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Mettre la puissance transformatrice du numérique au service de la transition écologique !


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- Questions Numériques

Blog de Transitions²

  • Où l’on s’interroge sur ce qu’on entend par numérique, et ce que l’on peut en attendre (ou pas)

    Résumons…

    • La transition écologique vers laquelle nous devons aller est extraordinairement profonde.
    • Aucune prouesse technologique n’y suffira, si elle n’accompagne pas une transformation de notre modèle de développement, voire de vie.
    • Une transformation aussi profonde paraît peu vraisemblable sans le numérique, mais le numérique tel qu’il se propose aujourd’hui n’a pas de réponse convaincante… Faut-il changer de regard sur le numérique ?

    La question-clé de Transitions² devient donc : « Comment le numérique (et l’innovation, et la technologie en général) peu(ven)t-il(s) contribuer à la transition écologique au-delà de ses (leurs) apports en termes d’efficience et de dématérialisation ? »

    Pour y répondre, nous avons dû préciser un certain nombre d’idées et de concepts, qui forment sans doute l’acquis le plus solide de cette première année du programme : que désignons-nous par « numérique » ? Quels leviers d’action peut-il actionner au service de la transition écologique ? Quels modèles d’interaction, de coopération, de décision, économiques, d’innovation, invite-t-il à explorer ?

     

    … Au fait, le numérique, c’est quoi ?

    Dans chacun des travaux, chacune des interventions de Transitions², nous prenons désormais la précaution de décrire « le numérique » à partir de 4 composantes : technique (pour simplifier, l’informatique et les réseaux), cognitive (pour simplifier, la “data” comme support essentiel de la production d’informations, de connaissances et de décisions), sociale et culturelle (formes de communication, de socialisation, d’expression, de travail...) et économique (au sens large, réunissant toutes les formes de coopération et d’échange).

    image

     

    (source : Transitions2-Fing-Cigref, Ecology by Design, avril 2016)

     

    Cette énumération invite chacun à préciser quelles facettes du numérique il mobilise dans tel projet, telle analyse. Elle présente aussi l’avantage d’élargir le débat à de nouveaux objets. Elle s’intéresse par exemple au rôle de la donnée et des modèles dans la compréhension des questions environnementales, et à la perspective d’une production et d’un usage beaucoup plus larges de ces informations. Elle prête attention aux usages low tech et hyperlocaux, aux pratiques coopératives (comme, avec les précautions d’usage, à « l’économie collaborative »), aux formes fécondes de la cyberculture, aux modes d’innovation (ouverte, ascendante, open source, agile, de modèle d’affaires, « disruptive »…) qui jouent un rôle plus important dans le numérique qu’ailleurs, à la désintermédiation comme aux nouvelles plateformes, aux « communs » comme aux possibilités de l’empowerment des individus, aux outils de délibération et de décision collectives, etc.

     

    Sur quels leviers permet-il d’agir ?

    Dans le cadre du défi « Ecology by Design », qui explorait le rôle possible de la fonction informatique dans la transformation écologique de l’entreprise, nous avons proposé un « modèle », évidemment simplificateur, des leviers de transformation écologique d’un système productif.

     

    Les leviers de transformation écologique d’un système productif

    T2_Schema leviers

    (source : Transitions2-Fing poster, novembre 2015)

     

    Chaque « levier » mobilise différentes facettes du numérique. La réduction des intrants, qui focalise encore aujourd’hui la majorité des efforts, s’appuie plus particulièrement sur les dimensions technique et « data » ; la réduction des déchets fait des emprunts partout, selon que l’on l’aborde sous l’angle de l’écologie industrielle (qui a besoin de processus très structurés et documentés), des incitations à trier, ou encore de la « désobsolescence programmée » que prônent les communautés de makers. Parent pauvre, de ces efforts, la réduction de la demande repose plutôt sur les dimensions économique et socio-culturelle, par exemple au travers de « l’économie collaborative ». Mais les frontières ne sont heureusement pas étanches.

    L’application d’un tel modèle nous a également appris deux ou trois choses.

    Tout d’abord, les entreprises sont largement dépourvues d’outils conceptuels, méthodologiques, techniques et même comptables, pour appréhender leur transformation écologique. Aussi sincères soient-elles dans leur démarche de Responsabilité sociale et environnementale (RSE), elles ne disposent généralement pas des moyens d’en intégrer les orientations dans leurs opérations de tous les jours, ni d’en suivre les effets aussi finement que ce leur permet, sur la dimension économique, leur comptabilité financière.

    Pour ces raisons, les cas de mobilisation du numérique au service d’objectifs écologiques restent en général isolés et confinés dans des « silos » : on optimise tel circuit de réutilisation, tel dispositif de gestion de l’énergie, la gestion du cycle de vie de telle ressource… Cependant, sur les axes « Réduire les intrants » et « Réduire les déchets », on constate une progression depuis une approche « problème par problème » vers une approche plus systémique : le smart (appliqué, par exemple, à un système énergétique ou une ville) ou les différentes formes d’économie circulaire, nécessitent bel et bien de casser les silos. Enfin, les « effets rebond » symbolisent l’interdépendance des leviers : en optimisant la productivité des intrants sans agir sur la demande, on peut, par exemple, juste libérer suffisamment de ressources financières (profits de l’entreprise, pouvoir d’achat) pour susciter de nouvelles offres et demandes, annulant tout le bénéfice écologique de l’opération.
     

    Prochain billet : De la disruption à l’intention
    Où l’on démontre que l’innovation et la disruption ne joueront un rôle significatif dans la transformation écologique que si celle-ci est au cœur de leurs intentions comme de leur fonctionnement.

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1288/transitions%C2%B2-un-an-apres-46-de-quel-numerique-parlons-nous
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 14, 2016, 2:01 pm

  • Où l’on voit que l’apport du numérique à l’écologie ne peut pas se limiter à la dimension technique.

    Résumons…

    • Les acteurs du numérique et de l’écologie se connaissent et se comprennent mal.
    • L’apport actuel du numérique à la transition écologique est aujourd’hui faible, voire nul.
    • Le numérique a partie liée au modèle de développement à l’origine de nos crises écologiques… Comment peut-on alors imaginer que, demain, il fasse aussi partie de la solution ?

    Explorant les trois formes d’« effets rebonds » liés au numérique, le chercheur Cédric Gossart conclut que « les stratégies en matière d'efficience énergétique ne peuvent pas reposer entièrement sur des changements techniques » : d’une part, il faut se préoccuper de « l’allocation des gains de productivité » et d’autre part, la recherche de l'efficience énergétique n'a de sens que complétée par une « stratégie de réduction nette des besoins en énergie. »

    C’est d’autant plus vrai que l’ampleur de la transition nécessaire pour limiter le réchauffement climatique aux alentours de 2°C n’est pas à la portée d’améliorations techniques, quelle qu’en soit l’importance.

    Le « doughnut » de Kate Raworth exprime de manière simple les deux « frontières » supérieure (environnementale) et inférieure (sociale) entre lesquelles nous devons chercher l’espace « sûr et juste » du développement de l’Humanité. Dans les décennies à venir, nous devons à la fois diviser par 4 à 5 nos émissions de gaz à effet de serre, réduire nos autres impacts sur l’environnement, et permettre à une bonne moitié des terriens d’accéder aux conditions d’une vie décente – l’eau, l’alimentation, la santé, l’éducation...

     

    C’est un objectif extraordinairement ambitieux et difficile. À titre indicatif, l’efficience énergétique de notre production a augmenté de 35 % en 40 ans : si rien d’autre ne changeait, il faudrait cette fois qu’elle augmente de 300 % en 35 ans ! Aucune prouesse technologique ne permettra de relever un tel défi. Pour le faire, nous avons besoin également de nouvelles manières de décider, d’agir, de produire, de consommer, d’échanger, de vivre... L’usage de plus en plus courant du mot « transition » n’a rien d’anodin : il décrit en effet « le passage d’un état de départ du système (ou « régime »), devenu instable, à un état d’arrivée stable ou en tout cas, adapté aux conditions du moment[1]. » Une transition est bien un changement global qui touche à la fois les modèles économiques, politiques et sociaux[2]. La technologie y joue un rôle majeur, mais comme déclencheur et support de transformations structurelles.

     

    Et donc, le numérique ?

    Pourtant, il paraît difficile d’envisager la transition écologique d’une planète bientôt peuplée de 9 milliards d’habitants, sans le numérique.

    Malgré toutes ses limites, le numérique est la grande force transformatrice de notre époque. Il appuie cette puissance, non pas seulement sur des facteurs rationnels, mais sur la participation quotidienne, massive, généralement volontaire et même joyeuse, de chacun d’entre nous. L’ampleur de la transition à venir exige la participation de tous : peut-on se passer du vecteur le plus clairement susceptible de la susciter et de l’organiser ?

    Enfin, le numérique conditionne la transition écologique pour une autre raison, sans doute encore plus fondamentale : plus que jamais dans l’histoire, le changement climatique rend tous les habitants de la planète solidaires, des problèmes au minimum, mais aussi des solutions. Dans ces conditions, les technologies qui nous relient, et les pratiques qu’elles appuient, joueront nécessairement un rôle central.

    Mais bien évidemment, il y a manière et manière de relier.

     

    Prochain billet : De quel numérique parlons-nous ?
    Où l’on s’interroge sur ce qu’on entend par numérique, et ce que l’on peut en attendre (ou pas).

     

     


    [1] Source : Fing, Questions Numériques, édition 2015 “Transitions”.

    [2] La définition originelle du “développement durable” (1987), intègre de manière indissociable trois piliers, l’économique, le social et l’environnemental : nous n’atteindrons pas des objectifs environnementaux aussi ambitieux que le « facteur 4 » si la société se fracture, ni si l’économie s’effondre.




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1287/transitions%C2%B2-un-an-apres-36-une-transition-systemique-plutot-que-technologique
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 14, 2016, 10:26 am

  • Aidez-nous à identifier des innovations radicales au service de la transition écologique

    Vous avez rencontré l’ “innovation Facteur 4” ? Faites-le savoir !

    Dans le cadre du programme Transitions², la Fing, l'Iddri et Ouishare, avec le soutien de l'Ademe et de Bpifrance, partent à la recherche de "l'Innovation Facteur 4" :une innovation radicale dont la "proposition de valeur" intègre un impact écologique profond ("facteur 4", "zéro émissions/déchets etc.", "énergie positive"etc.), large (passage à l'échelle) et de long terme (robuste aux "effets rebond").

    Vous portez un projet qui correspond de près ou de loin à cette définition ? Ou vous en connaissez ? Signalez-les nous ! Nous lançons jusqu’au 30 octobre 2016 un Appel à initiatives pour repérer des innovations emblématiques, que nous irons rencontrer, interviewer, disséquer…

    Ainsi, nous progresserons ensemble vers une stratégie d’Innovation Facteur 4 en France et ailleurs !

    >>> SIGNALEZ UN PROJET VIA CE FORMULAIRE (5 min. chrono.) : https://form.jotformeu.com/62294298489373

     

    Quels projets cherchons-nous ?


    Cet appel à initiatives s'adresse aux entrepreneurs et aux innovateurs sociaux, ainsi qu'à leurs réseaux et à ceux qui les soutiennent.

    Avec vous, nous souhaitons identifier, étudier et mettre en lumière 20 projets remarquables, issus du monde entier, qui illustrent le potentiel, les caractéristiques et les besoins de l'Innovation Facteur 4.

    Il peut s’agir de projets en cours ou réalisés, réussis ou échoués, dès lors qu’ils sont documentés et que leurs initiateurs peuvent être contactés.

    Nous proposons de focaliser l'effort d'investigation sur quatre grands domaines :    
    •    la mobilité
    •    l'économie territoriale (ex. agriculture urbaine, réseaux d'échanges locaux, "internet de l'énergie", économie circulaire...)
    •    les modes de vie (partage, innovations low tech, frugales…)
    •    les innovations "politiques" (comment rendre possible des arbitrages décisifs, des grandes décisions collectives avec un impact écologique majeur - et les appliquer !)

    Nous accueillerons cependant avec plaisir tous les projets innovants qui pensent correspondre à la définition de l'Innovation Facteur 4, même s'ils relèvent d'autres domaines d'application !

     

    Comment définissons-nous l'Innovation facteur 4 ?

     

     L'innovation Facteur 4...  

    ... "Est d'abord une innovation : elle répond à un besoin ou résout un problème ; elle apporte quelque chose de neuf à ses destinataires ; elle différencie ceux qui la portent de leur concurrence ;
    ... "Est - dans son ambition au moins - une innovation de rupture : il y a un avant et un après ; elle a le potentiel d'entraîner d'autres innovations ;
    ... "Ne s’appuie pas nécessairement sur des technologies avancées (inclut le low tech) ; peut être une innovation de produit ou de service, d'organisation, de processus, etc.
    ... "Place au coeur de sa proposition des objectifs environnementaux explicites et crédibles, très ambitieux (de type "facteur 4") dans leur profondeur comme dans leur étendue - et se donne les moyens de vérifier qu'elle les atteint ;
    … "s’intéresse à ses impacts sur d’autres secteurs et domaines, ainsi qu’aux éventuels "effets rebond" susceptibles de limiter les bénéfices écologiques nets qu’ils entraînent.

     

    Pourquoi répondre à cet appel à initiatives ?


    Nous sommes convaincus :

    • qu'il existe une place pour l'innovation dans la transition écologique - mais qu'il s'agit sans doute d'une catégorie particulière d'innovation ;
    • que cette innovation est aujourd'hui difficile à repérer, à distinguer, à évaluer et à soutenir - et que nous devons inventer ensemble les outils pour le faire.

    Ainsi, l’analyse que nous ferons des projets que vous nous aurez fléchés nous permettra de cerner plus concrètement cette “Innovation Facteur 4”.

    De là, nous travaillerons à donner des clefs de repérage et d’analyse aux acteurs dont le métier est d’aider l’innovation, pour ainsi mieux soutenir ce type de projets à l’avenir. Ce travail donnera lieu à publication en libre qui sera librement accessible (licence CC-By) et dans laquelle figureront, entre autre, les monographies de ces projets.

     

    Concrètement, comment répondre à cet appel à initiatives ?


    Vous vous retrouvez dans cette démarche et souhaitez y contribuer ?

    Complétez le formulaire (également ci-dessous), avant le 30 octobre 2016.
    (5 min. chrono., pas besoin d’être exhaustif !)

    > Contacts : Renaud Francou (rfancou [at] fing.org), Fing

     

    Le projet "Innovation Facteur 4" a le soutien de

    Logo Ademe Logo Bpifrance

     

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1258/appel-a-initiatives-contribuez-a-la-recherche-de-linnovation-facteur-4
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 4:51 pm

  • Aidez-nous à identifier des innovations radicales au service de la transition écologique

    Vous avez rencontré l’ “innovation Facteur 4” ? Faites-le savoir !

    Dans le cadre du programme Transitions², la Fing, l'Iddri et Ouishare, avec le soutien de l'Ademe et de Bpifrance, partent à la recherche de "l'Innovation Facteur 4" :une innovation radicale dont la "proposition de valeur" intègre un impact écologique profond ("facteur 4", "zéro émissions/déchets etc.", "énergie positive"etc.), large (passage à l'échelle) et de long terme (robuste aux "effets rebond").

    Vous portez un projet qui correspond de près ou de loin à cette définition ? Ou vous en connaissez ? Signalez-les nous ! Nous lançons jusqu’au 30 octobre 2016 un Appel à initiatives pour repérer des innovations emblématiques, que nous irons rencontrer, interviewer, disséquer…

    Ainsi, nous progresserons ensemble vers une stratégie d’Innovation Facteur 4 en France et ailleurs !

    >>> SIGNALEZ UN PROJET VIA CE FORMULAIRE (5 min. chrono.) : https://form.jotformeu.com/62294298489373

     

    Quels projets cherchons-nous ?


    Cet appel à initiatives s'adresse aux entrepreneurs et aux innovateurs sociaux, ainsi qu'à leurs réseaux et à ceux qui les soutiennent.

    Avec vous, nous souhaitons identifier, étudier et mettre en lumière 20 projets remarquables, issus du monde entier, qui illustrent le potentiel, les caractéristiques et les besoins de l'Innovation Facteur 4.

    Il peut s’agir de projets en cours ou réalisés, réussis ou échoués, dès lors qu’ils sont documentés et que leurs initiateurs peuvent être contactés.

    Nous proposons de focaliser l'effort d'investigation sur quatre grands domaines :    
    •    la mobilité
    •    l'économie territoriale (ex. agriculture urbaine, réseaux d'échanges locaux, "internet de l'énergie", économie circulaire...)
    •    les modes de vie (partage, innovations low tech, frugales…)
    •    les innovations "politiques" (comment rendre possible des arbitrages décisifs, des grandes décisions collectives avec un impact écologique majeur - et les appliquer !)

    Nous accueillerons cependant avec plaisir tous les projets innovants qui pensent correspondre à la définition de l'Innovation Facteur 4, même s'ils relèvent d'autres domaines d'application !

     

    Comment définissons-nous l'Innovation facteur 4 ?

     

     L'innovation Facteur 4...  

    ... "Est d'abord une innovation : elle répond à un besoin ou résout un problème ; elle apporte quelque chose de neuf à ses destinataires ; elle différencie ceux qui la portent de leur concurrence ;
    ... "Est - dans son ambition au moins - une innovation de rupture : il y a un avant et un après ; elle a le potentiel d'entraîner d'autres innovations ;
    ... "Ne s’appuie pas nécessairement sur des technologies avancées (inclut le low tech) ; peut être une innovation de produit ou de service, d'organisation, de processus, etc.
    ... "Place au coeur de sa proposition des objectifs environnementaux explicites et crédibles, très ambitieux (de type "facteur 4") dans leur profondeur comme dans leur étendue - et se donne les moyens de vérifier qu'elle les atteint ;
    … "s’intéresse à ses impacts sur d’autres secteurs et domaines, ainsi qu’aux éventuels "effets rebond" susceptibles de limiter les bénéfices écologiques nets qu’ils entraînent.

     

    Pourquoi répondre à cet appel à initiatives ?


    Nous sommes convaincus :

    • qu'il existe une place pour l'innovation dans la transition écologique - mais qu'il s'agit sans doute d'une catégorie particulière d'innovation ;
    • que cette innovation est aujourd'hui difficile à repérer, à distinguer, à évaluer et à soutenir - et que nous devons inventer ensemble les outils pour le faire.

    Ainsi, l’analyse que nous ferons des projets que vous nous aurez fléchés nous permettra de cerner plus concrètement cette “Innovation Facteur 4”.

    De là, nous travaillerons à donner des clefs de repérage et d’analyse aux acteurs dont le métier est d’aider l’innovation, pour ainsi mieux soutenir ce type de projets à l’avenir. Ce travail donnera lieu à publication en libre qui sera librement accessible (licence CC-By) et dans laquelle figureront, entre autre, les monographies de ces projets.

     

    Concrètement, comment répondre à cet appel à initiatives ?


    Vous vous retrouvez dans cette démarche et souhaitez y contribuer ?

    Complétez le formulaire (également ci-dessous), avant le 30 octobre 2016.
    (5 min. chrono., pas besoin d’être exhaustif !)

    > Contacts : Renaud Francou (rfancou [at] fing.org), Fing

     

    Le projet "Innovation Facteur 4" a le soutien de

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    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1258/appel-a-initiatives-contribuez-a-la-recherche-de-linnovation-facteur-4
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 4:51 pm

  • Où l’on cherche à comprendre pourquoi il n’est pas si facile de faire converger numérique et écologique.

    Résumons…

    • L’appel lancé par le programme Transitions² a été entendu.
    • En un an, nous n’avons pas chômé.
    • Nous n’avons cependant pas résolu le problème du changement climatique (quelqu’un l’aurait remarqué)… Le rapprochement entre numérique et écologique serait-il plus difficile qu’on ne le pense ?

     

    Lors de la conférence « Développement durable 2.0 » de l’Iddri (23 juin 2016), la Commissaire générale au développement durable Laurence Monnoyer-Smith racontait combien le caractère transversal des enjeux environnementaux les rendait difficiles à partager avec d’autres départements ministériels, pourtant tout aussi concernés que le ministère de l’Ecologie. Cette chercheuse reconnue sur le sujet de la démocratie électronique aurait pu dire la même chose du numérique. Deux sujets profondément transversaux et transformateurs, d’une certaine technicité (mais pas forcément supérieure à celle d’autres domaines de l’action publique ou de l’entreprise), qui luttent depuis 20 ans pour ne pas rester enfermés dans des organigrammes et des politiques spécialisées. Cela pourrait créer des liens, cela crée au contraire une difficulté à se parler, voire une forme de concurrence : qui sont ces gens qui pensent que seule leur transition importe ?

     

    Aux sources de la scission entre numérique et écologie

    Cette tension entre numérique et écologie a aussi une histoire et des fondements qu’il faut prendre au sérieux.

    Dans Aux sources de l'utopie numérique (C&F Editions, 2012), Fred Turner raconte comment, au tournant des années 1970, la démarche écologiste se sépare entre un courant politique et un autre centré sur la transformation de soi, lequel rencontrera vite la pensée cybernétique. Les lignes de partage sont bien sûr devenues plus complexes en 50 ans, mais elles subsistent. Parce qu’il se perçoit à la fois comme immatériel et efficient, le numérique se décrit volontiers comme « naturellement » écologique. Tandis que l’écologie politique, qui déconstruit depuis son origine la mystique de la technique, du progrès et de la croissance, en voit plus volontiers les effets négatifs ou pervers.

    Nous nous sommes ainsi vite rendus compte que toute conversation sur la « convergence des transitions » devait, au préalable, aborder la question de l’empreinte écologique du numérique lui-même. Nous pensions que la qualité des travaux sur le sujet (en particulier autour du GDS EcoInfo) suffirait à donner la direction. Mais le « Benchmark Green IT » réalisé par le Club Green IT et le Cigref dans le cadre du programme Transitions² nous a démontré que, même sur ce sujet-là, il n’existe que des réponses complexes qui empruntent à la fois à la technologie, à l’économie, au management… Et qu’à chaque progrès pouvait succéder un recul : de l’aveu même des directeurs informatiques les plus engagés, les vagues actuelles du Big Data et de « l’Internet des objets » (sans même parler de la blockchain) sont à l’opposé de toute idée de frugalité informationnelle et technologique.

    Infographie "Empreinte environnementale des salariés"

    Si, cependant, l’usage du numérique permettait de réduire de manière significative l’impact écologique des autres domaines de l’activité humaine, le jeu en vaudrait quand même la chandelle. Un grand nombre d’organisations[1], de rapports, d’entrepreneurs, s’efforcent de démontrer et de mesurer l’apport du numérique dans le « découplage » entre croissance et consommation de matières premières, production de déchets, émissions de CO2. Cette combinaison entre le « Green IT » (la minimisation de l’empreinte écologique du numérique) et « IT for Green » résume à peu près l’état de l’art sur le lien entre numérique et écologie.

     

    Le numérique fait partie du problème, fait-il partie des solutions ?

    Or il nous est vite apparu nécessaire de chercher plus loin, pour deux raisons.

    En premier lieu, la multitude des innovations et des initiatives IT for Green ne semble pas beaucoup ralentir la croissance des émissions de CO2. Historiquement, la période de forte accélération des émissions de CO2 (depuis 1990) correspond assez précisément à celle de la numérisation générale de nos sociétés et de nos pratiques. Corrélation n’est pas causalité, mais cela suffit sans doute à démontrer que le numérique ne constitue pas la solution magique aux problèmes climatiques !

     

    Evolution annuelle des émissions mondiales de CO2
    associées aux combustibles fossiles et à l’industrie

    Evolution des émissions de CO2 liées aux combustibles fossiles et à l'industrie

    (source : Global Carbon Project ; le ralentissement de 2014 - 2015 étant juste une estimation - signale-t-il un retournement de tendance, ou reflète-t-il juste le ralentissement de l’économie chinoise ?)

     

    Cette corrélation a une cause profonde : le numérique, tel qu’il se développe, est le produit (et, pour certains, l’emblème) du système de développement à l’origine de la crise climatique et écologique. A l’intérieur de ce système, les gains que le numérique a permis de réaliser ont été intégralement réinvestis dans la croissance : par exemple, la dématérialisation supprime toute incitation à limiter la consommation d’une ressource, tandis que l’amélioration de la productivité des ressources a permis – pour à peu près le même prix – d’enrichir les produits, d’en diversifier les gammes et d’en accélérer le renouvellement. Ce que l’on nomme « effet rebond » prend racine au cœur de nos mécanismes économiques.

     

    Questionner le rôle de l’innovation dans la transition écologique

    La question des effets rebond ne concerne naturellement pas que le numérique, mais au fond toute l’innovation « verte ». On en retrouve l’écho dans le programme « Green Tech » lancé en février 2016 par les ministres de l’Ecologie et de l’Economie, sans doute en partie inspiré par Transitions² [2], qui a ultérieurement ressenti le besoin d’ajouter d’ajouter « Verte » à son nom : pour franciser le nom du programme, sûrement, mais peut-être aussi pour laisser entendre que certaines green techs n’étaient pas si vertes que ça, qu’il faut chercher au-delà des solutions tech ?

    De fait, tout en restant focalisé sur le lien entre transition numérique et écologique, Transitions² a progressivement intégré plusieurs réflexions et actions portant sur l’innovation : « Respire ta Ville » avec le Réseau des villes santé de l’OMS, « Définnnovation Mobilités Actives » avec le Club des villes et territoires cyclables, et tout récemment le lancement du défi « Innovation facteur 4 », sur lequel nous reviendrons.

    Logo green Tech Verte

     

     

     

    Prochain billet : Une transition systémique plutôt que technologique

    Où l’on voit que l’apport du numérique à l’écologie ne peut pas se limiter à la dimension technique.

     

     


    [1] Citons par exemple la Global eSustainability Initiative et le World Business Council for Sustainable Development, mais aussi la Fondation Ellen MacArthur qui se focalise sur l’économie circulaire.

    [2] Le programme se fixe en effet pour mission d’organiser « la rencontre de la révolution numérique et de la révolution de la transition énergétique. »




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1251/transitions%C2%B2-un-an-apres-26%C2%A0-numerique-et-ecologie-sont-dans-un-bateau%E2%80%A6
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 3:03 pm

  • Où l’on cherche à comprendre pourquoi il n’est pas si facile de faire converger numérique et écologique.

    Résumons…

    • L’appel lancé par le programme Transitions² a été entendu.
    • En un an, nous n’avons pas chômé.
    • Nous n’avons cependant pas résolu le problème du changement climatique (quelqu’un l’aurait remarqué)… Le rapprochement entre numérique et écologique serait-il plus difficile qu’on ne le pense ?

     

    Lors de la conférence « Développement durable 2.0 » de l’Iddri (23 juin 2016), la Commissaire générale au développement durable Laurence Monnoyer-Smith racontait combien le caractère transversal des enjeux environnementaux les rendait difficiles à partager avec d’autres départements ministériels, pourtant tout aussi concernés que le ministère de l’Ecologie. Cette chercheuse reconnue sur le sujet de la démocratie électronique aurait pu dire la même chose du numérique. Deux sujets profondément transversaux et transformateurs, d’une certaine technicité (mais pas forcément supérieure à celle d’autres domaines de l’action publique ou de l’entreprise), qui luttent depuis 20 ans pour ne pas rester enfermés dans des organigrammes et des politiques spécialisées. Cela pourrait créer des liens, cela crée au contraire une difficulté à se parler, voire une forme de concurrence : qui sont ces gens qui pensent que seule leur transition importe ?

     

    Aux sources de la scission entre numérique et écologie

    Cette tension entre numérique et écologie a aussi une histoire et des fondements qu’il faut prendre au sérieux.

    Dans Aux sources de l'utopie numérique (C&F Editions, 2012), Fred Turner raconte comment, au tournant des années 1970, la démarche écologiste se sépare entre un courant politique et un autre centré sur la transformation de soi, lequel rencontrera vite la pensée cybernétique. Les lignes de partage sont bien sûr devenues plus complexes en 50 ans, mais elles subsistent. Parce qu’il se perçoit à la fois comme immatériel et efficient, le numérique se décrit volontiers comme « naturellement » écologique. Tandis que l’écologie politique, qui déconstruit depuis son origine la mystique de la technique, du progrès et de la croissance, en voit plus volontiers les effets négatifs ou pervers.

    Nous nous sommes ainsi vite rendus compte que toute conversation sur la « convergence des transitions » devait, au préalable, aborder la question de l’empreinte écologique du numérique lui-même. Nous pensions que la qualité des travaux sur le sujet (en particulier autour du GDS EcoInfo) suffirait à donner la direction. Mais le « Benchmark Green IT » réalisé par le Club Green IT et le Cigref dans le cadre du programme Transitions² nous a démontré que, même sur ce sujet-là, il n’existe que des réponses complexes qui empruntent à la fois à la technologie, à l’économie, au management… Et qu’à chaque progrès pouvait succéder un recul : de l’aveu même des directeurs informatiques les plus engagés, les vagues actuelles du Big Data et de « l’Internet des objets » (sans même parler de la blockchain) sont à l’opposé de toute idée de frugalité informationnelle et technologique.

    Infographie "Empreinte environnementale des salariés"

    Si, cependant, l’usage du numérique permettait de réduire de manière significative l’impact écologique des autres domaines de l’activité humaine, le jeu en vaudrait quand même la chandelle. Un grand nombre d’organisations[1], de rapports, d’entrepreneurs, s’efforcent de démontrer et de mesurer l’apport du numérique dans le « découplage » entre croissance et consommation de matières premières, production de déchets, émissions de CO2. Cette combinaison entre le « Green IT » (la minimisation de l’empreinte écologique du numérique) et « IT for Green » résume à peu près l’état de l’art sur le lien entre numérique et écologie.

     

    Le numérique fait partie du problème, fait-il partie des solutions ?

    Or il nous est vite apparu nécessaire de chercher plus loin, pour deux raisons.

    En premier lieu, la multitude des innovations et des initiatives IT for Green ne semble pas beaucoup ralentir la croissance des émissions de CO2. Historiquement, la période de forte accélération des émissions de CO2 (depuis 1990) correspond assez précisément à celle de la numérisation générale de nos sociétés et de nos pratiques. Corrélation n’est pas causalité, mais cela suffit sans doute à démontrer que le numérique ne constitue pas la solution magique aux problèmes climatiques !

     

    Evolution annuelle des émissions mondiales de CO2
    associées aux combustibles fossiles et à l’industrie

    Evolution des émissions de CO2 liées aux combustibles fossiles et à l'industrie

    (source : Global Carbon Project ; le ralentissement de 2014 - 2015 étant juste une estimation - signale-t-il un retournement de tendance, ou reflète-t-il juste le ralentissement de l’économie chinoise ?)

     

    Cette corrélation a une cause profonde : le numérique, tel qu’il se développe, est le produit (et, pour certains, l’emblème) du système de développement à l’origine de la crise climatique et écologique. A l’intérieur de ce système, les gains que le numérique a permis de réaliser ont été intégralement réinvestis dans la croissance : par exemple, la dématérialisation supprime toute incitation à limiter la consommation d’une ressource, tandis que l’amélioration de la productivité des ressources a permis – pour à peu près le même prix – d’enrichir les produits, d’en diversifier les gammes et d’en accélérer le renouvellement. Ce que l’on nomme « effet rebond » prend racine au cœur de nos mécanismes économiques.

     

    Questionner le rôle de l’innovation dans la transition écologique

    La question des effets rebond ne concerne naturellement pas que le numérique, mais au fond toute l’innovation « verte ». On en retrouve l’écho dans le programme « Green Tech » lancé en février 2016 par les ministres de l’Ecologie et de l’Economie, sans doute en partie inspiré par Transitions² [2], qui a ultérieurement ressenti le besoin d’ajouter d’ajouter « Verte » à son nom : pour franciser le nom du programme, sûrement, mais peut-être aussi pour laisser entendre que certaines green techs n’étaient pas si vertes que ça, qu’il faut chercher au-delà des solutions tech ?

    De fait, tout en restant focalisé sur le lien entre transition numérique et écologique, Transitions² a progressivement intégré plusieurs réflexions et actions portant sur l’innovation : « Respire ta Ville » avec le Réseau des villes santé de l’OMS, « Définnnovation Mobilités Actives » avec le Club des villes et territoires cyclables, et tout récemment le lancement du défi « Innovation facteur 4 », sur lequel nous reviendrons.

    Logo green Tech Verte

     

     

     

    Prochain billet : Une transition systémique plutôt que technologique

    Où l’on voit que l’apport du numérique à l’écologie ne peut pas se limiter à la dimension technique.

     

     


    [1] Citons par exemple la Global eSustainability Initiative et le World Business Council for Sustainable Development, mais aussi la Fondation Ellen MacArthur qui se focalise sur l’économie circulaire.

    [2] Le programme se fixe en effet pour mission d’organiser « la rencontre de la révolution numérique et de la révolution de la transition énergétique. »




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1251/transitions%C2%B2-un-an-apres-26%C2%A0-numerique-et-ecologie-sont-dans-un-bateau%E2%80%A6
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 3:03 pm

  • Introduction d'une série de billets bilan de la première année du programme Transitions²

    "La transition écologique sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin.
    La transition numérique, c’est le contraire.
    Chacune a besoin de l’autre ! Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence."

    Cette provocation écrite en juin 2015, à l’origine du programme Transitions², exprimait deux idées. En premier lieu, celle d’un lien entre ces deux grandes « transitions » contemporaines, écologique et numérique. Mais aussi celle de la difficulté d’une telle liaison, que nous allions éprouver à chaque étape.

    Cette série de billets tente de faire le bilan de la première année de Transitions² : qu’avons-nous réalisé et appris, qu’est-ce qui a changé et surtout, que devrions-nous faire demain – et d’ailleurs, qui sommes-"nous", à qui appartient Transitions² et comment en faire une « maison commune » ? Cette question s’adresse bien sûr aussi à vous, qui lisez ce billet et (nous l’espérons) ceux qui les suivront…

     

    Une adhésion

    La proposition de « relier concrètement la transition écologique et la transition numérique » a tout de suite reçu l’adhésion de plusieurs organisations : l’Ademe, la Coalition Climat 21, GreenIT.fr, Les Petits Débrouillard, l’Iddri, Ouishare, Place to B, Without Model… D’autres se sont engagées dans le cadre d’actions précises : le Cigref, le réseau des Villes Santé, le Club des villes et territoires cyclables, Inria…

    La COP21 a bien sûr concentré une bonne partie des efforts des premiers mois. Pour Transitions², le temps fort a été la publication d’un « Appel à engagement » commun avec le Conseil national du numérique.

    D’autres actions se sont focalisées sur le rôle des modèles coopératifs issus du numérique dans la transition écologique. Après la présentation des projets issus de la formidable résidence d’innovation POC21, un atelier prospectif a également cherché à explorer ce que pourrait être le futur de certains des projets qui en sont issus.

    Enfin, tout au long de l’année, Transitions² a nourri la réflexion d’une bonne vingtaine de conférences, ateliers, groupes de travail, etc. à Brest, Nantes, Lille, Lyon, Marseille, Paris…

    Le premier objectif était atteint : Transitions² intéresse, intrigue et mobilise.

     

    La plateforme

    La plateforme en ligne www.transitions2.net se fixait pour objectif de réunir l’information sur les acteurs, les projets, les connaissance, les outils, les méthodes et les imaginaires qui font le lien entre numérique et écologie. Elle réunit aujourd’hui près de 400 contributions, moins que ce que nous espérions mais plus que ce nous craignions. Sa partie anglophone se développe, mais trop lentement encore. Elle forme enfin, d’une manière efficace, le support documentaire des « défis », les projets thématiques réunis sous la bannière de Transitions².

     

    Les « défis »

    L’essentiel du travail de l’année 1 de Transitions 2 s’est organisé autour de « défis » thématiques :

    • Ecology by Design (avec le Cigref et le Club Green IT) : Et si l'informatique (comme fonction, comme ensemble de techniques et d'acteurs, comme culture…) était le vecteur de la transition écologique de toute l'entreprise ? Le défi s’est conclu en avril 2016 par la publication d’un Benchmark Green IT et d’un Cahier qui décrit à la fois plusieurs pistes, leviers et méthodes – sans masquer les difficultés que rencontre la fonction informatique, qui n’a pas toujours comme priorité d’organiser la transformation de son entreprise…

    • Modèles d’affaires ouverts et durables (par Without Model) : Et si les les modèles économiques ouverts étaient la clé de la transformation écologique de nombreuses activités ? Ce travail a pour l’instant produit 4 articles et interviews de fond, en vue d’une publication à venir.

    • Agir Local (avec l’Ademe, la Région Normandie et d’autres acteurs territoriaux) : Et si le numérique venait outiller et renforcer les dynamiques locales de transition écologique, les aider à se relier, faciliter la participation et la prise de décision ? Pour beaucoup, les questions écologiques, écrasantes à un niveau global, peuvent trouver des solutions locales. Mais, qu’il s’agisse d’énergie, de mobilité, de circuits courts, de fabrication/réparation, d’open data... les nombreuses initiatives locales pertinentes ne font pas encore système. Agir Local produira un “kit participatif de construction de démarche territoriale” qui décloisonne numérique et écologie.

    • Respire ta Ville (avec le Réseau français des villes santé de l’OMS et l’Ademe) : Et si les citoyens, les innovateurs et les acteurs publics coopéraient au bénéfice de la qualité de l’air ? Pendant 2 jours d’« accélérateur de projets », 60 innovateurs, professionnels de la santé et de l'environnement, acteurs territoriaux ont élaboré des scénarios d’usages, et  des villes se sont engagées pour proposer des terrains publics d'expérimentation à certains projets.

    • Mobilités actives (avec le Club des villes & territoires cyclables et l’Ademe) : et si le vélo constituait un gisement de nouvelles activités mobilisant le numérique et créatrices d’emplois ? 14 projets projets ont été présélectionnés. Ils se sont rassemblés dans 3 consortiums qui produiront des maquettes de services début 2017, pour déboucher sur des preuves de concept et des expérimentations

     

    Le connecteur recherche

    Depuis janvier 2016, plusieurs rencontres (organisées en collaboration avec Inria, l’Ademe et l’Iddri) entre chercheurs de différentes disciplines des sciences « dures » comme des sciences sociales, ainsi qu’entre chercheurs et praticiens, cherchent à mieux qualifier les questions, pistes, controverses, ruptures... sur lesquels la Recherche devra se pencher demain. Elles ont déjà permis de focaliser l’effort sur trois sujets : l’économie circulaire, le low tech et la frugalité, l’empowerment individuel et collectif.

     

    Ce programme dense s’est dans une large mesure défini pas à pas. Nous avons essayé beaucoup de choses, souvent avec bonheur, parfois moins. Nous avons beaucoup appris chemin faisant. En tirer le bilan fournit l’occasion de partager ces enseignements : ce sera l’objet des billets suivants.

     

    Prochain billet : Numérique et écologie sont dans un bateau…
    Où l’on cherche à comprendre pourquoi il n’est pas si facile de faire converger numérique et écologique.




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1278/transitions%C2%B2-un-an-apres-16-un-elan-mais-vers-ou
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 3:02 pm

  • Introduction d'une série de billets bilan de la première année du programme Transitions²

    "La transition écologique sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin.
    La transition numérique, c’est le contraire.
    Chacune a besoin de l’autre ! Et pourtant leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères isolées, sans réaliser la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence."

    Cette provocation écrite en juin 2015, à l’origine du programme Transitions², exprimait deux idées. En premier lieu, celle d’un lien entre ces deux grandes « transitions » contemporaines, écologique et numérique. Mais aussi celle de la difficulté d’une telle liaison, que nous allions éprouver à chaque étape.

    Cette série de billets tente de faire le bilan de la première année de Transitions² : qu’avons-nous réalisé et appris, qu’est-ce qui a changé et surtout, que devrions-nous faire demain – et d’ailleurs, qui sommes-"nous", à qui appartient Transitions² et comment en faire une « maison commune » ? Cette question s’adresse bien sûr aussi à vous, qui lisez ce billet et (nous l’espérons) ceux qui les suivront…

     

    Une adhésion

    La proposition de « relier concrètement la transition écologique et la transition numérique » a tout de suite reçu l’adhésion de plusieurs organisations : l’Ademe, la Coalition Climat 21, GreenIT.fr, Les Petits Débrouillard, l’Iddri, Ouishare, Place to B, Without Model… D’autres se sont engagées dans le cadre d’actions précises : le Cigref, le réseau des Villes Santé, le Club des villes et territoires cyclables, Inria…

    La COP21 a bien sûr concentré une bonne partie des efforts des premiers mois. Pour Transitions², le temps fort a été la publication d’un « Appel à engagement » commun avec le Conseil national du numérique.

    D’autres actions se sont focalisées sur le rôle des modèles coopératifs issus du numérique dans la transition écologique. Après la présentation des projets issus de la formidable résidence d’innovation POC21, un atelier prospectif a également cherché à explorer ce que pourrait être le futur de certains des projets qui en sont issus.

    Enfin, tout au long de l’année, Transitions² a nourri la réflexion d’une bonne vingtaine de conférences, ateliers, groupes de travail, etc. à Brest, Nantes, Lille, Lyon, Marseille, Paris…

    Le premier objectif était atteint : Transitions² intéresse, intrigue et mobilise.

     

    La plateforme

    La plateforme en ligne www.transitions2.net se fixait pour objectif de réunir l’information sur les acteurs, les projets, les connaissance, les outils, les méthodes et les imaginaires qui font le lien entre numérique et écologie. Elle réunit aujourd’hui près de 400 contributions, moins que ce que nous espérions mais plus que ce nous craignions. Sa partie anglophone se développe, mais trop lentement encore. Elle forme enfin, d’une manière efficace, le support documentaire des « défis », les projets thématiques réunis sous la bannière de Transitions².

     

    Les « défis »

    L’essentiel du travail de l’année 1 de Transitions 2 s’est organisé autour de « défis » thématiques :

    • Ecology by Design (avec le Cigref et le Club Green IT) : Et si l'informatique (comme fonction, comme ensemble de techniques et d'acteurs, comme culture…) était le vecteur de la transition écologique de toute l'entreprise ? Le défi s’est conclu en avril 2016 par la publication d’un Benchmark Green IT et d’un Cahier qui décrit à la fois plusieurs pistes, leviers et méthodes – sans masquer les difficultés que rencontre la fonction informatique, qui n’a pas toujours comme priorité d’organiser la transformation de son entreprise…

    • Modèles d’affaires ouverts et durables (par Without Model) : Et si les les modèles économiques ouverts étaient la clé de la transformation écologique de nombreuses activités ? Ce travail a pour l’instant produit 4 articles et interviews de fond, en vue d’une publication à venir.

    • Agir Local (avec l’Ademe, la Région Normandie et d’autres acteurs territoriaux) : Et si le numérique venait outiller et renforcer les dynamiques locales de transition écologique, les aider à se relier, faciliter la participation et la prise de décision ? Pour beaucoup, les questions écologiques, écrasantes à un niveau global, peuvent trouver des solutions locales. Mais, qu’il s’agisse d’énergie, de mobilité, de circuits courts, de fabrication/réparation, d’open data... les nombreuses initiatives locales pertinentes ne font pas encore système. Agir Local produira un “kit participatif de construction de démarche territoriale” qui décloisonne numérique et écologie.

    • Respire ta Ville (avec le Réseau français des villes santé de l’OMS et l’Ademe) : Et si les citoyens, les innovateurs et les acteurs publics coopéraient au bénéfice de la qualité de l’air ? Pendant 2 jours d’« accélérateur de projets », 60 innovateurs, professionnels de la santé et de l'environnement, acteurs territoriaux ont élaboré des scénarios d’usages, et  des villes se sont engagées pour proposer des terrains publics d'expérimentation à certains projets.

    • Mobilités actives (avec le Club des villes & territoires cyclables et l’Ademe) : et si le vélo constituait un gisement de nouvelles activités mobilisant le numérique et créatrices d’emplois ? 14 projets projets ont été présélectionnés. Ils se sont rassemblés dans 3 consortiums qui produiront des maquettes de services début 2017, pour déboucher sur des preuves de concept et des expérimentations

     

    Le connecteur recherche

    Depuis janvier 2016, plusieurs rencontres (organisées en collaboration avec Inria, l’Ademe et l’Iddri) entre chercheurs de différentes disciplines des sciences « dures » comme des sciences sociales, ainsi qu’entre chercheurs et praticiens, cherchent à mieux qualifier les questions, pistes, controverses, ruptures... sur lesquels la Recherche devra se pencher demain. Elles ont déjà permis de focaliser l’effort sur trois sujets : l’économie circulaire, le low tech et la frugalité, l’empowerment individuel et collectif.

     

    Ce programme dense s’est dans une large mesure défini pas à pas. Nous avons essayé beaucoup de choses, souvent avec bonheur, parfois moins. Nous avons beaucoup appris chemin faisant. En tirer le bilan fournit l’occasion de partager ces enseignements : ce sera l’objet des billets suivants.

     

    Prochain billet : Numérique et écologie sont dans un bateau…
    Où l’on cherche à comprendre pourquoi il n’est pas si facile de faire converger numérique et écologique.




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1278/transitions%C2%B2-un-an-apres-16-un-elan-mais-vers-ou
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 13, 2016, 3:02 pm

  • La "nouvelle" économie, pour VOUS, c'est (ou ce serait) quoi ?

    « Nous avons bâti un système économique qui correspond à des idées. La vraie question est de savoir comment nous allons changer d’idées. » Dennis Meadows (2012) – co-auteur du rapport « Les limites à la croissance » (1972)

    En préambule à l'organisation des Journées Nationales Nouvelles Économies qui se tiendront en 2017, nous avons lancé un sondage exploratoire largement ouvert à tou-te-s (étudiant-e, entrepreneur-e, salarié-e, artisan-e, agriculteur -trice, retraité-e...) pour identifier ce que l'expression "nouvelle économie" évoque dans la société actuelle.
    Chacun est appelé à exprimer ses idées, connaissances et/ou propositions, mais également les croyances ou les aspirations qu'il/elle associe à la notion de "nouvelle" économie.
    L'analyse des résultats de ce sondage ainsi que les informations sur l'événement en préparation pourront être communiquées, aux contributeurs -trices indiquant leur adresse mél - c'est facultatif - à la fin du formulaire.

    Merci de répondre aussi spontanément et librement que possible...
    et de rediffuser le sondage si cette initiative vous semble pertinente !

  • Transitions²

    Club Transitions²

    • Télécharger en PDF
    Par Transitions² le 17 juin 2016

    Depuis le 28 Jun 2016 à 18:00
    Jusqu'au 28 Jun 2016 à 20:00


    Rendez-vous convivial d'acteurs et networking autour du croisement transition écologique / transition numérique le 28 juin à 18h

    Première édition du club Transitions² à 18h dans les locaux de la Fing, 8 passage Brulon, Paris.

    Croiser acteurs & communautés actives du numérique et de l'écologie

    Le programme Transitions² propose un rendez-vous régulier d’échange entre les acteurs. Au moins 6 fois par an, le « Club » réunira ses participants à la fois en présentiel et à distance, pour entendre 1 ou 2 intervenants de haut niveau, partager des travaux, découvrir des projets, et échanger de manière plus informelle. Un rendez-vous convivial, pour un format mobile, le club se déplacera

    Programme de ce premier rendez-vous

    ​- débat autour de l'effondrement : peut-on l'éviter, quel rôle la technologie peut-elle jouer ? Rémi Sussan journaliste à InternetActu, spécialisé dans les nouvelles technologies, introduira le sujet à partir du dossier : “Contre l’effondrement”.

    - temps de cocktail et networking, au cours duquel nous choisirons notamment un nom pour ce ClubTransitions².

    Inscription gratuite mais nécessaire

    Inscription​

     

    Retrouvez le dossier "Contre l'Effondrement" :

    Transitions2

    Transitions² est soutenu par
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    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1162/club-transitions%C2%B2
    Par: Sophie Maheo
    Publié: June 17, 2016, 3:01 pm

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