Questions Numériques

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RESET - Quel numérique voulons-nous ? (édition 2018-2019)


Blog de Questions Numériques

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    Le numérique est sur la sellette. Il soulève des questions de confiance et de libertés, de pouvoir politique et économique, d’empreinte écologique : fake news, marchandisation et exploitation abusive de nos données personnelles, consommation énergétique considérable, centralisation des pouvoirs par un petit nombre d’acteurs…

    Pourtant, à ses débuts, le numérique était porteur de grandes promesses : réinventer la démocratie, partager les connaissances, émanciper les individus, moderniser l’économie et l’action publique.

    Pourtant, nombre de ses acteurs sont restés fidèles à la vision d’origine. Mais quelque chose a dérapé.

    A force de pointer les « impacts du numérique sur » (l’éducation, les territoires, le travail, les organisations, …), nous avons intégré un « fatalisme numérique » : des pans entiers de la société cherchent comment s’adapter à cette révolution subie. Nous avons perdu de vue que la conception même des systèmes numériques était porteuse de choix, d’intentions.

    Acteurs du numérique, chercheurs, responsables d’entreprises, d’associations, d’organisations publiques, nous pensons qu’il est temps de décrire à nouveau le numérique que nous voulons, pour pouvoir repartir dans le bon sens. “Réinitialiser le numérique”, pour le rendre plus sobre, plus humain et plus propice à l’innovation.

    En un mot, d’appuyer sur le bouton « RESET ». C’est ce que nous proposons d’engager dès aujourd’hui.

    Pourquoi maintenant ? Parce que le numérique est à un moment particulier de son histoire : il est devenu l’affaire de toute la société, mettant sous tension la politique, l’économie, nos vies quotidiennes, nos territoires. Il y a certes longtemps que les technologies d’information soulèvent de tels enjeux. Mais ce qui est nouveau, c’est que ces outils sont désormais aux mains du très grand nombre et que, simultanément, des géants concentrent, à un niveau sans précédent, une part déterminante des ressources, des données, des revenus et des pouvoirs.Mais aussi parce que le numérique d’aujourd’hui n’est pas adapté au monde qui vient. Oui, le numérique peut contribuer à changer le monde, mais entendons-nous sur le sens des changements que nous voulons. Nous avons la certitude des incertitudes : les équilibres mondiaux vacillent, les menaces se multiplient. Le numérique qui nous est proposé est trop souvent celui d’une technique aveugle qui aurait réponse à tout. Est-il si robuste et inattaquable ? Prend-il assez en compte l’investissement humain, les talents et les compétences ? Est-il encore ouvert et propice à l’innovation, à la transformation ? Est-il assez sobre, assez réparable, assez résilient pour les temps de crise ? En avons-nous, collectivement, la maîtrise nécessaire ? Il est temps d’œuvrer à un numérique dont nous serions les acteurs et qui répondrait aux grands enjeux de notre monde commun.

    Quel numérique voulons-nous ? Quel numérique allons-nous léguer aux générations futures ? Le numérique que nous développons est-il à la hauteur des enjeux contemporains ?

    Les leviers d’action existent et ils sont nombreux. Il faut bien sûr parler de gouvernance et de régulation ; mais il ne suffit pas de réguler le numérique tel qu’il est. Cette vision n’est pas mobilisatrice, elle n’est pas émancipatrice, elle condamne la majeure partie de la société à l’inertie.

    Au-delà d’une action législative comme l’a fait l’Europe avec le RGPD, au-delà des actions juridiques qui peuvent être menées pour lutter contre les positions dominantes et pour l’équité fiscale, il est possible et nécessaire d’agir concrètement, à toutes sortes de niveaux : sur les architectures technologiques, sur les objets et les services numériques, sur les interfaces, sur la formation des professionnels comme des utilisateurs, sur l’intelligibilité des processus de décision (les fameux « algorithmes »), sur le développement des biens communs (standards, connaissances, données, logiciels…) qui représentent l’infrastructure immatérielle du développement numérique. La mutation en cours est tellement vaste qu’elle ouvre grand le champ des possibles.

    Le vrai sujet, c’est celui de notre capacité d’anticipation et de discernement pour choisir ensemble l’horizon numérique que nous voulons. Des visions divergentes se font jour sur la planète et il est temps d’affirmer une approche qui se démarque des conceptions dominantes structurées par des acteurs américains et chinois. Après tout, l’Europe a inventé la machine universelle avec Alan Turing et l’architecture du Web avec Tim Berners-Lee. Pourquoi ne prendrions-nous pas la parole quand il s’agit de promouvoir un numérique plus équitable, plus émancipateur, plus attentif aux libertés et plus soucieux des enjeux écologiques ?

    L’objection classique est que le numérique est global, qu’il ne sert à rien d’agir localement, même à l’échelle européenne. L’expérience passée des standards de la téléphonie mobile et celle, présente, du RGPD, démontrent que si nous le voulons vraiment, il est possible d’infléchir la trajectoire. D’autant que l’urgence de « reformater » le numérique s’exprime un peu partout : appel à propositions du Nesta pour “repenser l’Internet”, Solid, le projet de web décentralisé orienté données personnelles de Tim Berners-Lee, débat sur le futur de l’internet par l’ISOC…  Des convergences peuvent s’opérer entre des acteurs très divers : réseaux citoyens, chercheurs sensibles aux enjeux de société, acteurs et financeurs de la recherche et de l’innovation, entreprises soucieuses de long terme et de responsabilité sociétale.

    Nous nous engageons donc à contribuer dès maintenant, par nos actions, à l’émergence d’un numérique « choisi » et dont nous pourrons être fiers. Nous appelons à une exploration résolue de nouvelles architectures du réseau internet et des espaces informationnels du web ; de systèmes d’information écologiques et humains par conception ; de services et de modèles économiques qui ne reposent pas uniquement sur la captation de l’attention et des données personnelles…

    Pour y arriver, nous aurons besoin d’engager collectivement trois actions : préciser la liste des défis que le numérique de demain devra relever, produire des imaginaires souhaitables pour dessiner un numérique dont chacun pourra tirer le plein potentiel, et décrire ensemble les préconisations et outils qui ouvriront la voie à leur réalisation.

    Nous engageons les chercheurs, acteurs publics, dirigeants d’entreprises, innovateurs et concepteurs à souscrire à cet appel et à prendre part à cette transformation pour écrire ensemble la recette du RESET !

    Premiers signataires : Nathalie Collin (Directrice Générale Adjointe en charge du Numérique et de la Communication, Le Groupe La Poste), Pascal Démurger (Directeur général du groupe MAIF), Karine Dognin-Sauze (Vice Présidente de la Métropole de Lyon), Daniel Kaplan (fondateur de la Fing), Pierre-Marie Lehucher (Président de Tech in France, Président Directeur Général de Berger-Levrault), Philippe Lemoine (Président de la Fing), Jacques-François Marchandise (délégué général de la Fing), Olivier Mathiot (Président de The Camp), Antoine Petit (Président du CNRS), Olivier Sichel (Fondateur de la Digital New Deal Foundation), Salwa Toko (Présidente du CNNum).

    Si vous souhaitez signer également cette tribune, rendez-vous sur le site dédié Reset.

  • Le bureau éditorial du New York Times a publié il y a quelques semaines un article intitulé « Il pourrait y avoir bientôt trois Internets. L’Américain ne sera pas forcément le meilleur », faisant allusion à la façon dont les questions de protection de la vie privée, sécurité et liberté sur le Web sont traitées différemment selon si on se place du point de vue de l’Europe, des États-Unis ou de la Chine.

    A l’origine, le Web avait été imaginé par Tim Berners-Lee comme une espace unifié, sans limite, faisant la promotion de la libre circulation de l’information et donc de la démocratie. Or, les choses ne sont plus aussi simples et il existe un monde de différences entre le règlement général de protection des données (RGPD) de l'Union européenne, et le système de censure et de surveillance (le projet Bouclier Doré et son programme « Great Firewall », littéralement le « Grand Pare-feu ») géré par le ministère de la Sécurité publique en Chine. Ce système de surveillance numérique de plus en plus sophistiqué (vidéosurveillance, reconnaissance faciale, historique de navigation, …) joue un rôle majeur dans les violations des droits de l’homme en Chine, notamment des musulmans.

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    Les Etats-Unis ne sont pas en reste sur la surveillance d’Internet et des téléphones portables par ses services secrets, comme l’ont montré les révélations d’Edward Snowden en 2013 : collecte d’informations en ligne, espionnage d'équipements informatiques à l'étranger, espionnage d'institutions internationales comme le Conseil européen à Bruxelles ou le siège des Nations Unies, …

    Comme l’écrit le New York Times, « les trois sphères - Europe, Amérique et Chine - génèrent des ensembles de règles, règlements et normes qui commencent à se frotter les uns contre les autres », ce qui peut poser des problèmes quand la localisation physique des données n’est pas au même endroit que les utilisateurs de ces données.

    Par ailleurs, poursuit le bureau éditorial, « l'autoroute de l'information se fissure plus facilement quand elle dépend en grande partie d'une infrastructure privée », prenant l’exemple de la panne du service de cloud computing d’Amazon en 2017 (Amazon Web Services) qui a entraîné l’arrêt de nombreux services et sites sur le Web. Cependant cette panne étant due à une erreur humaine, rien ne dit que la gestion des infrastructures par un acteur public n’aurait pas entraîné un jour la même panne. Ce qui est plus gênant, c’est qu’un acteur privé, qui est l’un des premiers acteurs du stockage de données, soit aussi la plus grande plateforme d’e-commerce (et donc collecte énormément de données sur les habitudes d’achat des acheteurs) et propose maintenant un assistant vocal, Alexa, qui va connaître les pratiques quotidiennes de ses utilisateurs.

    Par contre, l’article ne parle pas du principe de la neutralité du net (qui induit l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet, excluant toute discrimination positive ou négative à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le réseau), principe que le président Donald Trump a aboli aux Etats-Unis en décembre 2017. Cela peut pourtant avoir des conséquences importantes sur la liberté d’expression et la circulation de l’information, voire même dramatiques comme le montre la réduction du débit du forfait illimité des pompiers de Californie, alors qu’ils combattaient un énorme incendie.

    Enfin, l’article n’évoque pas non plus les autres zones, notamment les zones où il n’y a pas Internet. Or selon une étude de la Web Foundation, dont a fait référence en exclusivité le Guardian, la croissance de l'accès à Internet dans le monde s’est considérablement ralentie. En 2014, l'ONU avait prédit que la moitié du monde serait connectée d'ici 2017, mais au rythme actuel, cela ne devrait pas arriver avant mai 2019, respectant de peu l'objectif de développement durable de l'ONU d'un accès abordable à Internet pour tous d'ici 2020. Une des raisons de cette baisse de la croissance est le coût de la mise en place des réseaux, notamment dans des régions reculées.

    Par ailleurs, comme l’écrit le Guardian « outre le fait de ne pas saisir les opportunités économiques, les personnes sans connexion sont exclues des débats publics en ligne, de l'éducation, des groupes sociaux et des moyens d'accéder aux services gouvernementaux numériques tels que la déclaration des taxes et la demande de cartes d'identité. » « À mesure que notre vie quotidienne devient de plus en plus numérique, ces populations hors ligne continueront d'être poussées plus loin en marge de la société », indique par ailleurs le rapport. Parmi ces personnes non connectées, les femmes sont les plus touchées. Nanjira Sambuli, qui s’occupe de promouvoir l’égalité d’accès au Web à la Web Foundation explique que « dans certaines communautés, l’idée que les femmes possèdent quelque chose à elle, même un téléphone portable, est mal vue. » Elle ajoute : « C’est un rappel brutal que la technologie n’est pas une solution miracle pour résoudre les inégalités existantes et qui subsistent en raison de facteurs réels qu’il faut résoudre. Ce sont des défis qui ont été lancés sur le bord de la route. 

  • Si vous voulez comprendre le processus qui a mené du Web créé par Tim Berners-Lee (et co-développé avec Robert Cailliau), qui se voulait ouvert, libre et collaboratif, au Web d'aujourd'hui (centralisé autour de quelques grandes plateformes qui ont basé leur modèle économique sur les publicités et les données personnelles des utilisateurs, qui les enferment dans des bulles de filtres, qui propagent des fake news, ...), l'article du NewYork Magazine "The Internet Apologizes" est celui qu'il faut lire en premier. Entrecoupé de citations des "architectes" du Web, ayant travaillé pour les plus grandes plateformes et/ou entreprises technologiques (Jaron Lanier, Ellen Pao, Tristan Harris, ...), il retrace les 15 étapes qui ont mené au monde d'aujourd'hui et finit avec les 7 inventions qui ont ruiné Internet (les cookies, le tri algorithmique, le bouton "j'aime", le rafraichissement de la page par le scroll, ...). Voilà donc les 15 étapes :

    1. Tout a commencé avec de bonnes intentions hippies... : le rêve de la Silicon Valley est né de la contre-culture, une génération de programmeurs a afflué dans la Bay Area dans les années 1970 et 1980, en voulant transformer le monde pour de bon, grâce aux nouvelles technologies.
    2.  ... Ensuite il y a eu un mélange avec un capitalisme sous stéroïdes : l’échelle et la puissance planétaires envisagées par les premiers hippies de la Silicon Valley se sont révélées être aussi bien adaptées à la création d’argent qu’à la sauvegarde du monde.
    3. Et l'arrivée des financiers de Wall Street n'a pas aidé... : alors que Facebook devenait du jour au lendemain le premier succès des médias sociaux, le marché boursier s’est effondré, envoyant des investisseurs soucieux de leur argent vers l’industrie tech. En peu de temps, une poignée de sociétés avaient créé un quasi-monopole sur la vie numérique. >> Ellen Pao, ancienne DG de Reddit : "Ainsi, en 2008, lorsque les marchés se sont effondrés, toutes les personnes de Wall Street motivées par l’argent se sont retrouvées dans la Silicon Valley pour se lancer dans la technologie. C’est à ce moment que les valeurs ont changé encore plus. L’optimisme précoce et sans fondement de l’Internet a fini par être complètement déformé dans les années 2000, ces personnes ayant des objectifs différents."
    4.  … Et nous avons payé un prix élevé pour le garder gratuit : pour éviter de payer pour Internet - tout en devenant fabuleusement riche à la fois -, la Silicon Valley s'est tournée vers la publicité numérique. Mais pour vendre des annonces ciblant des utilisateurs individuels, il faut développer son audience et utiliser des technologies avancées pour collecter des quantités de données personnelles qui permettront de les atteindre efficacement.
    5. Tout a été conçu pour être vraiment, vraiment addictif : les géants des médias sociaux sont devenus des "marchands d’attention", décidés à attirer les utilisateurs quelqu'en soient les conséquences. "Engagement" était un euphémisme de "métrique", mais en pratique, c'est devenu une machine sans précédent pour la modification du comportement.
    6. Au début, cela a fonctionné - presque trop bien : Aucune des sociétés n'a caché ses projets ou menti sur la façon dont son argent était gagné. Mais alors que les utilisateurs étaient empêtrés plus profondément dans ce réseau de surveillance de plus en plus addictif, les principales plateformes numériques sont devenues extrêmement populaires. >> Roger McNamee, spécialiste du capital risque : "Si vous remontez aux débuts de la théorie de la propagande, Edward Bernays a émis l’hypothèse que pour implanter une idée et la rendre universellement acceptable, il fallait que le même message apparaisse dans tous les médias, tout le temps, pendant une très longue période de temps. L'idée était que cela ne pouvait être fait que par un gouvernement. Ensuite, Facebook est arrivé avec cette capacité de faire de la personnalisation pour chaque utilisateur. Au lieu d'être un modèle de diffusion, c'était désormais 2,2 milliards de chaînes individualisées. C'était le produit le plus efficace jamais créé pour tourner autour des émotions humaines."
    7. Personne dans la Silicon Valley n'a été tenu responsable… : personne au sein du gouvernement - ou, d’ailleurs, dans la base des utilisateurs de l’industrie tech - n'a semblé vouloir faire rentrer dans le rang un secteur aussi riche et dynamique.
    8. … Même lorsque les réseaux sociaux sont devenus dangereux et toxiques : les entreprises évoluant à un rythme sans précédent, la sécurité des utilisateurs a été mise au second plan, après la croissance et l’engagement. Les ressources sont allées à la vente de publicité, sans protéger les utilisateurs contre les abus. >> Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle  : "Chaque fois qu’il ya des mouvements comme Black Lives Matter ou #MeToo, vous avez cette période initiale où les gens ont l’impression d’être sur un tapis magique. Les médias sociaux leur permettent d'atteindre les gens et de s'organiser plus rapidement que jamais. Ils pensent, "Wow, Facebook et Twitter sont ces merveilleux outils de la démocratie". Mais il s'avère que les mêmes données qui créent un processus positif et constructif comme le Printemps arabe peuvent être utilisées pour irriter d'autres groupes. Ainsi, chaque fois que vous avez un mouvement comme Black Lives Matter, les médias sociaux réagissent en renforçant les néonazis et les racistes d’une manière qui n’a pas été vue depuis des générations. La bonne intention originelle finit par renforcer son contraire."
    9. … Et même quand ils ont envahi notre vie privée : plus Facebook et les autres plateformes ajoutaient de fonctionnalités, plus les utilisateurs leur donnaient volontairement, voire involontairement, de données, aux plateformes mais aussi aux courtiers en données qui gèrent la publicité numérique. >> Sandy Parakilas, ex-product manager chez Uber: "Une fois, un développeur qui avait accès aux données de Facebook était accusé de créer des profils de personnes sans leur consentement, y compris des enfants. Mais lorsque nous en avons entendu parler, nous n’avions aucun moyen de prouver que cela s’était réellement produit, car nous n’avions aucune visibilité sur les données une fois qu’elles quittaient les serveurs de Facebook. Donc, Facebook avait des politiques contre ce genre de choses, mais cela ne nous permettait pas de savoir ce que faisaient vraiment les développeurs."
    10. Puis est arrivé 2016 : l'élection de Donald Trump et le triomphe du Brexit, deux campagnes largement alimentées par les médias sociaux, ont montré aux spécialistes des technologies que connecter le monde - du moins via un système de surveillance publicitaire - ne mène pas nécessairement à cette utopie hippie.
    11. Les employés commencent à se révolter : les dirigeants de l’industrie technologique ne risquent pas de mordre la main qui les nourrit. Mais peut-être que leurs employés - ceux qui ont signé pour une mission autant que pour l'argent - peuvent se lever et provoquer un changement. >> Can Duruk, ancien développeur à Uber : "J'étais chez Uber quand il y a eu toute la folie là-bas, et cela a eu un impact sur le recrutement et les embauches. Je ne pense pas que ces entreprises vont s'effondrer parce qu’elles ne peuvent plus attirer les bons talents. Mais il y aura un impact significatif. C'est devenu moins positif sur le plan moral maintenant de travailler là-bas : vous allez à Facebook pour écrire du code et ensuite vous rentrez chez vous. Ce sont juste devenus des entreprises comme les autres."
    12. Pour y remédier, nous avons besoin d'un nouveau modèle économique… : si le problème réside dans la façon dont la Silicon Valley gagne de l’argent, elle va devoir gagner de l'argent par un autre moyen. Peut-être en essayant quelque chose de radical et de nouveau, comme demander aux utilisateurs de payer pour des biens et des services.
    13. … Et d'une réglementation stricte : alors que nous en sommes là, nous pouvons nous demander où le gouvernement a-t-il été pendant tout ce temps. >> Richard Stallman, programmateur, initiateur du mouvement du logiciel libre : "Nous avons besoin d'une loi. Putain, il n’y a aucune raison de les laisser exister si le prix est qu'il sache tout à propos de nous. Laissez-les disparaître. Ils ne sont pas importants - nos droits humains sont importants. Aucune entreprise n’est aussi importante que son existence ne justifie la création d’un État policier. Et nous nous dirigeons vers un État policier." 
    14. Peut-être que rien ne changera : la possibilité la plus effrayante est que rien ne peut être fait - que les géants du nouvel Internet sont trop riches, trop puissants et trop addictifs pour que quiconque puisse régler cela. >> Antonio Garcia Martinez, ad-tech entrepreneur : "La publicité, c'est nul, bien sûr. Mais comme le disent les gars des technologies publicitaires, « nous sommes ceux qui payons pour Internet ». Il est difficile d’imaginer un modèle économique différent de la publicité pour toute application Internet grand public qui dépend des effets de réseau."
    15. … À moins qu'à la toute fin, de nouvelles personnes prennent des responsabilités : si les problèmes de la Silicon Valley résultent d’une mauvaise prise de décisions, il serait peut-être temps de rechercher de meilleurs décideurs. Un endroit pour débuter serait en dehors du groupe homogène actuellement au pouvoir. >> Ellen Pao : "J'ai exhorté Facebook à faire appel à des personnes qui ne font pas partie de la majorité homogène de leur équipe de direction, de chaque équipe produit, de chaque discussion de stratégie. Les personnes qui sont là maintenant ne comprennent clairement pas l’impact de leurs plateformes et la nature du problème. Vous avez besoin de personnes qui vivent le problème pour en clarifier l'étendue et aider à le résoudre."

    L'article se termine avec les regrets d'autres personnalités de la Silicon Valley, qui croyaient vraiment dans le respect de la vie privée mais qui n'ont rien fait au final, qui n'autorisent pas leur famille à aller sur les réseaux sociaux, qui se demandent comment ils ont pu créer de tels monstres... Pas de doute, nous avons bien besoin d'un reset ..

  • Cet été, dans un entretien à Vanity FairTim Berners-Lee, l'inventeur du web, expliquait combien il était dévasté par ce qu'était devenue son invention : "Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu d’être au service de l’humanité, comme il était censé l’avoir fait, et a échoué dans de nombreux endroits. [La centralisation croissante du Web] a fini par produire - sans action délibérée des personnes qui ont conçu la plateforme - un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain. (...) L'esprit était très décentralisé. L'individu était incroyablement mis en capacité. Tout était basé sur le fait qu'il n'y avait pas d'autorité centrale à laquelle vous deviez demander l'autorisation. Nous avons perdu ce sentiment de contrôle individuel, cette responsabilisation."

    L'écrivain et artiste James Bridle, auteur de "New Dark Age : Technology and the End of the Future" dresse le même constat quant à l'évolution des technologies. InternetActu a fait une revue très détaillée de cet ouvrage, en voilà un extrait : "nous n’arrivons plus à penser en dehors ou sans technologie. Pire, la technologie s’est fait la complice de tous les défis auxquels nous sommes confrontés : à la fois d’un système économique hors de contrôle qui ne cesse d’élargir les inégalités, la polarisation politique comme le réchauffement climatique. Pour Bridle, la technologie n’est pas la solution à ces défis, elle est devenue le problème. Il nous faut la comprendre plus que jamais, dans sa complexité, ses interconnexions et ses interactions : mais cette compréhension fonctionnelle ne suffit pas, il faut en saisir le contexte, les conséquences, les limites, le langage et le métalangage."

    Face à cette perte de contrôle et aux injonctions liés à "l’impact du numérique sur..." nos métiers et nos emplois, nos villes et territoires, l’information, l’éducation, etc., il est donc grand temps d’affirmer des intentions, de formuler les impacts souhaités de la société sur le numérique, et de retrouver des espaces de choix politiques, économiques et sociaux.

    C'est dans cet optique que nous lançons notre nouveau cycle de prospective Questions numériques, intitulé "RESET - Quel numérique voulons-nous ?". Nous avons identifié une première liste de défis : prendre soin des biens communs numériquesconstruire un cadre de négociation collective sur les données personnellespartager de façon plus équitable la valeur produite sur les plateformesrendre concrètement les algorithmes responsables et équitables, ... Afin de compléter cette liste, qui est loin d'être exhaustive, mais aussi le contenu des fiches défis, nous souhaitons vous mettre à contribution, en vous demandant sur quelles thématiques en particulier le numérique a besoin d'un reset, d'une réorientation profonde ? Qu'est-ce qui ne peut plus durer ? Quelles directions devrions-nous explorer ?

    Vous pouvez soit contribuer en réponse à cet article, soit remplir ce formulaire. Nous utiliserons vos réponses et contributions en enrichissant les fiches défis publiés dans ce groupe. Cette matière sera ensuite retravaillée lors d'ateliers contributifs (auxquels vous serez bien sûr conviés) et donnera lieu à la publication d'un cahier d'enjeux à l'été 2019.

    Par avance merci pour vos contributions !

  • Venez partager un temps convivial de débat et d'échanges dans les locaux de la Fing à Paris autour de la présentation publique du cahier Questions Numériques “Think Small, Prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle
    le 14 septembre de 18h à 19h30 

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    INSCRIPTION

    La numérisation a mis le monde dans notre poche : tout en prenant au sérieux le « big », ne doit-on pas considérer la puissance du « small » ?

    Cette édition du cycle de prospective Questions Numériques s’est proposée, dans une première saison, de prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle et de la confronter aux grands défis collectifs – économiques, techniques, sociaux, environnementaux . Elle fournit plusieurs éléments de culture Think Small, ces premiers résultats seront exposés et débattus.

    La 2e saison du cycle « Think Small, Se transformer à la petite échelle" proposera quant à elle un webinar que nous vous présenterons. Il abordera notamment les thèmes suivants :

    • vivant et biomimétisme
    • petit robot sur petite comète à grande distance
    • architectures techniques et modèles du petit
    • échelles et organisations
    • faces inattendues de l'innovation 
    • abeilles et multitudes

    La rencontre informelle sera suivie d'un cocktail

    INSCRIPTION

    Informations pratiques

    La Fing, 8 passage Brulon 75012 Paris, 2e étage

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle continu de prospective créative de la Fing  « Questions Numériques ». L'angle Think Small s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. 

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     

  • La Fing vous proposent un workshop sur le potentiel de transformation à la petite échelle et l’articulation entre « petits » et grands acteurs le 30 janvier à 14h au Square, le nouveau lieu d'open innovation de Renault à Paris.

    L’État, les grandes entreprises, réseaux et écosystèmes propres à chaque situation se posent la question des rapports entre grande et petite échelle. Quelles dynamiques de transition activer à la petite échelle dans les transformations en cours et à venir ? Quelles articulations entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    INSCRIPTION

    Programme

    • 14h: Accueil
    • 14h10 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h40 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 16h - 18h : Sessions de production collaborative d’une micro histoire prospective 

    Informations pratiques

    Le worshop aura lieu au Square, 100 rue Amelot Paris, 75011 France (l'entrée se fait par le passage Saint-Pierre Amelot)

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques. Edition Questions Numériques Think Small de la Fing

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • L’ADEME et la Fing, avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, vous proposent un atelier d’échanges et de production collaborative de micro-histoires prospectives le 17 janvier de 13h30 à 17h30

    Participation citoyenne, innovations sociales, systèmes de production d'énergie décentralisée, autorénovation, financement participatif, crowdsourcing, microfinancement, auto-entrepreneuriat et start ups.... quels potentiels de transformation à la petite échelle, quelle articulation entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    Inscription​

    Programme

    • 13h30 : Accueil Café
    • 13h40 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h15 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 15h45 - 17h30 : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective

    Informations pratiques

    Le workshop aura lieu dans les locaux de l’ADEME Sophia, 500 route des Lucioles, Valbonne.

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • La Fing, la Métropole de Rennes et La French Tech Rennes St Malo vous proposent un workshop créatif le 15 décembre de 14h à 18h 2 rue de la Mabilais à Rennes.

    À l’heure des grands écosystèmes, quelle articulation entre « petits » et grands acteurs ? Les innovateurs doivent-ils tous devenir entrepreneurs et leurs entreprises doivent-elles forcément grandir ? Quels modèles permettent une "biodiversité" de l'innovation ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    Inscription​

    Programme

    • 14h : Accueil Café
    • 14h15-15h : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 15h - 17h : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective
    • 17h - 18h : Débat « Place et rôle des petits acteurs dans l’écosystème »

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

     

  • Lancé fin juin au Tank à Paris, le cycle Questions numériques « Think Small » s’est poursuivi le 20 octobre. Un rendez-vous créatif qui nous a permis d'engager la phase collaborative de ce cycle et d'aborder plusieurs thématiques (du côté de la ville, du travail, de l'apprentissage,...).

    Les Dunes (#lesDunes), le nouveau Campus de la société Générale à Val-de -Fontenay, nous ont accueillis sur son plateau (#lePlateau) dédié à l’innovation, une occasion de découvrir les lieux et profiter de leur dynamique collaborative.

    Malgré des transports en communs très perturbés, une cinquantaine de personnes ont pu participer à la réflexion sur le potentiel transformateur de la petite échelle et aux ateliers de prospectives.

    Aborder les transitions en étudiant la puissance de transformation du petit

    A côté des géants numériques, de la massification, de la centralisation numérique, y a-t-il une autre histoire à raconter, interroge Questions Numériques "Think Small ». Entre le petit et le grand, il n’y a pas que le passage l’échelle, d’autres dynamiques de transformation sont possibles.

    La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, et sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    18 commencements de micro histoires  ont donc été proposés aux participants (vote en ligne et en temps réel avec  l’appli youslide.io) pour n’en retenir que 6 à raconter. Des productions riches de la diversité de nos angles de vue et expériences, nous sommes en train d‘en uniformiser le format de restitution et vous les livrerons prochainement.

    Dans ces prémices d’histoire nous avons étudié la puissance de transformation du petit à l’oeuvre. Nous nous sommes appuyés pour cela sur une première tentative de classification qui comprend 29 figures-modèles. D’autres ont émergé des ateliers, comme Éclairer, Pulser, et nous sommes en train de les reprendre. 

    >>Tableau des dynamiques de transformation de la petite échelle <<

    Ce que des approches par la petite échelle peuvent apporter à nos stratégies

    En fin de journée nous nous sommes intéressés au promesses et limites de la petite échelle. Plusieurs partenaires de Think Small et quelques complices dans la salle ont présenté leurs questions d’acteurs en précisant pourquoi l’approche Think Small leur semblait pertinente pour leur organisation, qu’elle corresponde à telle problématique, situation, ou nouvelle façon de voir qu’on pourrait explorer, des questions de ressources humaines, de technologie, de stratégie, de développement, de modèles d’innovation.

    Bref aperçu

    SGMAP

    Pour l’administration, plusieurs enjeux relatifs à la petite échelle
    • De processus de décision à des niveaux décentralisés
    • Des services déconcentrés
    • Des unités opérationnelles agiles
    Beaucoup de dynamiques testées dans les différentes entités de l’administration (ex : start-up d’État)
     
    Questions : selon quels critères et quels environnements peut-on adopter une dynamique small pour transformer l’entreprise ?
     

    Chaudronnerie de Montreuil

    Accompagnement d’entrepreneurs en économie sociale
    Penser petit comme voir près, faire avec ce qui est près de soi
     
    Le près de soi amène la question du pluriel : voir près c’est aussi voir la pluralité de l’écosystème près de soi. Ce qui pose souvent question dans les dynamiques entrepreneuriales
     
    Remarque : dans le thing small il y a un rapport au risque radicalement différent, les décisions de prises de risques sont essentiels à l’évolution du small alors qu’ils sont gérés de façon tres protectionnistes dans les grands groupes et la petite échelle ne peut pas prendre de risque pouvant mettre à risque le big.
     

    Société générale

    Capacité de la grande entreprise à détruire toute idée « décalée »
    Programme de start -up internes pour développer des projets de ruptures
    Enjeu : trouver la petite chose sur laquelle on peut avoir des résultats tres vite, une formation faite pour penser globalement un sujet avant de commencer, or enjeu de découper des projets en petites entités
    Commentaires :
    - Questions de l’identité entre acteurs de petites tailles et grandes tailles
    - Chercher à penser petit dans les grandes organisations c’est dépasser la linéarité de penser du grand, penser petit c’est voir plus grand, penser petit ce n’est pas forcément voir la start up en tant qu’organisation agile mais se donner la capacité à penser comme si on était petit et voir grand
     

    LA FONDA, prospective pour les associations

    Eclairer la mutation de l’engagement
    Le niveau de l’association est par nature « small » fédérant l’engagement pour mener des transformations à échélle humaine. Quelle dynamique de communautés d’action face aux grandes questions sociétales. Echelle d’un projet partagé, y compris pour les questions complexes, quel mode de structuration dans le small pour préserver l’autonomie ?
     

    La Poste

    Les grandes entreprises envient l’agilité des petites. On recherche cette agilité auprès des startups par de la collaboration et à travers l’open innovation. Cela permet aussi de maîtriser de nouvelles technologies.
    En entreprise, se posent beaucoup de questions d’échelle : rétrécir ou se fractionner - logiques d’intrapreneur sur des projets. Se posent également des questions d’organisation et de réseau. On se structure en petites business units pour gagner en agilité.
     

    Orange

    • Question managériale sur l’agilité à gagner dans les équipes grâce à des équipes projet maitrisée, petites à même de développer rapidement

    Paradoxe de la taille : Les entreprises  veulent être grandes et dominantes mais avec tous les attributs du petit et de l’agile

    • Question technologique : données dispersées dans des datacenters immenses très consommatrices d’énergie, la smart dust, la capacité à produire la poussière intelligente pour agir de façon qui reste
    • Questions des usages :  les petits outils de travail qui permettent de travailler autrement
    • Question de la consommation : petits formats de consommation pour petits prix, offre base essentielle et éléments jadis inclus devenues optionnelles

    Think Small, le cycle continue !

    Trois prochains rendez-vous contributifs du cycle à noter : entre décembre et janvier en régions  Bretagne, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Île de France.

    Si vous souhaitez être tenu au courant ou recevoir une invitation, n’hésitez pas à nous le signaler par commentaire ou mail (questionsnumeriques@fing.org)

    Nos travaux se poursuivent en ligne, vous pouvez >> contribuer à la base de connaissance << et partager ressources et questions d'acteurs

    Extraits de nos premières explorations du côté des imaginaires, merci à Hélène Jeannin, Sophie Coiffier et Lucile Picon

    Panneaux exposition imaginaires Think Smallzoom sur panneau imaginaires think small

    Retrouvez le live de la journée en tweets en images :

  • QN Think Small

     

    Journée contributive nationale du cycle de prospective annuel de la Fing 
    le 20 octobre de 9h30 à 17h30 aux Dunes, le nouveau Campus de la Société Générale aux portes de Paris.

    INSCRIPTION

    L'angle de nos travaux, "Think Small, la puissance transformatrice de la petite échelle", s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La journée nous permettra d'en approfondir les dimensions technologiques, économiques, politiques, sociales, territoriales, d'en caractériser les figures marquantes et la portée stratégique.

    [+] Participez à la découverte et l’enrichissement des formes et des figures de la petites échelles
    [+] Contribuez à une réflexion collective ambitieuse, pour éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives
    [+] Prenez part à un exercice original, contributif et créatif en réseau

    Inscrivez-vous sans plus tarder !

    Au programme :

    • 9h30 : Accueil Café

    • 10h-10h45: Introduction et présentation des objectifs de la journée

    • 10h45 - 12h30 : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective

    • Déjeuner sur place et parcours exploratoire au pays de la petite échelle

    • 14h - 15h45 : Sessions de production collective

    • 16h-17h30 : Débat animé par Jacques-François Marchandise "Think Small : promesses de la petite échelle", Industrie, territoires, organisations, société, technologies

     Informations pratiques

    Adresse : Société Générale, les Dunes, 6 allée des sablons, 94120 Fontenay sous Bois Fontenay-sous-Bois (RER A et RER E Station Val-de-Fontenay Sortie 4)

    Les résultats de ce travail collectif seront intégralement disponibles. Ils constitueront une première contribution au futur Cahier d’enjeux Questions Numériques Think Small qui sera publié au printemps 2017.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     

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  • Retour sur la journée de Séminaire Think Small au Tank qui a réuni une quarantaine de participants.
    Think Small est l’édition 2016-2017 du cycle de prospective Questions Numériques de la Fing.

    imageA rebours de l’injonction « faire toujours plus grand » la puissance transformatrice de la petite échelle a reçu un écho puissant de la part d’une grande diversité d’acteurs : sociologues, universitaires, informaticiens, économistes design, … Sur quoi peut-on avoir prise dans la complexité du monde ?

    Les questions de la très grande échelle sont en effet un peu intimidantes.

    Objectifs de la journée : se constituer une culture commune, à partir notamment des interventions de la matinée, et élaborer les questions sur lesquelles aller plus loin.

    Comment contribuer ?

    • Repérer des experts du sujet
    • Ressources déjà pertinentes sur notre sujet, y compris pré-numérique
    • Partage de pratiques
    • Elargir le cercle des contributeurs

    Cette démarche de prospective s’inscrit en prolongement des travaux de la Fing sur les transitions. Comment améliorer les parties d’un systèmes pour que le système se transforme ? Quel rôle pour la modularité dans le système. Ces questions ne sont pas administrées.

    A l’heure où les big data (très grands volumes de données) sont utilisées pour fonder la décision, prédire, on peut s'interroger, ainsi : 

    • Villes et grands systèmes complexes adaptatifs (smart cities). Mais qui contrôle et sait lire le tableau de bord du pilote de la smart city ? Les capteurs sont nombreux et produisent des données difficiles à traiter. On a vu apparaître la thématique du smart village.

    • Les Start up sont-elles vouées à grandir ? À devenir des licornes ?  Les grands cherchent les petits.

    • Le Welfare state se recentre sur la personne

    Des acteurs se questionnent : l’Etat, l’entreprise, les grands projets informatiques, des petits confrontés au plafond de verre, retour du minitel 2.0 (internet centralisé), agilité et complexité du big, si on va trop loin vers le small on va trop loin dans l’individualisme.

    Seth Godin remarque "Small is the new big".

    Think Small va donc s'intéresser à la puissance transformatrice de la petite échelle ! Rendez-vous au séminaire public du 20 octobre : ateliers de co-production à Paris

     

    4 éclairages sur la figure, la puissance du petit et son articulation avec le grand

  • Think Small, 6e édition du cycle Questions Numériques de la Fing, sera lancé le 27 juin au Tank, 22 bis rue des Taillandiers à Paris de 10h à 17h.

    Le numérique contribue à transformer les jeux d’acteurs en déstabilisant les géants et en faisant place à des innovateurs inconnus la veille; il bouleverse les chaînes de valeurs en distribuant des moyens d’expression et d'action à des millions d’individus; le potentiel démultiplicateur de l’informatique et des réseaux fait de plus en plus souvent levier pour des projets imaginés à petite échelle.

    Questions Numériques Think Small

     

    Face aux difficultés d'un monde plus complexe et moins administré, il semble souvent imaginable de concevoir des réponses décentralisées mais articulées entre elles.

    Si on connaît bien la puissance et les limites du « Big », pour ce nouveau cycle Questions Numériques, nous proposons de nous intéresser aux figures de la petite échelle pour poursuivre le travail engagé sur les transitions.

    Embarquez avec nous pour un travail autour de la puissance transformatrice de la petite échelle lors du séminaire contributif du 27 juin animé par Jacques-François Marchandise qui mêlera interventions expertes et sessions de production autour des questions d’acteurs.

     

    Inscription​

    Programme du Séminaire

    • 9h30 : Accueil café
    • 10h : Présentation du cycle
    • 10h45-13h : 5 regards d’experts sur la puissance transformatrice de la petite échelle
    • 14h-17h30 : Sessions de production collective autour des questions d’acteurs
      • Expériences de la petites échelle
      • Propriétés de la petite échelle
      • Articulation entre les échelles
      • Échelles et complexité

    En partenariat avec

     

  • Présentation du nouveau de prospective de la démarche Questions Numériques de la Fing : Think Small

    Le numérique contribue à transformer les jeux d’acteurs en déstabilisant les géants et en faisant place à des innovateurs inconnus la veille; il bouleverse les chaînes de valeurs en distribuant des moyens d’expression et d'action à des millions d’individus; le potentiel démultiplicateur de l’informatique et des réseaux fait de plus en plus souvent levier pour des projets imaginés à petite échelle.

    Une bonne partie des grands systèmes nous paraissent, peu souples, pas très agiles, menacés de disruption. Paradoxalement en même temps le big, la grande dimension, donne l’impression d’être une sorte d’idéal, que par exemple les petites entreprises doivent forcément devenir grandes, que le modèle de la start-up passe par lever beaucoup de milliards, que le modèle de toute bonne idée, c’est de devenir un service à échelle mondiale.

    Face aux difficultés d'un monde plus complexe et moins administré, il semble souvent imaginable de concevoir des réponses décentralisées mais articulées entre elles.
    Nous avons le monde dans notre poche : tout en prenant au sérieux le « big », ne doit-on pas considérer la puissance du « small » ?

    Questions Numériques 2017 "Think Small" propose donc de questionner un ensemble de figures de la petite échelle et de ses grands effets, leurs conditions de succès, leurs risques et leurs limites : la page web devenue toile mondiale, le virus, la start-up devenue géante, les objets connectés qui font système, les environnements individuels. Il s’agira d’abord de les identifier et de les qualifier, aussi bien dans des champs technologiques qu’organisationnels, que sociologiques, ou économiques ou encore territoriaux.
    L’exercice de prospective tentera d’enrichir notre compréhension des formes et des modèles, pour outiller les stratégies et l’action dans le prolongement du travail engagé sur les transitions.

    Plusieurs des principaux travaux de la Fing pourront contribuer à cette réflexion prospective :

     

    • La Musette du travailleur, ou comment reconcevoir à l’échelle de l’individu un modèle social qui se concevait uniquement à échelle nationale ou continentale,
    • MesInfos, ou comment imaginer et outiller l’environnement de données de la personne, en faire le coeur des systèmes d’information de demain,
    • Capacity, comment explorer le pouvoir d’agir des individus et les environnements collectifs dans lesquels il s’ancre,
    • Mais aussi les acquis de nos travaux passés sur l’éducation : l’ENT qui organise l’environnement d’apprentissage autour de la personne; Villes2.0 qui explore la ville numérique depuis les citadins;
    • Ou encore Transitions2, qui explore l’informatique écologique « by design » notamment au travers de modèles distribués, qui outille l’ »agir local »
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    Depuis le 14 Jun 2016 à 09:30
    Jusqu'au 14 Jun 2016 à 17:00

     



    Le 14 juin, la Recherche partage ses travaux sur le lien entre Numérique & Ecologie, et les praticiens la challengent ! 

     

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    En janvier 2106, dans le cadre du programme Transitions², la Fing, Inria, l’ADEME et l’Iddri lançaient un appel aux chercheurs et plus largement à ceux qui se nourrissent de la Recherche : Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique » ?

    Le 14 juin prochain, au CNAM, 60-80 participants se rassembleront pour relever le défi. Objectifs de la rencontre :

    • Partager des travaux de recherche : entre disciplines, entre sciences sociales et sciences informatiques, mais aussi, entre chercheurs et acteurs publics, aménageurs, entrepreneurs, innovateurs…
    • Identifier les sujets qui font débat, sur lesquels la Recherche devra travailler dans les années à venir
    • Susciter des collaborations fertiles entre chercheurs et praticiens

    S’INSCRIRE A L’ÉVÉNEMENT
    (entrée libre et ouverte, mais inscription obligatoire)

    AU PROGRAMME :

    • 9h30 : Accueil café
       
    • 10h : Introduction aux échanges et choix des groupes
       
    • 10h30-12h30 : 1e session « Connecteur Recherche » (2 thématiques en parallèle)

    LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE : VRAIMENT ?
    Le numérique est-il le chaînon manquant de l'économie circulaire, la clef de voûte des « 4 R » (Réduire, Réemployer, Réutiliser, Recycler) ? Qu'avons-nous besoin de mieux comprendre pour libérer son potentiel ?

    DONNEES, ALGORITHMES ET PRISE DE DÉCISION
    Que peut-on attendre de la modélisation des écosystèmes comme du changement climatique qui se fondent sur d'importants volumes de données ? Comment en faciliter l'accès et l'usage, et en faciliter la critique ou l'usage à des fins de débat ? Quels enjeux politiques et éthiques se font-ils jour et comment les traiter ?

     
    •  12h30 - 13h30 déjeuner convivial
       
    • 13h30 - 15h30 : 2e session « Connecteur Recherche » (3 thématiques en parallèle)

    EMPOWERMENT INDIVIDUEL ET COLLECTIF
    Que sait-on vraiment d’un numérique « capacitant », qui outillerait les pratiques actives des individus, la transformation de soi, les changements de comportement ou les modes de mobilisation ? Aide t-il à rendre plus accessible les enjeux, les difficultés, les prises de décisions collectives ?

    LOW-TECH ET FRUGALITE
    Que sait-on vraiment des nouvelles formes de frugalité largement outillées par le numérique : consommation collaborative, nouvelles formes de “Communs”, pratiques des Makers qui mettre la culture de l’agilité ou de l’ “open” au service de la désobsolescence, de la réparabilité des objets ou du recyclage ? Quelles autres approches émergent-elles sur lesquelles la Recherche devrait travailler à l’avenir ?

    MESURER AUTREMENT
    Quels seraient les bons indicateurs, et comment faire en sorte qu'ils soient aussi faciles à produire, fiables et reconnus que les indicateurs comptables ? Comment les étendre à l'échelle de grands systèmes complexes (filières, territoires...) ? Le numérique peut-il rendre praticable l'utilisation normale de nouveaux indicateurs de croissance et de bien-être ?

     

        •    15h30 - 17h : Session de conclusion, de partage et de questionnements animée par Jacques-François Marchandise, directeur de la recherche et de la prospective de la Fing :

    AGORA
    • Qu'est-ce que la Recherche devrait affirmer, challenger, interroger… dans le lien entre Numérique et écologie ?
    • Quelle place pour le chercheur dans ces enjeux ?
    • Quels prolongements donner à cette rencontre ?
     

     

    PARMI LES CONTRIBUTEURS À CETTE JOURNEE :

    • Fabrice Flipo, Telecom Ecole de Management
    • Jean Daniélou, Engie Lab
    • Annabelle Boutet, Telecom Bretagne
    • Antoine Courmont, Grand Lyon
    • Et aussi : 20 chercheurs d'Inria, des représentants de l’ADEME, de l'Iddri, Place 2 B, La Paillasse, de Fab Labs, …

    (le programme sera mis à jour jusqu'au 14 juin)

    A propos du programme Transitions²
    "La transition écologique sait raconter son but, mais échoue à dessiner son chemin. La transition numérique, c’est le contraire.
    Chacune a besoin de l’autre !"


    Transitions² s’adresse à toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de cette disjonction. À celles et ceux qui agissent, pensent, militent, inventent, créent à l’intersection du numérique et de l’écologie.

    www.transitions2.net

     

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    En partenariat avec :

    Logo CNAM

  • Questions Numériques

    Ecology by design by Transitions²

    Par Questions Numériques le 18 mai 2016
     

    Des pistes d’action, scénarios et méthodologies pour mettre l'IT au service de la transition écologique des organisations (Mai 2016)

     

    Ecology by design by Transitions², en bref

    Transitions flêche C’est quoi ?

    La publication, sous forme de "Cahier d'exploration", qui couronne un travail commun Fing-Cigref en partenariat avec le Club Green IT, publié en mai 2016.
    Son objet : explorer ce que serait une informatique ecology by design, c'est à dire un informatique qui se pré-occupe de l'empreinte de toutes les activités d'une organisation.
    Ce cahier propose 4 pistes d’action concrètes et des méthodologies associées pour passer à l’acte.

    Transitions flêche A qui s'adresse t-il ?

    Les organisations, petites ou grandes, et plus particulièrement les DSI.

     

     

    Pourquoi avoir engagé ce travail ?

    Pendant longtemps, les projets informatiques ne se préoccupaient de la vie privée qu’en bout de course, dans le seul souci de se mettre en conformité avec la loi. A l’inverse, la privacy by design intègre le respect de la vie privée dès la conception de tout projet, produit ou processus : elle part ainsi de la fonction informatique, mais pour modifier la pratique de toute l’entreprise.

    Et si on appliquait ce principe à l’écologie ? A quoi ressemblerait une informatique ecology by design, qui se préoccuperait à tout instant, non seulement de sa propre empreinte, mais aussi et surtout de l’empreinte de toutes les activités de l’entreprise ?

    De septembre 2015 à mars 2016, dans le cadre du programme Transitions², la Fing, le Cigref et le Club Green IT ont exploré cette nouvelle perspective.

    En voici les résultats.

     

     

    Qu’est-ce qu’on trouve dans ce cahier d'exploration ?

    Pas le courage de lire tout le document ? Venez y picorer !
    Vous y trouverez en particulier...

    puce2  Un état des lieux à jour de la “fonction SI” dans les organisations : son rôle, son périmètre, ses nouvelles prérogatives, mais mais aussi, ses difficultés et embarras (pp. 9-18)

    puce2  4 leviers pour la transition écologique des organisations : Dématérialisation radicale / Partage et mutualisation / Changement des comportements et des aspirations / Réduction des déchets. (pp. 19-21)
    Ces 4 leviers sont décrits et illustrés chacun par une dizaine de micro-scénarios.

    puce2  2 scénarios, racontés sous forme de récits, d’une transformation réussie : “l’internet des colis” et “des produits de 10e main” (pp. 26-29)

    puce2  4 pistes pour orienter l’IT vers une perspective ecology by design :  Changer la mesure pour changer l'activité de l'entreprise / L’internet des objets au service de la performance écologique / L’aura numérique des objets / Vers une méthodologie ecology by Design (pp. 30-34)

    puce2  3 propositions méthodologiques pour “faire sa transformation écologique et économique soi-même” : une méthodologie pour se projeter (“Inspirations”), une plus radicale (“Scénarios extrêmes”) et une dernière qui pense la Transition plus profonde de l’organisation (“Transitions”).
    (pp. 35-46)

    Comment l’utiliser ?

    Comme un document prospectif, qui propose des pistes nouvelles pour l’IT au service de la Transition écologique…
    … ou comme un “kit méthodologique”, destiné aux DSI qui veulent faire bouger leur organisation !

    ecology by design - Les leviers

    Schéma : 4 leviers pour mettre le numérique au service de la transition écologique des organisations

     

    Logos partenaires Ecology by design

     
     





    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1104/ecology-by-design-by-transitions%C2%B2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 18, 2016, 9:44 pm

  • Depuis le 14 Jun 2016 à 09:30
    Jusqu'au 14 Jun 2016 à 17:00

    Lien vers une ressource en ligne : https://docs.google.com/forms/. ( Français)

    Le 14 juin, la Recherche partage ses travaux sur le lien entre Numérique et Ecologie, et les praticiens la challengent ! A vos sujets !

    Dans le cadre du programme Transitions², la Fing, Inria, l'ADEME et l'Iddri proposent une rencontre dédiée au rôle de la Recherche dans le lien entre Transition numérique et Transition écologique.


    Elle rassemblera 80 personnes et s'adresse :

    • aux chercheurs qui travaillent à la croisée du numérique et de l'écologie et qui souhaitent partager leurs travaux, références, questionnements...
    • aux praticiens (innovateurs, acteurs publics, entreprises...) qui souhaitent solliciter les chercheurs pour mieux comprendre, engager des collaborations, voire proposer des terrains

    Ce "Connecteur Recherche" se tiendra mardi 14 juin.

    (9h30-17h
    à Paris / Programme et infos ci-dessous)
     
     

    Nous souhaitons construire ce programme avec vous :

    • Choisir ensemble les thématiques qui vous intéressent, à la croisée du numérique et de l'écologie et proposer un "intervenant"
    • Identifier ceux qui parmi vous souhaiteraient partager un résultat, une interrogation ou une envie (pour les chercheurs) ou un questionnement ou une interpellation (pour les praticiens)

    >>> Pour nous faire part de vos envies, nous vous proposons ainsi de remplir ce court formulaire (5 min. max !)

     

    A vous de jouer !
     
    De là, nous vous proposerons un programme et des modalités de travail plus détaillé(e)s.
     
    Partenaires du connecteur recherche transitions2
     

    *********
     

    Connecteur Recherche Transitions²
    Mardi 14 juin, 9h30 - 17h, Paris
     

    Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique », c'est-à-dire à la recherche d'un mode de développement capable à la fois de réduire de 80 % l'impact écologique de nos économies et nos modes de vie, d'accueillir 2 milliards d'humains supplémentaires et d'extraire de la misère ceux qui y vivent encore ?

    Ainsi présenté, le défi qui s'adresse à la science informatique dépasse de loin, tant le green IT (la réduction de l'empreinte écologique du numérique soi-même) que la recherche d'une plus grande productivité des ressources et techniques. Les pistes à explorer sont plus radicales, plus systémiques : substitution, dématérialisation radicale, transformation de modèles économiques, sociaux et politiques… Par exemple, elles peuvent consister à étudier les manières dont le numérique pourrait faciliter la prise de décisions collectives difficiles, voire renouveler la démocratie, ainsi que des changements de pratiques individuels et collectifs.

    Dans le cadre du programme Transitions², (www.transitions2.net) qui entend « mettre la transformation numérique au service de la transition écologique », la Fing, Inria, l'ADEME et l'Iddri ont lancé un appel aux chercheurs qui travaillent aujourd'hui, ou souhaiteraient travailler, dans cette perspective :

    • Pour partager leurs travaux et références, mais aussi leurs éventuelles difficultés,
    • Pour imaginer ensemble les voies par lesquelles la recherche en informatique pourrait fournir une contribution décisive à cet objectif.

    Une première rencontre s'est tenue le 22 janvier (voir la synthèse).
     

    Elle se poursuivra le 14 juin par un "Connecteur Recherche", qui vise à créer des échanges fertiles entre chercheurs et praticiens.

    Les temps forts :

    • Deux sessions thématiques "Connecteur Recherche" (4 à 6 sessions de 2h, dont certaines en parallèle) qui rassembleront chercheurs et praticiens autour de thématiques que vous aurez choisies - voir plus bas
    • Un temps du déjeuner dédié aux échanges informels autour de Posters
    • Une "Agora", session de partage et de questionnements, pour susciter des collaborations futures et interroger la place du chercheur

    > Les infos, le programme en train de se construire




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1066/appel-a-contribution-connecteur-recherche-transitions%C2%B2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 3, 2016, 5:24 pm

  • Restitution de l'enquête sur le développement territorial durable dans le cadre de la journée d'étude Agir Local - Fing & Interconnectés

     La journée d'étude Agir Local du 25 février, nous a permis de présenter les premiers enseignements de l'enquête initiée lors du Forum des Interconnectés au mois de décembre 2015 "Votre territoire, le numérique et l'environnement" 

    Une vingtaine de participants ont assisté, à la Fonderie, à la présentation des résultats avant de participer à une session d'intelligence collective.

    L'enquête et les débats

    Agir local est un des défis du programme Transitions², lancé sur le champ territorial.  Il vise à mobiliser la puissance du numérique au service de l’environnement sur les territoires (faciliter la participation, la prise de décision...). L'enquête réalisée cherchait à tirer parti des expériences et questionnements des acteurs territoriaux au croisement des transitions écologique et numérique.

    Nous attirons l'attention sur le fait qu'il s'agit d'une petite enquête, et non d'une étude représentative. Son objet même rendait presque impossible d'y répondre complètement. Ses questions portaient sur 9 thématiques différentes. Elles étaient posées à des acteurs qui n'étaient souvent que sur un seul de ces sujets, de plus sur deux registres, le numérique et l'environnement. Les répondants sont déjà probablement hybrides. 

    L’enquête ne visait donc pas tant à récupérer des chiffres, que du signal.

    Accéder aux résultats de l'enquêteEnquête Agir Local - 25 Février 2016 - Fing

    Quelques constats généraux sur le processus :

    • La question se pose de la méconnaissance réciproque numérique/environnement, nous en avons eu confirmation, il nous semble que toute démarche de stratégie dans ces domaines ne doit pas négliger une dimension pédagogique réciproque.
    • Le partage de ressources ouvertes et éclairantes. Nous sommes en effet dans un champ d’innovation déjà très important, il nous paraît important de relier le plus possible les démarches d’exploration, notamment la base de données en commun qui nourrit l’étude ADEME sur l'Innovation sociale, avec le kit que nous souhaitons produire (cf. ci-dessous). 
    • Les acteurs des stratégies locales environnementales semblent avoir un fort appétit pour le numérique.
    • Numérique et environnement apparaissent comme deux transversales pouvant se renforcer mutuellement et se confronter à des champs thématiques dans lesquelles tout est appelé à changer

    #transitions Après-midi créative sur les axes prioritaires du développement numérique et environnemental @la_fing pic.twitter.com/LPoSq23lQV

    — Les INTERCOnnectés (@INTERCOnnectes)

    Un livret thématique - kit méthodologique

     

    Au-delà de ces résultats, et dans la suite des échanges du 25 février, nous produirons au printemps 2016, un livret qui tient lieu de kit méthodologique et de construction de démarche territoriale. Il s’agira de permettre à des territoires de se confronter à cet apport et de l’intégrer dans leur stratégie. Il sera par conséquent agile et évolutif.

    La démarche continue sur la plateforme de travail Transitions², vous pouvez contribuer à l'aide des liens suivants :

    Partagez une connaissance          Partagez un projet           Partagez un outil/une méthode
    (Suivez les indications des liens de contribution
    pour réagir en vous authentifiant si vous avez déjà un compte sur le site ou sinon en en créant un)

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/988/environnement-numerique-outiller-les-territoires
    Par: Sophie Maheo
    Publié: March 7, 2016, 3:16 pm

  •  

    Lien vers une ressource en ligne : http://www.transitions2.net/ca. ( Français)

     

    Synthèse d'une 1ère journée de travail rassemblant des chercheurs de toutes disciplines, le 22 janvier 2016.

    Quelle contribution le numérique et l'informatique peuvent-ils apporter à la « transition écologique », c'est-à-dire à la recherche d'un mode de développement capable à la fois de réduire de 80 % l'impact écologique de nos économies et nos modes de vie, d'accueillir 2 milliards d'humains supplémentaires et d'extraire de la misère ceux qui y vivent encore ?

    Fin 2015, la Fing, Inria et l’Ademe lançaient un appel aux chercheurs qui travaillent aujourd'hui, ou souhaiteraient travailler, dans cette perspective :

    • Pour partager leurs travaux et références, mais aussi leurs éventuelles difficultés,

    • Pour imaginer ensemble les voies par lesquelles la recherche en informatique pourrait fournir une contribution décisive à cet objectif.

    Le 22 janvier 2016, une première rencontre réunissait une 40aine de participants, en majorité des chercheurs, pour partager travaux, interrogations et envies de collaboration. L'enjeu : engager une dynamique pour que se cristallisent des collaborations fertiles entre disciplines de recherches différentes et praticiens, pour engager des projets décisifs pour la Transition écologique.

    En voici la synthèse.

     

    En un coup d'oeil : que trouve t-on dans ce document ?
    
    >> Une première liste des champs de recherche au croisement du numérique et de l’écologie. Il faudra bien sûr la compléter !
    (ex : Green IT, Smart City, Robotique, Mobilité...)
    
    >> Des verbatims de chercheurs, issus du descriptif de ces champs de recherche
    (ex : “Une inquiétude : que les modèles prennent de plus en plus de place dans notre société”)
    
    >> Une première cartographie des "grandes tensions" qui se nouent à la croisée du numérique et de l'écologie - et qui donc interpellent la recherche
    (ex : Optimisation/Transformation, Micro/Macro...)
    
    >> Une invitation à engager de nouveaux projets de recherche :  nouveaux sujets de recherche pour demain, collaborations fertiles, appel à l'interdisciplinarité...
    
    >> Le compte-rendu de "zooms d'experts" sur certains sujets à la croisée du numérique et de la Transition écologique : Inria, Adème, Fing et IDDRI
    (ex : numérique et Transition énergétique, mobilités collaboratives, Smart City, carburants de 3e génération...)
    
    Ce séminaire est le 1er d'un cycle de plusieurs rencontres
    A vous de contribuer !
    
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    1- Les grand enseignements du séminaire

     

    1-1 Cartographie des champs de recherche au croisement du numérique et de l’écologie

     

    “En synthèse, voilà ce sur quoi nous travaillons aujourd’hui…”

     

    NB : les champs de recherche des participants sont détaillées en annexe du document, Point 2.5)

    Green IT / IT for Green

    • Efficacité énergétique du cloud (Green cloud)

    • Architectures décentralisées du web, Cloud P2P

    • La ré-utilisation d’énergie des datacenters

    • Optimisation énergétique des logiciels

    • Ecoconception hard et soft

    • Eviter au maximum les transmissions de données, coûteuses en énergie (“Faire des calculs là où sont les data”)

    Le “Smart”

    • Optimiser les consommations énergétiques d’un bâtiment, d’une ville… et plus largement d’un système

    • Aider les humains à prendre des décisions et/ou décider à leur place

    • Construire l’adéquation entre production et consommation d’énergie (synergies entre smart grids et cloud)

    Mobilité

    • Empreinte écologique des mobilités collaboratives sur l’environnement, particulièrement sur les courtes distances, par exemple en ville (il y a déjà des études sur les longues distances)

    Data et algorithmes

    • Interfaces de compréhension des algorithmes et des données

    • Data-mining, analyse de données environnementales pour optimiser la consommation d’énergie (par exemple dans des fermes)

    • Big data

    • Analyse de données environnementales

    Objets connectés

    • Conception et mise en oeuvre de systèmes distribués autonomes, pour adapter les charges d’énergie à la production

    • Systèmes embarqués critiques

    • “Internet of things”

    Carburants “nouvelle génération”

    • Contrôle et gestion d'écosystèmes

    • Modélisation du métabolisme des micro-organismes

    • Simuler un potentiel de production (ex : de micro-algues) à l’échelle d’un pays

    • Analyse des impacts énergétiques, de mobilisation de ressources… pour passer à la production

    • Analyse d’impacts énergétiques

    Robotique

    • Apports de la robotique industrielle et d’assistance (personnes âgées, handicap…) à l’écologie : une autre forme d’impact ?

    L’informatique de la résilience

    • La “Collapse informatics”, courant de recherche sur la conception de systèmes numériques utilisables après l'effondrement de nos civilisations

    Web sémantique

    • Le web sémantique (nouvelles ontologies) au service de l’analyse des controverses,

    Quelques questionnements qui reviennent...

     

    … sur la posture du chercheur

    • “Les questions liées à la transition énergétique soulèvent des questions propres à la position du chercheur, à l’éclairage de ses travaux par des axes complémentaires”
    • “Dans un monde où nos recherches en informatique ont de plus en plus de conséquences directes, comment s’armer pour les présenter à la société ?”
    • “Comment proposer des méthodes et outils aux différentes équipes de chercheurs, pour les aider à réaliser des modèles mais également à prendre en compte l’incertitude de ces modèles ?”
    • “L’optimisation, la création de modèles, passe par la création de synergies entre associations, militants, chercheurs…”

    … sur les modèles et leur complexité

    • “Il est difficile de faire du monitoring de chaque équipement de la chaîne (machine virtuelle>transport des données et de l'énergie> service utilisateur), car elle est multi-fournisseurs, multi-utilisateurs”
    • “L'un des problèmes actuels de la recherche est la représentation de données, leur visualisation. Comment représenter des phénomènes spatiaux et temporels pour visualiser des dynamiques ?”
    • “Comment répartir l’information ? Peut-être un lien avec l’idée d’un cloud plus décentralisé, plus frugal ?”
    • “Les systèmes adaptatifs, distribués peuvent permettre d'économiser de l'énergie, avec des traitements/transmissions sur les données plus locaux par exemple.”

    … sur les mécanismes de décision

    • “Une inquiétude : que les modèles prennent de plus en plus de place dans notre société”
    • “La technologie pour réduire la consommation des équipements existe, comment impliquer les utilisateurs pour qu’ils transforment leurs usages ?”
    • “Comment fournir des outils pour aider les individus à donner du sens à leurs données ?”
    • “Comment concevoir des métriques compréhensibles par l'utilisateur pour l'inciter à utiliser des services économes en énergie ?”
    • “Les bases de données partagées, la formulation de questions scientifiques, pour produire de nouvelles connaissances, pour la société… C’est formidable, mais est-ce que cela ne privilégie pas certains acteurs ?
    “Champs de recherche actuels” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette cartographie, qui est loin d'être exhaustive : quels sont les champs de recherche non mentionnés ici ? Quelles disciplines (en particulier des Sciences Humaines et Sociales) travaillent au croisement des deux Transitions ? Quels chercheurs aurions-nous envie de solliciter à l’avenir ?
    
    > Publier une cartographie synthétique des principaux champs de recherche et mettre en évidence les “trous dans la raquette”, pour engager de l’action.
    
    > Partager les travaux dont vous avez connaissance ici : 

    Partagez une connaissance          Partagez un projet

     


     

    1-2 Numérique et écologie : 6 grandes tensions

     

    NB : cette première cartographie de tensions appelle des compléments et à vocation à être enrichie

     

    T2_Carto_Tensions Recherche.jpg

     

    Tensions

    Autour de quoi s’organise cette tension ?

    Des exemples

    Ce qui pourrait challenger la Recherche et/ou les chercheurs

    Optimiser / Transformer

    Beaucoup de travaux de recherche sont focalisés sur l’optimisation de systèmes existants - parfois avec succès. Pourtant, la recherche du “Facteur 4” nécessitera vraisemblablement des transformations plus radicales des systèmes (de production, distribution, recyclage…).

    Dans le Green IT, si on agit à l’échelle de l’ensemble des terminaux, infrastructures, logiciels… “on peut atteindre un facteur 1000”.

    Mais on peut aussi penser que l’IT for Green (mettre l’informatique au service de systèmes plus écologiques) pourrait avoir de forts effets de levier : dématérialisation radicale, “zero waste”, partager plus d’objets, de véhicules, de lieux...

    • Penser l’optimisation à l’échelle

    • L’optimisation à elle seule peut-elle suffire à résoudre les “grands problèmes” écologiques ?

    Ordre / Désordre

    On a souvent tendance à convoquer le numérique pour organiser les systèmes et les projets : il mesure, hiérarchise, modélise, …
    Or, il est le plus souvent un facteur de désordre en favorisant la diffusion de l’information et des données, en transformant de manière radicale des modèles établis...

    Les 7 leviers du numérique (Source : Questions Numériques, Fing : http://reseau.fing.org/qntransitions) :

    • Optimal (ex : zéro stock, dématérialisation)

    • Smart (ex : smart city, grids, buildings…)

    • Soft (ex : pilotage par les data et les algorithmes)

    • Distribué, capacitant, collaboratif (ex : Open Street Map, logiciels libres…)

    • Open (ex : licences libres, zero brevet…)

    • Disruptif (ex : “uberisation”, MOOCs…)

    • Agile (ex : méthodes d’innovation agiles)

    • Penser la place des incertitudes, des effets en cascade, gestion des conséquences inattendues… dans les modèles

    • Un équilibre à trouver entre grands modèles qui organisent et la réalité des pratiques humaines, désorganisées

    Décision “algorithmique” / Décision humaine

    D’un côté, des systèmes complexes qui fonctionnent grâce à des données et des calculs (voitures autonomes, smart cities…).
    De l’autre, la peur de contrôle et la nécessité d’une intervention humaine dans la prise de décision.

    En outre, plus les modèles deviennent complexes et nécessitent des calculs poussés, plus les calculs deviennent opaques - quand cette opacité n’est pas elle-même organisée !

    • L’affaire Volkswagen prouve que la technologie n’est pas toujours mise au service de l’environnement ;

    • Des algorithmes opaques, incompréhensibles (Références : Evgeny Morozov / Dominique Cardon : “A quoi rêvent les alorithmes ?”) ;

    • La promesse du “big data” : d’un côté un champ de nouvelles connaissances (science, santé, aménagement urbain…), de l’autre une méthode de prise de décisions discutable.

     
    • La place du chercheur est directement interrogée : comment communique-t-il avec la société ? Quel devrait être par exemple le rôle du chercheur dans l’agenda de la smart city ?

    • Quelle est la place de l’imaginaire des chercheurs dans les projets de demain ?

    • Le chercheur comme médiateur entre les algorithme, les décideurs et les citoyens ?

    Innovation technologique / Innovation sociale, de service, de modèle...

    Une part déterminante de l'innovation radicale (qui redéfinit les termes de référence du domaine auquel elle s'applique) ne repose pas sur une avancée technologique, mais plutôt sur une innovation de service, de modèle d'affaires, d'organisation…

    Certes, il a souvent fallu des innovations techniques antérieures pour les rendre possibles, à un instant donné, la majorité des innovations radicales s'appuient sur des technologies matures qu'elles appliquent et agencent de manière inédite.

    • Les dispositifs d’aide à l’innovation sont encore trop centrés sur l’innovation technologique (même si c’est en train de changer, voir le Référentiel “Innovation nouvelle génération” de bpifrance : http://fing.org/?Innovation-Nouvelle-Ge%CC%81ne%CC%81ration,1216).

    • Les Green Tech, très centrées sur la recherche d’innovation technologique - ce qui peut la brider ?

    • Les technologies frugales, low tech… comme champ de recherche assez neuf

    • Un besoin accru d’interdisciplinarité entre IT et Sciences humaines et sociales (incluant le design) d’une part ; entre sciences informatique et des disciplines de l’écologie d’autre part : climatologie, agronomie, …


     

    Micro / Macro

    Le passage à l’échelle, la reproductibité à grande échelle n’est pas la seule voie. La voie du “Think Small”, la force transformatrice du “petit” en réseau se propose également.

    • Equipements médicaux (prothèses Bionico, développées dans un FabLab)

    • “Quand le “Petit” fait système” : un champ vierge pour la Recherche ?

    Temps longs / Temps courts

    Les temporalités dans l’écologie sont très longues.  

    A l’opposé, le taux de renouvellement dans le numérique (hard et soft) est très rapide - ce qui pose par exemple au passage les questions de pérennité de la Smart City.
     

    Du coup, les initiatives visant à utiliser le numérique au service de l’énergie ne se projettent pas assez dans le long terme.

    • Temps longs des équipements énergétiques : centrales nucléaires, véhicules sur 15 ans, bâtiments sur 100 ans…

    • Taux de renouvellement rapide des équipements numériques (18 mois en moyenne pour les terminaux)

    • Cas des lieux chauffés à l'aide de la chaleur produite par des serveurs, qui ne donnent qu’un horizon de quelques années : que fait-on au-delà ?

    • La nécessité de mieux lier les imaginaires numériques et les récits écologiques

     


     

    “Tensions pour la Recherche” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette cartographie : y’a t-il d’autres tensions fondatrices qui aident à positionner les questions de recherche ?

     

    1-3 Pistes de recherche pour l’avenir

     

    “Voilà sur quoi nous pourrions vouloir progresser, proposer et engager de nouvelles collaborations à l’avenir…”

     

    1- Mieux valoriser les travaux sur l’empreinte écologique du numérique et l’informatique “écologique by design”

    Le Green IT est la condition d’entrée pour discuter avec les acteurs de l’écologie : sans réponse aux questions sur la consommation de ressources de numérique tout au long du cycle de vie, du recyclage, de l’éco-conception, … il sera difficile d’aller plus loin et d’imaginer de nouvelles pistes où le numérique se mettrait au service de l’écologie. L’enjeu est grand, puisqu’il ne s’agit pas uniquement de réduire l’empreinte écologique du numérique, mais d’inverser la courbe.
    Pour commencer, on peut imaginer travailler sur la valorisation des travaux et communautés de recherche existants, qui ne semblent pas légion en France (à infirmer ?).

    Il s’agit aussi en parallèle d’explorer les pistes autour de l’IT for Green : le numérique peut-il se mettre au service du partage, de la mutualisation, de la dématérialisation de plus de choses, … Une des clefs est la “mesure” : est-ce que l’informatique peut se mettre à mesurer l’empreinte écologique de façon plus naturelle, au même titre qu’elle mesure aujourd’hui l’activité économique “normale” des organisations ? Si on s’oblige à mesurer cela, en s’appuyant sur des référentiels de mesure existants, beaucoup de choses changent...

     

    2- Le numérique au service de la décision collective et de la mise en capacité du “plus grand nombre”

    Il y a un équilibre compliqué à trouver entre « on ne prend pas en compte les humains » et « il faut aussi des grands modèles ».
    Le numérique, c’est à la fois des grands modèles, du calcul, qui peuvent éclairer des modèles écologiques complexes.
    Mais c’est aussi largement de la communication entre humains, donc il faut aussi se donner les moyens que tout le monde comprenne et y participe - sinon, il n’y aura pas d’adhésion.

    L’extension du nombre d’acteurs (pas uniquement les individus) qui soient en mesure de comprendre un environnement, se fixer des buts et les atteindre, est un enjeu essentiel.

    C’est particulièrement vrai sur le sujet environnemental : l’injonction au changement de comportement “parce que c’est important pour la planète” n’est pas fertile ; en revanche, travailler sur la manière dont le numérique peut fournir des outils à la fois individuels et collectifs, des informations, des données et développer des compétences peut avoir des effets de leviers plus forts.

    Que peut-on imaginer rassembler ou construire pour outiller la Transition écologique ? Et en quoi le numérique peut aider à comprendre des systèmes complexes, à fonder des décisions, à arbitrer entre des acteurs qui ont des logiques différentes ?
     

    3- Mener de front la transformation des systèmes et l’optimisation “à l’échelle”

    Est-ce qu’on peut imaginer “croiser” les 7 leviers du numérique avec quelques grands “vecteurs” écologiques (la réduction des intrants, des déchets et de la demande) pour imaginer des croisement fertiles ?

    Par exemple :

    • La dématérialisation radicale

    • Le partage de lieux, d’objets, de véhicules...

    • Les data au service de l’économie circulaire

    • Organiser la 2e vie des objets

    L’enjeu est de sortir de nos zones de confort, de dépasser l’optimisation.

    Pour autant, le travail sur l’optimisation énergétique doit se poursuivre : pris à une certaine échelle le facteur 4 (et plus) est possible :

    • Exemple du Green IT, quand on travaille conjointement sur les infrastructures, les capteurs, les terminaux et le logiciel ;

    • La piste du Low Tech (Référence : Philippe Bihouix) : est-ce que le numérique peut aider à être plus frugal ?

    4- “L’environnement de recherche”

    Il s’agit ici de travailler à la fois sur :

    • La posture du chercheur et de la Recherche : comment le chercheur définit ses objets, en cherchant du sens au delà des enjeux scientifiques ?

    • L’interdisciplinarité, la solidarité entre chercheurs, même si d’une part collaboration induit des difficultés à se comprendre, du temps nécessaire à mieux se connaître alors qu’on en manque, des budgets restreints… et que d’autre part, l'interdisciplinarité est assez mal appréciée du point de vue académique...

    • Influer sur les dispositifs de soutien à l’innovation pour travailler sur de l’innovation qui ne soit pas exclusivement technologique

    “Pistes futures de Recherche” : que pourrait-on faire pour aller plus loin ?
    
    
    > Compléter cette liste : y a t-il d’autres “grands ensembles” de questions saillantes ?
    
    > Quelles questions de recherche pourrait-on formuler sur cette base ?
    
    >  En quoi une recherche mêlant informatique et Sciences Humaines et Sociales serait décisive ? Quels terrains seraient propices à un tel projet ? Qui faudrait-il vraiment associer ?
    
    => Ces pistes pourraient notamment faire l’objet d’une future rencontre
     

     

     

    2 - Compte-rendu des interventions

     

    2.1 - La démarche Transitions2, Sophie Mahéo, Renaud Francou et Daniel Kaplan, Fing

     

    Extraits de l’appel Transitions2 :

    (...) La transition écologique est notre horizon incontournable, mais la dégradation continue de notre environnement nous oblige à admettre qu’elle sait mieux décrire son but que son chemin. La transition numérique est notre quotidien, le point commun de la plupart des transformations dont nous sommes les acteurs, mais elle ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre !

    Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence.

    Issus pour les uns du numérique et pour les autres de l’écologie, nous nous adressons à toutes celles et tous ceux qui ne se satisfont pas de cette disjonction. A celles et ceux qui agissent, pensent, militent, inventent, créent à l’intersection du numérique et de l’écologie, et plus largement à tous les acteurs animés d’une volonté de réinventer nos manières de vivre dans un monde plus durable et inclusif. (...)

    > Les slides : http://fr.slideshare.net/slidesharefing/transitions-bringing-together-the-digital-and-the-ecological-transitions

    > Les 7 leviers du numérique et les vecteurs de la Transition écologique : http://fr.slideshare.net/slidesharefing/poster-transitions2-2015

     

    2.2 - Interventions des équipes Inria

     

    2.3 - Intervention de Mathieu Saujot, Iddri

    L’IDDRI, institut de recherche privée, a pour objectif d’élaborer et de partager des clés d’analyse et de compréhension des enjeux stratégiques du développement durable dans une perspective mondiale. A travers ses programmes sur le climat, la biodiversité, la ville et le numérique, l’Iddri explore le fonctionnement de systèmes (politiques, urbains, etc) et propose des projections à 50/60 ans.

    Qu’est-ce qui lie la Transition Ecologique à la Transition Numérique ?

    • L'écologie imprègne les politiques publiques mais c’est principalement retranscrit par des normes. Or le numérique est une force de proposition, un moteur.
    • Les technologies numériques ne sont ni bonnes ni mauvaises, c’est l’usage qu’on en fait qui est important.  Il faut penser leurs intégrations dès l'amont des projets de politiques publiques

    Quels sont les principaux axes de recherche à la croisée de ces deux transitions ?

    • Mesurer l’impact environnemental de la consommation collaborative
      Les plateformes d’échange de biens, de mobilité collaborative, génèrent des effets rebonds. Les solutions ne peuvent donc pas exister seules, mais doivent se penser dans un système public.

    • La ville Intelligente, le crowdsourcing, le Big Data
      La dimension participative est intéressante dans le sens où elle permet d’offrir un parallèle entre les deux transitions.  A l’origine du développement durable, il y a l’idée du “collectif” pour trouver solution. C’est aussi un point de départ du numérique, qui permet de faciliter la participation.

    • Les modèles urbains  
      Le numérique (notamment via l’exploitation de data) est mis au service d’une meilleure compréhension de la ville et des moyens de la planifier. Cela nécessite une collaboration entre acteurs de l’aménagement et des chercheurs mathématiciens et informaticiens.

    L’importance des collaborations pluridisciplinaires

    • Des modélisations qui fonctionnent mieux via les travaux en communs (par exemple l’Iddri avec l’Inria).

    • Décryptage de concepts qui vont avoir de plus en plus d’importance (il y a une vraie valeur ajoutée à faire un décryptage grand public des algorithmes “qu’on nous vend”).

    • Des données de meilleure qualité. L’Inria dispose d’un savoir faire sur la production de données (données de capteurs, générées dans le cadre scientifique) mais également des données crowdsourcées.

    • Partager les connaissances entre différents corps de métiers : l’optimisation grâce au numérique n’est pas si évidente - par exemple permettre à un individu de connaître sa consommation énergétique ne va pas forcément lui faire changer son comportement.

    2.4 - Intervention d’Eric Vidalenc, Ademe

    Qu’est-ce qui lie la Transition Ecologique à la Transition Numérique ?

    • L’idée, fausse, que le numérique va nous libérer de nos contraintes environnementales est encore tenace.  A titre d’exemple, la voiture « autonome » ne permet pas de s’affranchir des facteurs humains et moraux puisqu’il va falloir faire des choix sur les algorithmes qui les opèrent.

    • Autre exemple : la promesse des données au service de l’optimisation des systèmes, censés rendre les citoyens plus intelligents. L’idée n’est pourtant pas de produire moins de connaissances et de données mais bien d’interroger la manière dont on les restitue aux utilisateurs finaux pour que plus de connaissances se traduisent par plus de gains au niveau environnemental

    • Si on ne réinscrit pas le numérique (soft ou hard) dans la société dans son ensemble, on ne va pas faire grand chose, voire heurter la cause...

    Numérique et écologie peuvent se vivre comme des antagonismes

    • High Tech vs Low Tech : la course effrénée à l’innovation technologique contribue clairement à l’empreinte écologique (Green IT 1.0). Le “Low Tech” (cf notamment le livre de Ph Bihouix) se pose en alternative.

    • La question des temporalités : les temporalités dans l’écologie sont très longues (le nucléaire, la ville…).  A l’opposé, le taux de renouvellement dans le numérique (hard et soft) est très rapide - ce qui pose par exemple au passage les questions de pérennité de la Smart City. Du coup, les initiatives visant à utiliser le numérique au service de l’énergie peuvent souffrir de cet écart de temporalité.

    5 enjeux importants sur le lien entre transition numérique et transition écologique

    1. La difficulté pour l’acteur public d’accompagner les acteurs du numérique : lorsqu’on est prêt à accompagner une technologie, elle est déjà obsolète. Comment améliorer notre temps de réactivité ?
    2. La plupart des projets ont des ambitions et des buts en terme de public assez modestes. Comment concilier cela avec les grandes ambitions environnementales ?
    3. Les technologies peuvent nous déposséder de notre autonomie. Or la question de l’écologie est précisément la question de l’autonomie. Dans quelle mesure le numérique prépare une sorte de dictature des systèmes ?
    4. L’opacité des données et des algorithmes s’accélère. Comment comprendre l’univers dans lequel nous naviguons ?
    5. La prolifération des capteurs disséminés un peu partout consomme des ressources précieuses. Qui se souciera de les entretenir, les récupérer, les recycler ?

    2.5 - Partage de projets des participants

     

    Un tour de table a permis aux participants d’exposer leurs travaux et d’en partager les enjeux importants. Vous retrouverez ici un tableau de “qui fait quoi”.

     

    Nom

    Rattachement

    Mots-clés

    Antoine Rousseau

    Inria- LEM0N

     

    We develop theoretical and numerical tools to model physical processes that occur in the coastal region. This area can be seen as the natural interface between various environments: sea, sandy bottoms, urban coastal areas, river deltas, lagoons, etc. Our objective is to build and improve models to simulate those systems and to couple them (together or with external data) in order to produce a global forecasting system that better accounts for the variety of natural phenomena.

    Coastal region ; Global forecasting system

    Peter Sturm

    Inria– STEEP

     

    The objective of the STEEP team is to develop quantitative tools for decision aiding which allow to implement sustainable policies at local scales.

    Quantitative tools ; Decision aiding Sustainable policies ; Local scales

    Serge Fenet

    Emmanuel Prados

    Laurent Lefèvre

    Inria– AVALON

     

    The goal of the Avalon team is to execute parallel and/or distributed applications on parallel and/or distributed resources while ensuring user and system objectives with respect to performance, cost, energy, security, etc. Users are not interested in the resources used during the execution. Instead, they are interested in how their application is going to be executed: in which duration, at which cost, what is the environmental footprint involved, etc. (...) a major issue is to design models, systems, and algorithms to execute applications on resources while ensuring user constraints (price, performance, etc.) as well as system administrator constraints (maximing resource usage, minimizing energy consumption, etc.).

    System, model, algorithm design ; User constraints (price, performance, environmental footprint) ; Administrator constraints (maximing resource usage, minimizing energy consumption, etc.)

    Anne-Cécile Orgerie

    Inria-MYRIADS

     

    The objective of MYRIADS is to design and implement systems and environments for autonomous service and resource management in distributed virtualized infrastructures. The team tackles the challenges of dependable application execution and efficient resource management in the future Internet of Services.

    Distributed virtualized infrastructures ; Internet of Service ; Efficient ressource management

     

    Chritine Morin

    Sophie Quinton

    Inria-SPADES

     

    The Spades project-team aims at contributing to meet the challenge of designing and programming dependable embedded systems in an increasingly distributed and dynamic context. Specifically, by exploiting formal methods and techniques, Spades aims to answer three key questions: - How to program open networked embedded systems as dynamic adaptive modular structures? - How to program reactive systems with real-time and resource constraints on multicore architectures? - How to program reliable, fault-tolerant embedded systems with different levels of criticality?

    Programming ; Designing ; Dependable embedded systems

    Benoit Combemale, Johann Bourcier, Olivier Barais

    Diverse is a research team of IRISA (mixed research unit grouping CNRS, Université Rennes 1, INRIA INSA Rennes in Rennes / Britanny / France), in Software Engineering. In this broad domain we develop models, methodologies and theories to address the challenges raised by the emergence of several forms of diversity in the design, deployment and evolution of software intensive systems.

    We explore a model-based approach to develop smart cyber physical systems for resource management (production, distribution or consumption), namely sustainability systems, i.e., dynamically adaptable resource management systems for the sake of sustainability (e.g., smart grid, smart building, smart cities…). Our overall objective is to rely on a modeling framework and domain-specific modeling languages to enable broader engagement of the community, facilitate more informed decision-making, and directly use those decisions to drive the automatic and dynamic adaptation of the sustainability systems.

    Software Engineering, decision making, self-adaptation, sustainable system, model

    Christine Eisenbeis

    Inria - POSTALE

     

    Postale focuses on providing software and hardware means to help programmers to deal with the ever growing complexity of programming state-of-the-art parallel and distributed architectures and to develop optimized HPC applications.

    High-performance computing (HPC) ; Architecture ; Compilation

     

    IRSTEA

     

    "Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture." Irstea est un organisme de recherche qui, depuis plus de 30 ans, travaille sur les enjeux majeurs d’une agriculture responsable et de l’aménagement durable des territoires, la gestion de l’eau et les risques associés, sécheresse, crues, inondations, l’étude des écosystèmes complexes et de la biodiversité dans leurs interrelations avec les activités humaines.

    Agriculture ; Territoire ; Environnement

    Fabrice Rastello

    Inria-CORSE

     

    Les objectifs de recherche de CORSE visent à la maximisation de vitesses d’exécution et à la réduction de la consommation énergétique, ce à la fois pour le calcul haute performance et les systèmes embarqués. Les applications ciblées appartiennent notamment aux domaines de la géophysique, des nano-matériaux ou du traitement du signal.

    Calcul & Systèmes embarqués ; Vitesse d'éxecution ; Réduction consommation énergétique

    Nic Volanschi

    Inria- PHOENIX

     

    A host of networked entities (devices and services) are populating smart spaces that become prevalent (e.g., building management, personal assistance, avionics) and large scale (e.g., train station, city, highway network). These smart spaces are becoming intimately intertwined with our daily life and professional activities, raising scientific challenges that go beyond the boundaries of single field of expertise. Two main avenues of research : - design-driven software development approach that leverages programming languages principles and techniques to guide and support the development of applications orchestrating networked entities. - cognitive digital assistance that exploits the capabilities of smart spaces to provide services that compensate or remediate cognitive difficulties.

    Programming Languages ; Software Engineering ; Cognitive Digital Assistance

    Laurent Jeannin

    TechEduLab

     

    Plateforme spécialisée sur les technologies numériques en milieu éducatif. A partir de ces développements logiciels originaux, ses équipements permettent notamment d’analyser les impacts des nouvelles technologies numériques sur les apprenants et les enseignants.

    Education ; Technologies ; Plateforme

    Olivier Bernard

    Inria - BIOCORE

     

    L’objectif global de Biocore est d’appliquer et de développer des méthodes de l’automatique (modélisation, identification, estimation, régulation, contrôle optimal, théorie des jeux) et de la théorie des systèmes dynamiques aux écosystèmes artificiels. Axes de recherche : - Modélisation et contrôle des bioréacteurs - Modélisation et surveillance de la croissance du phytoplancton - Modélisation, suivi et contrôle des procédés de traitement de l’eau - Bioénergies, production de lipides par les microalgues - Lutte biologique - Modèles biochimiques intracellulaires - Mathématiques de la modélisation en biologie - Logiciels à usage des modélisateurs et des biologistes

    Systèmes dynamiques ; Ecosystèmes artificiels ;  Biologie

    Cathy Dubois

    CNES - Espace, Innovation et Société

     

    Pilotage d'un programme de recherche en SHS, avec le CNES (centre national d'études spatiales) dans le cadre d'une démarche globale de réflexion sur l'innovation au CNES.

    CNES ; Espace ;  Innovation

    Marc Shapiro

    Inria - REGAL

     

    Nos thématiques de recherche sont centrées sur l’adaptation des systèmes aux nouvelles infrastructures réparties: les systèmes pair-à-pair (P2P), les réseaux dynamiques sans-fil, les nuages informatiques et les machines à grand nombre de cœurs. - Notre objectif est d’adapter aux contraintes particulières de ces environnements les protocoles fondamentaux des systèmes répartis tels que l’allocation de ressources, la gestion des accès concurrents ou encore l’accès aux données. - Les défis scientifiques sont le passage à l’échelle, la gestion de la dynamicité et la dématérialisation de l’infrastructure physique.

    Infrastructures réparties (P2P, cloud, ...) ; Protocoles systèmes répartis (allocation ressources, accès au données, ...)

    Alexandre Termier

    Inria-Irisa (Rennes 1)

     

    En charge de l'activité prospective sur l'agriculture numérique à l'Inria

    Data Mining ; Algorithms ; Agriculture

    Alexandre Monnin

    Inria - WIMMICS (Starting Research Position)

     

    Wimmics stands for Web-Instrumented Man-Machine Interactions, Communities, and Semantics. - Our challenge is to bridge formal semantics and social semantics on the web - Our research areas are graph-oriented knowledge representation, reasoning and operationalization to model and support actors, actions and interactions in web-based epistemic communities. - The application of our research is supporting and fostering interactions in online communities and management of their resources

    Formal semantics ; Social semantics ; Knowledge representation

    Pierre-Brice Wieber

    Inria

     

    Mathematical modeling and control design in industrial and humanoid robotics.

    Robotics ; Decision making

    Célian Colon

    Doctorant école polytechnique Analyse écosystémique d'un réseau socio-économique - évaluation de la résilience du système alimentaire d'un pays en développement.

    Réseau socio-économique ; Modélisation mathématique ; Résilience

     
     
    Et vous ?
    
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    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/982/quelle-contribution-de-la-recherche-dans-le-lien-transition-ecologique-transition-numerique
    Par: Renaud Francou
    Publié: March 4, 2016, 10:47 am

  •  

    Sustainable By Design - Workshop by Transitions² and the MIT Climate Colab during the Lift 2016 Conference (Geneva, Feb. 11, 2016)

     

    Objectives

    How to reorient corporate activity and innovation towards sustainability? Can we natively measure financial performance together with environmental performance? What new, accessible and common indicators, accounting methods and tools, and reporting mechanisms can we design to help in that process?

    This workshop, co-designed by the Transitions2 network and the MIT Climate CoLab, invites participants who believe that environmental and economic performance should now be measured simultaneously and given a similar importance - and are interested in discussing how this could be achieved in real life.

    Its concrete outcome could be the launch of one of the Climate CoLab's "contests", harnessing the collective intelligence of thousands of people from all around the world to create, analyze, and select detailed proposals to make innovation "sustainable by design".

    The following are the ideas and insights shared by the workshop’s participants.

    Starting points: Why this is necessary, Where we are today, Why this is still difficult, How to move forward

    Why we need to implement new performance metrics

    • Because what we don’t measure, we don’t achieve
    • Because we need to move from a financial perspective on things to a holistic perspective
    • Because without metrics, environmentally-minded projects carry one of two stigmas: that of being politicized, or that of green washing.
    • Because it helps select projects.
    • Because indicators are a way to help move from concern (“I care”) to action.

    What’s already being done

    NOTE: We welcome additional information on existing efforts to design and implement performance metrics that integrate the economic and environmental performance of organizations and projects.

    • The ISO 14000 standards family on environmental management
    • Carbon markets (CO2 only)
    • Sector-specific labels, eg food
    • Sector or activity-specific CO2 footprint measurement, eg in the IT industry
    • WWF activities
    • Self-measurement apps on CO2 footprint
    • B-Corp (“for benefit”) approaches

    Why it’s difficult

    • Public agencies have tools but no big influence, Corporations have impact but not enough tools.
    • There have been many failures or outright lies in this area, trust is low.
    • Environmental issues are global, complex and diffuse – The effect of what I do is not directly perceptible.
    • Because environmental impacts are complex to evaluate, with many related and indirect systemic effects.
    • Our (personal as well as corporate or political) habits are hard to change.
    • We’ve never been taught to measure our environmental impact and to act on it.

    Ways forward

    • Build environmental measurement as part of designing a project, a business model, a startup…
    • Build trust and confidence in indicators and their application.
    • Become capable of measuring things that we thought were impossible to measure.
    • Design indicators to maximize positive effects, rather than minimize negative effects.
    • Financial and other penalties for either insufficient measurement, or proven (measured) negative environmental impacts.

    Towards a Climate Colab Contest: What we’d like to achieve

    Criteria for a good « contest »

    • Motivating for people who come from business and/or technology and/or environmental management and ecology
    • Interested in positive as well as negative impact measurement
    • Benefits from collective intelligence rather than rare and very specific expertise

    We’d like to design a contest that attracts solutions that are…

    • Tailorable to diverse contexts (national, sectorial, etc.)
    • Verifiable (the trust issue)
    • Multifactor (various, linked indicators)
    • Weaved into normal, daily business processes and decision cycles
    • Usable for specific analyses as well as real-time or day-to-day measurement
    • Cheap
    • « Good enough » rather than perfect and hard to implement
    • Inclusive of large segments of the population
    • Easy to understand and/or apply by laypersons

    As examples, we could hope to receive submissions on…

    • Design methodologies
    • Participatory endeavors, e.g. Data Canvas
    • Decentralized, blockchain-like solutions
    • Open solutions: open data, open source, open innovation…
    • Accounting tools integrating financial and environmental accounting
    • Guidebooks, courses, Moocs…
    • Platforms for existing indicators, standards, tools, and methods
    • Standards for ethical investing

    Some very rough proposals for the Contest

    Title: How can sustainable indicators be defined in order to be implemented all over the world?
    Question/Issues: The trust in the system should be very high – How to design such a system?
    Suggested advisors, judges, fellows: IPCC/GIEC, WWF, COP21 + an open selection process for NGOs, academics, public agencies…

    Title: Closing the Feedback Loop
    Question: How can we bring better feedbacks to individuals and corporations?

    Title: Gamify Sustainability
    Question: How can we better incentivize people and corporations using gamification concepts?
    Suggested advisors: Dr. Michael Wu; Pr. Kevin Werbach (Wharton)

    What would be your proposals for the Contest ? (You need to create a Transitions² account or to log in)

     

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/972/how-to-implement-new-performance-metrics-for-innovative-projects-and-enterprises
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: February 29, 2016, 2:01 pm

  •   Restitution enquête Agirlocal

    Depuis le 25 Feb 2016 à 10:00
    Jusqu'au 25 Feb 2016 à 16:30

    Journée d'étude - Numérique et stratégies environnementales, outiller les territoires

    Rendez-vous le 25 février pour une journée de restitution de l’enquête sur le développement territorial durable proposée par l’Anis, les Interconnectés et la Fing, à la Fonderie, l'agence publique numérique d'Île-de-France , 11 rue de Cambrai, à Paris. Il s'agira de à mieux identifier les pratiques et les opportunités des territoires et les meilleurs leviers numériques pour la transition écologique :

    Programme prévisionnel

    • 10h : accueil
    • 10h15 : Présentation du programme Transitions² et du défi AgirLocal, retours sur les premières étapes
    • 10h30 : Résultats de l'enquête
    • 11h15-12h30 : réactions & débats [Table ronde]
    • 12h30-14h déjeuner libre
    • 14h-16h Session créative et d’intelligence collective production de pistes

    Participer

    Plus d'informations

    • Découvrir et prendre part au Défi AgirLocal : enrichir systématiquement la dimension numérique des stratégies écologiques des territoires !
    • Thèmes recensés : énergie, mobilité, obsolescence-réparation, participation-concertation, environnement (air-eau-biodiversité), proximité (circuits courts, marchés publics, relocalisation), consommation collaborative, innovation sociale, empreinte carbone du numérique, open data, Fab Labs, smart city, etc.

       

  • image

     

    C’est tout naturellement que le programme Transitions² était présent, en pleine COP21, dans les échanges du forum des Interconnectés 2015 dont le thème était « Numérique et transitions » L’appel à convergence entre transition écologique et transition numérique s’est en effet glissé entre plénières et atelier.

     

    Numérique, environnement et engagement 

     

    Un sujet éminement politique, comme l’évoquait Daniel Kaplan à propos notamment des rapports entre numérique et environnement, dans une table ronde le mercredi  2 décembre :

    « Il n’y a pas beaucoup de sujets plus politique que le numérique. […] Nous devons quitter le monde carbone, mais nous avons besoin de trouver un chemin et des objectif à la société digitale ».

    >> Retrouver la vidéo de la plénière des Interconnectés 2015 "Numérique et politique"
    Numérique et transition énergétique,  Interconnectés 2015

    Numérique et transition énergétique 

     

    Jacques-François Marchandise animait le même jour une table ronde sur la transition  énergétique. Celle-ci est en, effet à la fois une des grandes promesses du numérique et une des grandes urgences environnementale. Comment arriver à atteindre des objectifs assez ambitieux afin de reconfigurer complètement nos appproches de l’énergie et comment, à l’intérieur de ça, pouvons-nous actionner le numérique ?

    Numérique et transition énergétique,  Interconnectés 2015

     

    Développement territorial durable

     

    Anis, les Interconnectés et la Fing proposaient, par ailleurs, de répondre à une enquête visant à mieux identifier les pratiques et les opportunités des territoires et les meilleurs leviers numériques pour la transition écologique : " Votre territoire, le numérique et l’environnement » dans le cadre du défi Agir Local de Transitions2

     

    Prospective numérique, data et territoire

     

    “Et si les dispositifs numériques outillaient, venaient renforcer les dynamiques locales de transitions écologiques ?” Tel est en effet le but d' Agir Local, un défi du programme Transitions² lancé dans le champ territorial. 
    Le 2 décembre après-midi, la Fing animait un atelier de prospective créative dans ce cadre, prenant la forme d’une chasse aux données environnementales des territoires avec une quinzaine de participants, dont Alter Carto et Open Data france. Comment associer citoyens et acteurs publics à la transition écologique de leurs territoires ? Dans quelle mesure les données peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies pour atteindre cet objectif ? 
     

    Nous avons donc commencer à identifier, cartographier, collecter l’ « univers de données » actionnables pour outiller les stratégies énergétiques & écologiques des territoires en collaboration avec les citoyens.

    1.“Qu’est-ce qui est important pour vous et qui ne se passe pas toujours bien et qui devrait être amélioré sur votre territoire en matière environnementale ?”

    Plusieurs thématiques ont été évoquées :
    Qualité de l’air : manque de moyens d’agir, les taux dépassent, que faire, on constate, on dit « restez chez vous »
    -> Relier à la santé
    -> déplacements à vélo
    Alimentation : touche toutes les générations. Agit sur la santé.
    ->touche toute la chaîne
    ->nos enfants mangent mal
    ->hospitalier
    Echelle du quartier / énergie positive
    Relocalisation et production locale. Réparabilité.
    Pollution sonore
    Changements de comportement. On fonctionne à l’aveugle. On ne sait pas quelle est notre contribution personnelle à la dégradation/contribution. Smart grid/ logement = + complexe. Les usagers s’amusent avec leur tableau de bord puis laissent tout tomber.

    Remarques
    • Le cloisonnement apparent des thématiques explose assez vite : qualité de l’air et de l’eau / alimentation / mobilité
    • La question des échelle se révèle centrale, besoin de masse.
    • Les données sont collectées « là où sont les gens » elles sont dynamiques (santé, mobilité)
    • Un diagnostic est nécessaire (attention à ne pas faire porter à un individu ce qui n’est pas à sa charge, mais résulte d’une stratégie)

    2. Des défis possibles à saisir pour changer

    a) Réduire l’empreinte des individus /détruire les légendes urbaines
    b) Multiplier par 10 les vélos, diviser par 10 les voitures
    c) Circuits courts, à relocaliser ?
    d) Améliorer la qualité de l'air, réduire la pollution sonore

    Nous avons finalement choisi nous concentrer sur 3 défis : Relocalisation et circuit court, Vélo et mobilitéChangement des comportements et parcours  individuel (Un agenda 21 du citoyen).

    Nous nous sommes alors attachés à identifier les leviers informationnels nécessaire pour relever les défis (ex : j’ai besoin, pour relever ce défi, de connaître un peu mieux le trafic des voitures, les habitudes des citoyens...) :

    Relocalisation et circuit court

    Vélo et mobilité

    Agenda 21 du citoyen

    La suite de ce travail, rendez-vous pour une journée de restitution de l'enquête Agir Local le 25 février à la Fonderie

  • lorient_agirlocal.jpg
    Depuis le 29 Jan 2016 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 18:00

    Un atelier du cycle AgirLocal de Transitions² le 29 janvier à 14h à La Maison de l'Agglomération de Lorient

    Description

    La transition écologique est un enjeu majeur pour nos territoires; la transition numérique est un ensemble de leviers produisant des transformations systémiques. Ces deux transitions contemporaines convergent peu : stratégies cloisonnées, cultures distinctes.

    Le défi « Agir local » du programme Transitions2 vise à mobiliser la puissance du numérique au service de l’environnement sur les territoires.

    L’atelier du 29 janvier 2016 rassemble des acteurs (publics, privés, associatifs) de l’agglomération lorientaise à la croisée des différents domaines et problématiques environnementaux et numériques.

    Au programme 

    • Présentation par la Fing du défi Agir local (démarche, premiers acquis, enquête)
    • Partage d’enjeux environnementaux du territoire lorientais
    • Partage de démarches numériques
    • Session créative et d’intelligence collective : production de pistes exploratoires
    • Controverses numériques du 31 DT dès 19h "Le numérique peut-il devenir écologique ?"

    Les travaux de cet atelier seront publiés en ligne par la Fing et partagés par les acteurs lorientais dans le cadre de la rencontre nationale Agir local du 11 février 2016 à Paris.

    L’enquête Agir local : http://www.transitions2.net/catalogue/view/474/agirlocal

    Participer 

    S'INSCRIRE

    L'inscription est  gratuite mais obligatoire pour accéder à l'atelier qui aura lieu à La Maison de l'Agglomération, Quai du Péristyle, Lorient.    

    La soirée se poursuivra par une controverse du 31DT organisée par Camp'Tic "Le numérique peut-il être écologique ?" (en accès libre). Attention la soirée se déroulera Aux ateliers du 31 DT 31 rue Duguay Trouin [Plus d'informations]

    Répondre à l'enquête :

    Découvrir et prendre part au Défi AgirLocal :

  • Trois interventions sur l'innovation, les "makers" et la transition énergétique/écologique

    Le 16 décembre 2015, le Comité Energies de l’Association des auditeurs jeunesse de l'Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale (ANAJ-IHEDN). Y intervenaient Jennifer Leblond (Ouishare / POC21), Romain Lacombe (Plume Labs) et Daniel Kaplan (Fing / Transitions2).

    Vidéo de la conférence :

  • image

     

    Synthèse de l'événement Respire ta ville des 10 et 11 décembre

     

    Les 10 et 11 décembre, pendant la COP 21, quelques 60 innovateurs, professionnels de la santé et de l'environnement, acteurs territoriaux se sont rassemblés pour challenger des projets innovants autour de la santé et de la qualité de l'air lors d'un événement Respire ta ville « Accélérateur de projets ».

    Initié par le Réseau des Villes-Santé de l’OMS, l’ADEME et la Fing, Fondation Internet Nouvelle Génération, le projet Respire ta Ville proposait, en effet, de créer un accélérateur afin de stimuler, révéler, connecter et accélérer des approches innovantes reliant santé et qualité de l’air.

    Deux jours pour faire émerger de nouvelles réponses aux enjeux de santé liés à la qualité de l’air et au climat, en réponse aux 3 défis lancés par les villes :

    Améliorer la qualité de l'air intérieur  Mesure et compréhension de la qualité de l'air  Agir autrement sur la qualité de l'air

    Les Petits débrouillards, premier réseau national d‘éducation populaire à la science et par la science et d’éducation au développement durable, nous ont accueilli dans leur locaux, aux Grand Voisins. Ce nouveau lieu, situé dans les anciens bâtiments de l'hôpital Saint-Vincent de Paul, à deux pas de Denfert-Rochereau, bruissait d'événements et de rencontres profitant de la dynamique autour de la COP21.

    Le temps de la rencontre 

    La première journée était consacré à la rencontre et la découverte mutuelle entre acteurs territoriaux et innovateurs :

    Les projets des innovateurs

     

    Initiatives supports, espaces ressources pour les projets :

    Un Barcamp, pendant lequel nous nous sommes intéressés aux approches "hétérodoxes" sur le lien entre santé et qualité de l'air, a favorisé les premiers échanges.

    Les ateliers données et prise de décision, végétalisations et effets, pouvoir d'agir, smart city et nouvelles formes urbaines ont produit quelques idées et pistes de réflexion :

    • Communiquer la qualité de l'air dans la ville avec un message positif : des drapeaux hissés par les habitants 
    • Plus qu'une smart city, penser une ville pratique pour tous qui n'oublie pas les plus vulnérables
    • S'inspirer de l'expérience internationale pour l'éducation à la science, la collecte, la visualisation des données
    • Organiser des ateliers de proximité pour dialoguer avec les habitants, travailler ensemble autour de communs et de communication adaptée

    Nous avons ensuite rejoint la Laverie des Grands Voisins, espace convivial doté d'une scène et d'un bar pour une présentation publique des projets innovants. Une scènes des possibles où chaque porteur disposait de 4 minutes pour éclaircir le positionnement du projet et sa valeur usage. C'est en effet "en inventant des usages qu'on change le monde", rappelle Charlotte Marchandise, présidente du Réseau français des villes santé de l'OMS.  

    Le temps de la construction

     

    Le deuxième jour préparait l'action.

    Accélérateur Respire ta ville jour 2

    Plusieurs tables de proposition permettait d'engager une construction : comment mettre le potentiel de transformation des projets au service des villes santé ? Une invitation pour celles-ci à accélérer/ détourner les projets des innovateurs. 

    Porteurs de projets et acteurs territoriaux se sont ensuite réunis par groupes pour produire des scénarios qui pourraient contribuer à l'agenda des solutions COP21 :

    • Organiser des rencontres conviviales dans les quartiers autour de la qualité de l'air, vendre des gâteaux pour acheter des capteurs
    • Valoriser les actions de quartier et afficher Respire ta ville sur les immeubles qui ont réalisé des mesures et actions
    • Rester vigilant sur la qualité de l'information diffusée et sur ce que ça peut créer en inégalités d'accès ou d'usage
    • Afficher l'information de la qualité de l'air dans l'espace public, challenge écoles avec participation enfants et parents
    • Communiquer sur les récits de la façon dont l'information sur la qualité de l'air change les habitudes et les parcours 
    • Utiliser des capteurs sur les bus pour mieux connaître le territoire, en lien avec des lieux de médiation
    • Outiller habitants et acteurs intermédiaires pour créer des groupes de pression et favoriser l'action individuelle et collective
    • Inclure les information de qualité de l'air dans les pass de bus et valoriser la part positive des transports en commun pour l'air
    • Montrer les bénéfices réalisés et mobiliser les professionnels de santé, en s'appuyant sur des réseaux participatifs réactifs air/pollens
    • Trouver de nouvelles formes de financement qui permettraient de ne pas monétariser les données, les protéger et les anonymiser

    Une journée dense et riche au terme de laquelle les Villes-santé se sont engagées pour proposer des terrains publics d'expérimentation à certains projets, dans la mesure de leurs possibilités. Le Réseau Villes-Santé et l’ADEME présenteront les expérimentations engagées lors des Assises de la Qualité de l’Air à l’automne 2016.

    Retrouvez tout l'accélérateur en tweets et en images :

     

     
     





    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/899/une-acceleration-au-service-de-dispositifs-locaux-sur-le-lien-entre-qualite-de-lair-et-sante
    Par: Denis Pansu
    Publié: December 21, 2015, 2:15 pm

  • Questions Numériques

    Appel à idées mobilités actives

    Par Questions Numériques le 16 décembre 2015

    Appel à idées

    Pour prolonger la dynamique COP21, le Club des villes & territoires cyclables et la Fondation internet nouvelle génération (Fing), avec le soutien de l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), invitent les entreprises, les porteurs de projet, les concepteurs à se porter candidat pour développer des services innovants mobilisant le numérique au service des mobilités actives

     

    Cet appel à nouveaux services s’organise autour de 3 défis :

    • Rendre les livraisons actives

    • Partager l’utilisation du vélo privé

    • Inventer un système d’Info-services vélo

    Les candidats bénéficient de coaching d’experts, de mise en réseau et d’accélération jusqu’au prototypage.

     

    Développer de nouveaux services -  les pistes à explorer

     

    1/ “Livraisons actives

    Livrer des objets et/ou denrées en utilisant un contenant qui pourrait être standardisé pour véhicules de plus petit gabarit (à énergie non thermique, volume utile d’un vélo cargo par exemple).

    Je propose des solutions identifiables et géolocalisables pour assurer une bonne traçabilité du contenu et optimiser les circuits.

    Les usages peuvent être professionnels et/ou occasionnels, la qualité de service est mise en avant.

    Mots indices : micro-palette, micro-émetteur, réseau radio, maraîchage circuit-court, livraison individualisée, logistique urbaine et péri-urbaine.

     

    2/ “Le vélo privé en mode partage”

    Un vélo partagé de 1000 manières, toujours en état de marche, sécurisé et que je peux garer en bonne intelligence avec les lieux publics, les commerces, etc…

    Ce moyen de déplacement, toujours en fonctionnement, peut bénéficier de services pendant les temps morts. Il peut être partagé de différentes manières.

    Mots indices : cadenas, identification, partage, devanture, structure fixe, lieux sous-utilisés, maintenance, domicile, connexion.

     

    3/ “Info-services vélo

    Enrichir l’expérience de mobilité active, recevoir et produire de l’information au rythme de mon déplacement utilitaire et/ou de loisirs. L’outil prend en compte mon niveau de pratique (novice,  expérimenté, ...), me fournit des conseils de sécurité adaptés et me permet d’anticiper les obstacles. Il permet d’inciter les utilisateurs « frileux » à se mettre au vélo.

    Mots indices : déplacement utilitaire, itinéraire, changement de comportement, coproduction, alertes, proximétrie, improvisation, météo, lieu de travail, cyclotouristes.

     

    Comment répondre à l’appel à idées ?

     

    Soumettre votre idée

    Merci de remplir le formulaire ci-dessous

    Les répondants sont invités à formuler leur proposition sous la forme d’un scénario d’usage, c’est à dire faire le récit du service proposé vu sous l’angle d’un utilisateur.

     

    Les répondants doivent proposer une solution en phase avec l’une des 3 pistes créatives exposées ci-dessous.

     

    Une proposition peut associer des innovations existantes ou tout élément opérationnel contribuant à inventer un nouveau service. Plusieurs personnes et/ou organisations peuvent participer sous forme de consortium. Des possibilités de consortium a posteriori seront aussi possibles.

     

    Consignes

    La formulation respecte plusieurs critères :

    • le scénario proposé doit susciter une réponse formulée en terme de service,

    • la description doit être générique pour ne pas brider la créativité du répondant,

    • le numérique est un élément nécessaire à la réalisation du service,

    • le besoin exprimé doit être potentiellement générateur d’activité et d’emplois sur le territoire.

    • le service est désigné pour répondre aux besoins d’un territoire, les limites géographiques et administratives du territoire (quartier, commune, communauté d’agglomération) doivent être prises en compte.

    Date limite de réponse via le formulaire en ligne : 24 janvier 2016

     

    Quelles sont les étapes suivantes ?

     

    1. Les répondants seront invités à participer à un accélérateur de projets en mars 2016 afin de rencontrer experts et territoires pour approfondir connaissances, expériences, développer leur réseau de partenaires et élaborer les termes des maquettages de services.
    2. Il sera ensuite laisser à la libre initiative des territoires et porteurs de projets de conclure des partenariats pour fabriquer les maquettes de services durant l’année 2016. Le porteur du projet bénéficiera de l’apport d’experts pour renforcer sa proposition et faciliter l’accès à des solutions de financement.
    3. Début 2017, les maquettes de nouveaux services seront mises en valeur lors d’un évènement afin de favoriser des suites (expérimentation, début de mise en œuvre).

    Qu’est-ce que le “DEFInnovation mobilités actives” ?

  • image

    En 2015-2016, un ensemble d'acteurs font le constat d'une synergie insuffisante entre les enjeux de la transition écologique et les puissants leviers du numérique. La présente enquête, réalisée dans le cadre du défi AgirLocal, a pour but d'enrichir notre diagnostic commun, d'engager l'élaboration de pistes d'action et d'élaborer des outils et méthodes à destination des stratèges et des praticiens du développement territorial durable.

    La Fing et les Interconnectés vous proposent de répondre à ce questionnaire qui vise à mieux identifier les pratiques et les opportunités des territoires et les meilleurs leviers numériques pour la transition écologique. Vous êtes également conviés à contribuer à notre démarche, au nom de votre collectivité ou organisation ou en votre nom personnel.

    Merci de prendre quelques minutes pour enrichir notre diagnostic, en répondant à l'enquête ci-dessous !

  • Questions Numériques

    Barcamp Transitions2

    Par Questions Numériques le 26 novembre 2015 Commentaires (4)

    image

    Le Conseil national du numérique (CNNum) et Transitions2 ont lancé un appel à engagement pour explorer la convergence entre les transition écologique et numérique. Acteurs du numérique et de l'écologie, les auteurs y expriment ce qu’ils partagent, mais aussi ce sur quoi ils souhaitent progresser ensemble. L’appel esquisse des valeurs communes qui pourraient être les bases d’ un débat ouvert sur les potentialités de rapprochement - mais aussi les contradictions qui subsistent - entre les deux “grandes” transformations contemporaines.

    Pour Daniel Kaplan, membre du CNNum et cofondateur de la Fing, “si la transition écologique doit être notre horizon incontournable, la dégradation continue de l’environnement démontre qu’elle sait mieux décrire son but que son chemin”. La transition numérique à l’inverse, est identifiée comme “le point commun des transformations contemporaines et quotidiennes de nos sociétés”, alors même qu’elle parvient difficilement à “poursuivre un objectif collectif particulier”. Les auteurs ont joint à cet appel un glossaire “pour mieux se comprendre” ainsi que des exemples de projets emblématiques, “pionniers de la convergence entre écologie et numérique”. Ils seront présents à NUMA le 5 décembre et présenteront leur démarche lors de tables rondes de 10h30 à 12h00.

    Vous portez un projet, une vision, une initiative,... qui fait le lien entre transition numérique et transition écologique ? Vous vous sentez concerné par notre appel et les valeurs qu’il porte ?

    Avec le soutien actif de Numa, venez partager vos idées, venez présenter des projets que vous portez ou qui vous tiennent à coeur, venez inventer de nouveaux défis, de nouvelles formes d’actions possibles. Rendez-vous le 5 décembre  !

     

    Déroulé du Barcamp (inscriptions ouvertes jusqu’à la limite des places disponibles)

    Samedi 5 décembre 2015
    Au NUMA
    39 Rue du Caire, 75002 Paris

    10h30 - 12h00
    Table ronde animée par Walter Bouvais, avec notamment Marguerite Grandjean (OuiShare), Tamer El Aidy (Les Petits Débrouillards), Daniel Kaplan (Fing)

    13h30 - 14h
    Introduction & choix des ateliers

    14 h - 15 h 20
    1ère série d’ateliers

    15 h 30-  16 h 50
    2ème série d’ateliers

    17 h - 17 h 30
    Restitution des ateliers et discussions

    en présence des partenaires Transitions2

     

     

     

    Les sujets traités lors d’un Barcamp sont définis par les participants eux-mêmes.

    Ils pourront être traités dans deux types d’ateliers : des ateliers “défis”, dont l’objectif sera d’identifier des enjeux spécifiques de la convergence entre transition écologique et numérique, ainsi que des ateliers “projets”, au cours desquels des porteurs de projets pourront appeler d’autres personnes à contribuer et enrichir leurs idées.

    Vous pouvez vous inscrire dès maintenant au barcamp via : http://paris.numa.co/Evenements/Barcamp-Transitions2

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  • Depuis le 02 Dec 2015 à 16:00
    Jusqu'au 02 Dec 2015 à 18:00

     image

    Chasse aux données environnementales de vos territoires au Forum des Interconnectés 

    Le 2 décembre à Lyon

     

    Dans le cadre du Forum des Interconnectés et de la démarche Transitions² partez avec nous à la chasse aux données environnementales de vos territoires !

     

    Dans le cadre du Forum des Interconnectés et de la démarche Transitions² partez avec nous à la chasse aux données environnementales de vos territoires !

    Comment associer citoyens et acteurs publics à la transition écologique de leurs territoires ? Dans quelle mesure les données peuvent-elles ouvrir de nouvelles voies pour atteindre cet objectif ?

    Et si nous commencions, pour de vrai, par identifier, cartographier, collecter… l’ « univers de données » actionables pour outiller les stratégies écologiques des territoires en collaboration avec les citoyens comme nous y invite le défi AgirLocal de Transitions² 

    • Vous êtes inscrits aux Forum des Interconnectés, le rendez-vous des territoires innovants ?
    • Vous êtes intéressés par le sujet ?

    Retrouvez-vous nous pour un atelier Infolab Citoyen - en mode Datablitz  le 2 décembre de 16h à 18h au Forum des Interconnectés, à Lyon, Centre des congrès - Cité Internationale; 50 Quai Charles de Gaulle, 69463.

    Participer

     

    >> S'inscrire au Forum des Interconnectés <<  (nécessaire pour participer à l'atelier)
    >> S'inscrire à l'atelier <<

    En savoir plus sur Transitions² "Relier transition écologique et transition numérique" et le Défi AgirLocal :

     

     
     


    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/713/atelier-de-prospective-numerique-data-ecologie-et-territoire
    Par: Sophie Maheo
    Publié: November 20, 2015, 8:22 pm

  • Questions Numériques

    Informatique, Open Source et écologie

    Par Questions Numériques le 16 novembre 2015
     

    La Fing était partenaire d’Inria pour l’édition 2015 de la conférence fOSSa, aux côté de l’université de Nantes et de la Cantine Numérique de Rennes. Dans ce cadre elle a organisé une session (atelier Open source écologique "by design", keynote et débat) informatique et transitions écologiques le 24 septembre.

    La conférence fOSSa 2015 nous a permis de nous intéresser à ce que les informaticiens ont à dire sur le changement climatique, à ce que les acteurs du libre et de l'open source, les hackers et les makers, ont à apporter à la COP21.

    Aujourd'hui, l'apport écologique du numérique, libre ou pas, est au mieux discutable. D'un côté, il outille les modèles climatiques et il contribue à "découpler" en partie croissance économique et consommation de ressource. De l'autre, il consomme de l'énergie et des ressources rares et surtout, il contribue à pérenniser notre mode non soutenable de consommation et de production.

    En quoi le libre et l'open source, le DIY, le peer to peer, peuvent-ils changer la donne ? Concrètement, au-delà des discours ? Dans quels domaines sont-ils vraiment porteurs d'autres manières de produire, consommer, mesurer la valeur… ? Quelles pratiques, quels mécanismes réellement alternatifs outillent-ils ? Quelles seraient les conditions pour aller beaucoup, beaucoup plus loin ? Y a-t-il des contre-exemples et que peut-on en apprendre ?

    Une invitation à agir : Placer la transition numérique au service de la transition écologique

     

    Daniel Kaplan, délégué général de la Fing, dans une keynote introductive, s’est intéressé aux apports possible de l’open source à l’écologie, des apports qui ne vont pas de soi… tout en invitant à l'action.

    La transition écologique a un objectif clair , mais ne sait pas comment l'atteindre. La transition numérique transforme tout, mais ne sait pas en quoi. Chacune de ces transitions a besoin de l'autre ! Pouvons-nous mobiliser le pouvoir transformateur des technologies, pratiques et cultures numériques pour faire avancer la transition écologique ? Pouvons-nous rendre la transition écologique accueillante, disruptive, passionnante, motivante - et même aussi addictive - que la transformation numérique !? Le programme et la plate-forme Transitions² entend atteindre cet objectif. 

    Un débat animé par Jacques-François Marchandise, Fing, a prolongé la discussion : "L'informatique, levier de la transition écologique ou du green washing ?"

    Christine Morin (Inria), Matthieu Clavier (Nantes métropole), et Daniel Kaplan ont pris part à cet échange.

    Comment l’open source peut aider à aller vers des objectifs de facteurs 4 ? 

    Quelles sont les façons dont le numérique, l’open source en particulier peut nous aider à aller vers des objectifs de facteurs 4 (réduction massive de la consommation de ressources non renouvelables et des déchets, de l’ordre de 75% voire plus) ? En partant du principe qu’il ne suffira pas d’optimiser les systèmes tels qu’ils sont. Nous avons conduit deux ateliers qui se sont emparés de deux vecteurs écologiques assez différents, que nous avions qualifiés parmi d’autres :

    • l’un a travaillé à partir des comportements, des aspirations des personnes, des usagers, des collectivités autour de la frugalité, (comment la demande peut changer les choses), 
    • l’autre a travaillé autour de la question de l’économie circulaire et de la durabilité du cycle de vie. Nous avons produits deux mini scénario de prospective fiction que nous vous invitons à découvrir et commenter.
       

     

    La session en tweets et en image :

    [View the story "Un open source écologique by design, vraiment ?" on Storify]

    [View the story "Un open source écologique by design, vraiment ?" on Storify]

     

     
     





    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/702/informatique-open-source-et-ecologie
    Par: Sophie Maheo
    Publié: November 16, 2015, 11:06 am

  • Questions Numériques

    Accélérateur "Respire ta Ville"

    Par Questions Numériques le 9 novembre 2015
     

    Depuis le 10 Dec 2015 à 10:30
    Jusqu'au 11 Dec 2015 à 17:00

     

    Appel à candidature sur le thème de la qualité de l'air

    Et si l’action citoyenne, l’innovation et l’action publique, se conjuguaient au service d’une connaissance et d’une action partagées sur le lien entre qualité de l’air et santé ?

    Dans le cadre d'un accélérateur avec le Réseau Villes Santé de l'OMS 

    Les 10 et 11 décembre prochains, pendant la COP 21, quelques 60 innovateurs, chercheurs, professionnels de la santé et de l'environnement... se rassemblent pour challenger et accélérer des projets innovants autour de la santé liés à la qualité de l'air.

    L'enjeu : faire se rencontrer des représentants du Réseau Villes Santé de l'OMS et des innovateurs, pour imaginer et mettre en place des scénarios d'expérimentation.

    3 défis à relever :

    • Défi n°1 : La qualité de l'air intérieur

    "En 2020, transports publics, habitations, écoles, bureaux, commerces… ont une qualité de l'air 10 fois meilleure, et 10 fois plus d'acteurs y ont contribué"
     

    • Défi n°2 : mesure et compréhension de la qualité de l'air

    "En 2020, 100 fois plus de capteurs urbains en ville et 100 fois plus de citoyens et d'acteurs en retirent de l'information utile pour eux-mêmes et pour la ville"

    • Défi n°3 : Agir autrement sur la qualité de l'air

    "En 2020, 100% décisions en matière de santé et de qualité de l'air sont appuyées sur de la connaissance partagée"

    Appel à candidature 

    Vous avez un projet innovant dans le domaine de la qualité de l’air qui relève un de ces défis ?

    > Faites-le connaître via le formulaire (ou remplissez le formulaire directement ci-dessous)
     

    Sous la houlette de la Fing, des séances de brief et d’accompagnement seront proposées en vue d’un travail approfondi les 10 et 11 décembre pendant l’événement « Accélérateur de projets ».

    Vous pouvez aussi participer à l'événement, découvrir les projets, échanger avec les représentants du Réseau Villes Santé de l'OMS.

    Contact : Denis Pansu - dpansu@fing.org

    A PROPOS DU PROJET « RESPIRE TA VILLE »

     

    Initié par le Réseau des Villes Santé OMS et la Fing, le projet Respire ta Ville propose de créer un accélérateur afin de stimuler, révéler, connecter et accélérer des approches innovantes reliant santé et qualité de l'air.

    Sa force est de mobiliser ensemble toutes les parties prenantes, dans un contexte qui invite à la collaboration et la coproduction : citoyens, acteurs publics, innovateurs, chercheurs, professionnels...

    Précision sur le calendrier global :

    • Défis : en octobre, des villes engagées dans l'innovation sur le lien entre qualité de l'air et santé lancent des défis ;

    • Projets : des innovateurs (qu'ils soient entreprenariaux, publics, associatifs… individuels ou collectifs) proposent des projets – a minima déjà un peu formalisés et dépassant le stade de l'idée ;

    • Accélération : avant et pendant la COP21, une communauté se forme pour accélérer ces projets, autour de leurs porteurs et des "lanceurs" de défis. Le temps fort : 2 jours entiers dédiés pendant la COP21 les 10 et 11 décembre à Paris.

    • Scénarios d'expérimentation : ces rencontres aboutissent à des scénarios d'expérimentation définissant comment les parties prenantes pourraient s'engager dans l'expérimentation des usages "in-situ", sur des territoires urbains.

    • Présentation publique : le Réseau français Villes Santé présente les expérimentations engagées lors des Assises de la Qualité de l’Air à l’automne 2016.

    Respire ta ville Partenaires

     
     





    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/636/accelerateur-respire-ta-ville
    Par: Denis Pansu
    Publié: November 9, 2015, 4:31 pm

  • Depuis le 09 Oct 2015 à 09:00
    Jusqu'au 09 Oct 2015 à 17:00

    Lien vers une ressource en ligne : http://www.roumics.com/les-rou. ( Français)

    Contribution au défi AgirLocal

    >> INSCRIPTION À L'ATELIER

    Penser et amener la transition dans l’action publique

    Atelier 14h-17h 
    Comment l’acteur public peut-il accompagner, impulser les initiatives de transition ? 
    A l’aide du jeu développé par la FING, l’atelier propose une approche inspirante et ludique d’aborder les questions liées à l’action publique dans la transition. 

     

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    Nous prenons notamment appui sur les initiatives lommoises, inscrites dans le projet « Lomme en Transition » : alimentation, énergie, solidarité : comment accélérer le développement ? quels freins ? quels facteurs de réussite ? quelle place pour le numérique ? quelle place pour l’acteur public ?

    L'atelier sera animé par Catalyst et la FingIl s'appuiera sur le défi AgirLocal

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/527/atelier-roumics-territoire-action-publique-et-transition
    Par: Sophie Maheo
    Publié: October 6, 2015, 3:51 pm

  • Depuis le 15 Oct 2015 à 00:00
    Jusqu'au 15 Oct 2015 à 00:00

    Lien vers une ressource en ligne : http://challengeinnovation.fr/. ( Français)

    100 chercheurs, designers, artistes, entrepreneurs, acteurs publics, … relèvent le défi d’un numérique "écologique by design"

    "La transition écologique est notre horizon, notre objectif mais 30 ans de déceptions nous obligent à admettre qu’elle sait mieux décrire son but, que son chemin.
    La transition numérique est notre quotidien, notre levier... mais c’est une force sans but, qui transforme tout ce qu’elle touche, sans trop savoir en quoi.

    L’une a le but, l’autre le chemin.Et si l’on reliait enfin les deux grandes transitions contemporaines ?”

    (Extrait du manifeste Transitions²)

    Le numérique et l'informatique (comme métier, fonction, filière, ensemble de techniques…) sont le plus souvent montrée du doigt comme une partie du problème : ils optimisent, accélèrent, complexifient des processus mondialisés qui se soucient souvent peu des cycles courts tout en produisant leur propre empreinte écologique.

    Et si le numérique était aussi une partie de la solution ?
    Quels outils de mesure, quels leviers, quelles méthodes pourraient-ils être mis au service d’un numérique qui contribuerait de manière décisive à la transition écologique ?

    Le 15 octobre à l’Ecole Supérieure d’Arts d’Aix-en-Provence, une centaine d’innovateurs, chercheurs, entreprises, acteurs publics, designers… relèvent le défi d'un numérique écologique by design.

    >> S'INSCRIRE A L'EVENEMENT

    Substitution, dématérialisation radicale, transformation de modèles économiques et sociaux, recyclage…
    Autant de pistes radicales, systémiques que nous vous proposons d'explorer, ensemble lors de cet atelier créatif.

    L'enjeu : élaborer, ensemble, des pistes d’action et des scénarios prospectifs inédits.

     

    Infos pratiques

    Transitions² : « Vers un numérique écologique by design »
    Jeudi 15 octobre 2015, 9h - 17h30, suivi de l'inauguration de l’exposition Nouveaux Regards au Pavillon de Vendôme
    Ecole supérieure d’Arts d’Aix-en-Provence, 1 Rue Emile Tavan, 13100 Aix-en-Provence (au Centre-ville d'Aix)

    >> S'INSCRIRE A L'EVENEMENT

    Cette journée s'inscrit dans le cadre de nouvel évènement AMI-Fest les 15 et 16 octobre 2015, conçu par AMPM Innov et la FING, avec le soutien de la Communauté du Pays d’Aix et de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur et en partenariat avec l'Ecole supérieure d’Arts d’Aix-en-Provence.

     

    A propos de Questions Numériques

    A l’intersection des innovations techniques, des mutations économiques et des transformations sociales, quelles sont les “Questions numériques” qui marqueront les années à venir ?

    Les ateliers de prospective Questions Numériques proposent d'explorer ensemble les transformations systémiques qui s'engagent.

    En 2015-2016, "Questions numériques" s'incarne par le programme Transitions² lancé en juin 2015 par la Fing , les Petits Débrouillards, Oui Share, Coalition Climat 21, Place to B, Terra Eco.




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/517/ami-fest-un-numerique-ecologique-by-design-le-15-octobre-a-aix-en-provence
    Par: Renaud Francou
    Publié: October 2, 2015, 10:09 am

  • Questions Numériques

    Transitions² à fOSSa2015

    Par Questions Numériques le 3 septembre 2015

    Depuis le 24 Sep 2015 à 15:00
    Jusqu'au 24 Sep 2015 à 19:00


    Vers une informatique « écologique by design », la conférence fOSSa d’Inria s’intéressera au 1er défi abordé par le projet Transitions2

    Vers une informatique « écologique by design », la Conférence fOSSa d’Inria, s’intéressera au premier défi abordés par le projet Transitions2 :

    • Worskhop :  En quoi le numérique peut faire levier massif sur la transition écologique »  : quelles sont les contributions possibles de l’informatique - technologie, secteur et fonction - à des effets de leviers massifs pour la transition écologique ?
    • Keynote : Transitions2, placer la transition numérique au service de la transition écologique, Daniel Kaplan
    • Table-ronde : L'informatique, levier de la transition écologique ou du green washing ?
    • Avec notamment Christine Morin (Inria), Matthieu Clavier (Nantes métropole), Jacques-François Marchandise (Fing)

    Toutes les informations sur #fOSSa2015, Free Open Source Software for Academia
    Inscription nécessaire

    fOSSa est une étape du défi
     &amp;lt;/div&amp;gt;




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/427/transitions%C2%B2-a-fossa2015
    Par: Sophie Maheo
    Publié: September 3, 2015, 12:53 am

  • 1er atelier de travail « Transitions 2 » 

    10 juillet 2015, Salle de la Netscouade, 8 passage Brulon [interphone Fing]
     
    Présents
     
    Renaud francou
    Sophie Barré
    Aymeric Raoult
    Cathy Dubois
    Henri Galland
    Sophie Nicolas
    Juliette Dubois
    Brigitte Berger
    Jacques Noël
    Anne Chanon
    Sophie Bouteiller
    Hubert Guillaud
    Thierry Marcou
    Laura Le Du
    Julia Charrie
    Guillaume Plouin
    Tamer El Aidy
    Marie Banatre
    Mootoosamy, Edwin
    Hugo Ponce
    Sophie Mahéo
    Daniel Kaplan
    Denis Pansu
    JF Marchandise
     
     

    1- Rappel de la démarche Transitions2 : enjeux, déroulé, grandes étapes

     
    Transitions2 ("au carré") est un projet récent lancé à Futur en Seine.
    Il n'est pas lancé que par la Fing, mais par plusieurs partenaires : Coalition climat21, ouishare, POC21, Place to B, Les petits débrouillars, Terra eco.
     
    Transitions au carré, d'où ça vient ?
    Le précédent Cahier de prospective de la Fing autour de la démarche "Questions Numériques" s'est intéressé à la transformation des systèmes complexe (http://reseau.fing.org/qntransitions). Nous avions aussi publié un jeu qui invite à devenir acteur de ses propres transitions.
     
    Parmi les grandes transitions contemporaines, les 2 qui nous intéressent ont un lien et une difficulté :
       > La transition écologique ne se définit quasiment que comme un objectif ("rester nombreux sur cette terre") mais elle peine à raconter le chemin pour l'atteindre, en tout ca à l'échelle macro (les initiatives individuelles, elles, sont légion)
        > La transition numérique est une force de transformation d'à peu près tout, une force brute qui change tout et qui sait raconter des chemins de transformation ; mais elle ne sait pas vers quel but elle tend...
        
        La plupart des acteurs engagés dans les questions environnementales et énergétiques n'ont pas forcément une vision du numérique et une  vraie difficulté à en appréhender la complexité.
        
        L'Intuition de Transitions2 est de rapprocher ces deux transitions. Cette disjonction fait du mal, il faut travailler à la réduire, recréer du lien entre pensée numérique et écologique
        Pourtant, la disjonction entre ces transitions et les communautés qui les portent, n'a pas toujours été ; ainsi, Transitions2 s'inspire du  "Whole Earth Catalog" de 1968, qui s'adressait aux américains voulant revenir vivre à la nature
     > objectif de Transitions2
     
    Concrètement, le projet cherchera à outiller, aider, connecter... des initiatives et projets autour du lien entre transitions écologique et numérique, via notamment une plateforme en ligne pour référencer le plus grand nombre possibles de personnes et groupes, projest, connaissances, imaginaires sur le lien entre transitions écologique et numérique.
     
    En parallèle, Transitions2 s'intéressera à des sujets à cartographier, parmi lesquels :
    • (avec le Cigref, notamment) pour une informatique "écologique by design" : en quoi la fonction et le métier informatique de l'entreprise pourrait devenir un véhicule actif, un outil directeur, de la transformation écologique de toute l'entreprise [sujet défini]
    • agenda 21, quel en serait la couche numérique ? [en discussion]
    • alimentation, comment est-ce qu'on peut passer du slow food à la slow city ? [en discussion]
    • l'économie circulaire pour "les petits" (donc pas les grands industriels), le "bazar" de l'économie réelle[en discussion]

     

    Question ; 
    L'héritage Whole Earth Catalogue : peut amener une vision un peu naïve de recensement de "solutions" alors qu'il s'agit de quelque chose de bien plus systèmique, de mise en débat etc. 
    >> Attention : le catalogue n'est plus le produit final, c'est la ressource. Transitions2 propose justement de mettre en débat, d'explorer les controverses... 
     
    Quelques RDV de Transitions2 : 
        
    - en Aout, avec POC21 : sortir du prototype [ POC 21 = L'approche Open Source peut-elle apporter des réponses intéressantes à la crise climatique ? Comment les industrialiser ? Sélection d'une douzaine de projets, accélération pendant 5 semaines, exposition et catalogue des objets Open Source.
        - fOSSa : du 23 au 25 septembre, avec le 24 sept centré sur le lien numérique/écologique (Nantes, pendant la Digital Week qui peut donner lieu à d'autres initiatives) https://fossa.inria.fr/
        - 15 et 16 octobre à Aix
        - Roumics : 9 et 10 octobre à Lille http://www.roumics.com (programme pas encore publié)
        - Le temps des communs, du 5 au 18 octobre http://vecam.org/Le-temps-des-communs-du-5-au-18-octobre
     
    Autres événements : 
    du 15 au 17 septembre, Frejus : le numérique 3D au service de territoires intelligents.
    19, 20 et 21 novembre ; Ouishare Fest à Barcelone 
     
     

    2- Ce qui fait le lien entre Transition Numérique et Transition écologique aujourd’hui

     
    À quel exemple concret et ambitieux pensez-vous qui fait le lien entre Transition écologique et Transition numérique ?
    Ce peut être un projet, une histoire, une personne, une utopie, une méthode…"
     
    En quoi ces initiatives ont un potentiel transformateur qui peut d’une manière ou d’une autre permettre de réaliser la transition écologique ?
     
    Mesurer autrement
    • Moteurs de calculs numériques pour créer des simulations (par exemple dans le bâtiment, pour savoir si je dois faire des travaux, mais pourquoi pas pour les véhicules)
    • Instrumentation : porter un diagnostic sur mon appartement, savoir si mon frigo consomme plus ou moins. 
    • Plateformes d'informations géographique : diagnostic + science participative. 
    • Hercules (faire un inventaire européen des paysages patrimoniaux culturels d'Europe : plateforme numérique coll où chaque site/projet qui a pour initiative de protéger le paysage est recensé : but : trouver des méthodes pour embrasser cette compléxité)  
    • Copernicus : Global Monitoring for Environment and Security
    • La modélisation 3D pour décrire un environnement, un territoire. Ex : mesure des arbres par photos satellite. 
    • La donnée comme un jeu plutôt qu'une contrainte
    • La modélisation 3D du territoire au service de la qualité du cadre de vie : inventaire, simulation, gestion, communication-sensibilisation…
     
    Mobilités-Démobilités
    • Télétravail => réduction des déplacements ? Création de Hub géographique ? créer les conditions de la démobilité?
    • La voiture connectée et autonome, pour optimiser les transports et réduire les gaz à effets de serre
     
    La voie du partage, la frugalité
    • Uber, taxi, co-voiturage : optimiser mes émissions
    • Et si les acteurs publics remplaçaient Uber, proposaient une application aussi utile ?
     
    Repenser les réseaux : distribution, décentralisation
    • La décentralisation des politiques énérgétiques
    • Jérémie Rifkin et la 3e Révolution industrielle
        
        La puissance de la foule (Crowdsourcing, P2P, activisme)
    • Avec son smartphone, partager un constat sur la biodiversité
    • Santé environnementale
    • De nouvelles formes d'activisme : Julien Bayou (jeudi noir)
    • Le numérique permet d'être au courant de ce qui se passe à côté de chez nous :  ex : Le marché citoyen. 
     
    "Smart trucs"
    •     Les solutions où le numérique « prend la main » pour réduire l’empreinte carbone de systèmes : smart, voiture intelligente
     
    Articulation des temps
    • Explorer les nouvelles représentations du temps (ex : des logiciels d’agenda différents)
     
    Geoingenierie
    • Remédiation technologiques (plus d'abeilles ? On va utiliser les drones) 
    • Géoingéniérie. 
     
    "Ecology by design"
    • Généralisation des systèmes de mesure pour les entreprises. Penser environnement dès le début, éco-conception des produits et des logiciels qu'on développe. (voir Sophia Antipolis (Denis) 
     
    Produire autrement, recycler, accroitre la performance
    • Impression 3D à partir de débris de catastrophes
    • forêt amazonie : vieux téléphones pour faire de la foret intelligente. Rain Forest Connection : https://rfcx.org/
    • Le numérique peut contribuer à gérer des situations 100% énergies renouvelables. 
    • Agriculture et numérique. Outillage ? 
     
    Le numérique au service de l'humanitaire
    • MSF travaille avec des start-ups qui construisent des drones à envoyer en zone épidémie.
    • Les travaux d'openstreetmap en Haiti notamment ou CartONG.
    • Le numérique, opportunité dans la prise en charge des grandes crises (catastrophes naturelles, épidémies…) Ex : http://www.ushahidi.com/
     
     

    3- Controverses et tensions

     
    “Selon vous, quels sont les sujets sur lesquels on se "tapera" dessus dans les 5 ans à venir ?
    Pourquoi ? Sur quoi devrait-on du coup travailler ?"
     
    Le numérique en question
    • Montée de la méfiance envers le numérique ("le numérique, c'est la solution")
    • Quelles technologies ? quelles priorités ? Le numérique peut-il rendre viable d'autres mix énergétique ? 
    • La "lutte des luttes" : le numérique focalise sur ce qu'on sait mesurer)
    • Totalitarisme des solutions
    • Le numérique qui optimise et transforme va t-il rendre possible la fin du nucléaire ?
    • Quelle est l’empreinte écologique des Fab Labs ?
    • Les big data vont-elles fagocyter et dicter les solutions ?
    • La data : comment/qu'est-ce qu'on mesure, comment on qualifie les problèmes, asymétries de construction des problèmes
    • Les humains ont-ils encore leur place dans les décisions ?
     
    Autour des rapports de force mondiaux
    • Le numérique et l'aliénation nord/sud : quels choix de developpement pour les pays pauvres ? Soumis au modèle dominant (ex : exploitation énergies fossiles) ? 
    • Une concurrence accrue entre les solutions à l’échelle d’un quartier, d’une ville, globale… chacune dans son coin : comment réaliser l’articulation de ces différentes échelles ?
    • Peu d'harmonisation européenne ou mondiale, chaque pays fait ce qu'il veut... Quels modèles communs ? 
    • De nouveaux risques de totalitarisme (la guerre des ressources)
    • Monopole des plateformes (uber, coivoiturage etc) 
    • R&D : vers des confrontations de modèles
    • « Les Monsanto de la connaissance » : de nouvelles inclusions ?
     
    Clivages sociaux et sociétaux
    • Conflits de génération : les générations précédentes n’ont rien vu venir ou n’ont rien voulu savoir
    • Des clivages sociaux : l’écologie comme le numérique sont très normatifs, et engendrent de nouveaux clivages
    • Les formes légères de participation ouvertes par le numérique (ex : pétitions en ligne) signent-ils la fin de la participation citoyenne ?
    • Questionner le rôle des experts sur les bonnes mesures, les bons capteurs, quelles implications pour la définition des problèmes, des priorités. Il ne faut pas de susbstitution mais une complémentarité. 
     
     

    4- Appel à ressources

    "Quel(le)s-sont selon vous les personnes qu’il faut absolument contacter et embarquer par n’importe quel moyen, quel papier il faut avoir lu, quelle video il faut avoir vue...
     
    • Marjorie Musy, Chercheur au CERMA, Directrice adjointe de l'IRSTV
    • Françoise Berthoud, écologue, ingénieure de recherche en informatique au Laboratoire de Physique et Modélisation des Milieux Condensés (LPMMC) au CNRS, et co-fondatrice du collectif Ecoinfo. http://ecoinfo.cnrs.fr/
    Elle a publié un livre collectif : Les impacts écologiques des technologies de l’information et de la communication - EDP Sciences auteurs : Philippe BALIN - Françoise BERTHOUD - Amélie BOHAS - Carole CHABUILLET - Jean-Daniel DUBOIS - Eric DREZET - Cédric GOSSART - Marianne PARRY
    • Ville de Paris, service numérique et développement durable (est un service transverse) Fabienne Giboudeaux
    • Emmanuelle Delsol journaliste
     
    A venir : le planning des ateliers de l'automne !!
     
  • Le 16 avril dernier, en présentant l'édition 2015 de notre cycle de prospective "Questions Numériques", nous annoncions une suite centrée, en particulier, autour du lien entre transition numérique et transition écologique. C'est désormais chose faite avec le projet Transitions², "transition au carré".

    image

    "La transition écologique sait raconter son but, mais échoue à dessiner son chemin. La transition numérique, c'est le contraire. Chacune a besoin de l'autre !"

    Librement inspirée du Whole Earth Catalog de la fin des années 1960, Transitions² réunira, autour d'une plateforme numérique, les acteurs, projets, outils, méthodes, connaissances et imaginaires qui font le lien entre numérique et écologie. Cette plateforme servira à sont tour à inspirer et soutenir des défis ambitieux, des actions, des décisions.

    Le projet s'engage maintenant, en collaboration avec la Coalition Climat 21, Terra Eco, Ouishare, Poc21, Place to B et les Petits Débrouillards. Première destination, la COP21 fin novembre, pour démontrer la puissance du dispositif et le lancer de manière internationale.

    Nous vous invitons à prendre part à Transitions². Nous vous en communiquerons prochainement un agenda plus précis. Dans l'immédiat, vous pouvez :

    • Prendre connaissance de l'"appel" Transitions² et vous manifester en remplissant le petit formulaire qui le conclut
    • Relayer l'appel auprès de vos connaissances (#transitions2)
    • Nous faire part des personnes, projets et actions emblématiques du croisement entre écologie et numérique

    Nous sommes très fiers de nous engager dans ce projet sur un sujet aussi décisif. Nous espérons que vous serez nombreux à nous y rejoindre !

  • Des transitions à accompagner, jeu et enjeux

    Est-il possible d’intervenir sur la transformation des grands systèmes, de les orienter, d’en devenir acteurs ou auteurs, plutôt que de les subir ?

    Soyez ceux par lesquels le changement arrive ! Le cycle Questions Numériques Transitions 2014-2015 a produit une boite à outils pour accompagner vos transitions :  le cahier d'enjeux "Questions Numériques" Transitions, le jeu de la transition et un site pour comprendre, approfondir, jouer et transformer : reseau.fing.org/qntransitions

    150 personnes ont participé à la présentation officielle de cette publication le 16 avril au Tank 

    Présentation officielle de Questions Numériques Transitions

     from videosfing on Vimeo

    Plusieurs plateaux avaient introduit la journée :

    Avant trois débats-discussions dont les videos seront bientôt publiées.

    Le cahier d'enjeux est disponible au téléchargement depuis le site Transitions

    Relire les échanges de la journée 

  • Invitation à l'événement de lancement du cahier "Transitions" > Inscription

    Au terme de dix mois de rencontres et ateliers, en 2014 et 2015, une riche matière sur la thématique du cycle 2015, les transitions, a été accumulée. Elle nous a permis d'observer les forces de changements, et  d'étudier particulièrement le rôle du numérique dans les transformations. Nous en avons tiré un outil pour penser et engager des changements des systèmes : un cahier d'enjeux et de prospective et un jeu.

    Nous remercions

    Nous vous vous invitions le 16 avril, au Tank, au lancement public du cahier (et du jeu) Questions Numériques Transitions. Des transitions dont vous pourriez être le héros...

    transition et vous

    Nous avons tous le mot de “transition” à la bouche. Mais transition de quoi, vers où, comment ? Est-il possible d’intervenir sur la transformation des grands systèmes, de les orienter, d’en devenir acteurs ou auteurs, plutôt que de les subir ?

    Découvrez le résultat de notre travail collectif en ligne et à travers une série de workshops à Marseille, Montréal, Paris, Rennes et Saclay : des outils stratégiques, cahier de prospective et jeu..

    Au programme

    14h30-16h : Plateaux ateliers en parallèle

    • Transitions du travail et des organisations
    • Introduction au “jeu des transitions”
    • Découvrir le prochain cycle Transitions, le temps de l'action (début fin avril 2015)

    16h-16h30 : Présentation du Cahier Questions Numériques “Transitions”

    16h30-18h30 : Débats

    • Des territoires, devenus numériques ? Philippe Durance, Cnam / Stéphane Cordobès, CGET
    • Éducation, le grand chambardement ? Stéphanie de Vanssay / Benjamin Patrice MAGNARD
    • Quels leviers numériques font transitions ? Nozha Boujeema, Inria / Anne-Sophie Boisard Cigref

    L’après-midi sera suivie d’un cocktail

    > Inscription

     

     

    * Cap Digital, Cnam, Commission Nationale du débat public, France Stratégie, Innovation Factory, Inria Rennes – Bretagne Atlantique, Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France, La Boate, Pavillon de l’Arsenal, Société des Arts Technologiques de Montréal, Proto 204, Villa Méditerranée

  • imageRetour sur la journée de réflexion prospective "Transitions, territoires et numérique" organisée par la Fing avec le soutien du Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET), le 11 février 2015.

    Les mutations des fonctions du territoire

    Une cinquantaine de participants, acteurs territoriaux, experts et praticiens du numérique et des questions territoriales, chercheurs, prospectivistes, ont assisté à des présentations-débats sur les mutations des fonctions du territoire le matin. Si le numérique n’est pas central dans la prospective territoriale, force est de constater la puissance des leviers numériques dans l’action territoriale. Comment mettre cette "puissance" au service de projets souhaitables ? 

    Internet, un coup de pied dans la fourmilière de la lecture spatiale des inégalités sociales ?

    Margot Beauchamps, coordinatrice du Groupement d’intérêt scientifique Marsouin

    Si le rôle de l’espace dans le maintient et la perpétuation des inégalités est une vieille question de la géographie, qu’est ce que le numérique peut changer dans cette dimension spatiale des inégalités sociales ?
    Quelles conséquences en termes d’accès aux ressources sociales pour un territoire ? L’environnement politique et social dans lequel évoluent les individus a des conséquences sur la manière dont internet va renforcer, ou non, ces inégalités. Des enjeux à saisir en terme de politique publique.

    PrésentationInternet, un coup de pied dans la fourmilière de la lecture spatiale des inégalités sociales ? 

    Campus d’avenir : concevoir des espaces de formation à l’heure du numérique

    Florence Kohler chargée de mission DGESIP - Mission expertise conseil auprès des établissements, Ministère de l'Education nationale, de l’ESR

    Le ministère sort un guide en mars 2015 sur la conception des espaces de formation à l’heure du numérique.
    Le futur des campus se construit à partir de l’ancien. L’enjeu de demain n’est en effet pas de construire des mètres carrés supplémentaires, mais plutôt de penser une réhabilitation des bâtiments existants avec de nouveaux défis à intégrer :
    transition énergétiques, numérique, nouvelles pédagogiques tenant compte des espace formels comme informels d’enseignements.
     
    Un des objectifs est de renforcer les liens entre les campus et les territoires. Le numérique va participer à cette transformation en liant, notamment, citoyens, étudiants, enseignants, entreprises autour de projets.

    Présentation Campus d’avenir : concevoir des espaces de formation à l’heure du numérique

    Transitions numériques, les production numériques du territoires

    Marc Laget, Responsable aménagement numérique des territoires, CGET

    La question du développement numérique du territoire est d’abord celle de la question de l’accès aux ressources, donc des équipements télécom. On dit que le numérique est là et apporte des transformations, mais cela suppose qu’il est là partout et identique. Ce qui n’est pas évident, ni aujourd’hui, ni demain.
    Pour connecter les usagers, il s’agit donc aussi de travailler des médiations numériques possibles (accompagnement aux usages dans des lieux ou plateformes de services au public).
    Objectif : le territoire devient un écosystème intelligent (« territoires intelligents »). Il produit alors des innovations qui produisent elles-mêmes des dynamiques attractives : sur des aspects collectifs (produire capacité de voter) comme individuels (permettre à un cycliste de ne pas avoir de feu sur sa route).
    En terme de gouvernance, un territoire produit des commissions consultatives, des stratégie de cohérence régionale et du développement numérique, des preuves de concepts, des plateformes de services, des mutualisations de ressource.
    Parler de "ville intelligente" plutôt que de "territoire intelligent", interroge justement la gouvernance. Ce débat est en quelque sorte imposé par les grands opérateurs de service qui s’intéressent à la logique de l’offre plutôt qu'à celle des usages. 

    Présentation Transitions numériques, les production numériques du territoires

    Retour d'expérience gouvernance, ouverture, usager au centre, transitions dans les pratiques et effets potentiels

    Sophie Houzet, directrice du Pôle Numérique. Chercheur dans le développement numérique, territoires et collectivités.

    Comment accompagner un territoire dans la transformation de la société avec le numérique ?
    Acculturation aux nouvelles pratiques, aux enjeux, mais aussi expérimentation, dans une approche originale : en mettant systématiquement au centre l’usager, en regardant ce qu’on peut ouvrir et comment le faire, et comment créer de la valeur.

    La notion de plateforme et le paradigme d’ouverture sont utilisés comme structurant avec des choses qui n’ont rien de numérique sur le territoire, en posant la question de la commande publique, des data, de la place de l’usager vu comme un objet, un sujet etc...

    Présentation Retour d'expérience Transitions dans les pratiques et effets potentiels / Thèse de Sophie Houzet : Développement numérique, territoires et collectivités : vers un modèle ouvert

    La 27e région, Laboratoire de transformation publique

    Stéphane Vincent, co-fondateur et délégué général de la 27e Région

    Qu’est-ce qui fait qu’une politique publique produit un impact, rencontre des usages ? Comment conduire et réinventer l'action publique locale ?
    Une des seules façons d’interroger ces questions est de repartir du terrain et de travailler avec les usagers du lieu, ce que propose le programme "Territoires en résidences"  de la 27e Région.
    Aperçu des résidences les plus liées aux territoire

    Présentation La 27e région, labo de transformation publique/  Blog de Territoires en résidences

     

    Session d'intelligence collective "Transitions, territoires et numérique"

    L'après-midi, deux ateliers de prospective collaborative et créative visaient à tirer parti des échanges de la matinée pour se projeter sur des horizons souhaitables et commencer à décrire des chemins de transition. Le premier a imaginé 2030 "Nous sommes en octobre 2030, comment sommes-nous arrivés là ?". Le deuxième a construit 2030 "Nous sommes un groupe d'acteurs et nous mettons en chemin avec nos moyens";

    Retrouvez et enrichissez les productions de l'atelier :

    Retrouvez la matière préparatoire de la journée :

  •  
    QN transitions

     

     

    Dans le cadre de son cycle de prospective "Questions Numériques", la Fing organisera avec le soutien du Commissariat Général à l’Égalité des Territoires (CGET), une journée de prospective le 11 février prochain (9h30-18h) à l'IAU (accès par le 24 rue Antoine Bourdelle), Paris.

    Participez à une démarche de prospective collaborative

    L'importance du numérique pour le développement des territoires est connue et a fait l'objet, au cours de la décennie passée, d’efforts notables (aménagement numérique du territoire) dans les domaines des infrastructures et des services numériques, ainsi que de travaux théoriques et prospectifs. La CGET et la FING ont choisi de conduire, début 2015, une démarche de prospective collaborative, portant sur la prise en compte du numérique dans les transformations territoriales dont ce workshop est une première étape..

    Déroulement

    9h30 -12h30

    Café d’accueil

    Débat / retours d'expériences sur les transformations à l'œuvre dans les différentes fonctions du territoire (habiter, former et se former, enseigner et apprendre, transporter et se déplacer, consommer et produire, travailler, soigner et se soigner, etc.), mais aussi sur les formes de gouvernance, de sociabilité, les pratiques culturelles…

    Ce temps de travail prendra en compte la diversité des types d'espaces et de territoires, l'ouverture des jeux d'acteurs, la diversité des leviers numériques et les incidences en termes d’inégalités territoriales.

    Déjeuner libre

    14h-17h15

    Session d'intelligence collective et de prospective créative. Cet atelier tirera parti des échanges de la matinée pour se projeter sur des horizons souhaitables et commencer à décrire des chemins de transition.

    En ouvrant le champ des possibles, ce travail a vocation à nourrir les stratégies d'acteurs publics et territoriaux, en requalifiant les enjeux et proposant de nouvelles marges de manœuvre. L'atelier nourrira la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015.

    Télécharger le livret du participant :

    Livret du participant Transitions, territoires et numérique (ouvrir Livret participant transitions territoires numérique (2).pdf, 1.07 M)

     

    Inscription

    Les inscriptions sont closes

    Organisé par Jacques-François Marchandise, Sophie Mahéo, Thierry Marcou (Fing), avec le concours de Stéphane Cordobès, Marc Laget, Florian Muzard (CGET). Parmi les intervenants et participants : Margot Beauchamps (Telecom Bretagne), Florence Kohler (Campus 21e siècle DGESIP/DGRI), Sophie Houzet (Pôle numérique Drôme Ardèche), Stéphane Vincent (27e Région), Pierre-Jean Lorens (Région Nord Pas de Calais), Marc Dumont (Université Lille 1),…

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    6 février 2015

    >>S'inscrire<<

    La Fing et ITEMS International imaginent ensemble une rencontre mettant en lumière des technologies à potentiel disruptif, présentées par des chercheurs, entrepreneurs, innovateurs impliqués dans leur développement, le 6 février, à partir de 14h, à Cap Digital 14 Rue Alexandre Parodi, Paris. 

    Technologies et ruptures ?

    Certaines avancées significatives contribuent à rendre imaginable ce qui était impensable hier, à faire sauter des limites, à résoudre des problèmes insolubles. 

    D’autres technologies, hier réservées à un petit nombre d’acteurs, deviennent moins coûteuses, se démocratisent, ou encore se combinent entre elles, produisant des effets surprenants.

    Pitchs de techno et débats

    L'après-midi s'organisera autour de 3 sessions de présentations de technologies, mises sous tension chacune par un mini débat :

    • Big data et capteurs connectés
    • Energie
    • Biologie synthétique et matériaux/nanotechs 

    Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du cycle "Questions Numériques" sur les Transitions, et permettra de nourrir la publication commune à paraître fin mars 2015.

    Inscription

    Les inscriptions sont gratuites mais nécessaires : enregistrez-vous maintenant

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    Programme

    13h30 :   Accueil

    14h :   Introduction

    La rencontre sera introduite par Daniel Kaplan et Jacques-François Marchandise (Fondation Internet Nouvelle Génération) et Hervé Rannou (ITEMS International et Cityzen Data).

    L'après-midi se déroulera sur un mode interactif avec la salle.

    14h15 :   Capteurs et Big Data

    Présentations suivies d'un débat animé par Daniel Kaplan, avec la participation de :

    • Serge Abiteboul, Inria
    • Jean-Hugues Lauret, EISTI
    • Hervé Rannou, Cityzen Data
    • Olivier Blondeau, Capteurs Citoyens

    15h15 :   Energie

    Présentations suivies d'un débat animé par Hervé Rannou, avec la participation de :

    • Eric Vidalenc, ADEME
    • Grégory Lamotte, ComWatt
    • Ludovic Coutant, ITEMS International

    16h15 :   Biologie synthétique et matériaux

    Présentations suivies d'un débat animé par Daniel Kaplan, avec la participation de :

    • Rémi Sussan, journaliste spécialisé NTIC
    • Vidéo : Gaël Langevin, InMoov

    17h00 :   Conclusion

    17h15 - 18h :   Discussion avec la salle et networking

     

    Comment s'y rendre?

    Adresse : 14 rue Alexandre Parodi, 75010 Paris

    Plan : https://goo.gl/maps/vw7aE

    Métros : M7 Louis Blanc, ou M2/M5 Jaurès et Stalingrad

     

  •   
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    10 décembre 2014 14h-18h30

    >>Inscription<<

     

    Rendez-vous pour un atelier de prospective créative " Numérique et chemins des transitions"  le 10 décembre de 14h à 18h à l'Innovation Factory (Web School Factory), 59 rue Nationale, Paris.

    Transitions 

    Le cycle 2014-2015 de Questions Numériques, "Transitions", se fixe pour objectif de faire le lien entre micro et macro, entre l'échelle des pratiques et celle des systèmes. Les « Transitions » peuvent nous permettre de creuser ce qui se passerait si le numérique outillait des changements lourds (désirés ou non) ou échouait à le faire. Ainsi, nous aider dans un nouveau processus de prospective très fertile. Enrichir nos compréhensions, éclairer nos marges de manœuvre. Outiller nos décisions et nos stratégies en nous aidant à anticiper. Nous ne sommes pas certains qu'il y ait "une" transition numérique, nous sommes en revanche certains de l'importance du numérique dans plusieurs transitions à l'œuvre.

    Nous étudions cet automne, au travers d'une dizaine d'ateliers, plusieurs domaines dans lesquels les systèmes "anciens" semblent bousculés par le numérique et dans lesquels de nouveaux modèles seraient susceptibles d'émerger (ville, travail, éducation, démocratie, action publique, secteur spatial, territoires). Nous mobilisons des apports d'expertises et des méthodes d'intelligence collective pour identifier ce qui conduit à ces transitions, pour qualifier des horizons souhaitables et pour repérer les chemins de transition. Nous repérons ainsi comment le numérique agit : en optimisant, en fluidifiant, en ouvrant, en décentralisant,...

    Session Numérique et chemins de transition

    La session du 10 décembre décloisonnera les thématiques pour approfondir 4 à 5 figures principales que nous rencontrons dans plusieurs des domaines travaillés. Il s'agit à la fois de partager l'état de nos travaux et de mettre à contribution experts et participants, qui vont nous aider à en qualifier les dynamiques (chemins doux ou brutaux), la temporalité, les jeux d'acteurs, les conditions de réussite ou d'échec, les champs d'application. 

    Cet atelier participatif réunira une soixantaine de participants.

    Le dispositif d’animation et de production permettra de nourrir la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015.

    Places limitées, inscription en ligne nécessaire

    >> S'enregistrer maintenant <<

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  • Nous sommes à mi-chemin de notre série d’ateliers Questions numériques consacrée aux "transitions", après avoir exploré les transitions du travail et des organisations à Lift Marseille, défriché les transitions de l’éducation et de la démocratie à Montréal, creusé la question de l’ »open » à Fossa (Rennes). Nous avons devant nous cinq ateliers très stimulants en décembre, pour lesquels nous avons besoin de votre contribution : inscrivez-vous !
     
    Nous allons, ce 2 décembre, poursuivre le travail engagé en septembre sur les transitions urbaines. Après avoir exploré le paysage actuel, ce sera le temps de la prospective et des chemins de transition des modèles urbains.
     
    Nous commençons y y voir plus clair sur les « chemins de transition » que le numérique outille, et leur diversité : smart, agile, open, disruptif, distributif, etc. Appliqués à des systèmes anciens, ils produisent des effets contrastés, qu’il s’agira de comprendre tous ensemble lors d’une session transversale d’ateliers collaboratifs le 10 décembre après-midi.
     
    Les technologies jouent souvent un grand rôle dans les transitions : des limites sont dépassées, des seuils sont abaissés : la rencontre du 17 décembre matin nous permettra de débattre à la lumière de quelques-unes de ces technologies. Elle aura lieu au CNES, qui accueillera le 17 décembre après-midi une session dédiée aux transitions du secteur spatial.
     
    Le 18 décembre, nous finirons l’année en beauté à la CNDP (Commission nationale du débat public) par une journée « démocratie et action publique » : le matin, éclairages sur les chemins de transition numériques de la démocratie; l’après-midi, session d’ateliers collaboratifs consacrés à la transformation du rôle de l’acteur public dans les systèmes en transition.
     
    Le début 2015 nous permettra de conclure cette phase contributive, en explorant notamment les bouleversements des modèles territoriaux.
     
    Vos apports sont très riches, la qualité et le nombre des contributeurs y sont pour beaucoup : cette année à nouveau, l'intelligence collective nous aide à mieux comprendre ce que nos expertises respectives, souvent cloisonnées, ne suffisent pas à éclairer.
    Les comptes-rendus des premières sessions sont publiés pour certains, en cours de publication pour d’autres. N’hésitez pas à contribuer en ligne, en les commentant et en contribuant au wiki des transitions.
    Merci de votre participation à cet effort de réflexion collective qui commence à porter ses fruits !
  •  
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    18 décembre 2014 9h30-18h

    >>Inscription<<

    Le SGMAP, France Stratégie, la CNDP, et la Fing vous donnent rendez-vous pour un atelier de prospective "transition, action publique et démocratie" le 18 décembre de 9h30 à 18h à Paris à la CNDP 244 Boulevard Saint-Germain.

    Déroulement

    Matinée - 9h-12h30 :

    Conférence-débat posant la question d'une démocratie en transition avec l'aide du numérique
    Il s'agira, sur les questions "démocratie et numérique", de questionner les transformations systémiques auxquelles le numérique pourrait contribuer (ou non), en confrontant des acteurs institutionnels et associatifs, des chercheurs et experts.

    Après-midi - 14h-18h :

    Session d'intelligence collective et de prospective créative, animée par la Fing avec le SGMAP sur des questions de transformation de l'action publique, et de la place de l'acteur public, qui voit la fin des systèmes "administrés" et la montée de modèles libéralisés, déréglementés, mais pas forcément démocratisés.

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    Retrouvez tous les ateliers Questions Numériques "transitions" >> ateliers de coproduction

     

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  • La deuxième journée de la rencontre Lift à Marseille (21-­22 octobre, thème RE:working work) était consacrée aux transitions liées au bouleversement des organisations du travail (hiérarchie, appartenance, espace, temps).

    Ce deuxième atelier de prospective du cycle Questions Numériques "Transitions" a réuni 80 participants à la Villa imageMéditerranée. Au rendez-vous diversité, expertise et créativité.

    Si le vent fort, qui soufflait ce jour là, a écourté la réflexion, nous avons néanmoins pu échanger et enrichir notre vision des souhaitables. Beaucoup de matière apportée, grâce à la méthodologie co préparée avec Nod-a. Nous vous la restituerons au fur et à mesure dans ce blog. Voici déjà les échanges en temps réels et article de La Tribune , tweets & images mêlés ;-)

     

  • Atelier participatif "les chemins des transitions urbaines"
     
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    2 décembre 2014 14h-18h30

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    Courant septembre, la Fing et l’Ademe organisaient au Pavillon de l’Arsenal le premier atelier "Transitions urbaines". Le 2 décembre, se tiendra le second atelier du cycle, qui se focalisera sur les horizons et chemins des transitions urbaines. << INSCRIPTION >> 

    La ville concentre sur son territoire de multiples figures de la transition : des plus souvent citées (transition écologique et énergétique), aux moins médiatisées (transitions numérique, économique, sociale, urbaine, agricole, démographique, politique, cognitive… ). Comment ces différentes figures de la transition cohabitent-elles et entrent-elles en tension(s) ? Quels différents chemins s’ouvrent à la ville de demain ? Quels sont les freins aux changements sans cesse annoncés ?

    Le 16 septembre, la Fing et l'Ademe organisaient au Pavillon de l'Arsenal le premier atelier "Transitions urbaines", en présence de nombreux contributeurs. L'occasion de croiser les regards sur le sujet des transitions urbaines, la ville concentrant sur sont territoire de multiples figures de la transition : pourquoi la situation ne peut-elle plus durer telle qu'elle est aujourd'hui ? Que voit-on émerger, quelles tendances nouvelles, quels signaux faibles ? Quels sont les différents modèles "sur étagère" mis à l'épreuve ?

    >> Retrouvez le compte-rendu du premier atelier "Transitions urbaines"

    2 décembre - Atelier Chemins des “Transitions urbaines”
    La Fing et l’Ademe vous donnent rendez-vous le 2 décembre 2014 de 14h à 18h30 dans les locaux de Cofonca (6, rue Jean Jaurès, à Puteaux) pour le second atelier sur les transitions urbaines.

    Quels futurs désirables pour demain et quels sont les modèles urbains à imaginer pour demain ? Comment les acteurs urbains pourront-ils s'y engager ? Quels sont les chemins à construire et à emprunter ? Alors que le premier atelier s'intéressait au paysage actuel, celui-ci se focalisera sur ces éléments des transitions.

    Cet après-midi réunira un public mixte d’experts et d’acteurs du numérique, du développement durable et de l’écologie, de l’architecture et de l’urbanisme, de la politique, du design, des transports publics, des déchets, de la construction, de l’innovation.

    << INSCRIPTION >> 

     

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    20 novembre 2014 15h-18h

    >>Inscription<<

     

    Dans le cadre de son cycle de prospective Questions Numériques « Transitions » et de la 6e édition de la free Open Source Software academia (fOSSa), la Fing co organisera le 20 novembre prochain (15h-18h) un atelier à Rennes, en collaboration avec Inria, La Cantine Numérique rennaise et le fablab de Rennes.

    Quel est le rôle de "l’ouverture" comme chemin de transformation des systèmes ?

     Nous nous intéresserons à l’open, au coeur des thématiques de fOSSa 2014, comme dynamique de transition à challenger :

    • son action sur les champs dans lesquels elle à l’oeuvre
    • les conditions nécessaires pour que d’autres champs profitent de cette mise en mouvement 
    • les modèles « sur étagères » de l’open, notamment la figure du bazar

    Inscription en ligne

    Gratuite mais nécessaire, en cliquant sur >>Inscription<<

    L’atelier aura lieu au centre Inria Rennes - Bretagne - Altlantique


    Les résultats de l’atelier nourriront la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015

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    Dans le cadre de son cycle de prospective "Questions Numériques", la Fing co-organisera le 12 novembre prochain (8h30-12h30) deux ateliers à Montréal, en collaboration avec le Cefrio, La Conférence régionale des élus(CRÉ) de Montréal, L'Île du Savoir et l'Institut du Nouveau Monde.

    Sous l'angle des "Transitions", qui colore l'ensemble du cycle de cette année, les ateliers aborderont deux thématiques :

    • L'éducation, et en particulier les transformations des métiers et des compétences à l'ère numérique
    • Les modèles démocratiques à l'épreuve des réseaux et du numérique

    Ces ateliers se dérouleront dans les locaux de la Société des arts technologiques (SAT). D'une durée d'une demi-journée, ils convieront leurs participants à écrire les principaux épisodes d'une "histoire", celle d'une transition : qu'est-ce qui force le système à changer ? Quelles sont les destinations souhaitables ? En quoi s'incarnent-elles concrètement ? Et par quels épisodes peut-on se rendre de l'état présent à l'état futur ? 

    Les résultats des ateliers nourriront la publication commune "Questions Numériques 2015", à paraître début mars 2015.

     

    Informations pratiques :

    Lieu : Société des arts technologiques au 1201 Boulevard Saint-Laurent, Montréal Horaire : le 12 novembre de 8h30 à 12h30

     

    Ateliers sur inscription :

    Contacts à Montréal :

    • Questions Numériques et éducation : hmathieu [at] credemontreal.qc.ca
    • Questions Numériques et démocratie : miriam.fahmy [at] nm.qc.ca 

     

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    Le cycle Questions Numériques profite de la thématique de Lift with Fing pour explorer les transitions dans les champs du travail et des organisations le 22 octobre 2014 à Marseille.

    Prenant appui sur les éclairages croisés de haut niveau de la veille (conférences, Lift Expérience, projets du Carrefour des Possibles), les participants se livreront à un exercice de prospective créative.

    Le management par la confiance va-t-il supplanter le rapport de subordination ou augmenter les formes de contrôle par la traçabilité ? L'éclatement de l'unité du temps et de lieu marque-t-il la fin des organisations ou le règne de l'entreprise étendue ? L'essoufflement de la société salariale dessine-t-il l'avènement d'un modèle "tous entrepreneurs/tous intermittents" ou en appelle-t-il à un salariat à vie ? Emploi, travail, activité : quelle différence demain? 

    Aujourd’hui plusieurs modèles d’organisation du travail existent, ou sont expérimentés, ou a minima ont été théorisés : le salariat (dominant dans les pays de l’OCDE), la flexi-sécurité à la “danoise”, l’intermittence “à la française”, le revenu de base en Alaska, les systèmes coopératifs, l’économie duale, etc. Il en existe d’autres encore.

    Ces “modèles sur étagères” constituent une base de travail  - source d’inspiration, de critiques, de controverse - pour imaginer des modèles alternatifs, et les chemins pour y parvenir. Après un état des lieux et des modèles en critique nous nous intéresserons au rôle et interactions du numérique avec ces transformations, pour décrire les horizons possibles, voire souhaitables, et dessiner des chemins pour réussir ces transitions. 

    RDV à 9h30 à la Villa Méditerranée, qui accueille, l'atelier dès 9h30. N'hésitez pas à parcourir dès à présent le livret du participant (en lien ci-dessous) et à commenter les modèles proposés.

     Livret participant atelier transitions du travail et des organisations (ouvrir Livret participant atelier QN Lift with Fing-1.pdf, 492.13 K)

     

  • Le dernier temps de l’atelier « Transitions urbaines 1 » du 16 septembre visait à faire émerger les premières "briques" d'horizons possibles pour ces transitions urbaines.

    Que sait-on aujourd'hui de ces futurs, de ces horizons possibles ?  Quels en sont les "ingrédients" ? Et de quels futurs souhaitables parle-t-on?

    Quels horizons pour les transitions urbaines ?

    Parmi les horizons possibles (mais aussi souhaitables) des transitions urbaines, trois grandes orientations se détachent : les territoires urbains de demain seront nécessairement plus soucieux de l’environnement, mais ils seront aussi plus à l’écoute des besoins des habitants et de leurs usages…. « Un territoire écologiquement viable comptaible avec les usages des sociétés et des populations » résume une formulation issue de la journée de travail. Ces territoires urbains seront aussi plus attentifs à la créativité et à l’innovation… qui contribueront à les transformer, les adapter, à éviter qu’ils ne deviennent des « territoires obsolescents ».

    L’enjeu environnemental

    Les transitions urbaines amèneraient les territoires à devenir plus durables sur le plan environnemental : les émissions de CO2 seront certes divisées par quatre par rapport à 2015, le gaspillage diminuera, les déchets produits devront être considérés aussi comme des ressources pour le territoire, mais au-delà de ces visions segmentées, quel horizon global cela dessine-t-il pour la ville ? Les transports doux vont probablement continuer à se développer, les ressources (pétrole, énergie, ressources naturelles…) seront plus rares. De nouveaux indicateurs devront être inventés, un outillage pour les comportements plus durables, les acteurs territoriaux devront réfléchir et travailler ensemble pour favoriser les dynamiques d’écologie industrielle et d’économie circulaire, les sols devront être dépollués… et d’autres briques seront à construire.

    Une ville pour et par les habitants

    D’autres horizons urbains sont évoqués par les participants, dessinant une ville moins normative, plus à l’écoute de ceux qui l’habitent et y vivent. Une ville privilégiant la diversité des modes de vie, proposant services et espaces accordés aux besoins et usages de chacun. La ville de demain semble nécessairement plus accueillante, bienveillante et confortable, en matière de temporalités et d’espaces : les logements et les bâtiments concilieront confort et sobriété énergétique, la ville accueillera des moments conviviaux, favorisant le lien social (fête des voisins, etc.).

    Bien sûr, l'on constate que ces horizons sont guidés à ce stade par l’imaginaire et le désir. La ville sera certes bienveillante, mais à condition que les espaces publics soient de qualité et designés pour favoriser l’appropriation et la pluralité des usages, qui tienne compte des singularités de chacun…
    Mais encore, c’est une ville plus égalitaire, réduisant de façon considérable les ségrégations sociales, spatiales et raciales. On y circule librement puisque pour certains participants, cette ville abolit les barrières, symboliques et réelles ; elle permet ainsi à ses habitants les plus pauvres de rester dans le centre, en cessant de les repousser encore et toujours plus loin, la question de l’emploi et de l’insertion y devient également un sujet urbain à proprement parler… Et les habitants seront moteurs et au coeur des choix de transition sur l’énergie, l’habitat, la consommation, la mobilité, etc.

    Créativité et innovation citoyennes

    Troisième « ingrédient clé » de ces horizons urbains, que l’on retrouve plusieurs propositions, la place accordée à l’innovation et à la créativité, en sortant des cadres aujourd’hui institués. Les citadins se sont appropriés un certain nombre d’outils et de pratiques (numériques ou non), participant de façon croissante à la ville ; le numérique n’est pas uniquement au service de l’optimisation, mais permet de mieux déceler et connaître les problèmes, les inégalités,… pour mieux les traiter. Les pratiques P2P prennent davantage d’importance sur les territoires urbains, dans des formes marchandes ou non marchandes (biens communs, SELs renouvelés). Dans plusieurs horizons urbains, la créativité citoyenne est en permanence stimulée (démarches bottom-up, zones d’expérimentation, éducation et sensibilisation) afin que la ville se renouvelle et se réinvente sans cesse. Les citoyens y ont un véritable "droit à l’expérimentation » consacré, pouvant ainsi contribuer à répondre aux grands défis urbains, aux côtés (et même avec) les autres acteurs urbains.


    Plusieurs horizons s’affrontent dans ces premiers échanges, qui dessinent aussi plusieurs villes possibles : une ville « anti-fragile », qui sait s’adapter aux chocs, low-tech, plutôt bottom-up, voire décentralisée et autosuffisante, semble s’opposer à la ville « smart », efficace, qui optimise gestion des flux, gaspillage,… grâce à l’utilisation des nouvelles technologies, parfois perçue comme trop normative. Et si justement, ces horizons n’étaient pas à opposer, mais pouvaient cohabiter, s’enrichir mutuellement ?
    Le rôle du numérique est essentiel dans la plupart des horizons, justement parce que ses usages ne se limitent pas à l’optimisation, la régulation,… création de lien, opportunités de décentralisation, mise en réseau, innovation technologique, sociale ou sociétale, production de data permettant d’outiller les choix...

    Tout l’enjeu du prochain atelier « Transitions urbaines » sera de parvenir à agencer ces premières briques afin de faire émerger des horizons cohérents et désirables, et de dessiner des chemins pour se rapprocher de ces horizons urbains.

    >> Retrouvez table par table le compte-rendu de cet atelier d'ici quelques jours.
    >> Retrouvez les autres productions de cet atelier ("ce qui ne peut plus durer", modèles sur étagères, etc.)

  • Pourquoi faut-il parler de "transitions urbaines" ?

    Retour sur le premier atelier du cycle Questions Numériques 2015 : regards croisés ADEME/Fing sur les transitions urbaines qui a eu lieu le 16 septembre dernier au Pavillon de l'Arsenal à Paris

    Le premier échange de la journée questionnait la pertinence de parler de “transitions urbaines” dans un exercice prospectif comme celui de Questions Numériques. D’un point de vue partagé, le bouleversement général du jeu d’acteur sur les territoires urbains implique un changement de regard. La montée en puissance de gros acteurs numérique (des Pure players… qui ne le sont plus) dans le champ urbain, légitimée par le discours sur la Smart City, va redistribuer certaines cartes. Le discours plus ou moins disruptif de ces néo-acteurs urbains impacte aujourd’hui à la fois la gestion et la distribution de ressources comme l’eau ou l’énergie, le secteur du logement ou des transports avec l’émergence d’acteurs d’une économie basée sur la multitude.

    Des acteurs urbains disruptés, des méthodes d’action bousculées

    Le développement ininterrompu des territoires urbains induit une complexité toujours plus importante de ces derniers. Les modes de vie et les populations évoluent et mutent, notamment du fait de l’importance croissante du numérique dans nos vies, impactant la façon dont on se déplace, dont on travaille, dont on consomme ... Les aires urbaines qui les accueillent doivent anticiper et accompagner ces changements pour ne pas les subir trop violemment. Pour les participants, il y a urgence à apporter de nouvelles solutions car des problèmes encore pas résolus (étalement urbain, crise du logement, grande pauvreté, nourrir qualitativement la population urbaine, etc.) symbole d’un modèle urbain en crise vont s’intensifier à moyen terme. Les problématiques urbaines se révèlent aujourd’hui imbriquées les unes avec les autres et nécessitent un changement de grille de lecture et d’action,  nécessairement plus transversale et collective. Les méthodes d’hier ne permettent plus de résoudre des problèmes toujours plus complexes. Surtout, la crise budgétaire qui touche la plupart des acteurs territoriaux, couplée avec la baisse des dotations de l’État annoncent une période où les acteurs publics ne pourront plus agir seul et devront s’appuyer sur de nouveaux outils et de nouveaux acteurs pour administrer leur territoire en maintenant un niveau satisfaisant de services et pour répondre aux différents défis urbains des décennies à venir.

    Un changement d’échelle et de focale nécessaire pour répondre aux grands défis urbains

    Devant l’urgence à agir et l’inefficacité observé des états nations à répondre à certains problèmes majeurs, en premier lieu le réchauffement climatique, l’échelle des territoires, en particulier métropolitaine, semble aujourd’hui être celle qui peut apporter une réponse efficace. La perte du pouvoir des gouvernements oblige les villes à prendre de nouvelles responsabilités et les territoires urbains deviennent des échelles cohérentes d’intervention face aux grands défis de demain, qu’ils soient territorialisés ou plus globaux. La ville semble aujourd’hui représenter un nouvel espace des possibles et cristallise des énergies et des espaces d’expérimentation et d’innovation, représentant d’un point de vue de la transition autant le problème que la solution. Les espaces urbains dessinent en effet un avenir qui fluctue entre fragilité et résilience.

    Des territoires urbains en transition

    Néanmoins cette montée en puissance du rôle des territoires nous oblige à parler de transitions urbaines au pluriel car les métropoles mondiales ne prennent pas toute le même chemin et n’ont pas toute le même horizon de transition. Le futur des territoires urbains sera donc forcément pluriel et cela n’est pas sans poser la question de l’inégalité d’action face aux défis urbains majeurs et à la capacité des territoires de rentrer ou non en transition. Cette diversité importante des territoires aujourd’hui en crise et confrontés à la difficulté de leurs propres mutations ne se réduit cependant pas aux seules métropoles ou aires urbaines. Villages, petites villes en déclin, territoires à l’abandon sont aussi à regarder de près lorsque l’on parle de transition. À l’heure où les villes s’étalent toujours plus, où les comportements urbains gagnent la plupart des campagnes à travers le monde, et que la frontière entre ville et campagne s’efface, peut-être est-il plus judicieux pour nous de parler de “transitions territoriales” plutôt que de “transitions urbaines” au cours de notre travail prospectif.

     

    Retrouvez le reste des productions de l'atelier Questions Numériques zoom urbain ici.

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    La Fing et l’Ademe vous donnent rendez-vous le 16 septembre 2014 de 10h à 16h au Pavillon de l’Arsenal, 21 Bd Sully de Morland à Paris, pour le premier atelier du cycle de prospective Questions Numériques "Transitions".

    Regards croisés “Transitions urbaines”

    La ville concentre sur son territoire de multiples figures de la transition : des plus souvent citées (transition écologique et énergétique), aux moins médiatisées (transitions numérique, économique, sociale, urbaine, agricole, démographique, politique, cognitive… ). Comment ces différentes figures de la transition cohabitent-elles et entrent-elles en tension(s) ? Quels différents chemins s’ouvrent à la ville de demain ? Quels sont les freins aux changements sans cesse annoncés ?

    Le cycle Questions Numériques "Transitions" de la Fing s'est engagé lors du Festival futur en Seine en juin. L’atelier du 16 septembre réunira, quant à lui, un public mixte d’experts et d’acteurs du numérique, du développement durable et de l’écologie, de l’architecture et de l’urbanisme, de la politique, du design, des transports publics, des déchets, de la construction, de l’innovation.

    Programme

    Accueil à partir de 9h30

    Matinée (10h-12h) :Interventions d’experts illustrant les transitions et les tensions à l’oeuvre.

    • Sarah Marquet (ADEME) et Thierry Marcou (Fing) : transitions et tension 
    • Jean Haëntjens - Economiste et Urbaniste, auteur de “La Ville frugale” et “Les villes au secours de l’Etat”
    • Rémi Sussan - Ecrivain et journaliste spécialisé dans les nouvelles technologies de l'information à Internet Actu
    • Ghost City Lab - laboratoire de recherche et d'expérimentation autour du concept d'obsolescence des territoires

    Midi (12h-13h30) : Déjeuner & temps d’échange autour des interventions de la matinée, identification et cartographie des transitions à l’oeuvre et Networking.

    Après-midi (13h30-16h) : Ateliers - Travail en groupes pour identifier et cartographier les transitions urbaines en cours, scénariser les tensions qui les accompagnent.

     A noter : il s'agit du premier atelier Questions Numériques sur la thématique urbaine, il sera suivi d'un second à l'automne

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    Le potentiel transformateur du numérique est l’objet de controverses : pour certains, il n’est qu’un outil, qui amplifie des dynamiques qui lui sont extérieures. Celles de la mondialisation, de la complexité, de la démographie, et beaucoup d’autres. Souvent, au contraire, on parle de révolution numérique, avec sa cohorte de superlatifs, les plus inquiets comme les plus enthousiastes : les fab labs bouleversent l’industrie, les mooc chamboulent l’éducation, les blogs revitalisent la démocratie.

    Et pourtant, en travaillant sur ses « promesses », nous avons parfois eu l’impression que le numérique change tout mais ne change rien, qu’il voit émerger de nouvelles pratiques à la base sans transformer les systèmes, qu’il vit durablement dans le grand écart entre un ancien monde vu comme archaïque et des émergences dispersées.


    Nous choisissons, pour le 5e cycle annuel Questions numériques, d’explorer les « transitions numériques ». 
    Cette notion est fragile et récente. Elle n’est pas très pertinente si on l’envisage comme un synonyme, un mot de plus pour parler de révolution numérique. Il s’agit plutôt de prendre au sérieux la question des transformations systémiques, des changements de modèle, qui sont attribués au numérique par de nombreux auteurs : qu’est-ce qui change à grande échelle ? Comment caractériser les réelles bascules ? Et vers quels horizons souhaitables, à quelles fins, puisque les auteurs qui semblent le savoir envisagent des perspectives bien différentes ? 

    Les « Transitions » peuvent nous permettre de creuser ce qui se passerait si le numérique outillait des changements lourds (désirés ou non) ou échouait à le faire. Ainsi, nous aider dans un nouveau processus de prospective très fertile. Enrichir nos compréhensions, éclairer nos marges de manoeuvre. Outiller nos décisions et nos stratégies en nous aidant à anticiper.

    Parler transition, c’est le plus souvent parler de « la » transition écologique - ou énergétique. Le terme est aussi employé dans les champs politique et public (transition démocratique), économique et industriel, démographique,… A chaque fois, il s’agit de transitions lourdes, déclenchées par des facteurs puissants. Nous ne savons pas encore comment le numérique interagit avec elles, si ses capacités transformatrices (qu’il s’agit de qualifier plus précisément) peuvent y jouer un rôle.

    Instruire cette question n’est pas une mince affaire : nous avons besoin de renforts de toutes natures, des experts avertis ou leurs productions, des acteurs très divers, connaisseurs de leurs champs ou porteurs de leurs questionnements. De l’imagination, aussi, pour se projeter un peu plus loin, sortir des rails. De l’histoire enfin, pour comprendre les transitions du passé.

    Ça commence. L’AG annuelle de la Fing, le 28 mai, puis la conférence-débat de lancement, le 12 juin à Futur en Seine, ont permis de confronter la question abstraite des transitions aux questionnements et témoignages de nombreux acteurs. Nous engageons une phase de coproduction en ligne. Merci d’avance à ceux qui souhaiteront y contribuer.

  • "Imaginer un monde en transitions", retour sur une première introduction au nouveau cycle Questions Numériques sur les Transitions, pendant le festival Futur en Seine 2014.

    Transition démographique, économique, politique… Transition écologique, énergétique… Transition numérique… C’est la même chose ? Ça n’a rien à voir ? Ça s’oppose ? On les subit ? Les anticipe ? Les accélère ?

    Tania Lasisz (Cheffe de la mission Développement de l'administration numérique - SGMAP), Claude Kirchner (Délégué général à la recherche et au transfert pour l'innovation - Inria), Murielle Lafaye (Chargée de Prospective, Stratégie et Relations avec les Ministères - CNES), Hugues Aubin (Chargé de mission développement - Rennes Métropôle) ont apporté leur éclairage sur les transformations systémiques qui s’engagent, les modèles qui changent, les mouvements des acteurs.

    Un débat animé par Jacques-François Marchandise et Daniel Kaplan sur un mode dynamique : les participants réagissant aux interventions à l'aide de cartes actions. Tous les débats et les questions ont enrichi en direct une fresque retraçant les transitions observées et les changements majeurs en cours, des exemples ou facteurs clés, des tags un peu impertinents.

    La fresque des transitions

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    Le débat en tweets et en images 

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