Questions Numériques

Questions Numériques

RESET - Quel numérique voulons-nous ? (édition 2018-2019)


Blog de Questions Numériques

  • Retour sur la journée de Séminaire Think Small au Tank qui a réuni une quarantaine de participants.
    Think Small est l’édition 2016-2017 du cycle de prospective Questions Numériques de la Fing.

    imageA rebours de l’injonction « faire toujours plus grand » la puissance transformatrice de la petite échelle a reçu un écho puissant de la part d’une grande diversité d’acteurs : sociologues, universitaires, informaticiens, économistes design, … Sur quoi peut-on avoir prise dans la complexité du monde ?

    Les questions de la très grande échelle sont en effet un peu intimidantes.

    Objectifs de la journée : se constituer une culture commune, à partir notamment des interventions de la matinée, et élaborer les questions sur lesquelles aller plus loin.

    Comment contribuer ?

    • Repérer des experts du sujet
    • Ressources déjà pertinentes sur notre sujet, y compris pré-numérique
    • Partage de pratiques
    • Elargir le cercle des contributeurs

    Cette démarche de prospective s’inscrit en prolongement des travaux de la Fing sur les transitions. Comment améliorer les parties d’un systèmes pour que le système se transforme ? Quel rôle pour la modularité dans le système. Ces questions ne sont pas administrées.

    A l’heure où les big data (très grands volumes de données) sont utilisées pour fonder la décision, prédire, on peut s'interroger, ainsi : 

    • Villes et grands systèmes complexes adaptatifs (smart cities). Mais qui contrôle et sait lire le tableau de bord du pilote de la smart city ? Les capteurs sont nombreux et produisent des données difficiles à traiter. On a vu apparaître la thématique du smart village.

    • Les Start up sont-elles vouées à grandir ? À devenir des licornes ?  Les grands cherchent les petits.

    • Le Welfare state se recentre sur la personne

    Des acteurs se questionnent : l’Etat, l’entreprise, les grands projets informatiques, des petits confrontés au plafond de verre, retour du minitel 2.0 (internet centralisé), agilité et complexité du big, si on va trop loin vers le small on va trop loin dans l’individualisme.

    Seth Godin remarque "Small is the new big".

    Think Small va donc s'intéresser à la puissance transformatrice de la petite échelle ! Rendez-vous au séminaire public du 20 octobre : ateliers de co-production à Paris

     

    4 éclairages sur la figure, la puissance du petit et son articulation avec le grand

  • Think Small, 6e édition du cycle Questions Numériques de la Fing, sera lancé le 27 juin au Tank, 22 bis rue des Taillandiers à Paris de 10h à 17h.

    Le numérique contribue à transformer les jeux d’acteurs en déstabilisant les géants et en faisant place à des innovateurs inconnus la veille; il bouleverse les chaînes de valeurs en distribuant des moyens d’expression et d'action à des millions d’individus; le potentiel démultiplicateur de l’informatique et des réseaux fait de plus en plus souvent levier pour des projets imaginés à petite échelle.

    Questions Numériques Think Small

     

    Face aux difficultés d'un monde plus complexe et moins administré, il semble souvent imaginable de concevoir des réponses décentralisées mais articulées entre elles.

    Si on connaît bien la puissance et les limites du « Big », pour ce nouveau cycle Questions Numériques, nous proposons de nous intéresser aux figures de la petite échelle pour poursuivre le travail engagé sur les transitions.

    Embarquez avec nous pour un travail autour de la puissance transformatrice de la petite échelle lors du séminaire contributif du 27 juin animé par Jacques-François Marchandise qui mêlera interventions expertes et sessions de production autour des questions d’acteurs.

     

    Inscription​

    Programme du Séminaire

    • 9h30 : Accueil café
    • 10h : Présentation du cycle
    • 10h45-13h : 5 regards d’experts sur la puissance transformatrice de la petite échelle
    • 14h-17h30 : Sessions de production collective autour des questions d’acteurs
      • Expériences de la petites échelle
      • Propriétés de la petite échelle
      • Articulation entre les échelles
      • Échelles et complexité

    En partenariat avec

     

  • Présentation du nouveau de prospective de la démarche Questions Numériques de la Fing : Think Small

    Le numérique contribue à transformer les jeux d’acteurs en déstabilisant les géants et en faisant place à des innovateurs inconnus la veille; il bouleverse les chaînes de valeurs en distribuant des moyens d’expression et d'action à des millions d’individus; le potentiel démultiplicateur de l’informatique et des réseaux fait de plus en plus souvent levier pour des projets imaginés à petite échelle.

    Une bonne partie des grands systèmes nous paraissent, peu souples, pas très agiles, menacés de disruption. Paradoxalement en même temps le big, la grande dimension, donne l’impression d’être une sorte d’idéal, que par exemple les petites entreprises doivent forcément devenir grandes, que le modèle de la start-up passe par lever beaucoup de milliards, que le modèle de toute bonne idée, c’est de devenir un service à échelle mondiale.

    Face aux difficultés d'un monde plus complexe et moins administré, il semble souvent imaginable de concevoir des réponses décentralisées mais articulées entre elles.
    Nous avons le monde dans notre poche : tout en prenant au sérieux le « big », ne doit-on pas considérer la puissance du « small » ?

    Questions Numériques 2017 "Think Small" propose donc de questionner un ensemble de figures de la petite échelle et de ses grands effets, leurs conditions de succès, leurs risques et leurs limites : la page web devenue toile mondiale, le virus, la start-up devenue géante, les objets connectés qui font système, les environnements individuels. Il s’agira d’abord de les identifier et de les qualifier, aussi bien dans des champs technologiques qu’organisationnels, que sociologiques, ou économiques ou encore territoriaux.
    L’exercice de prospective tentera d’enrichir notre compréhension des formes et des modèles, pour outiller les stratégies et l’action dans le prolongement du travail engagé sur les transitions.

    Plusieurs des principaux travaux de la Fing pourront contribuer à cette réflexion prospective :

     

    • La Musette du travailleur, ou comment reconcevoir à l’échelle de l’individu un modèle social qui se concevait uniquement à échelle nationale ou continentale,
    • MesInfos, ou comment imaginer et outiller l’environnement de données de la personne, en faire le coeur des systèmes d’information de demain,
    • Capacity, comment explorer le pouvoir d’agir des individus et les environnements collectifs dans lesquels il s’ancre,
    • Mais aussi les acquis de nos travaux passés sur l’éducation : l’ENT qui organise l’environnement d’apprentissage autour de la personne; Villes2.0 qui explore la ville numérique depuis les citadins;
    • Ou encore Transitions2, qui explore l’informatique écologique « by design » notamment au travers de modèles distribués, qui outille l’ »agir local »
  •  

    Depuis le 14 Jun 2016 à 09:30
    Jusqu'au 14 Jun 2016 à 17:00

     



    Le 14 juin, la Recherche partage ses travaux sur le lien entre Numérique & Ecologie, et les praticiens la challengent ! 

     

    image

    En janvier 2106, dans le cadre du programme Transitions², la Fing, Inria, l’ADEME et l’Iddri lançaient un appel aux chercheurs et plus largement à ceux qui se nourrissent de la Recherche : Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique » ?

    Le 14 juin prochain, au CNAM, 60-80 participants se rassembleront pour relever le défi. Objectifs de la rencontre :

    • Partager des travaux de recherche : entre disciplines, entre sciences sociales et sciences informatiques, mais aussi, entre chercheurs et acteurs publics, aménageurs, entrepreneurs, innovateurs…
    • Identifier les sujets qui font débat, sur lesquels la Recherche devra travailler dans les années à venir
    • Susciter des collaborations fertiles entre chercheurs et praticiens

    S’INSCRIRE A L’ÉVÉNEMENT
    (entrée libre et ouverte, mais inscription obligatoire)

    AU PROGRAMME :

    • 9h30 : Accueil café
       
    • 10h : Introduction aux échanges et choix des groupes
       
    • 10h30-12h30 : 1e session « Connecteur Recherche » (2 thématiques en parallèle)

    LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE : VRAIMENT ?
    Le numérique est-il le chaînon manquant de l'économie circulaire, la clef de voûte des « 4 R » (Réduire, Réemployer, Réutiliser, Recycler) ? Qu'avons-nous besoin de mieux comprendre pour libérer son potentiel ?

    DONNEES, ALGORITHMES ET PRISE DE DÉCISION
    Que peut-on attendre de la modélisation des écosystèmes comme du changement climatique qui se fondent sur d'importants volumes de données ? Comment en faciliter l'accès et l'usage, et en faciliter la critique ou l'usage à des fins de débat ? Quels enjeux politiques et éthiques se font-ils jour et comment les traiter ?

     
    •  12h30 - 13h30 déjeuner convivial
       
    • 13h30 - 15h30 : 2e session « Connecteur Recherche » (3 thématiques en parallèle)

    EMPOWERMENT INDIVIDUEL ET COLLECTIF
    Que sait-on vraiment d’un numérique « capacitant », qui outillerait les pratiques actives des individus, la transformation de soi, les changements de comportement ou les modes de mobilisation ? Aide t-il à rendre plus accessible les enjeux, les difficultés, les prises de décisions collectives ?

    LOW-TECH ET FRUGALITE
    Que sait-on vraiment des nouvelles formes de frugalité largement outillées par le numérique : consommation collaborative, nouvelles formes de “Communs”, pratiques des Makers qui mettre la culture de l’agilité ou de l’ “open” au service de la désobsolescence, de la réparabilité des objets ou du recyclage ? Quelles autres approches émergent-elles sur lesquelles la Recherche devrait travailler à l’avenir ?

    MESURER AUTREMENT
    Quels seraient les bons indicateurs, et comment faire en sorte qu'ils soient aussi faciles à produire, fiables et reconnus que les indicateurs comptables ? Comment les étendre à l'échelle de grands systèmes complexes (filières, territoires...) ? Le numérique peut-il rendre praticable l'utilisation normale de nouveaux indicateurs de croissance et de bien-être ?

     

        •    15h30 - 17h : Session de conclusion, de partage et de questionnements animée par Jacques-François Marchandise, directeur de la recherche et de la prospective de la Fing :

    AGORA
    • Qu'est-ce que la Recherche devrait affirmer, challenger, interroger… dans le lien entre Numérique et écologie ?
    • Quelle place pour le chercheur dans ces enjeux ?
    • Quels prolongements donner à cette rencontre ?
     

     

    PARMI LES CONTRIBUTEURS À CETTE JOURNEE :

    • Fabrice Flipo, Telecom Ecole de Management
    • Jean Daniélou, Engie Lab
    • Annabelle Boutet, Telecom Bretagne
    • Antoine Courmont, Grand Lyon
    • Et aussi : 20 chercheurs d'Inria, des représentants de l’ADEME, de l'Iddri, Place 2 B, La Paillasse, de Fab Labs, …

    (le programme sera mis à jour jusqu'au 14 juin)

    A propos du programme Transitions²
    "La transition écologique sait raconter son but, mais échoue à dessiner son chemin. La transition numérique, c’est le contraire.
    Chacune a besoin de l’autre !"


    Transitions² s’adresse à toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de cette disjonction. À celles et ceux qui agissent, pensent, militent, inventent, créent à l’intersection du numérique et de l’écologie.

    www.transitions2.net

     

    image

    En partenariat avec :

    Logo CNAM

  •  

    Des pistes d’action, scénarios et méthodologies pour mettre l'IT au service de la transition écologique des organisations (Mai 2016)

     

    Ecology by design by Transitions², en bref

    Transitions flêche C’est quoi ?

    La publication, sous forme de "Cahier d'exploration", qui couronne un travail commun Fing-Cigref en partenariat avec le Club Green IT, publié en mai 2016.
    Son objet : explorer ce que serait une informatique ecology by design, c'est à dire un informatique qui se pré-occupe de l'empreinte de toutes les activités d'une organisation.
    Ce cahier propose 4 pistes d’action concrètes et des méthodologies associées pour passer à l’acte.

    Transitions flêche A qui s'adresse t-il ?

    Les organisations, petites ou grandes, et plus particulièrement les DSI.

     

     

    Pourquoi avoir engagé ce travail ?

    Pendant longtemps, les projets informatiques ne se préoccupaient de la vie privée qu’en bout de course, dans le seul souci de se mettre en conformité avec la loi. A l’inverse, la privacy by design intègre le respect de la vie privée dès la conception de tout projet, produit ou processus : elle part ainsi de la fonction informatique, mais pour modifier la pratique de toute l’entreprise.

    Et si on appliquait ce principe à l’écologie ? A quoi ressemblerait une informatique ecology by design, qui se préoccuperait à tout instant, non seulement de sa propre empreinte, mais aussi et surtout de l’empreinte de toutes les activités de l’entreprise ?

    De septembre 2015 à mars 2016, dans le cadre du programme Transitions², la Fing, le Cigref et le Club Green IT ont exploré cette nouvelle perspective.

    En voici les résultats.

     

     

    Qu’est-ce qu’on trouve dans ce cahier d'exploration ?

    Pas le courage de lire tout le document ? Venez y picorer !
    Vous y trouverez en particulier...

    puce2  Un état des lieux à jour de la “fonction SI” dans les organisations : son rôle, son périmètre, ses nouvelles prérogatives, mais mais aussi, ses difficultés et embarras (pp. 9-18)

    puce2  4 leviers pour la transition écologique des organisations : Dématérialisation radicale / Partage et mutualisation / Changement des comportements et des aspirations / Réduction des déchets. (pp. 19-21)
    Ces 4 leviers sont décrits et illustrés chacun par une dizaine de micro-scénarios.

    puce2  2 scénarios, racontés sous forme de récits, d’une transformation réussie : “l’internet des colis” et “des produits de 10e main” (pp. 26-29)

    puce2  4 pistes pour orienter l’IT vers une perspective ecology by design :  Changer la mesure pour changer l'activité de l'entreprise / L’internet des objets au service de la performance écologique / L’aura numérique des objets / Vers une méthodologie ecology by Design (pp. 30-34)

    puce2  3 propositions méthodologiques pour “faire sa transformation écologique et économique soi-même” : une méthodologie pour se projeter (“Inspirations”), une plus radicale (“Scénarios extrêmes”) et une dernière qui pense la Transition plus profonde de l’organisation (“Transitions”).
    (pp. 35-46)

    Comment l’utiliser ?

    Comme un document prospectif, qui propose des pistes nouvelles pour l’IT au service de la Transition écologique…
    … ou comme un “kit méthodologique”, destiné aux DSI qui veulent faire bouger leur organisation !

    ecology by design - Les leviers

    Schéma : 4 leviers pour mettre le numérique au service de la transition écologique des organisations

     

    Logos partenaires Ecology by design

     
     





    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1104/ecology-by-design-by-transitions%C2%B2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 18, 2016, 9:44 pm

  • Depuis le 14 Jun 2016 à 09:30
    Jusqu'au 14 Jun 2016 à 17:00

    Lien vers une ressource en ligne : https://docs.google.com/forms/. ( Français)

    Le 14 juin, la Recherche partage ses travaux sur le lien entre Numérique et Ecologie, et les praticiens la challengent ! A vos sujets !

    Dans le cadre du programme Transitions², la Fing, Inria, l'ADEME et l'Iddri proposent une rencontre dédiée au rôle de la Recherche dans le lien entre Transition numérique et Transition écologique.


    Elle rassemblera 80 personnes et s'adresse :

    • aux chercheurs qui travaillent à la croisée du numérique et de l'écologie et qui souhaitent partager leurs travaux, références, questionnements...
    • aux praticiens (innovateurs, acteurs publics, entreprises...) qui souhaitent solliciter les chercheurs pour mieux comprendre, engager des collaborations, voire proposer des terrains

    Ce "Connecteur Recherche" se tiendra mardi 14 juin.

    (9h30-17h
    à Paris / Programme et infos ci-dessous)
     
     

    Nous souhaitons construire ce programme avec vous :

    • Choisir ensemble les thématiques qui vous intéressent, à la croisée du numérique et de l'écologie et proposer un "intervenant"
    • Identifier ceux qui parmi vous souhaiteraient partager un résultat, une interrogation ou une envie (pour les chercheurs) ou un questionnement ou une interpellation (pour les praticiens)

    >>> Pour nous faire part de vos envies, nous vous proposons ainsi de remplir ce court formulaire (5 min. max !)

     

    A vous de jouer !
     
    De là, nous vous proposerons un programme et des modalités de travail plus détaillé(e)s.
     
    Partenaires du connecteur recherche transitions2
     

    *********
     

    Connecteur Recherche Transitions²
    Mardi 14 juin, 9h30 - 17h, Paris
     

    Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique », c'est-à-dire à la recherche d'un mode de développement capable à la fois de réduire de 80 % l'impact écologique de nos économies et nos modes de vie, d'accueillir 2 milliards d'humains supplémentaires et d'extraire de la misère ceux qui y vivent encore ?

    Ainsi présenté, le défi qui s'adresse à la science informatique dépasse de loin, tant le green IT (la réduction de l'empreinte écologique du numérique soi-même) que la recherche d'une plus grande productivité des ressources et techniques. Les pistes à explorer sont plus radicales, plus systémiques : substitution, dématérialisation radicale, transformation de modèles économiques, sociaux et politiques… Par exemple, elles peuvent consister à étudier les manières dont le numérique pourrait faciliter la prise de décisions collectives difficiles, voire renouveler la démocratie, ainsi que des changements de pratiques individuels et collectifs.

    Dans le cadre du programme Transitions², (www.transitions2.net) qui entend « mettre la transformation numérique au service de la transition écologique », la Fing, Inria, l'ADEME et l'Iddri ont lancé un appel aux chercheurs qui travaillent aujourd'hui, ou souhaiteraient travailler, dans cette perspective :

    • Pour partager leurs travaux et références, mais aussi leurs éventuelles difficultés,
    • Pour imaginer ensemble les voies par lesquelles la recherche en informatique pourrait fournir une contribution décisive à cet objectif.

    Une première rencontre s'est tenue le 22 janvier (voir la synthèse).
     

    Elle se poursuivra le 14 juin par un "Connecteur Recherche", qui vise à créer des échanges fertiles entre chercheurs et praticiens.

    Les temps forts :

    • Deux sessions thématiques "Connecteur Recherche" (4 à 6 sessions de 2h, dont certaines en parallèle) qui rassembleront chercheurs et praticiens autour de thématiques que vous aurez choisies - voir plus bas
    • Un temps du déjeuner dédié aux échanges informels autour de Posters
    • Une "Agora", session de partage et de questionnements, pour susciter des collaborations futures et interroger la place du chercheur

    > Les infos, le programme en train de se construire




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1066/appel-a-contribution-connecteur-recherche-transitions%C2%B2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 3, 2016, 5:24 pm

  • Restitution de l'enquête sur le développement territorial durable dans le cadre de la journée d'étude Agir Local - Fing & Interconnectés

     La journée d'étude Agir Local du 25 février, nous a permis de présenter les premiers enseignements de l'enquête initiée lors du Forum des Interconnectés au mois de décembre 2015 "Votre territoire, le numérique et l'environnement" 

    Une vingtaine de participants ont assisté, à la Fonderie, à la présentation des résultats avant de participer à une session d'intelligence collective.

    L'enquête et les débats

    Agir local est un des défis du programme Transitions², lancé sur le champ territorial.  Il vise à mobiliser la puissance du numérique au service de l’environnement sur les territoires (faciliter la participation, la prise de décision...). L'enquête réalisée cherchait à tirer parti des expériences et questionnements des acteurs territoriaux au croisement des transitions écologique et numérique.

    Nous attirons l'attention sur le fait qu'il s'agit d'une petite enquête, et non d'une étude représentative. Son objet même rendait presque impossible d'y répondre complètement. Ses questions portaient sur 9 thématiques différentes. Elles étaient posées à des acteurs qui n'étaient souvent que sur un seul de ces sujets, de plus sur deux registres, le numérique et l'environnement. Les répondants sont déjà probablement hybrides. 

    L’enquête ne visait donc pas tant à récupérer des chiffres, que du signal.

    Accéder aux résultats de l'enquêteEnquête Agir Local - 25 Février 2016 - Fing

    Quelques constats généraux sur le processus :

    • La question se pose de la méconnaissance réciproque numérique/environnement, nous en avons eu confirmation, il nous semble que toute démarche de stratégie dans ces domaines ne doit pas négliger une dimension pédagogique réciproque.
    • Le partage de ressources ouvertes et éclairantes. Nous sommes en effet dans un champ d’innovation déjà très important, il nous paraît important de relier le plus possible les démarches d’exploration, notamment la base de données en commun qui nourrit l’étude ADEME sur l'Innovation sociale, avec le kit que nous souhaitons produire (cf. ci-dessous). 
    • Les acteurs des stratégies locales environnementales semblent avoir un fort appétit pour le numérique.
    • Numérique et environnement apparaissent comme deux transversales pouvant se renforcer mutuellement et se confronter à des champs thématiques dans lesquelles tout est appelé à changer

    #transitions Après-midi créative sur les axes prioritaires du développement numérique et environnemental @la_fing pic.twitter.com/LPoSq23lQV

    — Les INTERCOnnectés (@INTERCOnnectes)

    Un livret thématique - kit méthodologique

     

    Au-delà de ces résultats, et dans la suite des échanges du 25 février, nous produirons au printemps 2016, un livret qui tient lieu de kit méthodologique et de construction de démarche territoriale. Il s’agira de permettre à des territoires de se confronter à cet apport et de l’intégrer dans leur stratégie. Il sera par conséquent agile et évolutif.

    La démarche continue sur la plateforme de travail Transitions², vous pouvez contribuer à l'aide des liens suivants :

    Partagez une connaissance          Partagez un projet           Partagez un outil/une méthode
    (Suivez les indications des liens de contribution
    pour réagir en vous authentifiant si vous avez déjà un compte sur le site ou sinon en en créant un)

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/988/environnement-numerique-outiller-les-territoires
    Par: Sophie Maheo
    Publié: March 7, 2016, 3:16 pm

  •  

    Lien vers une ressource en ligne : http://www.transitions2.net/ca. ( Français)

     

    Synthèse d'une 1ère journée de travail rassemblant des chercheurs de toutes disciplines, le 22 janvier 2016.

    Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique », c'est-à-dire à la recherche d'un mode de développement capable à la fois de réduire de 80 % l'impact écologique de nos économies et nos modes de vie, d'accueillir 2 milliards d'humains supplémentaires et d'extraire de la misère ceux qui y vivent encore ?

    Fin 2015, la Fing, Inria et l’Ademe lançaient un appel aux chercheurs qui travaillent aujourd'hui, ou souhaiteraient travailler, dans cette perspective :

    • Pour partager leurs travaux et références, mais aussi leurs éventuelles difficultés,

    • Pour imaginer ensemble les voies par lesquelles la recherche en informatique pourrait fournir une contribution décisive à cet objectif.

    Le 22 janvier 2016, une première rencontre réunissait une 40aine de participants, en majorité des chercheurs, pour partager travaux, interrogations et envies de collaboration. L'enjeu : engager une dynamique pour que se cristallisent des collaborations fertiles entre disciplines de recherches différentes et praticiens, pour engager des projets décisifs pour la Transition écologique.

    En voici la synthèse.

     

    En un coup d'oeil : que trouve t-on dans ce document ?
    
    >> Une première liste des champs de recherche au croisement du numérique et de l’écologie. Il faudra bien sûr la compléter !
    (ex : Green IT, Smart City, Robotique, Mobilité...)
    
    >> Des verbatims de chercheurs, issus du descriptif de ces champs de recherche
    (ex : “Une inquiétude : que les modèles prennent de plus en plus de place dans notre société”)
    
    >> Une première cartographie des "grandes tensions" qui se nouent à la croisée du numérique et de l'écologie - et qui donc interpellent la recherche
    (ex : Optimisation/Transformation, Micro/Macro...)
    
    >> Une invitation à engager de nouveaux projets de recherche :  nouveaux sujets de recherche pour demain, collaborations fertiles, appel à l'interdisciplinarité...
    
    >> Le compte-rendu de "zooms d'experts" sur certains sujets à la croisée du numérique et de la Transition écologique : Inria, Adème, Fing et IDDRI
    (ex : numérique et Transition énergétique, mobilités collaboratives, Smart City, carburants de 3e génération...)
    
    Ce séminaire est le 1er d'un cycle de plusieurs rencontres
    A vous de contribuer !
    
    Partagez une connaissance          Partagez un projet
    
    

     

     

    1- Les grand enseignements du séminaire

     

    1-1 Cartographie des champs de recherche au croisement du numérique et de l’écologie

     

    “En synthèse, voilà ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui…”

     

    NB : les champs de recherche des participants sont détaillées en annexe du document, Point 2.5)

    Green IT / IT for Green

    • Efficacité énergétique du cloud (Green cloud)

    • Architectures décentralisées du web, Cloud P2P

    • La ré-utilisation d’énergie des datacenters

    • Optimisation énergétique des logiciels

    • Ecoconception hard et soft

    • Eviter au maximum les transmissions de données, coûteuses en énergie (“Faire des calculs là où sont les data”)

    Le “Smart”

    • Optimiser les consommations énergétiques d’un bâtiment, d’une ville… et plus largement d’un système

    • Aider les humains à prendre des décisions et/ou décider à leur place

    • Construire l’adéquation entre production et consommation d’énergie (synergies entre smart grids et cloud)

    Mobilité

    • Empreinte écologique des mobilités collaboratives sur l’environnement, particulièrement sur les courtes distances, par exemple en ville (il y a déjà des études sur les longues distances)

    Data et algorithmes

    • Interfaces de compréhension des algorithmes et des données

    • Data-mining, analyse de données environnementales pour optimiser la consommation d’énergie (par exemple dans des fermes)

    • Big data

    • Analyse de données environnementales

    Objets connectés

    • Conception et mise en oeuvre de systèmes distribués autonomes, pour adapter les charges d’énergie à la production

    • Systèmes embarqués critiques

    • “Internet of things”

    Carburants “nouvelle génération”

    • Contrôle et gestion d'écosystèmes

    • Modélisation du métabolisme des micro-organismes

    • Simuler un potentiel de production (ex : de micro-algues) à l’échelle d’un pays

    • Analyse des impacts énergétiques, de mobilisation de ressources… pour passer à la production

    • Analyse d’impacts énergétiques

    Robotique

    • Apports de la robotique industrielle et d’assistance (personnes âgées, handicap…) à l’écologie : une autre forme d’impact ?

    L’informatique de la résilience

    • La “Collapse informatics”, courant de recherche sur la conception de systèmes numériques utilisables après l'effondrement de nos civilisations

    Web sémantique

    • Le web sémantique (nouvelles ontologies) au service de l’analyse des controverses,

    Quelques questionnements qui reviennent...

     

    … sur la posture du chercheur

    • “Les questions liées à la transition énergétique soulèvent des questions propres à la position du chercheur, à l’éclairage de ses travaux par des axes complémentaires”
    • “Dans un monde où nos recherches en informatique ont de plus en plus de conséquences directes, comment s’armer pour les présenter à la société ?”
    • “Comment proposer des méthodes et outils aux différentes équipes de chercheurs, pour les aider à réaliser des modèles mais également à prendre en compte l’incertitude de ces modèles ?”
    • “L’optimisation, la création de modèles, passe par la création de synergies entre associations, militants, chercheurs…”

    … sur les modèles et leur complexité

    • “Il est difficile de faire du monitoring de chaque équipement de la chaîne (machine virtuelle>transport des données et de l'énergie> service utilisateur), car elle est multi-fournisseurs, multi-utilisateurs”
    • “L'un des problèmes actuels de la recherche est la représentation de données, leur visualisation. Comment représenter des phénomènes spatiaux et temporels pour visualiser des dynamiques ?”
    • “Comment répartir l’information ? Peut-être un lien avec l’idée d’un cloud plus décentralisé, plus frugal ?”
    • “Les systèmes adaptatifs, distribués peuvent permettre d'économiser de l'énergie, avec des traitements/transmissions sur les données plus locaux par exemple.”

    … sur les mécanismes de décision

    • “Une inquiétude : que les modèles prennent de plus en plus de place dans notre société”
    • “La technologie pour réduire la consommation des équipements existe, comment impliquer les utilisateurs pour qu’ils transforment leurs usages ?”
    • “Comment fournir des outils pour aider les individus à donner du sens à leurs données ?”
    • “Comment concevoir des métriques compréhensibles par l'utilisateur pour l'inciter à utiliser des services économes en énergie ?”
    • “Les bases de données partagées, la formulation de questions scientifiques, pour produire de nouvelles connaissances, pour la société… C’est formidable, mais est-ce que cela ne privilégie pas certains acteurs ?
    “Champs de recherche actuels” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette cartographie, qui est loin d'être exhaustive : quels sont les champs de recherche non mentionnés ici ? Quelles disciplines (en particulier des Sciences Humaines et Sociales) travaillent au croisement des deux Transitions ? Quels chercheurs aurions-nous envie de solliciter à l’avenir ?
    
    > Publier une cartographie synthétique des principaux champs de recherche et mettre en évidence les “trous dans la raquette”, pour engager de l’action.
    
    > Partager les travaux dont vous avez connaissance ici : 

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    1-2 Numérique et écologie : 6 grandes tensions

     

    NB : cette première cartographie de tensions appelle des compléments et à vocation à être enrichie

     

    T2_Carto_Tensions Recherche.jpg

     

    Tensions

    Autour de quoi s’organise cette tension ?

    Des exemples

    Ce qui pourrait challenger la Recherche et/ou les chercheurs

    Optimiser / Transformer

    Beaucoup de travaux de recherche sont focalisés sur l’optimisation de systèmes existants - parfois avec succès. Pourtant, la recherche du “Facteur 4” nécessitera vraisemblablement des transformations plus radicales des systèmes (de production, distribution, recyclage…).

    Dans le Green IT, si on agit à l’échelle de l’ensemble des terminaux, infrastructures, logiciels… “on peut atteindre un facteur 1000”.

    Mais on peut aussi penser que l’IT for Green (mettre l’informatique au service de systèmes plus écologiques) pourrait avoir de forts effets de levier : dématérialisation radicale, “zero waste”, partager plus d’objets, de véhicules, de lieux...

    • Penser l’optimisation à l’échelle

    • L’optimisation à elle seule peut-elle suffire à résoudre les “grands problèmes” écologiques ?

    Ordre / Désordre

    On a souvent tendance à convoquer le numérique pour organiser les systèmes et les projets : il mesure, hiérarchise, modélise, …
    Or, il est le plus souvent un facteur de désordre en favorisant la diffusion de l’information et des données, en transformant de manière radicale des modèles établis...

    Les 7 leviers du numérique (Source : Questions Numériques, Fing : http://reseau.fing.org/qntransitions) :

    • Optimal (ex : zéro stock, dématérialisation)

    • Smart (ex : smart city, grids, buildings…)

    • Soft (ex : pilotage par les data et les algorithmes)

    • Distribué, capacitant, collaboratif (ex : Open Street Map, logiciels libres…)

    • Open (ex : licences libres, zero brevet…)

    • Disruptif (ex : “uberisation”, MOOCs…)

    • Agile (ex : méthodes d’innovation agiles)

    • Penser la place des incertitudes, des effets en cascade, gestion des conséquences inattendues… dans les modèles

    • Un équilibre à trouver entre grands modèles qui organisent et la réalité des pratiques humaines, désorganisées

    Décision “algorithmique” / Décision humaine

    D’un côté, des systèmes complexes qui fonctionnent grâce à des données et des calculs (voitures autonomes, smart cities…).
    De l’autre, la peur de contrôle et la nécessité d’une intervention humaine dans la prise de décision.

    En outre, plus les modèles deviennent complexes et nécessitent des calculs poussés, plus les calculs deviennent opaques - quand cette opacité n’est pas elle-même organisée !

    • L’affaire Volkswagen prouve que la technologie n’est pas toujours mise au service de l’environnement ;

    • Des algorithmes opaques, incompréhensibles (Références : Evgeny Morozov / Dominique Cardon : “A quoi rêvent les alorithmes ?”) ;

    • La promesse du “big data” : d’un côté un champ de nouvelles connaissances (science, santé, aménagement urbain…), de l’autre une méthode de prise de décisions discutable.

     
    • La place du chercheur est directement interrogée : comment communique-t-il avec la société ? Quel devrait être par exemple le rôle du chercheur dans l’agenda de la smart city ?

    • Quelle est la place de l’imaginaire des chercheurs dans les projets de demain ?

    • Le chercheur comme médiateur entre les algorithme, les décideurs et les citoyens ?

    Innovation technologique / Innovation sociale, de service, de modèle...

    Une part déterminante de l'innovation radicale (qui redéfinit les termes de référence du domaine auquel elle s'applique) ne repose pas sur une avancée technologique, mais plutôt sur une innovation de service, de modèle d'affaires, d'organisation…

    Certes, il a souvent fallu des innovations techniques antérieures pour les rendre possibles, à un instant donné, la majorité des innovations radicales s'appuient sur des technologies matures qu'elles appliquent et agencent de manière inédite.

    • Les dispositifs d’aide à l’innovation sont encore trop centrés sur l’innovation technologique (même si c’est en train de changer, voir le Référentiel “Innovation nouvelle génération” de bpifrance : http://fing.org/?Innovation-Nouvelle-Ge%CC%81ne%CC%81ration,1216).

    • Les Green Tech, très centrées sur la recherche d’innovation technologique - ce qui peut la brider ?

    • Les technologies frugales, low tech… comme champ de recherche assez neuf

    • Un besoin accru d’interdisciplinarité entre IT et Sciences humaines et sociales (incluant le design) d’une part ; entre sciences informatique et des disciplines de l’écologie d’autre part : climatologie, agronomie, …


     

    Micro / Macro

    Le passage à l’échelle, la reproductibité à grande échelle n’est pas la seule voie. La voie du “Think Small”, la force transformatrice du “petit” en réseau se propose également.

    • Equipements médicaux (prothèses Bionico, développées dans un FabLab)

    • “Quand le “Petit” fait système” : un champ vierge pour la Recherche ?

    Temps longs / Temps courts

    Les temporalités dans l’écologie sont très longues.  

    A l’opposé, le taux de renouvellement dans le numérique (hard et soft) est très rapide - ce qui pose par exemple au passage les questions de pérennité de la Smart City.
     

    Du coup, les initiatives visant à utiliser le numérique au service de l’énergie ne se projettent pas assez dans le long terme.

    • Temps longs des équipements énergétiques : centrales nucléaires, véhicules sur 15 ans, bâtiments sur 100 ans…

    • Taux de renouvellement rapide des équipements numériques (18 mois en moyenne pour les terminaux)

    • Cas des lieux chauffés à l'aide de la chaleur produite par des serveurs, qui ne donnent qu’un horizon de quelques années : que fait-on au-delà ?

    • La nécessité de mieux lier les imaginaires numériques et les récits écologiques

     


     

    “Tensions pour la Recherche” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette cartographie : y’a t-il d’autres tensions fondatrices qui aident à positionner les questions de recherche ?

     

    1-3 Pistes de recherche pour l’avenir

     

    “Voilà sur quoi nous pourrions vouloir progresser, proposer et engager de nouvelles collaborations à l’avenir…”

     

    1- Mieux valoriser les travaux sur l’empreinte écologique du numérique et l’informatique “écologique by design”

    Le Green IT est la condition d’entrée pour discuter avec les acteurs de l’écologie : sans réponse aux questions sur la consommation de ressources de numérique tout au long du cycle de vie, du recyclage, de l’éco-conception, … il sera difficile d’aller plus loin et d’imaginer de nouvelles pistes où le numérique se mettrait au service de l’écologie. L’enjeu est grand, puisqu’il ne s’agit pas uniquement de réduire l’empreinte écologique du numérique, mais d’inverser la courbe.
    Pour commencer, on peut imaginer travailler sur la valorisation des travaux et communautés de recherche existants, qui ne semblent pas légion en France (à infirmer ?).

    Il s’agit aussi en parallèle d’explorer les pistes autour de l’IT for Green : le numérique peut-il se mettre au service du partage, de la mutualisation, de la dématérialisation de plus de choses, … Une des clefs est la “mesure” : est-ce que l’informatique peut se mettre à mesurer l’empreinte écologique de façon plus naturelle, au même titre qu’elle mesure aujourd’hui l’activité économique “normale” des organisations ? Si on s’oblige à mesurer cela, en s’appuyant sur des référentiels de mesure existants, beaucoup de choses changent...

     

    2- Le numérique au service de la décision collective et de la mise en capacité du “plus grand nombre”

    Il y a un équilibre compliqué à trouver entre « on ne prend pas en compte les humains » et « il faut aussi des grands modèles ».
    Le numérique, c’est à la fois des grands modèles, du calcul, qui peuvent éclairer des modèles écologiques complexes.
    Mais c’est aussi largement de la communication entre humains, donc il faut aussi se donner les moyens que tout le monde comprenne et y participe - sinon, il n’y aura pas d’adhésion.

    L’extension du nombre d’acteurs (pas uniquement les individus) qui soient en mesure de comprendre un environnement, se fixer des buts et les atteindre, est un enjeu essentiel.

    C’est particulièrement vrai sur le sujet environnemental : l’injonction au changement de comportement “parce que c’est important pour la planète” n’est pas fertile ; en revanche, travailler sur la manière dont le numérique peut fournir des outils à la fois individuels et collectifs, des informations, des données et développer des compétences peut avoir des effets de leviers plus forts.

    Que peut-on imaginer rassembler ou construire pour outiller la Transition écologique ? Et en quoi le numérique peut aider à comprendre des systèmes complexes, à fonder des décisions, à arbitrer entre des acteurs qui ont des logiques différentes ?
     

    3- Mener de front la transformation des systèmes et l’optimisation “à l’échelle”

    Est-ce qu’on peut imaginer “croiser” les 7 leviers du numérique avec quelques grands “vecteurs” écologiques (la réduction des intrants, des déchets et de la demande) pour imaginer des croisement fertiles ?

    Par exemple :

    • La dématérialisation radicale

    • Le partage de lieux, d’objets, de véhicules...

    • Les data au service de l’économie circulaire

    • Organiser la 2e vie des objets

    L’enjeu est de sortir de nos zones de confort, de dépasser l’optimisation.

    Pour autant, le travail sur l’optimisation énergétique doit se poursuivre : pris à une certaine échelle le facteur 4 (et plus) est possible :

    • Exemple du Green IT, quand on travaille conjointement sur les infrastructures, les capteurs, les terminaux et le logiciel ;

    • La piste du Low Tech (Référence : Philippe Bihouix) : est-ce que le numérique peut aider à être plus frugal ?

    4- “L’environnement de recherche”

    Il s’agit ici de travailler à la fois sur :

    • La posture du chercheur et de la Recherche : comment le chercheur définit ses objets, en cherchant du sens au delà des enjeux scientifiques ?

    • L’interdisciplinarité, la solidarité entre chercheurs, même si d’une part collaboration induit des difficultés à se comprendre, du temps nécessaire à mieux se connaître alors qu’on en manque, des budgets restreints… et que d’autre part, l'interdisciplinarité est assez mal appréciée du point de vue académique...

    • Influer sur les dispositifs de soutien à l’innovation pour travailler sur de l’innovation qui ne soit pas exclusivement technologique

    “Pistes futures de Recherche” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette liste : y a t-il d’autres “grands ensembles” de questions saillantes ?
    
    > Quelles questions de recherche pourrait-on formuler sur cette base ?
    
    >  En quoi une recherche mêlant informatique et Sciences Humaines et Sociales serait décisive ? Quels terrains seraient propices à un tel projet ? Qui faudrait-il vraiment associer ?
    
    => Ces pistes pourraient notamment faire l’objet d’une future rencontre
     

     

     

    2 - Compte-rendu des interventions

     

    2.1 - La démarche Transitions2, Sophie Mahéo, Renaud Francou et Daniel Kaplan, Fing

     

    Extraits de l’appel Transitions2 :

    (...) La transition écologique est notre horizon incontournable, mais la dégradation continue de notre environnement nous oblige à admettre qu’elle sait mieux décrire son but que son chemin. La transition numérique est notre quotidien, le point commun de la plupart des transformations dont nous sommes les acteurs, mais elle ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre !

    Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence.

    Issus pour les uns du numérique et pour les autres de l’écologie, nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de cette disjonction. A celles et ceux qui agissent, pensent, militent, inventent, créent à l’intersection du numérique et de l’écologie, et plus largement à tous les acteurs animés d’une volonté de réinventer nos manières de vivre dans un monde plus durable et inclusif. (...)

    > Les slides : http://fr.slideshare.net/slidesharefing/transitions-bringing-together-the-digital-and-the-ecological-transitions

    > Les 7 leviers du numérique et les vecteurs de la Transition écologique : http://fr.slideshare.net/slidesharefing/poster-transitions2-2015

     

    2.2 - Interventions des équipes Inria

     

    2.3 - Intervention de Mathieu Saujot, Iddri

    L’IDDRI, institut de recherche privée, a pour objectif d’élaborer et de partager des clés d’analyse et de compréhension des enjeux stratégiques du développement durable dans une perspective mondiale. A travers ses programmes sur le climat, la biodiversité, la ville et le numérique, l’Iddri explore le fonctionnement de systèmes (politiques, urbains, etc) et propose des projections à 50/60 ans.

    Qu’est-ce qui lie la Transition Ecologique à la Transition Numérique ?

    • L'écologie imprègne les politiques publiques mais c’est principalement retranscrit par des normes. Or le numérique est une force de proposition, un moteur.
    • Les technologies numériques ne sont ni bonnes ni mauvaises, c’est l’usage qu’on en fait qui est important.  Il faut penser leurs intégrations dès l'amont des projets de politiques publiques

    Quels sont les principaux axes de recherche à la croisée de ces deux transitions ?

    • Mesurer l’impact environnemental de la consommation collaborative
      Les plateformes d’échange de biens, de mobilité collaborative, génèrent des effets rebonds. Les solutions ne peuvent donc pas exister seules, mais doivent se penser dans un système public.

    • La ville Intelligente, le crowdsourcing, le Big Data
      La dimension participative est intéressante dans le sens où elle permet d’offrir un parallèle entre les deux transitions.  A l’origine du développement durable, il y a l’idée du “collectif” pour trouver solution. C’est aussi un point de départ du numérique, qui permet de faciliter la participation.

    • Les modèles urbains  
      Le numérique (notamment via l’exploitation de data) est mis au service d’une meilleure compréhension de la ville et des moyens de la planifier. Cela nécessite une collaboration entre acteurs de l’aménagement et des chercheurs mathématiciens et informaticiens.

    L’importance des collaborations pluridisciplinaires

    • Des modélisations qui fonctionnent mieux via les travaux en communs (par exemple l’Iddri avec l’Inria).

    • Décryptage de concepts qui vont avoir de plus en plus d’importance (il y a une vraie valeur ajoutée à faire un décryptage grand public des algorithmes “qu’on nous vend”).

    • Des données de meilleure qualité. L’Inria dispose d’un savoir faire sur la production de données (données de capteurs, générées dans le cadre scientifique) mais également des données crowdsourcées.

    • Partager les connaissances entre différents corps de métiers : l’optimisation grâce au numérique n’est pas si évidente - par exemple permettre à un individu de connaître sa consommation énergétique ne va pas forcément lui faire changer son comportement.

    2.4 - Intervention d’Eric Vidalenc, Ademe

    Qu’est-ce qui lie la Transition Ecologique à la Transition Numérique ?

    • L’idée, fausse, que le numérique va nous libérer de nos contraintes environnementales est encore tenace.  A titre d’exemple, la voiture « autonome » ne permet pas de s’affranchir des facteurs humains et moraux puisqu’il va falloir faire des choix sur les algorithmes qui les opèrent.

    • Autre exemple : la promesse des données au service de l’optimisation des systèmes, censés rendre les citoyens plus intelligents. L’idée n’est pourtant pas de produire moins de connaissances et de données mais bien d’interroger la manière dont on les restitue aux utilisateurs finaux pour que plus de connaissances se traduisent par plus de gains au niveau environnemental

    • Si on ne réinscrit pas le numérique (soft ou hard) dans la société dans son ensemble, on ne va pas faire grand chose, voire heurter la cause...

    Numérique et écologie peuvent se vivre comme des antagonismes

    • High Tech vs Low Tech : la course effrénée à l’innovation technologique contribue clairement à l’empreinte écologique (Green IT 1.0). Le “Low Tech” (cf notamment le livre de Ph Bihouix) se pose en alternative.

    • La question des temporalités : les temporalités dans l’écologie sont très longues (le nucléaire, la ville…).  A l’opposé, le taux de renouvellement dans le numérique (hard et soft) est très rapide - ce qui pose par exemple au passage les questions de pérennité de la Smart City. Du coup, les initiatives visant à utiliser le numérique au service de l’énergie peuvent souffrir de cet écart de temporalité.

    5 enjeux importants sur le lien entre transition numérique et transition écologique

    1. La difficulté pour l’acteur public d’accompagner les acteurs du numérique : lorsqu’on est prêt à accompagner une technologie, elle est déjà obsolète. Comment améliorer notre temps de réactivité ?
    2. La plupart des projets ont des ambitions et des buts en terme de public assez modestes. Comment concilier cela avec les grandes ambitions environnementales ?
    3. Les technologies peuvent nous déposséder de notre autonomie. Or la question de l’écologie est précisément la question de l’autonomie. Dans quelle mesure le numérique prépare une sorte de dictature des systèmes ?
    4. L’opacité des données et des algorithmes s’accélère. Comment comprendre l’univers dans lequel nous naviguons ?
    5. La prolifération des capteurs disséminés un peu partout consomme des ressources précieuses. Qui se souciera de les entretenir, les récupérer, les recycler ?

    2.5 - Partage de projets des participants

     

    Un tour de table a permis aux participants d’exposer leurs travaux et d’en partager les enjeux importants. Vous retrouverez ici un tableau de “qui fait quoi”.

     

    Nom

    Rattachement

    Mots-clés

    Antoine Rousseau

    Inria- LEM0N

     

    We develop theoretical and numerical tools to model physical processes that occur in the coastal region. This area can be seen as the natural interface between various environments: sea, sandy bottoms, urban coastal areas, river deltas, lagoons, etc. Our objective is to build and improve models to simulate those systems and to couple them (together or with external data) in order to produce a global forecasting system that better accounts for the variety of natural phenomena.

    Coastal region ; Global forecasting system

    Peter Sturm

    Inria– STEEP

     

    The objective of the STEEP team is to develop quantitative tools for decision aiding which allow to implement sustainable policies at local scales.

    Quantitative tools ; Decision aiding Sustainable policies ; Local scales

    Serge Fenet

    Emmanuel Prados

    Laurent Lefèvre

    Inria– AVALON

     

    The goal of the Avalon team is to execute parallel and/or distributed applications on parallel and/or distributed resources while ensuring user and system objectives with respect to performance, cost, energy, security, etc. Users are not interested in the resources used during the execution. Instead, they are interested in how their application is going to be executed: in which duration, at which cost, what is the environmental footprint involved, etc. (...) a major issue is to design models, systems, and algorithms to execute applications on resources while ensuring user constraints (price, performance, etc.) as well as system administrator constraints (maximing resource usage, minimizing energy consumption, etc.).

    System, model, algorithm design ; User constraints (price, performance, environmental footprint) ; Administrator constraints (maximing resource usage, minimizing energy consumption, etc.)

    Anne-Cécile Orgerie

    Inria-MYRIADS

     

    The objective of MYRIADS is to design and implement systems and environments for autonomous service and resource management in distributed virtualized infrastructures. The team tackles the challenges of dependable application execution and efficient resource management in the future Internet of Services.

    Distributed virtualized infrastructures ; Internet of Service ; Efficient ressource management

     

    Chritine Morin

    Sophie Quinton

    Inria-SPADES

     

    The Spades project-team aims at contributing to meet the challenge of designing and programming dependable embedded systems in an increasingly distributed and dynamic context. Specifically, by exploiting formal methods and techniques, Spades aims to answer three key questions: - How to program open networked embedded systems as dynamic adaptive modular structures? - How to program reactive systems with real-time and resource constraints on multicore architectures? - How to program reliable, fault-tolerant embedded systems with different levels of criticality?

    Programming ; Designing ; Dependable embedded systems

    Benoit Combemale, Johann Bourcier, Olivier Barais

    Diverse is a research team of IRISA (mixed research unit grouping CNRS, Université Rennes 1, INRIA INSA Rennes in Rennes / Britanny / France), in Software Engineering. In this broad domain we develop models, methodologies and theories to address the challenges raised by the emergence of several forms of diversity in the design, deployment and evolution of software intensive systems.

    We explore a model-based approach to develop smart cyber physical systems for resource management (production, distribution or consumption), namely sustainability systems, i.e., dynamically adaptable resource management systems for the sake of sustainability (e.g., smart grid, smart building, smart cities…). Our overall objective is to rely on a modeling framework and domain-specific modeling languages to enable broader engagement of the community, facilitate more informed decision-making, and directly use those decisions to drive the automatic and dynamic adaptation of the sustainability systems.

    Software Engineering, decision making, self-adaptation, sustainable system, model

    Christine Eisenbeis

    Inria - POSTALE

     

    Postale focuses on providing software and hardware means to help programmers to deal with the ever growing complexity of programming state-of-the-art parallel and distributed architectures and to develop optimized HPC applications.

    High-performance computing (HPC) ; Architecture ; Compilation

     

    IRSTEA

     

    "Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture." Irstea est un organisme de recherche qui, depuis plus de 30 ans, travaille sur les enjeux majeurs d’une agriculture responsable et de l’aménagement durable des territoires, la gestion de l’eau et les risques associés, sécheresse, crues, inondations, l’étude des écosystèmes complexes et de la biodiversité dans leurs interrelations avec les activités humaines.

    Agriculture ; Territoire ; Environnement

    Fabrice Rastello

    Inria-CORSE

     

    Les objectifs de recherche de CORSE visent à la maximisation de vitesses d’exécution et à la réduction de la consommation énergétique, ce à la fois pour le calcul haute performance et les systèmes embarqués. Les applications ciblées appartiennent notamment aux domaines de la géophysique, des nano-matériaux ou du traitement du signal.

    Calcul & Systèmes embarqués ; Vitesse d'éxecution ; Réduction consommation énergétique

    Nic Volanschi

    Inria- PHOENIX

     

    A host of networked entities (devices and services) are populating smart spaces that become prevalent (e.g., building management, personal assistance, avionics) and large scale (e.g., train station, city, highway network). These smart spaces are becoming intimately intertwined with our daily life and professional activities, raising scientific challenges that go beyond the boundaries of single field of expertise. Two main avenues of research : - design-driven software development approach that leverages programming languages principles and techniques to guide and support the development of applications orchestrating networked entities. - cognitive digital assistance that exploits the capabilities of smart spaces to provide services that compensate or remediate cognitive difficulties.

    Programming Languages ; Software Engineering ; Cognitive Digital Assistance

    Laurent Jeannin

    TechEduLab

     

    Plateforme spécialisée sur les technologies numériques en milieu éducatif. A partir de ces développements logiciels originaux, ses équipements permettent notamment d’analyser les impacts des nouvelles technologies numériques sur les apprenants et les enseignants.

    Education ; Technologies ; Plateforme

    Olivier Bernard

    Inria - BIOCORE

     

    L’objectif global de Biocore est d’appliquer et de développer des méthodes de l’automatique (modélisation, identification, estimation, régulation, contrôle optimal, théorie des jeux) et de la théorie des systèmes dynamiques aux écosystèmes artificiels. Axes de recherche : - Modélisation et contrôle des bioréacteurs - Modélisation et surveillance de la croissance du phytoplancton - Modélisation, suivi et contrôle des procédés de traitement de l’eau - Bioénergies, production de lipides par les microalgues - Lutte biologique - Modèles biochimiques intracellulaires - Mathématiques de la modélisation en biologie - Logiciels à usage des modélisateurs et des biologistes

    Systèmes dynamiques ; Ecosystèmes artificiels ;  Biologie

    Cathy Dubois

    CNES - Espace, Innovation et Société

     

    Pilotage d'un programme de recherche en SHS, avec le CNES (centre national d'études spatiales) dans le cadre d'une démarche globale de réflexion sur l'innovation au CNES.

    CNES ; Espace ;  Innovation

    Marc Shapiro

    Inria - REGAL

     

    Nos thématiques de recherche sont centrées sur l’adaptation des systèmes aux nouvelles infrastructures réparties: les systèmes pair-à-pair (P2P), les réseaux dynamiques sans-fil, les nuages informatiques et les machines à grand nombre de cœurs. - Notre objectif est d’adapter aux contraintes particulières de ces environnements les protocoles fondamentaux des systèmes répartis tels que l’allocation de ressources, la gestion des accès concurrents ou encore l’accès aux données. - Les défis scientifiques sont le passage à l’échelle, la gestion de la dynamicité et la dématérialisation de l’infrastructure physique.

    Infrastructures réparties (P2P, cloud, ...) ; Protocoles systèmes répartis (allocation ressources, accès au données, ...)

    Alexandre Termier

    Inria-Irisa (Rennes 1)

     

    En charge de l'activité prospective sur l'agriculture numérique à l'Inria

    Data Mining ; Algorithms ; Agriculture

    Alexandre Monnin

    Inria - WIMMICS (Starting Research Position)

     

    Wimmics stands for Web-Instrumented Man-Machine Interactions, Communities, and Semantics. - Our challenge is to bridge formal semantics and social semantics on the web - Our research areas are graph-oriented knowledge representation, reasoning and operationalization to model and support actors, actions and interactions in web-based epistemic communities. - The application of our research is supporting and fostering interactions in online communities and management of their resources

    Formal semantics ; Social semantics ; Knowledge representation

    Pierre-Brice Wieber

    Inria

     

    Mathematical modeling and control design in industrial and humanoid robotics.

    Robotics ; Decision making

    Célian Colon

    Doctorant école polytechnique Analyse écosystémique d'un réseau socio-économique - évaluation de la résilience du système alimentaire d'un pays en développement.

    Réseau socio-économique ; Modélisation mathématique ; Résilience

     
     
    Et vous ?
    
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    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/982/quelle-contribution-de-la-recherche-dans-le-lien-transition-ecologique-transition-numerique
    Par: Renaud Francou
    Publié: March 4, 2016, 10:47 am

  •  

    Sustainable By Design - Workshop by Transitions² and the MIT Climate Colab during the Lift 2016 Conference (Geneva, Feb. 11, 2016)

     

    Objectives

    How to reorient corporate activity and innovation towards sustainability? Can we natively measure financial performance together with environmental performance? What new, accessible and common indicators, accounting methods and tools, and reporting mechanisms can we design to help in that process?

    This workshop, co-designed by the Transitions2 network and the MIT Climate CoLab, invites participants who believe that environmental and economic performance should now be measured simultaneously and given a similar importance - and are interested in discussing how this could be achieved in real life.

    Its concrete outcome could be the launch of one of the Climate CoLab's "contests", harnessing the collective intelligence of thousands of people from all around the world to create, analyze, and select detailed proposals to make innovation "sustainable by design".

    The following are the ideas and insights shared by the workshop’s participants.

    Starting points: Why this is necessary, Where we are today, Why this is still difficult, How to move forward

    Why we need to implement new performance metrics

    • Because what we don’t measure, we don’t achieve
    • Because we need to move from a financial perspective on things to a holistic perspective
    • Because without metrics, environmentally-minded projects carry one of two stigmas: that of being politicized, or that of green washing.
    • Because it helps select projects.
    • Because indicators are a way to help move from concern (“I care”) to action.

    What’s already being done

    NOTE: We welcome additional information on existing efforts to design and implement performance metrics that integrate the economic and environmental performance of organizations and projects.

    • The ISO 14000 standards family on environmental management
    • Carbon markets (CO2 only)
    • Sector-specific labels, eg food
    • Sector or activity-specific CO2 footprint measurement, eg in the IT industry
    • WWF activities
    • Self-measurement apps on CO2 footprint
    • B-Corp (“for benefit”) approaches

    Why it’s difficult

    • Public agencies have tools but no big influence, Corporations have impact but not enough tools.
    • There have been many failures or outright lies in this area, trust is low.
    • Environmental issues are global, complex and diffuse – The effect of what I do is not directly perceptible.
    • Because environmental impacts are complex to evaluate, with many related and indirect systemic effects.
    • Our (personal as well as corporate or political) habits are hard to change.
    • We’ve never been taught to measure our environmental impact and to act on it.

    Ways forward

    • Build environmental measurement as part of designing a project, a business model, a startup…
    • Build trust and confidence in indicators and their application.
    • Become capable of measuring things that we thought were impossible to measure.
    • Design indicators to maximize positive effects, rather than minimize negative effects.
    • Financial and other penalties for either insufficient measurement, or proven (measured) negative environmental impacts.

    Towards a Climate Colab Contest: What we’d like to achieve

    Criteria for a good « contest »

    • Motivating for people who come from business and/or technology and/or environmental management and ecology
    • Interested in positive as well as negative impact measurement
    • Benefits from collective intelligence rather than rare and very specific expertise

    We’d like to design a contest that attracts solutions that are…

    • Tailorable to diverse contexts (national, sectorial, etc.)
    • Verifiable (the trust issue)
    • Multifactor (various, linked indicators)
    • Weaved into normal, daily business processes and decision cycles
    • Usable for specific analyses as well as real-time or day-to-day measurement
    • Cheap
    • « Good enough » rather than perfect and hard to implement
    • Inclusive of large segments of the population
    • Easy to understand and/or apply by laypersons

    As examples, we could hope to receive submissions on…

    • Design methodologies
    • Participatory endeavors, e.g. Data Canvas
    • Decentralized, blockchain-like solutions
    • Open solutions: open data, open source, open innovation…
    • Accounting tools integrating financial and environmental accounting
    • Guidebooks, courses, Moocs…
    • Platforms for existing indicators, standards, tools, and methods
    • Standards for ethical investing

    Some very rough proposals for the Contest

    Title: How can sustainable indicators be defined in order to be implemented all over the world?
    Question/Issues: The trust in the system should be very high – How to design such a system?
    Suggested advisors, judges, fellows: IPCC/GIEC, WWF, COP21 + an open selection process for NGOs, academics, public agencies…

    Title: Closing the Feedback Loop
    Question: How can we bring better feedbacks to individuals and corporations?

    Title: Gamify Sustainability
    Question: How can we better incentivize people and corporations using gamification concepts?
    Suggested advisors: Dr. Michael Wu; Pr. Kevin Werbach (Wharton)

    What would be your proposals for the Contest ? (You need to create a Transitions² account or to log in)

     

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/972/how-to-implement-new-performance-metrics-for-innovative-projects-and-enterprises
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: February 29, 2016, 2:01 pm

  •   Restitution enquête Agirlocal

    Depuis le 25 Feb 2016 à 10:00
    Jusqu'au 25 Feb 2016 à 16:30

    Journée d'étude - Numérique et stratégies environnementales, outiller les territoires

    Rendez-vous le 25 février pour une journée de restitution de l’enquête sur le développement territorial durable proposée par l’Anis, les Interconnectés et la Fing, à la Fonderie, l'agence publique numérique d'Île-de-France , 11 rue de Cambrai, à Paris. Il s'agira de à mieux identifier les pratiques et les opportunités des territoires et les meilleurs leviers numériques pour la transition écologique :

    Programme prévisionnel

    • 10h : accueil
    • 10h15 : Présentation du programme Transitions² et du défi AgirLocal, retours sur les premières étapes
    • 10h30 : Résultats de l'enquête
    • 11h15-12h30 : réactions & débats [Table ronde]
    • 12h30-14h déjeuner libre
    • 14h-16h Session créative et d’intelligence collective production de pistes

    Participer

    Plus d'informations

    • Découvrir et prendre part au Défi AgirLocal : enrichir systématiquement la dimension numérique des stratégies écologiques des territoires !
    • Thèmes recensés : énergie, mobilité, obsolescence-réparation, participation-concertation, environnement (air-eau-biodiversité), proximité (circuits courts, marchés publics, relocalisation), consommation collaborative, innovation sociale, empreinte carbone du numérique, open data, Fab Labs, smart city, etc.

       

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8