Questions Numériques

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RESET - Quel numérique voulons-nous ? (édition 2018-2019)


Blog de Questions Numériques

  • Le bureau éditorial du New York Times a publié il y a quelques semaines un article intitulé « Il pourrait y avoir bientôt trois Internets. L’Américain ne sera pas forcément le meilleur », faisant allusion à la façon dont les questions de protection de la vie privée, sécurité et liberté sur le Web sont traitées différemment selon si on se place du point de vue de l’Europe, des États-Unis ou de la Chine.

    A l’origine, le Web avait été imaginé par Tim Berners-Lee comme une espace unifié, sans limite, faisant la promotion de la libre circulation de l’information et donc de la démocratie. Or, les choses ne sont plus aussi simples et il existe un monde de différences entre le règlement général de protection des données (RGPD) de l'Union européenne, et le système de censure et de surveillance (le projet Bouclier Doré et son programme « Great Firewall », littéralement le « Grand Pare-feu ») géré par le ministère de la Sécurité publique en Chine. Ce système de surveillance numérique de plus en plus sophistiqué (vidéosurveillance, reconnaissance faciale, historique de navigation, …) joue un rôle majeur dans les violations des droits de l’homme en Chine, notamment des musulmans.

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    Les Etats-Unis ne sont pas en reste sur la surveillance d’Internet et des téléphones portables par ses services secrets, comme l’ont montré les révélations d’Edward Snowden en 2013 : collecte d’informations en ligne, espionnage d'équipements informatiques à l'étranger, espionnage d'institutions internationales comme le Conseil européen à Bruxelles ou le siège des Nations Unies, …

    Comme l’écrit le New York Times, « les trois sphères - Europe, Amérique et Chine - génèrent des ensembles de règles, règlements et normes qui commencent à se frotter les uns contre les autres », ce qui peut poser des problèmes quand la localisation physique des données n’est pas au même endroit que les utilisateurs de ces données.

    Par ailleurs, poursuit le bureau éditorial, « l'autoroute de l'information se fissure plus facilement quand elle dépend en grande partie d'une infrastructure privée », prenant l’exemple de la panne du service de cloud computing d’Amazon en 2017 (Amazon Web Services) qui a entraîné l’arrêt de nombreux services et sites sur le Web. Cependant cette panne étant due à une erreur humaine, rien ne dit que la gestion des infrastructures par un acteur public n’aurait pas entraîné un jour la même panne. Ce qui est plus gênant, c’est qu’un acteur privé, qui est l’un des premiers acteurs du stockage de données, soit aussi la plus grande plateforme d’e-commerce (et donc collecte énormément de données sur les habitudes d’achat des acheteurs) et propose maintenant un assistant vocal, Alexa, qui va connaître les pratiques quotidiennes de ses utilisateurs.

    Par contre, l’article ne parle pas du principe de la neutralité du net (qui induit l'égalité de traitement de tous les flux de données sur Internet, excluant toute discrimination positive ou négative à l'égard de la source, de la destination ou du contenu de l'information transmise sur le réseau), principe que le président Donald Trump a aboli aux Etats-Unis en décembre 2017. Cela peut pourtant avoir des conséquences importantes sur la liberté d’expression et la circulation de l’information, voire même dramatiques comme le montre la réduction du débit du forfait illimité des pompiers de Californie, alors qu’ils combattaient un énorme incendie.

    Enfin, l’article n’évoque pas non plus les autres zones, notamment les zones où il n’y a pas Internet. Or selon une étude de la Web Foundation, dont a fait référence en exclusivité le Guardian, la croissance de l'accès à Internet dans le monde s’est considérablement ralentie. En 2014, l'ONU avait prédit que la moitié du monde serait connectée d'ici 2017, mais au rythme actuel, cela ne devrait pas arriver avant mai 2019, respectant de peu l'objectif de développement durable de l'ONU d'un accès abordable à Internet pour tous d'ici 2020. Une des raisons de cette baisse de la croissance est le coût de la mise en place des réseaux, notamment dans des régions reculées.

    Par ailleurs, comme l’écrit le Guardian « outre le fait de ne pas saisir les opportunités économiques, les personnes sans connexion sont exclues des débats publics en ligne, de l'éducation, des groupes sociaux et des moyens d'accéder aux services gouvernementaux numériques tels que la déclaration des taxes et la demande de cartes d'identité. » « À mesure que notre vie quotidienne devient de plus en plus numérique, ces populations hors ligne continueront d'être poussées plus loin en marge de la société », indique par ailleurs le rapport. Parmi ces personnes non connectées, les femmes sont les plus touchées. Nanjira Sambuli, qui s’occupe de promouvoir l’égalité d’accès au Web à la Web Foundation explique que « dans certaines communautés, l’idée que les femmes possèdent quelque chose à elle, même un téléphone portable, est mal vue. » Elle ajoute : « C’est un rappel brutal que la technologie n’est pas une solution miracle pour résoudre les inégalités existantes et qui subsistent en raison de facteurs réels qu’il faut résoudre. Ce sont des défis qui ont été lancés sur le bord de la route. 

  • Si vous voulez comprendre le processus qui a mené du Web créé par Tim Berners-Lee (et co-développé avec Robert Cailliau), qui se voulait ouvert, libre et collaboratif, au Web d'aujourd'hui (centralisé autour de quelques grandes plateformes qui ont basé leur modèle économique sur les publicités et les données personnelles des utilisateurs, qui les enferment dans des bulles de filtres, qui propagent des fake news, ...), l'article du NewYork Magazine "The Internet Apologizes" est celui qu'il faut lire en premier. Entrecoupé de citations des "architectes" du Web, ayant travaillé pour les plus grandes plateformes et/ou entreprises technologiques (Jaron Lanier, Ellen Pao, Tristan Harris, ...), il retrace les 15 étapes qui ont mené au monde d'aujourd'hui et finit avec les 7 inventions qui ont ruiné Internet (les cookies, le tri algorithmique, le bouton "j'aime", le rafraichissement de la page par le scroll, ...). Voilà donc les 15 étapes :

    1. Tout a commencé avec de bonnes intentions hippies... : le rêve de la Silicon Valley est né de la contre-culture, une génération de programmeurs a afflué dans la Bay Area dans les années 1970 et 1980, en voulant transformer le monde pour de bon, grâce aux nouvelles technologies.
    2.  ... Ensuite il y a eu un mélange avec un capitalisme sous stéroïdes : l’échelle et la puissance planétaires envisagées par les premiers hippies de la Silicon Valley se sont révélées être aussi bien adaptées à la création d’argent qu’à la sauvegarde du monde.
    3. Et l'arrivée des financiers de Wall Street n'a pas aidé... : alors que Facebook devenait du jour au lendemain le premier succès des médias sociaux, le marché boursier s’est effondré, envoyant des investisseurs soucieux de leur argent vers l’industrie tech. En peu de temps, une poignée de sociétés avaient créé un quasi-monopole sur la vie numérique. >> Ellen Pao, ancienne DG de Reddit : "Ainsi, en 2008, lorsque les marchés se sont effondrés, toutes les personnes de Wall Street motivées par l’argent se sont retrouvées dans la Silicon Valley pour se lancer dans la technologie. C’est à ce moment que les valeurs ont changé encore plus. L’optimisme précoce et sans fondement de l’Internet a fini par être complètement déformé dans les années 2000, ces personnes ayant des objectifs différents."
    4.  … Et nous avons payé un prix élevé pour le garder gratuit : pour éviter de payer pour Internet - tout en devenant fabuleusement riche à la fois -, la Silicon Valley s'est tournée vers la publicité numérique. Mais pour vendre des annonces ciblant des utilisateurs individuels, il faut développer son audience et utiliser des technologies avancées pour collecter des quantités de données personnelles qui permettront de les atteindre efficacement.
    5. Tout a été conçu pour être vraiment, vraiment addictif : les géants des médias sociaux sont devenus des "marchands d’attention", décidés à attirer les utilisateurs quelqu'en soient les conséquences. "Engagement" était un euphémisme de "métrique", mais en pratique, c'est devenu une machine sans précédent pour la modification du comportement.
    6. Au début, cela a fonctionné - presque trop bien : Aucune des sociétés n'a caché ses projets ou menti sur la façon dont son argent était gagné. Mais alors que les utilisateurs étaient empêtrés plus profondément dans ce réseau de surveillance de plus en plus addictif, les principales plateformes numériques sont devenues extrêmement populaires. >> Roger McNamee, spécialiste du capital risque : "Si vous remontez aux débuts de la théorie de la propagande, Edward Bernays a émis l’hypothèse que pour implanter une idée et la rendre universellement acceptable, il fallait que le même message apparaisse dans tous les médias, tout le temps, pendant une très longue période de temps. L'idée était que cela ne pouvait être fait que par un gouvernement. Ensuite, Facebook est arrivé avec cette capacité de faire de la personnalisation pour chaque utilisateur. Au lieu d'être un modèle de diffusion, c'était désormais 2,2 milliards de chaînes individualisées. C'était le produit le plus efficace jamais créé pour tourner autour des émotions humaines."
    7. Personne dans la Silicon Valley n'a été tenu responsable… : personne au sein du gouvernement - ou, d’ailleurs, dans la base des utilisateurs de l’industrie tech - n'a semblé vouloir faire rentrer dans le rang un secteur aussi riche et dynamique.
    8. … Même lorsque les réseaux sociaux sont devenus dangereux et toxiques : les entreprises évoluant à un rythme sans précédent, la sécurité des utilisateurs a été mise au second plan, après la croissance et l’engagement. Les ressources sont allées à la vente de publicité, sans protéger les utilisateurs contre les abus. >> Jaron Lanier, pionnier de la réalité virtuelle  : "Chaque fois qu’il ya des mouvements comme Black Lives Matter ou #MeToo, vous avez cette période initiale où les gens ont l’impression d’être sur un tapis magique. Les médias sociaux leur permettent d'atteindre les gens et de s'organiser plus rapidement que jamais. Ils pensent, "Wow, Facebook et Twitter sont ces merveilleux outils de la démocratie". Mais il s'avère que les mêmes données qui créent un processus positif et constructif comme le Printemps arabe peuvent être utilisées pour irriter d'autres groupes. Ainsi, chaque fois que vous avez un mouvement comme Black Lives Matter, les médias sociaux réagissent en renforçant les néonazis et les racistes d’une manière qui n’a pas été vue depuis des générations. La bonne intention originelle finit par renforcer son contraire."
    9. … Et même quand ils ont envahi notre vie privée : plus Facebook et les autres plateformes ajoutaient de fonctionnalités, plus les utilisateurs leur donnaient volontairement, voire involontairement, de données, aux plateformes mais aussi aux courtiers en données qui gèrent la publicité numérique. >> Sandy Parakilas, ex-product manager chez Uber: "Une fois, un développeur qui avait accès aux données de Facebook était accusé de créer des profils de personnes sans leur consentement, y compris des enfants. Mais lorsque nous en avons entendu parler, nous n’avions aucun moyen de prouver que cela s’était réellement produit, car nous n’avions aucune visibilité sur les données une fois qu’elles quittaient les serveurs de Facebook. Donc, Facebook avait des politiques contre ce genre de choses, mais cela ne nous permettait pas de savoir ce que faisaient vraiment les développeurs."
    10. Puis est arrivé 2016 : l'élection de Donald Trump et le triomphe du Brexit, deux campagnes largement alimentées par les médias sociaux, ont montré aux spécialistes des technologies que connecter le monde - du moins via un système de surveillance publicitaire - ne mène pas nécessairement à cette utopie hippie.
    11. Les employés commencent à se révolter : les dirigeants de l’industrie technologique ne risquent pas de mordre la main qui les nourrit. Mais peut-être que leurs employés - ceux qui ont signé pour une mission autant que pour l'argent - peuvent se lever et provoquer un changement. >> Can Duruk, ancien développeur à Uber : "J'étais chez Uber quand il y a eu toute la folie là-bas, et cela a eu un impact sur le recrutement et les embauches. Je ne pense pas que ces entreprises vont s'effondrer parce qu’elles ne peuvent plus attirer les bons talents. Mais il y aura un impact significatif. C'est devenu moins positif sur le plan moral maintenant de travailler là-bas : vous allez à Facebook pour écrire du code et ensuite vous rentrez chez vous. Ce sont juste devenus des entreprises comme les autres."
    12. Pour y remédier, nous avons besoin d'un nouveau modèle économique… : si le problème réside dans la façon dont la Silicon Valley gagne de l’argent, elle va devoir gagner de l'argent par un autre moyen. Peut-être en essayant quelque chose de radical et de nouveau, comme demander aux utilisateurs de payer pour des biens et des services.
    13. … Et d'une réglementation stricte : alors que nous en sommes là, nous pouvons nous demander où le gouvernement a-t-il été pendant tout ce temps. >> Richard Stallman, programmateur, initiateur du mouvement du logiciel libre : "Nous avons besoin d'une loi. Putain, il n’y a aucune raison de les laisser exister si le prix est qu'il sache tout à propos de nous. Laissez-les disparaître. Ils ne sont pas importants - nos droits humains sont importants. Aucune entreprise n’est aussi importante que son existence ne justifie la création d’un État policier. Et nous nous dirigeons vers un État policier." 
    14. Peut-être que rien ne changera : la possibilité la plus effrayante est que rien ne peut être fait - que les géants du nouvel Internet sont trop riches, trop puissants et trop addictifs pour que quiconque puisse régler cela. >> Antonio Garcia Martinez, ad-tech entrepreneur : "La publicité, c'est nul, bien sûr. Mais comme le disent les gars des technologies publicitaires, « nous sommes ceux qui payons pour Internet ». Il est difficile d’imaginer un modèle économique différent de la publicité pour toute application Internet grand public qui dépend des effets de réseau."
    15. … À moins qu'à la toute fin, de nouvelles personnes prennent des responsabilités : si les problèmes de la Silicon Valley résultent d’une mauvaise prise de décisions, il serait peut-être temps de rechercher de meilleurs décideurs. Un endroit pour débuter serait en dehors du groupe homogène actuellement au pouvoir. >> Ellen Pao : "J'ai exhorté Facebook à faire appel à des personnes qui ne font pas partie de la majorité homogène de leur équipe de direction, de chaque équipe produit, de chaque discussion de stratégie. Les personnes qui sont là maintenant ne comprennent clairement pas l’impact de leurs plateformes et la nature du problème. Vous avez besoin de personnes qui vivent le problème pour en clarifier l'étendue et aider à le résoudre."

    L'article se termine avec les regrets d'autres personnalités de la Silicon Valley, qui croyaient vraiment dans le respect de la vie privée mais qui n'ont rien fait au final, qui n'autorisent pas leur famille à aller sur les réseaux sociaux, qui se demandent comment ils ont pu créer de tels monstres... Pas de doute, nous avons bien besoin d'un reset ..

  • Cet été, dans un entretien à Vanity FairTim Berners-Lee, l'inventeur du web, expliquait combien il était dévasté par ce qu'était devenue son invention : "Nous avons démontré que le Web avait échoué au lieu d’être au service de l’humanité, comme il était censé l’avoir fait, et a échoué dans de nombreux endroits. [La centralisation croissante du Web] a fini par produire - sans action délibérée des personnes qui ont conçu la plateforme - un phénomène émergent à grande échelle qui est anti-humain. (...) L'esprit était très décentralisé. L'individu était incroyablement mis en capacité. Tout était basé sur le fait qu'il n'y avait pas d'autorité centrale à laquelle vous deviez demander l'autorisation. Nous avons perdu ce sentiment de contrôle individuel, cette responsabilisation."

    L'écrivain et artiste James Bridle, auteur de "New Dark Age : Technology and the End of the Future" dresse le même constat quant à l'évolution des technologies. InternetActu a fait une revue très détaillée de cet ouvrage, en voilà un extrait : "nous n’arrivons plus à penser en dehors ou sans technologie. Pire, la technologie s’est fait la complice de tous les défis auxquels nous sommes confrontés : à la fois d’un système économique hors de contrôle qui ne cesse d’élargir les inégalités, la polarisation politique comme le réchauffement climatique. Pour Bridle, la technologie n’est pas la solution à ces défis, elle est devenue le problème. Il nous faut la comprendre plus que jamais, dans sa complexité, ses interconnexions et ses interactions : mais cette compréhension fonctionnelle ne suffit pas, il faut en saisir le contexte, les conséquences, les limites, le langage et le métalangage."

    Face à cette perte de contrôle et aux injonctions liés à "l’impact du numérique sur..." nos métiers et nos emplois, nos villes et territoires, l’information, l’éducation, etc., il est donc grand temps d’affirmer des intentions, de formuler les impacts souhaités de la société sur le numérique, et de retrouver des espaces de choix politiques, économiques et sociaux.

    C'est dans cet optique que nous lançons notre nouveau cycle de prospective Questions numériques, intitulé "RESET - Quel numérique voulons-nous ?". Nous avons identifié une première liste de défis : prendre soin des biens communs numériquesconstruire un cadre de négociation collective sur les données personnellespartager de façon plus équitable la valeur produite sur les plateformesrendre concrètement les algorithmes responsables et équitables, ... Afin de compléter cette liste, qui est loin d'être exhaustive, mais aussi le contenu des fiches défis, nous souhaitons vous mettre à contribution, en vous demandant sur quelles thématiques en particulier le numérique a besoin d'un reset, d'une réorientation profonde ? Qu'est-ce qui ne peut plus durer ? Quelles directions devrions-nous explorer ?

    Vous pouvez soit contribuer en réponse à cet article, soit remplir ce formulaire. Nous utiliserons vos réponses et contributions en enrichissant les fiches défis publiés dans ce groupe. Cette matière sera ensuite retravaillée lors d'ateliers contributifs (auxquels vous serez bien sûr conviés) et donnera lieu à la publication d'un cahier d'enjeux à l'été 2019.

    Par avance merci pour vos contributions !

  • Venez partager un temps convivial de débat et d'échanges dans les locaux de la Fing à Paris autour de la présentation publique du cahier Questions Numériques “Think Small, Prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle
    le 14 septembre de 18h à 19h30 

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    INSCRIPTION

    La numérisation a mis le monde dans notre poche : tout en prenant au sérieux le « big », ne doit-on pas considérer la puissance du « small » ?

    Cette édition du cycle de prospective Questions Numériques s’est proposée, dans une première saison, de prendre au sérieux la puissance transformatrice de la petite échelle et de la confronter aux grands défis collectifs – économiques, techniques, sociaux, environnementaux . Elle fournit plusieurs éléments de culture Think Small, ces premiers résultats seront exposés et débattus.

    La 2e saison du cycle « Think Small, Se transformer à la petite échelle" proposera quant à elle un webinar que nous vous présenterons. Il abordera notamment les thèmes suivants :

    • vivant et biomimétisme
    • petit robot sur petite comète à grande distance
    • architectures techniques et modèles du petit
    • échelles et organisations
    • faces inattendues de l'innovation 
    • abeilles et multitudes

    La rencontre informelle sera suivie d'un cocktail

    INSCRIPTION

    Informations pratiques

    La Fing, 8 passage Brulon 75012 Paris, 2e étage

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle continu de prospective créative de la Fing  « Questions Numériques ». L'angle Think Small s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. 

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     

  • La Fing vous proposent un workshop sur le potentiel de transformation à la petite échelle et l’articulation entre « petits » et grands acteurs le 30 janvier à 14h au Square, le nouveau lieu d'open innovation de Renault à Paris.

    L’État, les grandes entreprises, réseaux et écosystèmes propres à chaque situation se posent la question des rapports entre grande et petite échelle. Quelles dynamiques de transition activer à la petite échelle dans les transformations en cours et à venir ? Quelles articulations entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    INSCRIPTION

    Programme

    • 14h: Accueil
    • 14h10 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h40 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 16h - 18h : Sessions de production collaborative d’une micro histoire prospective 

    Informations pratiques

    Le worshop aura lieu au Square, 100 rue Amelot Paris, 75011 France (l'entrée se fait par le passage Saint-Pierre Amelot)

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques. Edition Questions Numériques Think Small de la Fing

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • L’ADEME et la Fing, avec le soutien de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, vous proposent un atelier d’échanges et de production collaborative de micro-histoires prospectives le 17 janvier de 13h30 à 17h30

    Participation citoyenne, innovations sociales, systèmes de production d'énergie décentralisée, autorénovation, financement participatif, crowdsourcing, microfinancement, auto-entrepreneuriat et start ups.... quels potentiels de transformation à la petite échelle, quelle articulation entre « petits » et grands acteurs ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    Inscription​

    Programme

    • 13h30 : Accueil Café
    • 13h40 : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 14h15 : Échanges et débats “Promesses de la petite échelle et questions d’acteurs"
    • 15h45 - 17h30 : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective

    Informations pratiques

    Le workshop aura lieu dans les locaux de l’ADEME Sophia, 500 route des Lucioles, Valbonne.

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

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  • La Fing, la Métropole de Rennes et La French Tech Rennes St Malo vous proposent un workshop créatif le 15 décembre de 14h à 18h 2 rue de la Mabilais à Rennes.

    À l’heure des grands écosystèmes, quelle articulation entre « petits » et grands acteurs ? Les innovateurs doivent-ils tous devenir entrepreneurs et leurs entreprises doivent-elles forcément grandir ? Quels modèles permettent une "biodiversité" de l'innovation ?

    Objectif : éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives

    Inscription​

    Programme

    • 14h : Accueil Café
    • 14h15-15h : Introduction et présentation de modèles et figures-types de la petite échelle
    • 15h - 17h : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective
    • 17h - 18h : Débat « Place et rôle des petits acteurs dans l’écosystème »

    Questions Numériques "Think Small"

    Cette réflexion s’inscrit dans le cycle de prospective Questions Numériques « Think Small » sur la puissance transformatrice de la petite échelle. Un angle qui s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

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    Partenaires de Questions Numériques Think Small

     

  • Lancé fin juin au Tank à Paris, le cycle Questions numériques « Think Small » s’est poursuivi le 20 octobre. Un rendez-vous créatif qui nous a permis d'engager la phase collaborative de ce cycle et d'aborder plusieurs thématiques (du côté de la ville, du travail, de l'apprentissage,...).

    Les Dunes (#lesDunes), le nouveau Campus de la société Générale à Val-de -Fontenay, nous ont accueillis sur son plateau (#lePlateau) dédié à l’innovation, une occasion de découvrir les lieux et profiter de leur dynamique collaborative.

    Malgré des transports en communs très perturbés, une cinquantaine de personnes ont pu participer à la réflexion sur le potentiel transformateur de la petite échelle et aux ateliers de prospectives.

    Aborder les transitions en étudiant la puissance de transformation du petit

    A côté des géants numériques, de la massification, de la centralisation numérique, y a-t-il une autre histoire à raconter, interroge Questions Numériques "Think Small ». Entre le petit et le grand, il n’y a pas que le passage l’échelle, d’autres dynamiques de transformation sont possibles.

    La méthodologie de ce cycle s'appuie à la fois sur des micro-histoires qu'il s'agit de continuer ensemble, sur des modèles et figures-types de la petite échelle, et sur des sources d'inspiration (littéraires et artistiques, mythologiques, issues des contes de fées, du vivant,...) et des appuis théoriques.

    18 commencements de micro histoires  ont donc été proposés aux participants (vote en ligne et en temps réel avec  l’appli youslide.io) pour n’en retenir que 6 à raconter. Des productions riches de la diversité de nos angles de vue et expériences, nous sommes en train d‘en uniformiser le format de restitution et vous les livrerons prochainement.

    Dans ces prémices d’histoire nous avons étudié la puissance de transformation du petit à l’oeuvre. Nous nous sommes appuyés pour cela sur une première tentative de classification qui comprend 29 figures-modèles. D’autres ont émergé des ateliers, comme Éclairer, Pulser, et nous sommes en train de les reprendre. 

    >>Tableau des dynamiques de transformation de la petite échelle <<

    Ce que des approches par la petite échelle peuvent apporter à nos stratégies

    En fin de journée nous nous sommes intéressés au promesses et limites de la petite échelle. Plusieurs partenaires de Think Small et quelques complices dans la salle ont présenté leurs questions d’acteurs en précisant pourquoi l’approche Think Small leur semblait pertinente pour leur organisation, qu’elle corresponde à telle problématique, situation, ou nouvelle façon de voir qu’on pourrait explorer, des questions de ressources humaines, de technologie, de stratégie, de développement, de modèles d’innovation.

    Bref aperçu

    SGMAP

    Pour l’administration, plusieurs enjeux relatifs à la petite échelle
    • De processus de décision à des niveaux décentralisés
    • Des services déconcentrés
    • Des unités opérationnelles agiles
    Beaucoup de dynamiques testées dans les différentes entités de l’administration (ex : start-up d’État)
     
    Questions : selon quels critères et quels environnements peut-on adopter une dynamique small pour transformer l’entreprise ?
     

    Chaudronnerie de Montreuil

    Accompagnement d’entrepreneurs en économie sociale
    Penser petit comme voir près, faire avec ce qui est près de soi
     
    Le près de soi amène la question du pluriel : voir près c’est aussi voir la pluralité de l’écosystème près de soi. Ce qui pose souvent question dans les dynamiques entrepreneuriales
     
    Remarque : dans le thing small il y a un rapport au risque radicalement différent, les décisions de prises de risques sont essentiels à l’évolution du small alors qu’ils sont gérés de façon tres protectionnistes dans les grands groupes et la petite échelle ne peut pas prendre de risque pouvant mettre à risque le big.
     

    Société générale

    Capacité de la grande entreprise à détruire toute idée « décalée »
    Programme de start -up internes pour développer des projets de ruptures
    Enjeu : trouver la petite chose sur laquelle on peut avoir des résultats tres vite, une formation faite pour penser globalement un sujet avant de commencer, or enjeu de découper des projets en petites entités
    Commentaires :
    - Questions de l’identité entre acteurs de petites tailles et grandes tailles
    - Chercher à penser petit dans les grandes organisations c’est dépasser la linéarité de penser du grand, penser petit c’est voir plus grand, penser petit ce n’est pas forcément voir la start up en tant qu’organisation agile mais se donner la capacité à penser comme si on était petit et voir grand
     

    LA FONDA, prospective pour les associations

    Eclairer la mutation de l’engagement
    Le niveau de l’association est par nature « small » fédérant l’engagement pour mener des transformations à échélle humaine. Quelle dynamique de communautés d’action face aux grandes questions sociétales. Echelle d’un projet partagé, y compris pour les questions complexes, quel mode de structuration dans le small pour préserver l’autonomie ?
     

    La Poste

    Les grandes entreprises envient l’agilité des petites. On recherche cette agilité auprès des startups par de la collaboration et à travers l’open innovation. Cela permet aussi de maîtriser de nouvelles technologies.
    En entreprise, se posent beaucoup de questions d’échelle : rétrécir ou se fractionner - logiques d’intrapreneur sur des projets. Se posent également des questions d’organisation et de réseau. On se structure en petites business units pour gagner en agilité.
     

    Orange

    • Question managériale sur l’agilité à gagner dans les équipes grâce à des équipes projet maitrisée, petites à même de développer rapidement

    Paradoxe de la taille : Les entreprises  veulent être grandes et dominantes mais avec tous les attributs du petit et de l’agile

    • Question technologique : données dispersées dans des datacenters immenses très consommatrices d’énergie, la smart dust, la capacité à produire la poussière intelligente pour agir de façon qui reste
    • Questions des usages :  les petits outils de travail qui permettent de travailler autrement
    • Question de la consommation : petits formats de consommation pour petits prix, offre base essentielle et éléments jadis inclus devenues optionnelles

    Think Small, le cycle continue !

    Trois prochains rendez-vous contributifs du cycle à noter : entre décembre et janvier en régions  Bretagne, Provence-Alpes-Côte-d’Azur et Île de France.

    Si vous souhaitez être tenu au courant ou recevoir une invitation, n’hésitez pas à nous le signaler par commentaire ou mail (questionsnumeriques@fing.org)

    Nos travaux se poursuivent en ligne, vous pouvez >> contribuer à la base de connaissance << et partager ressources et questions d'acteurs

    Extraits de nos premières explorations du côté des imaginaires, merci à Hélène Jeannin, Sophie Coiffier et Lucile Picon

    Panneaux exposition imaginaires Think Smallzoom sur panneau imaginaires think small

    Retrouvez le live de la journée en tweets en images :

  • QN Think Small

     

    Journée contributive nationale du cycle de prospective annuel de la Fing 
    le 20 octobre de 9h30 à 17h30 aux Dunes, le nouveau Campus de la Société Générale aux portes de Paris.

    INSCRIPTION

    L'angle de nos travaux, "Think Small, la puissance transformatrice de la petite échelle", s'avère très fertile pour aborder autrement les transitions numériques. La journée nous permettra d'en approfondir les dimensions technologiques, économiques, politiques, sociales, territoriales, d'en caractériser les figures marquantes et la portée stratégique.

    [+] Participez à la découverte et l’enrichissement des formes et des figures de la petites échelles
    [+] Contribuez à une réflexion collective ambitieuse, pour éclairer les chemins de changement et envisager des stratégies alternatives
    [+] Prenez part à un exercice original, contributif et créatif en réseau

    Inscrivez-vous sans plus tarder !

    Au programme :

    • 9h30 : Accueil Café

    • 10h-10h45: Introduction et présentation des objectifs de la journée

    • 10h45 - 12h30 : Sessions de production collaboratives d’une micro histoire prospective

    • Déjeuner sur place et parcours exploratoire au pays de la petite échelle

    • 14h - 15h45 : Sessions de production collective

    • 16h-17h30 : Débat animé par Jacques-François Marchandise "Think Small : promesses de la petite échelle", Industrie, territoires, organisations, société, technologies

     Informations pratiques

    Adresse : Société Générale, les Dunes, 6 allée des sablons, 94120 Fontenay sous Bois Fontenay-sous-Bois (RER A et RER E Station Val-de-Fontenay Sortie 4)

    Les résultats de ce travail collectif seront intégralement disponibles. Ils constitueront une première contribution au futur Cahier d’enjeux Questions Numériques Think Small qui sera publié au printemps 2017.

    À propos de Questions Numériques
    Quelles sont les émergences puissantes, les opportunités transformatrices, les questions difficiles, les ruptures et les basculements qui vont marquer les prochaines années ?
    Questions Numériques propose de prendre le temps d’anticiper ensemble, un cycle continu de prospective créative 
    En savoir plus et participer aux travaux du cycle Think Small

     

    image

  • Retour sur la journée de Séminaire Think Small au Tank qui a réuni une quarantaine de participants.
    Think Small est l’édition 2016-2017 du cycle de prospective Questions Numériques de la Fing.

    imageA rebours de l’injonction « faire toujours plus grand » la puissance transformatrice de la petite échelle a reçu un écho puissant de la part d’une grande diversité d’acteurs : sociologues, universitaires, informaticiens, économistes design, … Sur quoi peut-on avoir prise dans la complexité du monde ?

    Les questions de la très grande échelle sont en effet un peu intimidantes.

    Objectifs de la journée : se constituer une culture commune, à partir notamment des interventions de la matinée, et élaborer les questions sur lesquelles aller plus loin.

    Comment contribuer ?

    • Repérer des experts du sujet
    • Ressources déjà pertinentes sur notre sujet, y compris pré-numérique
    • Partage de pratiques
    • Elargir le cercle des contributeurs

    Cette démarche de prospective s’inscrit en prolongement des travaux de la Fing sur les transitions. Comment améliorer les parties d’un systèmes pour que le système se transforme ? Quel rôle pour la modularité dans le système. Ces questions ne sont pas administrées.

    A l’heure où les big data (très grands volumes de données) sont utilisées pour fonder la décision, prédire, on peut s'interroger, ainsi : 

    • Villes et grands systèmes complexes adaptatifs (smart cities). Mais qui contrôle et sait lire le tableau de bord du pilote de la smart city ? Les capteurs sont nombreux et produisent des données difficiles à traiter. On a vu apparaître la thématique du smart village.

    • Les Start up sont-elles vouées à grandir ? À devenir des licornes ?  Les grands cherchent les petits.

    • Le Welfare state se recentre sur la personne

    Des acteurs se questionnent : l’Etat, l’entreprise, les grands projets informatiques, des petits confrontés au plafond de verre, retour du minitel 2.0 (internet centralisé), agilité et complexité du big, si on va trop loin vers le small on va trop loin dans l’individualisme.

    Seth Godin remarque "Small is the new big".

    Think Small va donc s'intéresser à la puissance transformatrice de la petite échelle ! Rendez-vous au séminaire public du 20 octobre : ateliers de co-production à Paris

     

    4 éclairages sur la figure, la puissance du petit et son articulation avec le grand

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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