Numériques

  •   
    QN_logo_atelier.png

    10 décembre 2014 14h-18h30

    >>Inscription<<

     

    Rendez-vous pour un atelier de prospective créative " Numérique et chemins des transitions"  le 10 décembre de 14h à 18h à l'Innovation Factory (Web School Factory), 59 rue Nationale, Paris.

    Transitions 

    Le cycle 2014-2015 de Questions Numériques, "Transitions", se fixe pour objectif de faire le lien entre micro et macro, entre l'échelle des pratiques et celle des systèmes. Les « Transitions » peuvent nous permettre de creuser ce qui se passerait si le numérique outillait des changements lourds (désirés ou non) ou échouait à le faire. Ainsi, nous aider dans un nouveau processus de prospective très fertile. Enrichir nos compréhensions, éclairer nos marges de manœuvre. Outiller nos décisions et nos stratégies en nous aidant à anticiper. Nous ne sommes pas certains qu'il y ait "une" transition numérique, nous sommes en revanche certains de l'importance du numérique dans plusieurs transitions à l'œuvre.

    Nous étudions cet automne, au travers d'une dizaine d'ateliers, plusieurs domaines dans lesquels les systèmes "anciens" semblent bousculés par le numérique et dans lesquels de nouveaux modèles seraient susceptibles d'émerger (ville, travail, éducation, démocratie, action publique, secteur spatial, territoires). Nous mobilisons des apports d'expertises et des méthodes d'intelligence collective pour identifier ce qui conduit à ces transitions, pour qualifier des horizons souhaitables et pour repérer les chemins de transition. Nous repérons ainsi comment le numérique agit : en optimisant, en fluidifiant, en ouvrant, en décentralisant,...

    Session Numérique et chemins de transition

    La session du 10 décembre décloisonnera les thématiques pour approfondir 4 à 5 figures principales que nous rencontrons dans plusieurs des domaines travaillés. Il s'agit à la fois de partager l'état de nos travaux et de mettre à contribution experts et participants, qui vont nous aider à en qualifier les dynamiques (chemins doux ou brutaux), la temporalité, les jeux d'acteurs, les conditions de réussite ou d'échec, les champs d'application. 

    Cet atelier participatif réunira une soixantaine de participants.

    Le dispositif d’animation et de production permettra de nourrir la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015.

    Places limitées, inscription en ligne nécessaire

    >> S'enregistrer maintenant <<

    image

  • Nous sommes à mi-chemin de notre série d’ateliers Questions numériques consacrée aux "transitions", après avoir exploré les transitions du travail et des organisations à Lift Marseille, défriché les transitions de l’éducation et de la démocratie à Montréal, creusé la question de l’ »open » à Fossa (Rennes). Nous avons devant nous cinq ateliers très stimulants en décembre, pour lesquels nous avons besoin de votre contribution : inscrivez-vous !
     
    Nous allons, ce 2 décembre, poursuivre le travail engagé en septembre sur les transitions urbaines. Après avoir exploré le paysage actuel, ce sera le temps de la prospective et des chemins de transition des modèles urbains.
     
    Nous commençons y y voir plus clair sur les « chemins de transition » que le numérique outille, et leur diversité : smart, agile, open, disruptif, distributif, etc. Appliqués à des systèmes anciens, ils produisent des effets contrastés, qu’il s’agira de comprendre tous ensemble lors d’une session transversale d’ateliers collaboratifs le 10 décembre après-midi.
     
    Les technologies jouent souvent un grand rôle dans les transitions : des limites sont dépassées, des seuils sont abaissés : la rencontre du 17 décembre matin nous permettra de débattre à la lumière de quelques-unes de ces technologies. Elle aura lieu au CNES, qui accueillera le 17 décembre après-midi une session dédiée aux transitions du secteur spatial.
     
    Le 18 décembre, nous finirons l’année en beauté à la CNDP (Commission nationale du débat public) par une journée « démocratie et action publique » : le matin, éclairages sur les chemins de transition numériques de la démocratie; l’après-midi, session d’ateliers collaboratifs consacrés à la transformation du rôle de l’acteur public dans les systèmes en transition.
     
    Le début 2015 nous permettra de conclure cette phase contributive, en explorant notamment les bouleversements des modèles territoriaux.
     
    Vos apports sont très riches, la qualité et le nombre des contributeurs y sont pour beaucoup : cette année à nouveau, l'intelligence collective nous aide à mieux comprendre ce que nos expertises respectives, souvent cloisonnées, ne suffisent pas à éclairer.
    Les comptes-rendus des premières sessions sont publiés pour certains, en cours de publication pour d’autres. N’hésitez pas à contribuer en ligne, en les commentant et en contribuant au wiki des transitions.
    Merci de votre participation à cet effort de réflexion collective qui commence à porter ses fruits !
  •  
    QN_logo_atelier.png

    18 décembre 2014 9h30-18h

    >>Inscription<<

    Le SGMAP, France Stratégie, la CNDP, et la Fing vous donnent rendez-vous pour un atelier de prospective "transition, action publique et démocratie" le 18 décembre de 9h30 à 18h à Paris à la CNDP 244 Boulevard Saint-Germain.

    Déroulement

    Matinée - 9h-12h30 :

    Conférence-débat posant la question d'une démocratie en transition avec l'aide du numérique
    Il s'agira, sur les questions "démocratie et numérique", de questionner les transformations systémiques auxquelles le numérique pourrait contribuer (ou non), en confrontant des acteurs institutionnels et associatifs, des chercheurs et experts.

    Après-midi - 14h-18h :

    Session d'intelligence collective et de prospective créative, animée par la Fing avec le SGMAP sur des questions de transformation de l'action publique, et de la place de l'acteur public, qui voit la fin des systèmes "administrés" et la montée de modèles libéralisés, déréglementés, mais pas forcément démocratisés.

    Inscription

    Cliquez ci-dessous pour vous inscrire selon votre choix :

    Retrouvez tous les ateliers Questions Numériques "transitions" >> ateliers de coproduction

     

    image

     

     

     

  • La deuxième journée de la rencontre Lift à Marseille (21-­22 octobre, thème RE:working work) était consacrée aux transitions liées au bouleversement des organisations du travail (hiérarchie, appartenance, espace, temps).

    Ce deuxième atelier de prospective du cycle Questions Numériques "Transitions" a réuni 80 participants à la Villa imageMéditerranée. Au rendez-vous diversité, expertise et créativité.

    Si le vent fort, qui soufflait ce jour là, a écourté la réflexion, nous avons néanmoins pu échanger et enrichir notre vision des souhaitables. Beaucoup de matière apportée, grâce à la méthodologie co préparée avec Nod-a. Nous vous la restituerons au fur et à mesure dans ce blog. Voici déjà les échanges en temps réels et article de La Tribune , tweets & images mêlés ;-)

     

  • Atelier participatif "les chemins des transitions urbaines"
     
    QN_logo_atelier.png

    2 décembre 2014 14h-18h30

    >>Inscription<<

     

    Courant septembre, la Fing et l’Ademe organisaient au Pavillon de l’Arsenal le premier atelier "Transitions urbaines". Le 2 décembre, se tiendra le second atelier du cycle, qui se focalisera sur les horizons et chemins des transitions urbaines. << INSCRIPTION >> 

    La ville concentre sur son territoire de multiples figures de la transition : des plus souvent citées (transition écologique et énergétique), aux moins médiatisées (transitions numérique, économique, sociale, urbaine, agricole, démographique, politique, cognitive… ). Comment ces différentes figures de la transition cohabitent-elles et entrent-elles en tension(s) ? Quels différents chemins s’ouvrent à la ville de demain ? Quels sont les freins aux changements sans cesse annoncés ?

    Le 16 septembre, la Fing et l'Ademe organisaient au Pavillon de l'Arsenal le premier atelier "Transitions urbaines", en présence de nombreux contributeurs. L'occasion de croiser les regards sur le sujet des transitions urbaines, la ville concentrant sur sont territoire de multiples figures de la transition : pourquoi la situation ne peut-elle plus durer telle qu'elle est aujourd'hui ? Que voit-on émerger, quelles tendances nouvelles, quels signaux faibles ? Quels sont les différents modèles "sur étagère" mis à l'épreuve ?

    >> Retrouvez le compte-rendu du premier atelier "Transitions urbaines"

    2 décembre - Atelier Chemins des “Transitions urbaines”
    La Fing et l’Ademe vous donnent rendez-vous le 2 décembre 2014 de 14h à 18h30 dans les locaux de Cofonca (6, rue Jean Jaurès, à Puteaux) pour le second atelier sur les transitions urbaines.

    Quels futurs désirables pour demain et quels sont les modèles urbains à imaginer pour demain ? Comment les acteurs urbains pourront-ils s'y engager ? Quels sont les chemins à construire et à emprunter ? Alors que le premier atelier s'intéressait au paysage actuel, celui-ci se focalisera sur ces éléments des transitions.

    Cet après-midi réunira un public mixte d’experts et d’acteurs du numérique, du développement durable et de l’écologie, de l’architecture et de l’urbanisme, de la politique, du design, des transports publics, des déchets, de la construction, de l’innovation.

    << INSCRIPTION >> 

     

  •  
    QN_logo_atelier.png

    20 novembre 2014 15h-18h

    >>Inscription<<

     

    Dans le cadre de son cycle de prospective Questions Numériques « Transitions » et de la 6e édition de la free Open Source Software academia (fOSSa), la Fing co organisera le 20 novembre prochain (15h-18h) un atelier à Rennes, en collaboration avec Inria, La Cantine Numérique rennaise et le fablab de Rennes.

    Quel est le rôle de "l’ouverture" comme chemin de transformation des systèmes ?

     Nous nous intéresserons à l’open, au coeur des thématiques de fOSSa 2014, comme dynamique de transition à challenger :

    • son action sur les champs dans lesquels elle à l’oeuvre
    • les conditions nécessaires pour que d’autres champs profitent de cette mise en mouvement 
    • les modèles « sur étagères » de l’open, notamment la figure du bazar

    Inscription en ligne

    Gratuite mais nécessaire, en cliquant sur >>Inscription<<

    L’atelier aura lieu au centre Inria Rennes - Bretagne - Altlantique


    Les résultats de l’atelier nourriront la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015

    banniere_cdp_fossa_2014.png

     

  • QN_logo_atelier.png

    Dans le cadre de son cycle de prospective "Questions Numériques", la Fing co-organisera le 12 novembre prochain (8h30-12h30) deux ateliers à Montréal, en collaboration avec le Cefrio, La Conférence régionale des élus(CRÉ) de Montréal, L'Île du Savoir et l'Institut du Nouveau Monde.

    Sous l'angle des "Transitions", qui colore l'ensemble du cycle de cette année, les ateliers aborderont deux thématiques :

    • L'éducation, et en particulier les transformations des métiers et des compétences à l'ère numérique
    • Les modèles démocratiques à l'épreuve des réseaux et du numérique

    Ces ateliers se dérouleront dans les locaux de la Société des arts technologiques (SAT). D'une durée d'une demi-journée, ils convieront leurs participants à écrire les principaux épisodes d'une "histoire", celle d'une transition : qu'est-ce qui force le système à changer ? Quelles sont les destinations souhaitables ? En quoi s'incarnent-elles concrètement ? Et par quels épisodes peut-on se rendre de l'état présent à l'état futur ? 

    Les résultats des ateliers nourriront la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015.

     

    Informations pratiques :

    Lieu : Société des arts technologiques au 1201 Boulevard Saint-Laurent, Montréal Horaire : le 12 novembre de 8h30 à 12h30

     

    Ateliers sur inscription :

    Contacts à Montréal :

    • Questions Numériques et éducation : hmathieu [at] credemontreal.qc.ca
    • Questions Numériques et démocratie : miriam.fahmy [at] nm.qc.ca 

     

    banniere_partenaires_associes_qn_montreal.png

  • QN_logo_atelier.png

    Le cycle Questions Numériques profite de la thématique de Lift with Fing pour explorer les transitions dans les champs du travail et des organisations le 22 octobre 2014 à Marseille.

    Prenant appui sur les éclairages croisés de haut niveau de la veille (conférences, Lift Expérience, projets du Carrefour des Possibles), les participants se livreront à un exercice de prospective créative.

    Le management par la confiance va-t-il supplanter le rapport de subordination ou augmenter les formes de contrôle par la traçabilité ? L'éclatement de l'unité du temps et de lieu marque-t-il la fin des organisations ou le règne de l'entreprise étendue ? L'essoufflement de la société salariale dessine-t-il l'avènement d'un modèle "tous entrepreneurs/tous intermittents" ou en appelle-t-il à un salariat à vie ? Emploi, travail, activité : quelle différence demain? 

    Aujourd’hui plusieurs modèles d’organisation du travail existent, ou sont expérimentés, ou a minima ont été théorisés : le salariat (dominant dans les pays de l’OCDE), la flexi-sécurité à la “danoise”, l’intermittence “à la française”, le revenu de base en Alaska, les systèmes coopératifs, l’économie duale, etc. Il en existe d’autres encore.

    Ces “modèles sur étagères” constituent une base de travail  - source d’inspiration, de critiques, de controverse - pour imaginer des modèles alternatifs, et les chemins pour y parvenir. Après un état des lieux et des modèles en critique nous nous intéresserons au rôle et interactions du numérique avec ces transformations, pour décrire les horizons possibles, voire souhaitables, et dessiner des chemins pour réussir ces transitions. 

    RDV à 9h30 à la Villa Méditerranée, qui accueille, l'atelier dès 9h30. N'hésitez pas à parcourir dès à présent le livret du participant (en lien ci-dessous) et à commenter les modèles proposés.

     Livret participant atelier transitions du travail et des organisations (ouvrir Livret participant atelier QN Lift with Fing-1.pdf, 492.13 K)

     

  • Le dernier temps de l’atelier « Transitions urbaines 1 » du 16 septembre visait à faire émerger les premières "briques" d'horizons possibles pour ces transitions urbaines.

    Que sait-on aujourd'hui de ces futurs, de ces horizons possibles ?  Quels en sont les "ingrédients" ? Et de quels futurs souhaitables parle-t-on?

    Quels horizons pour les transitions urbaines ?

    Parmi les horizons possibles (mais aussi souhaitables) des transitions urbaines, trois grandes orientations se détachent : les territoires urbains de demain seront nécessairement plus soucieux de l’environnement, mais ils seront aussi plus à l’écoute des besoins des habitants et de leurs usages…. « Un territoire écologiquement viable comptaible avec les usages des sociétés et des populations » résume une formulation issue de la journée de travail. Ces territoires urbains seront aussi plus attentifs à la créativité et à l’innovation… qui contribueront à les transformer, les adapter, à éviter qu’ils ne deviennent des « territoires obsolescents ».

    L’enjeu environnemental

    Les transitions urbaines amèneraient les territoires à devenir plus durables sur le plan environnemental : les émissions de CO2 seront certes divisées par quatre par rapport à 2015, le gaspillage diminuera, les déchets produits devront être considérés aussi comme des ressources pour le territoire, mais au-delà de ces visions segmentées, quel horizon global cela dessine-t-il pour la ville ? Les transports doux vont probablement continuer à se développer, les ressources (pétrole, énergie, ressources naturelles…) seront plus rares. De nouveaux indicateurs devront être inventés, un outillage pour les comportements plus durables, les acteurs territoriaux devront réfléchir et travailler ensemble pour favoriser les dynamiques d’écologie industrielle et d’économie circulaire, les sols devront être dépollués… et d’autres briques seront à construire.

    Une ville pour et par les habitants

    D’autres horizons urbains sont évoqués par les participants, dessinant une ville moins normative, plus à l’écoute de ceux qui l’habitent et y vivent. Une ville privilégiant la diversité des modes de vie, proposant services et espaces accordés aux besoins et usages de chacun. La ville de demain semble nécessairement plus accueillante, bienveillante et confortable, en matière de temporalités et d’espaces : les logements et les bâtiments concilieront confort et sobriété énergétique, la ville accueillera des moments conviviaux, favorisant le lien social (fête des voisins, etc.).

    Bien sûr, l'on constate que ces horizons sont guidés à ce stade par l’imaginaire et le désir. La ville sera certes bienveillante, mais à condition que les espaces publics soient de qualité et designés pour favoriser l’appropriation et la pluralité des usages, qui tienne compte des singularités de chacun…
    Mais encore, c’est une ville plus égalitaire, réduisant de façon considérable les ségrégations sociales, spatiales et raciales. On y circule librement puisque pour certains participants, cette ville abolit les barrières, symboliques et réelles ; elle permet ainsi à ses habitants les plus pauvres de rester dans le centre, en cessant de les repousser encore et toujours plus loin, la question de l’emploi et de l’insertion y devient également un sujet urbain à proprement parler… Et les habitants seront moteurs et au coeur des choix de transition sur l’énergie, l’habitat, la consommation, la mobilité, etc.

    Créativité et innovation citoyennes

    Troisième « ingrédient clé » de ces horizons urbains, que l’on retrouve plusieurs propositions, la place accordée à l’innovation et à la créativité, en sortant des cadres aujourd’hui institués. Les citadins se sont appropriés un certain nombre d’outils et de pratiques (numériques ou non), participant de façon croissante à la ville ; le numérique n’est pas uniquement au service de l’optimisation, mais permet de mieux déceler et connaître les problèmes, les inégalités,… pour mieux les traiter. Les pratiques P2P prennent davantage d’importance sur les territoires urbains, dans des formes marchandes ou non marchandes (biens communs, SELs renouvelés). Dans plusieurs horizons urbains, la créativité citoyenne est en permanence stimulée (démarches bottom-up, zones d’expérimentation, éducation et sensibilisation) afin que la ville se renouvelle et se réinvente sans cesse. Les citoyens y ont un véritable "droit à l’expérimentation » consacré, pouvant ainsi contribuer à répondre aux grands défis urbains, aux côtés (et même avec) les autres acteurs urbains.


    Plusieurs horizons s’affrontent dans ces premiers échanges, qui dessinent aussi plusieurs villes possibles : une ville « anti-fragile », qui sait s’adapter aux chocs, low-tech, plutôt bottom-up, voire décentralisée et autosuffisante, semble s’opposer à la ville « smart », efficace, qui optimise gestion des flux, gaspillage,… grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, parfois perçue comme trop normative. Et si justement, ces horizons n’étaient pas à opposer, mais pouvaient cohabiter, s’enrichir mutuellement ?
    Le rôle du numérique est essentiel dans la plupart des horizons, justement parce que ses usages ne se limitent pas à l’optimisation, la régulation,… création de lien, opportunités de décentralisation, mise en réseau, innovation technologique, sociale ou sociétale, production de data permettant d’outiller les choix...

    Tout l’enjeu du prochain atelier « Transitions urbaines » sera de parvenir à agencer ces premières briques afin de faire émerger des horizons cohérents et désirables, et de dessiner des chemins pour se rapprocher de ces horizons urbains.

    >> Retrouvez table par table le compte-rendu de cet atelier d'ici quelques jours.
    >> Retrouvez les autres productions de cet atelier ("ce qui ne peut plus durer", modèles sur étagères, etc.)

  • Pourquoi faut-il parler de "transitions urbaines" ?

    Retour sur le premier atelier du cycle Questions Numériques 2015 : regards croisés ADEME/Fing sur les transitions urbaines qui a eu lieu le 16 septembre dernier au Pavillon de l'Arsenal à Paris

    Le premier échange de la journée questionnait la pertinence de parler de “transitions urbaines” dans un exercice prospectif comme celui de Questions Numériques. D’un point de vue partagé, le bouleversement général du jeu d’acteur sur les territoires urbains implique un changement de regard. La montée en puissance de gros acteurs numérique (des Pure players… qui ne le sont plus) dans le champ urbain, légitimée par le discours sur la Smart City, va redistribuer certaines cartes. Le discours plus ou moins disruptif de ces néo-acteurs urbains impacte aujourd’hui à la fois la gestion et la distribution de ressources comme l’eau ou l’énergie, le secteur du logement ou des transports avec l’émergence d’acteurs d’une économie basée sur la multitude.

    Des acteurs urbains disruptés, des méthodes d’action bousculées

    Le développement ininterrompu des territoires urbains induit une complexité toujours plus importante de ces derniers. Les modes de vie et les populations évoluent et mutent, notamment du fait de l’importance croissante du numérique dans nos vies, impactant la façon dont on se déplace, dont on travaille, dont on consomme ... Les aires urbaines qui les accueillent doivent anticiper et accompagner ces changements pour ne pas les subir trop violemment. Pour les participants, il y a urgence à apporter de nouvelles solutions car des problèmes encore pas résolus (étalement urbain, crise du logement, grande pauvreté, nourrir qualitativement la population urbaine, etc.) symbole d’un modèle urbain en crise vont s’intensifier à moyen terme. Les problématiques urbaines se révèlent aujourd’hui imbriquées les unes avec les autres et nécessitent un changement de grille de lecture et d’action,  nécessairement plus transversale et collective. Les méthodes d’hier ne permettent plus de résoudre des problèmes toujours plus complexes. Surtout, la crise budgétaire qui touche la plupart des acteurs territoriaux, couplée avec la baisse des dotations de l’État annoncent une période où les acteurs publics ne pourront plus agir seul et devront s’appuyer sur de nouveaux outils et de nouveaux acteurs pour administrer leur territoire en maintenant un niveau satisfaisant de services et pour répondre aux différents défis urbains des décennies à venir.

    Un changement d’échelle et de focale nécessaire pour répondre aux grands défis urbains

    Devant l’urgence à agir et l’inefficacité observé des états nations à répondre à certains problèmes majeurs, en premier lieu le réchauffement climatique, l’échelle des territoires, en particulier métropolitaine, semble aujourd’hui être celle qui peut apporter une réponse efficace. La perte du pouvoir des gouvernements oblige les villes à prendre de nouvelles responsabilités et les territoires urbains deviennent des échelles cohérentes d’intervention face aux grands défis de demain, qu’ils soient territorialisés ou plus globaux. La ville semble aujourd’hui représenter un nouvel espace des possibles et cristallise des énergies et des espaces d’expérimentation et d’innovation, représentant d’un point de vue de la transition autant le problème que la solution. Les espaces urbains dessinent en effet un avenir qui fluctue entre fragilité et résilience.

    Des territoires urbains en transition

    Néanmoins cette montée en puissance du rôle des territoires nous oblige à parler de transitions urbaines au pluriel car les métropoles mondiales ne prennent pas toute le même chemin et n’ont pas toute le même horizon de transition. Le futur des territoires urbains sera donc forcément pluriel et cela n’est pas sans poser la question de l’inégalité d’action face aux défis urbains majeurs et à la capacité des territoires de rentrer ou non en transition. Cette diversité importante des territoires aujourd’hui en crise et confrontés à la difficulté de leurs propres mutations ne se réduit cependant pas aux seules métropoles ou aires urbaines. Villages, petites villes en déclin, territoires à l’abandon sont aussi à regarder de près lorsque l’on parle de transition. À l’heure où les villes s’étalent toujours plus, où les comportements urbains gagnent la plupart des campagnes à travers le monde, et que la frontière entre ville et campagne s’efface, peut-être est-il plus judicieux pour nous de parler de “transitions territoriales” plutôt que de “transitions urbaines” au cours de notre travail prospectif.

     

    Retrouvez le reste des productions de l'atelier Questions Numériques zoom urbain ici.

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8