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Mettre la puissance transformatrice du numérique au service de la transition écologique !


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- Questions Numériques

Blog de Transitions²

  • Et si nous (re-)construisions l'“agenda" du numérique au service de la planète ? Cette publication propose près de 50 pistes pour l'engager!

    A PROPOS DE CETTE PUBLICATION
     

    La transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque. La première connaît sa destination mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but, l’autre le chemin : chacune des deux transitions a besoin de l’autre !

    Guidé par cette conviction, l’"agenda pour un futur numérique et écologique" s’organise autour de {{20 défis de la transition écologique}} : l’énergie, les mobilités, l’économie circulaire, la "démocratie écologique", l’empreinte environnementale du numérique, la qualité de l’air,…

    Pour chacun d’eux, il décrypte la contribution actuelle du numérique, et surtout, propose des nouveaux "chemins" pour engager une plus juste contribution du numérique aux enjeux écologiques.

    Publié en mars 2019, il s'adresse à la fois aux innovateurs, aux acteurs publics, aux entreprises et aux organismes de recherche et ambitionne d'inspirer leurs propre agendas d'innovation, de recherche, de R&D ou d'action publique.

    Cette publication a été réalisée par la Fing dans le cadre de son programme Transitions², en partenariat avec l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique et Explor’ables.

    L'agenda pour un futur numérique et écologique est publié sous licence Creative Commons CC-BY.

    > Télécharger "L'agenda pour un futur numérique et écologique"  (.pdf, 116 pages)

    > Télécharger la synthèse (.pdf, 15 pages)

     

    SYNTHESE

    La rencontre entre numérique et écologie est a priori difficile. L’écologie, construite en partie sur une critique de la technologie et de la croissance, se méfie des promesses d’innovations techniques. Elle met l’accent sur les impacts écologiques du numérique lui-même, tout en le considérant, pas tout à fait à tort, comme le symbole et l’outil de l’accélération et la mondialisation contemporaines des rythmes (de vie, d’innovation, d’obsolescence…) et des flux (de matière, d’énergie, de déchets…).

    De leur côté, les acteurs du numérique ont une perception d’eux-mêmes marquée par l'immatérialité et l’efficience, qui les amène parfois à se considérer écologiques par nature. Portés par une dynamique d’innovation permanente, ils voient d’abord les opportunités et plus tard les risques.

    Fruit de 3 ans de travaux collaboratifs, {l'"agenda pour un futur numérique et écologique"} invite chercheurs, innovateurs, grandes et petites organisations, acteurs publics, militants, médias… à s’engager dans trois directions :

    • changer leurs agendas respectifs : revoir ses priorités et ses manières d'agir grâce à l'échange avec les communautés de "l'autre bord" ;
    • donner une nouvelle force à ses actions : nous portons déjà des propositions, des actions, qui tireront partie de cette convergence, qui profiteront de l'audience qu'elle ouvre, qui en éprouvera la force ;
    • engager des réalisations communes : des événements, projets, productions… qui ne pourraient pas exister si nous travaillions séparément. Si de nombreuses questions subsistent, nous en savons déjà suffisamment pour commencer à agir en vue de faire converger les deux transitions écologique et numérique et engager ce nouvel "agenda".

    Qu’il vise des enjeux énergétiques, agricoles, de mobilité ou n’importe quel défi écologique ; qu’il soit porté par un acteur public, un organisme de recherche ou un dispositif d’innovation ; qu’il s’agisse de travailler sur des émergences ou sur des sujets plus mûrs… un nouvel agenda du numérique au service de la transition écologique devrait s'appuyer sur cinq principes :

    Agendas à l'oeuvre

    Illustration : extrait de la cartographie p.6 de la publication

    1- La technologie n’apporte pas de solutions, mais les solutions peuvent produire des technologies


    Il est pratique de considérer la question écologique comme un ensemble de “défis”, problèmes ou objectifs, qu’il suffirait d’analyser un par un pour y proposer des “solutions” : c’est un rêve d’ingénieurs, à la source d’une multitude d’initiatives bien intentionnées qui mobilisent les technologies (notamment numériques) pour “répondre aux grands défis de l’humanité”. Le numérique est généralement l’infrastructure de mesure et de calcul de ces actions.

    D’une part, il s’agit d’une manière singulièrement étroite de considérer le numérique. Mais surtout, la question écologique est systémique, les “problèmes” sont inextricablement reliés les uns aux autres et ne peuvent pas se traiter séparément. Si le numérique doit aider à répondre à la crise (au sens de métamorphose) écologique, ce doit être en soutenant d’autres modèles de développement, d’autres formes de production, d’échange et de consommation.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°6 : Les imaginaires comme chemins de la transition
    • Défi n°7 : Construire une feuille de route de la ville durable et intelligente
    • Défi n°8 : Une “Industrie du futur” qui prend l’environnement au sérieux

     

    2- La force transformationnelle du numérique n’est pas dans le calcul, mais dans l’action collective


    Les dispositifs citoyens de mesure de la qualité de l’air (via des capteurs à bas coûts) ne changent les comportement que s’ils mobilisent ensemble des collectifs d’habitants d’un quartier ou d’un immeuble, de collègues, de parents. Les “data” sont une source majeure de création de connaissance, mais leur usage dans les organisations produit aussi du décloisonnement et contribue à “casser les silos”. Les mobilités durables sont d’abord une affaire de gouvernance, d’orchestration d’une multitude d’initiatives innovantes et de nouvelles formes de partenariat et de collaboration entre acteurs privés et publics.

    La principale force du numérique au service de la transition écologique n’est pas à chercher du côté du calcul, mais de celui du partage, de la collaboration et du lien social. C’est du côté des approches collectives qu’il sera le plus à même de proposer des leviers de transformation. D’autre part, une “culture commune” des enjeux numériques et environnementaux est plus que jamais nécessaire.

    Le numérique est source de renouvellement d’imaginaires, il sait organiser la collaboration et parfois le passage à l’échelle ; l’écologie sait donner un but à l’innovation, tenir compte des “effets rebond”, pense en systèmes. Cette dimension culturelle - apprendre les uns des autres et produire de nouvelles synthèses - constitue un préalable indispensable à toute démarche qui voudrait tirer partie de l’un et de l’autre.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°3 : Le numérique pour une approche collective des mobilités durables
    • Défi n°4 : Mettre les "data" au service d’impacts environnementaux
    • Défi n°5 : Une mesure distribuée de la qualité de l’air
    • Défi n°9 : Le numérique au service des politiques environnementales locales
    • Défi n°10 : Des stratégies de lieux partagés

     

    3- Le numérique collaboratif et l’écologie démocratique ont partie liée, mais ils ne le savent pas encore assez
     

    Les modèles issus du numérique Open, agiles, distribués, collaboratifs, etc.) ont démontré du potentiel de transformation dans toutes sortes de domaines, mais leurs apports aux questions écologiques n'ont rien d'évident. Ils restent des modèles : si on ne leur insuffle pas une vraie intention écologique, un objectif, les résultats ne suivront pas. Les promesses déçues de l’économie collaborative sont là pour nous le rappeler.

    De même, toutes les civic tech du monde ne suffiront pas faire émerger une “démocratie écologique”, si les citoyens et les institutions politiques (formelles ou informelles) ne sont pas habités par cet enjeu.

    Un rapprochement stratégique entre les acteurs de l’écologie, ceux de l’innovation publique et démocratique (numérique ou non), et ceux du numérique collaboratif, ouvrirait de nouvelles perspectives en vue de l’émergence d’une écologie non technicienne, à la fois quotidienne et politique.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°11 : Les “modèles ouverts” au service de la transition écologique
    • Défi n°13 : Relier numérique et low tech
    • Défi n°14 : Mobiliser le numérique au service d’une “démocratie écologique”
    • Défi n°15 : Une seconde vie pour les “Communs” de l’écologie
    • Défi n°17 : Les apports du numérique à l'agriculture, l'agroécologie et la permaculture
    • Défi n°19 : Vers l’internet de l’énergie

     

    4- L’innovation ne jouera un rôle positif dans la transition écologique qu’en se focalisant sur son impact autant que sur son modèle économique


    Pour réaliser la transition écologique, nous avons besoin d’innovation, mais pas de n’importe quelle innovation : des projets qui visent des impacts environnementaux ambitieux, explicites et crédibles, qui s’intéressent à ses impacts sur d’autres secteurs et acteurs - et surtout qui se donnent les moyens de vérifier qu’ils seront atteints, ce qui est encore trop peu le cas aujourd’hui.

    D’autre part, l’innovation ne jouera un rôle écologique positif que si le système d’innovation - l’ensemble des méthodes, des institutions et des dispositifs financiers qui rendent possible, légitiment, sélectionnent des propositions innovantes - évolue pour donner autant d’importance à l’impact des projets (écologique et social, positif et négatif) qu’à la création de valeur économique. Mieux relier le modèle d’affaire d’une innovation à son modèle d’impact, accompagner et soutenir les innovateurs qui s’en donneront la peine : c’est à cette double condition que l’innovation pourra réellement tenir ses promesses.

    Pour engager l'action :

    • Défi n°2 : Orienter l’innovation vers la recherche d’impacts majeurs
     
     

    5- Le numérique et son industrie doivent montrer la voie
     

    “L’IT for Green n’est pas une excuse pour délaisser le Green IT”. Ou dit autrement : le secteur du numérique doit reconsidérer sa propre empreinte écologique (qui est massive) avant de prétendre outiller des démarches, des modèles, des collectifs…

    L’industrie du numérique et ses utilisateurs devraient être les têtes de pont de l’économie circulaire, en proposant des produits éco-responsables, modulaires, réparables, recyclables et surtout, d’une durée de vie plus longue ; et des services clairement pensés dans un esprit de frugalité (en ressources informatiques et réseau, mais aussi en termes de temps et d’attention).

    Un agenda du numérique au service d'une question environnementale devra ainsi porter attention à un numérique "écologique by design". Le numérique devra aussi revoir plus largement ses modes de conception : éclairer plutôt qu'opacifier la prise de décision, chercher à fluidifier l'attention plutôt que l'instrumentaliser, distribuer du pouvoir d'agir plutôt que prescrire,… Le numérique a besoin d'un "RESET" : reconsidérer sa contribution à la transition écologique est l'occasion rêvée pour engager sa mue !

    Pour engager l'action :

    • Défi n°1 : Un numérique “écologique by design”
    • Défi n°16 : Une culture commune du numérique et de l'écologie au service des ODD
    • Défi n°20 : Contre l’effondrement

     

    Agendas à engager

    Illustration : extrait de la cartographie p.6 de la publication

     

    TRANSITIONS² : LA GENÈSE DE L'AGENDA POUR UN FUTUR NUMÉRIQUE ET ÉCOLOGIQUE


    Lancé en 2015, Transitions² est un projet collectif qui vise à "mettre le numérique au service de la transition écologique".

    Porté par la Fing avec l’ADEME, l’Iddri, Inria, GreenIT.fr, le Conseil National du Numérique, Explor’ables et d’autres, il a pour ambition :

    • D’explorer les pistes nouvelles qu’ouvre la convergence entre numérique et écologie – sans en occulter les risques ;
    • De donner un sens à la transition numérique, en la confrontant aux défis écologiques ;
    • De décloisonner les communautés d’acteurs issus respectivement de l’écologie et du numérique et d’engager des actions concrètes qui les rapprochent.

    L’agenda pour un futur numérique et écologique rassemble et synthétise la richesse de 3 ans de travaux. Il s’appuie sur l’ensemble des travaux du programme Transitions² engagé depuis 2015 : 5 “Open Conférence”, plus de 20 ateliers de travail, près de 1500 contributions en ligne sur la plateforme www.transitions2.net,...

    Dans l’ensemble, Transitions² a rassemblé près de 1000 contributeurs : innovateurs, chercheurs, entrepreneurs, grandes organisations, acteurs publics, médias,... Cette publication s’organise en 20 “défis”, dont chacun a fait l'objet d'une synthèse.

     

    > Télécharger "L'agenda pour un futur numérique et écologique (.pdf, 116 pages)

     

    LES AUTRES PUBLICATIONS DE TRANSITIONS²

     

    Cliquer sur l'image pour accéder aux publications (Licence Creative Commons CC-BY)

    Publications T2




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/13270/lagenda-pour-un-futur-numerique-et-ecologique-2019
    Par: Renaud Francou
    Publié: April 4, 2019, 12:10 pm

  • Depuis le 03 Jul 2018 à 09:00
    Jusqu'au 03 Jul 2018 à 17:00

    Lien vers une ressource en ligne : http://fing.org/?page=evenemen. ( Français)

    RDV au Square Renault, pour une nouvelle journée de travail et de rencontre de la communauté Transitions²

    #Sobriété numérique, #Data, #Qualité de l’air, #Innovation…

    La 5e Open Conference Transitions² continue d’impulser des feuilles de route d’innovation, de recherche, d’action publique… pour mieux coordonner numérique et écologie.

    Rendez-vous mardi 3 juillet au Square Renault pour construire notre Agenda Commun pour le Futur !

    > PROGRAMME ET INSCRIPTION




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/2121/open-conference-5-agenda-pour-le-futur-3-juillet-2018
    Par: Renaud Francou
    Publié: June 19, 2018, 5:40 pm

  • Depuis le 14 Nov 2017 à 09:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Le 14 novembre 2017, au Square Paris.

    Transitions² / L’Agenda du Futur

    Open Conference #3

     

    Mardi 14 novembre, 9h - 17h30 / Le Square Paris, 3 passage Saint-Pierre Amelot, 75011

     

    INSCRIPTION

    (entrée libre mais inscription obligatoire)

     

     

    A PROPOS DE CETTE JOURNEE

    Depuis un an, les Open Conference Transitions² rassemblent celles et ceux qui travaillent à mieux faire converger numérique et écologie.

    Chercheurs, innovateurs, entreprises, acteurs publics, médias, collectifs… nous avons tous besoin de mieux prendre en compte les potentiels de partage, de collaboration, de culture d’innovation que propose le numérique - et pas juste le réduire à sa dimension technique.
    Nous avons besoin de construire un "Agenda pour le Futur".

    Le 14 novembre prochain, pour la troisième fois, nous rassemblons 80 personnes pour :

    • mettre ensemble des sujets à "l'agenda" des décideurs, médias, chercheurs… pour enrichir la contribution du numérique aux enjeux écologiques ;
    • remettre en question nos propres agendas d’innovation, de recherche, d’action publique ;
    • engager ensemble des actions, projets, recherches, dispositifs, événements…

    A cette occasion, la 1ère version de la publication collective “Agenda pour le Futur” (janvier 2018) sera présentée.
    Les travaux de cette journée contribueront largement à l’alimenter.

     

    PROGRAMME DE L'EVENEMENT
     

    >>> Un sujet que vous voulez discuter pendant la journée ? Un projet que vous portez à partager ?
    Décrivez-le en 3 lignes et mettez-le au programme de la journée !
     

    >> REMPLIR LE FORMULAIRE

     

    9h-9h30 : accueil café, remplissage de la « traditionnelle » frise Transitions²
     

     

    9h30-9h45 : "L'instant veille de Transitions²" : 10 initiatives, projets, visions qui croisent numérique et écologie, et qui nous ont interpellées !

    Manon Molins et Emma Gauthier, Fing
     

    10h-12h : SESSION #1 : Changer d’agenda, mettre à l’agenda : ils le font pour de vrai !
    5 intervenants racontent comment la feuille de route de leur organisation va “bouger” dans les mois à venir dans plusieurs directions :

    •  L’Usine du Futur
    •  La prise en compte d’innovation à “fort impact”
    •   L’économie circulaire “au-delà du calcul”
    •   Les expérimentations territoriales locales
    •   Le potentiel partagé des "data"

    Participations en cours de finalisation : WWF, ADEME, Bpifrance, des acteurs urbains (Grand Lyon, Nantes Métropole, La Rochelle), réseau OMS des Villes Santé, Institut de l’économie circulaire, ...
     

    12h - 12h30 : SESSION #2 : L’Agenda² : les principaux messages et appels à contribution
    Présentation de la première version de l’ « Agenda pour le Futur » (publication) : les appels à action, les sujets orphelins, les projets communs…
    Par Daniel Kaplan, Jacques-François Marchandise et Renaud Francou, Fing


    12h30 - 14h : SESSION #lunch : déjeuner en commun offert, sur place
     

    14h-14h30 : SESSION #3 : Imaginaires de transition

    Un(e) intervenant(e) partage avec nous un exercice de prospective !
    Intervenant à confirmer
     

      Futur.jpg

    14h30 - 17h : SESSION #4 : les projets à engager

    A partir des 7 défis de "L'Agenda pour le Futur", une invitation à nourrir les les sujets à mettre à "l'agenda" des décideurs, médias, chercheurs…, mais surtout, à faire bouger son propre agenda !

    Propositions de départ : il peut en avoir d'autres !

    • Ecology by design : un numérique et une informatique plus vert(e)s
    • Nouveaux modèles de systèmes productifs
    • Orienter l’innovation vers la recherche d’impacts majeurs
    • Territoires et ville en transition
    • Changer la décision et la gouvernance
    • Les individus en capacités d’agir
    • Forger des visions de l’avenir


    17h-17h30 : partage, discussions et feuille de route commune pour la suite !




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1815/agenda-du-futur-transitions%C2%B2-open-conference-3
    Par: Renaud Francou
    Publié: September 29, 2017, 3:21 pm

  • Un article de la Fing et l'Iddri publié dans la revue "Responsabilité et environnement" des Annales des Mines (juillet 2017)

      (...) Pris dans toute sa diversité, et donc allant bien au-delà des seules solutions passant par l’informatique et les calculs auxquels on le réduit encore trop souvent, le numérique nous invite à explorer d’une tout autre façon les chemins de la transition écologique en investissant les dimensions sociales et collectives de cette transformation.


    >> Télécharger l'article (4 pages, .pdf)

    Article publié dans le numéro de juillet 2017 de la série Responsabilité & Environnement des Annales des Mines.

    ****

    Faire converger les transitions numérique et écologique

     

    • Damien DEMAILLY, Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)
    • Renaud FRANCOU, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)
    • Daniel KAPLAN, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)
    • Mathieu SAUJOT, Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)

    La transition écologique est un horizon incontournable pour nos sociétés, la transition numérique est, quand à elle, la grande force transformatrice de notre époque. La première sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement, mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but à atteindre, l’autre le chemin à emprunter : chacune de ces deux transitions a besoin de l’autre ! Et pourtant, leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères séparées, sans réaliser pleinement la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence.

    Comment dès lors faire converger ces deux grandes transitions contemporaines ?

     

    Qu’est-ce que le numérique ?


    Commençons tout d’abord par clarifier ce que nous entendons par le terme « numérique ».

    Dans les entreprises comme dans l’action publique, les acteurs de l’écologie et ceux du numérique sont confrontés à une même difficulté : les transformations dont ils sont porteurs sont transversales. Elles touchent tous les métiers et toutes les dimensions des organisations. Elles relèvent à la fois de la technique, des pratiques quotidiennes et des formes d’action collective. Dès qu’on les spécialise, on les stérilise.

    Ainsi l’apport du numérique à la transition écologique
    est-il trop souvent considéré sous le seul angle technique, celui du « smart », de l’optimisation des processus pour augmenter la productivité des ressources (avec, par exemple, l’utilisation de capteurs pour améliorer le pilotage de réseaux d’eau ou d’éclairage public...).
    Or, si le numérique prend aujourd’hui une telle place, c’est parce qu’il est aussi beaucoup d’autres choses. En effet, le numérique, c’est aussi :

    • une manière de produire et de partager des connaissances : les « Data » deviennent le support dominant de la production d’informations et de décisions. Ainsi, le « défi » onusien Data 4 Climate Action exploite de grands volumes de données produites par des acteurs privés pour « catalyser l’action contre le changement climatique » ;
    • de nouvelles pratiques individuelles et sociales (SMS, réseaux sociaux, partage de fichiers ou de plans…). Sous leur apparence parfois futile, ces usages peuvent aussi marquer le point de départ de mobilisations, de coordinations, de partages et d’échanges plus massifs : on pense notamment à la vitesse avec laquelle les réseaux sociaux se sont invités dans les campagnes électorales et au rôle important qu’ils y ont joué, ou encore à l’importance prise par des plateformes de vente en ligne telles que Le Bon Coin ;
    • de nouvelles formes de coordination et d’action collective allant de l’échelle locale à la plus globale : il en est ainsi de Wikipedia qui permet de construire de la connaissance et de la partager entre des millions de personnes, des plateformes de l’économie collaborative qui permettent d’échanger (ou de partager) son véhicule, son logement, son potager…, ou encore, du crowdfunding en matière de financement de projets de toutes sortes.

    Pris dans toute sa diversité, et donc allant bien au-delà des seules solutions passant par l’informatique et les calculs auxquels on le réduit encore trop souvent, le numérique nous invite à explorer d’une tout autre façon les chemins de la transition écologique en investissant les dimensions sociales et collectives de cette transformation.

    Comment ce numérique, dans toutes ses dimensions, peut-il se mettre au service de manières plus durables de produire, de consommer des objets et des services ou de se déplacer ? Et, comment, sur cette base, des politiques et des stratégies de transitions écologique et énergétique peuvent-elles intégrer une « perspective numérique » ?

    Il y a là pour l’écologie à la fois une nécessité et une source d’opportunités à explorer, qui nous paraissent aussi complexes qu’excitantes. Mais cela nécessite, en tout premier lieu, de clarifier les liens existants entre ces deux transitions.

    Reconnaître aussi bien les risques que les opportunités du numérique pour le développement durable


    La communauté écologique, construite en partie sur une critique de la technologie et de la croissance, se méfie des promesses d’innovations techniques. Elle a tendance à se focaliser sur les déchets générés par la production d’objets, sur la consommation énergétique et sur les risques d’effets rebond (c’est par exemple le cas de l’amélioration des technologies automobiles qui a été aussitôt réinvestie dans davantage de puissance et de confort).

    Elle n’a pas tort, car, dans le système actuel, l’empreinte écologique liée à la fabrication et à l’utilisation du matériel numérique via Internet est colossale (Voir à ce sujet les travaux du G.D.S EcoInfo du CNRS). Et la dynamique actuelle de son développement intensifie ces impacts : ainsi, la demande croissante de puissance de calcul rend les équipements très vite obsolètes, alors même que l’on sait que leur fabrication concentre une bonne part des impacts environnementaux du numérique. Les évolutions vers un Cloud généralisé et les objets connectés pourraient démultiplier la consommation énergétique liée à la gestion des données et à leur utilisation (serveurs...).

    Cela milite sans conteste en faveur d’une nouvelle approche : le monde du numérique doit mieux intégrer l’enjeu écologique à la fois dans la conception de ses services et dans sa contribution à la société, c’est ce que nous avons développé dans le projet Ecology by design.

    Par ailleurs, le numérique, même lorsqu’il prend, par exemple, la forme de plateformes collaboratives d’échange de biens, ne permet pas à lui seul de changer nos « logiciels » de consommation, et donc de réduire notre consommation de ressources, comme l’a démontré le projet PICO (la revente sur Internet permet, par exemple, à certains usagers d’augmenter la fréquence de leurs achats d’objets neufs). Le numérique est aujourd’hui le support technique privilégié de nos modes de vie, que nous savons trop dispendieux pour l’équilibre de notre planète. Et, dans notre système actuel, le risque demeure que les gains d’efficience apportés par le numérique soient réinvestis dans toujours plus de consommation et de croissance matérielle, un phénomène que nous constatons depuis des décennies.

    Mais la communauté écologique doit élargir son regard sur le numérique, car celui-ci est aussi porteur de promesses. En effet, il outille autant la mesure et la compréhension des phénomènes climatiques ou des pollutions quotidiennes par l’intermédiaire d’applications individuelles, que la montée en puissance de formes partagées de mobilité ou de consommation ; les « sciences citoyennes », comme le recensement collaboratif de la biodiversité, que les projets open source et low tech en matière d’énergie ou d’agriculture ; les mobilisations massives (telles que 350.org) que l’organisation complexe des flux de l’économie circulaire. Nos actions en faveur de l’écologie ont beaucoup à gagner à s’appuyer sur le numérique en matière d’information, d’implication des citoyens et des parties prenantes, de collaboration, d’organisation, de passage à l’échelle…

    De leur côté, les acteurs du numérique ont une perception d’eux-mêmes marquée par l’immatérialité et l’efficience, et se considèrent écologiques, par nature. Portés par une dynamique d’innovation permanente allant dans toutes les directions, ils voient d’abord les opportunités et bien plus tard les risques. On n’innove pas sans un brin d’optimisme. Certains de ces acteurs nourrissent progressivement leur soif d’innovation par les défis écologiques qui nous font face. Nombreux sont les innovateurs qui s’attaquent aujourd’hui aux défis écologiques en s’appuyant sur la dématérialisation, sur le partage, la réduction des déchets et les changements de comportement (pensons aux CivicTech) ou en cherchant à « disrupter » divers marchés (ceux de l’énergie, de la mobilité ou de la production et de la distribution des objets).

    Néanmoins, aussi puissante que soit leur idée, ils ne sont généralement pas outillés pour mesurer la réduction des impacts qu’ils promettent en toute bonne foi (Comme nous l’observons dans le cadre du projet « Innovation Facteur 4 »)
    Or, dans un système d’innovation encore entièrement focalisé sur le potentiel de croissance et de rentabilité des entreprises, si l’impact écologique n’est considéré que comme une externalité positive, sa réduction ne résistera pas aux premières difficultés, ni aux premières évolutions stratégiques.

    Même si le rapprochement entre numérique et écologie reste fragile, des connaissances et des méthodes structurantes émergent dans plusieurs domaines. Ainsi le « green IT » s’appuie-t-il sur des méthodes assez solides pour réduire l’empreinte écologique de l’informatique des grandes entreprises. Plusieurs études ont démontré le potentiel du covoiturage et de l’autopartage sur de courtes distances, ainsi que celui des systèmes « multimodaux » intégrant les modes actifs de mobilité pour rendre celle-ci plus « durable ». Le projet « Agir Local » montre comment, dans les collectivités locales, les personnes en charge des sujets écologiques et numériques peuvent utilement travailler ensemble.

    En matière d’innovation, le projet « Innovation Facteur 4 » démontre comment des outils existants peuvent aider innovateurs et investisseurs à placer sérieusement l’impact écologique au coeur de leur projet. Et nous avons observé qu’en permettant la participation et la mobilisation des citoyens localement, par l’intermédiaire de plateformes de budget participatif comme à Paris, ou au travers de plateformes de crowdsourcing urbain ou de financement participatif, le numérique peut soutenir cette activité citoyenne si essentielle pour arriver à mettre en oeuvre une transformation écologique qui nous engage tous.

     

    De nouvelles politiques publiques pour réaliser la convergence
    entre transition écologique et transition numérique


    Si de nombreuses questions subsistent, nous en savons déjà suffisamment pour commencer à agir et à faire converger ces deux transitions.

    Pour que les innovateurs du numérique se tournent massivement vers la transition écologique, il faut une intention ferme qui soit inscrite au coeur du modèle d’affaires des acteurs et qui s’appuie sur un « système d’innovation » qui mesure le succès à l’aune d’autres indicateurs que les seuls indicateurs financiers. Comment ? En modifiant, tout d’abord, les outils de sélection et de soutien mis en oeuvre tant par les acteurs publics que par les acteurs privés (1), et, également, en faisant évoluer nos outils de mesure de la valeur et des impacts.
     

    L’objectif est double : concevoir des solutions numériques qui n’alimentent pas une dynamique d’obsolescence et de hausse des consommations énergétiques et orienter les finalités des projets innovants vers la transition écologique. L’État, en initiant les incubateurs de la GreenTech, semble avoir compris la nécessité d’un tel effort.

    Mais centrés comme ils le sont sur leur outil et leurs propositions de valeur, les innovateurs n’ont pas forcément la visibilité ni la « main » sur les interactions complexes que vont créer leurs « solutions », ou dont elles vont dépendre. Au-delà de la question des effets rebond, une innovation ne produira pas les résultats escomptés en l’absence d’un système lui permettant de s’épanouir : par exemple, une application de covoiturage sur courtes distances ne peut produire de grands résultats, si elle ne s’inscrit pas dans un système de mobilité organisé à l’échelle du territoire. Leurs solutions n’apporteront des gains que si elles s’inscrivent dans un système adapté, dans un cadre vertueux. À différents niveaux, ce doit être le rôle des pouvoirs publics que d’agir sur ces cadres.

    Les collectivités locales ont certainement un rôle clé à jouer pour soutenir et intégrer les innovations du numérique les plus profitables au développement durable de leur territoire. Nos travaux montrent quelques directions en la matière. Elles doivent oeuvrer progressivement à mieux connaître et à mieux appréhender ces nombreuses innovations, pour être à même d’identifier celles qui pourraient apporter des solutions complémentaires et utiles à ce que les collectivités mettent déjà en oeuvre dans les différents secteurs urbains. Organiser la mutualisation entre acteurs publics et l’échange d’expériences est une nécessité si l’on veut pouvoir faire face efficacement au flux continu d’innovations qui déferle sur des collectivités locales à la recherche de soutien. Et la multiplication des échanges doit également permettre de surmonter des différences culturelles entre entrepreneurs et autorités publiques qui souvent compliquent leur travail commun.

    Les collectivités doivent également savoir soutenir les expérimentations locales afin de les orienter vers des objectifs de développement durable et leur donner la possibilité de tester leurs innovations et de comprendre les enjeux d’une diffusion plus large de celles-ci. Cela est d’autant plus critique que, souvent, les solutions les plus alignées sur l’intérêt général sont celles qui ont le plus de mal à se développer seules. Derrière le mot valise d’expérimentation se jouent des changements plus profonds qui sont liés à la culture numérique : le principe d’itération, l’acceptation de l’échec pour mieux apprendre, l’ouverture et le partage de données pour mieux évaluer et comprendre les expériences… C’est, par exemple, une des ambitions d’Etalab que d’essayer d’inoculer au sein de l’État cet état d’esprit, sans lequel il ne saurait y avoir de réelle transformation par le numérique.

    Les solutions du numérique et de l’économie collaborative représentent un réservoir d’innovations dans lequel les pouvoirs publics peuvent puiser pour renouveler leurs services publics. Par exemple, la politique du recyclage devrait progressivement amener à tisser des liens avec les plateformes d’échange de biens. Collaborer avec ces nouveaux acteurs, notamment lorsque ce sont des plateformes, nécessite toutefois de nouvelles formes de gouvernance et de partenariat qui sont à inventer, ce qui soulève de nombreuses questions quant au nouveau contrat social urbain à élaborer.

    Enfin, les stratégies et les politiques de soutien à l’innovation numérique doivent devenir à la fois plus exigeantes et plus créatives. Plus exigeantes, en abordant la question de leur empreinte écologique et de leurs impacts potentiels, positifs comme négatifs. Plus créatives, en s’intéressant moins exclusivement à la performance technologique et économique et davantage à l’exploration de modèles alternatifs : l’open source comme vecteur de diffusion de solutions vertueuses ; le partage, la collaboration et les « communs » comme alternatives positives à la surconsommation ; le « pair à pair » et les systèmes d’échange alternatifs...


    Un changement d’état d’esprit


    Au-delà de ces principes, l’alliance féconde entre l’écologie et le numérique invite chacun à se transformer de l’intérieur. La « tech » doit s’inventer un agenda d’innovation qui prenne en compte la finitude du monde, et les « écolos » doivent se saisir de l’incroyable force de transformation du numérique. Depuis un an, le programme (14) Transitions² lancé par un certain nombre d’acteurs, dont la Fing et l’IDDRI, explore les changements apportés par l’alliance de l’écologie et du numérique, mais aussi la manière dont cette alliance nous change nous-mêmes.

    Mais nous n’en sommes qu’au tout début. Nous entendons aujourd’hui inviter d’autres acteurs issus de l’écologie et du numérique à nous rejoindre pour que nous réexaminions ensemble leurs priorités.

     

    (1) Ceux-ci font l’objet d’un double travail avec Bpifrance : la parution en 2015 (et désormais l’usage par les chargés d’affaires de Bpifrance) du référentiel « Innovation nouvelle génération » et la réalisation (en cours) d’un travail, « Innovation Facteur 4 ».




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1775/faire-converger-les-transitions-numerique-et-ecologique
    Par: Renaud Francou
    Publié: August 22, 2017, 6:40 pm

  • Un article de la Fing et l'Iddri publié dans la revue "Responsabilité et environnement" des Annales des Mines (juillet 2017)

      (...) Pris dans toute sa diversité, et donc allant bien au-delà des seules solutions passant par l’informatique et les calculs auxquels on le réduit encore trop souvent, le numérique nous invite à explorer d’une tout autre façon les chemins de la transition écologique en investissant les dimensions sociales et collectives de cette transformation.


    >> Télécharger l'article (4 pages, .pdf)

    Article publié dans le numéro de juillet 2017 de la série Responsabilité & Environnement des Annales des Mines.

    ****

    Faire converger les transitions numérique et écologique

     

    • Damien DEMAILLY, Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)
    • Renaud FRANCOU, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)
    • Daniel KAPLAN, Fondation Internet Nouvelle génération (Fing)
    • Mathieu SAUJOT, Institut du développement durable et des relations internationales (IDDRI)

    La transition écologique est un horizon incontournable pour nos sociétés, la transition numérique est, quand à elle, la grande force transformatrice de notre époque. La première sait raconter son but, mais peine à dessiner son chemin ; la seconde est notre quotidien, une force permanente de changement, mais qui ne poursuit pas d’objectif collectif particulier. L’une a le but à atteindre, l’autre le chemin à emprunter : chacune de ces deux transitions a besoin de l’autre ! Et pourtant, leurs acteurs évoluent trop souvent dans des sphères séparées, sans réaliser pleinement la puissance transformatrice qu’aurait leur convergence.

    Comment dès lors faire converger ces deux grandes transitions contemporaines ?

     

    Qu’est-ce que le numérique ?


    Commençons tout d’abord par clarifier ce que nous entendons par le terme « numérique ».

    Dans les entreprises comme dans l’action publique, les acteurs de l’écologie et ceux du numérique sont confrontés à une même difficulté : les transformations dont ils sont porteurs sont transversales. Elles touchent tous les métiers et toutes les dimensions des organisations. Elles relèvent à la fois de la technique, des pratiques quotidiennes et des formes d’action collective. Dès qu’on les spécialise, on les stérilise.

    Ainsi l’apport du numérique à la transition écologique
    est-il trop souvent considéré sous le seul angle technique, celui du « smart », de l’optimisation des processus pour augmenter la productivité des ressources (avec, par exemple, l’utilisation de capteurs pour améliorer le pilotage de réseaux d’eau ou d’éclairage public...).
    Or, si le numérique prend aujourd’hui une telle place, c’est parce qu’il est aussi beaucoup d’autres choses. En effet, le numérique, c’est aussi :

    • une manière de produire et de partager des connaissances : les « Data » deviennent le support dominant de la production d’informations et de décisions. Ainsi, le « défi » onusien Data 4 Climate Action exploite de grands volumes de données produites par des acteurs privés pour « catalyser l’action contre le changement climatique » ;
    • de nouvelles pratiques individuelles et sociales (SMS, réseaux sociaux, partage de fichiers ou de plans…). Sous leur apparence parfois futile, ces usages peuvent aussi marquer le point de départ de mobilisations, de coordinations, de partages et d’échanges plus massifs : on pense notamment à la vitesse avec laquelle les réseaux sociaux se sont invités dans les campagnes électorales et au rôle important qu’ils y ont joué, ou encore à l’importance prise par des plateformes de vente en ligne telles que Le Bon Coin ;
    • de nouvelles formes de coordination et d’action collective allant de l’échelle locale à la plus globale : il en est ainsi de Wikipedia qui permet de construire de la connaissance et de la partager entre des millions de personnes, des plateformes de l’économie collaborative qui permettent d’échanger (ou de partager) son véhicule, son logement, son potager…, ou encore, du crowdfunding en matière de financement de projets de toutes sortes.

    Pris dans toute sa diversité, et donc allant bien au-delà des seules solutions passant par l’informatique et les calculs auxquels on le réduit encore trop souvent, le numérique nous invite à explorer d’une tout autre façon les chemins de la transition écologique en investissant les dimensions sociales et collectives de cette transformation.

    Comment ce numérique, dans toutes ses dimensions, peut-il se mettre au service de manières plus durables de produire, de consommer des objets et des services ou de se déplacer ? Et, comment, sur cette base, des politiques et des stratégies de transitions écologique et énergétique peuvent-elles intégrer une « perspective numérique » ?

    Il y a là pour l’écologie à la fois une nécessité et une source d’opportunités à explorer, qui nous paraissent aussi complexes qu’excitantes. Mais cela nécessite, en tout premier lieu, de clarifier les liens existants entre ces deux transitions.

    Reconnaître aussi bien les risques que les opportunités du numérique pour le développement durable


    La communauté écologique, construite en partie sur une critique de la technologie et de la croissance, se méfie des promesses d’innovations techniques. Elle a tendance à se focaliser sur les déchets générés par la production d’objets, sur la consommation énergétique et sur les risques d’effets rebond (c’est par exemple le cas de l’amélioration des technologies automobiles qui a été aussitôt réinvestie dans davantage de puissance et de confort).

    Elle n’a pas tort, car, dans le système actuel, l’empreinte écologique liée à la fabrication et à l’utilisation du matériel numérique via Internet est colossale (Voir à ce sujet les travaux du G.D.S EcoInfo du CNRS). Et la dynamique actuelle de son développement intensifie ces impacts : ainsi, la demande croissante de puissance de calcul rend les équipements très vite obsolètes, alors même que l’on sait que leur fabrication concentre une bonne part des impacts environnementaux du numérique. Les évolutions vers un Cloud généralisé et les objets connectés pourraient démultiplier la consommation énergétique liée à la gestion des données et à leur utilisation (serveurs...).

    Cela milite sans conteste en faveur d’une nouvelle approche : le monde du numérique doit mieux intégrer l’enjeu écologique à la fois dans la conception de ses services et dans sa contribution à la société, c’est ce que nous avons développé dans le projet Ecology by design.

    Par ailleurs, le numérique, même lorsqu’il prend, par exemple, la forme de plateformes collaboratives d’échange de biens, ne permet pas à lui seul de changer nos « logiciels » de consommation, et donc de réduire notre consommation de ressources, comme l’a démontré le projet PICO (la revente sur Internet permet, par exemple, à certains usagers d’augmenter la fréquence de leurs achats d’objets neufs). Le numérique est aujourd’hui le support technique privilégié de nos modes de vie, que nous savons trop dispendieux pour l’équilibre de notre planète. Et, dans notre système actuel, le risque demeure que les gains d’efficience apportés par le numérique soient réinvestis dans toujours plus de consommation et de croissance matérielle, un phénomène que nous constatons depuis des décennies.

    Mais la communauté écologique doit élargir son regard sur le numérique, car celui-ci est aussi porteur de promesses. En effet, il outille autant la mesure et la compréhension des phénomènes climatiques ou des pollutions quotidiennes par l’intermédiaire d’applications individuelles, que la montée en puissance de formes partagées de mobilité ou de consommation ; les « sciences citoyennes », comme le recensement collaboratif de la biodiversité, que les projets open source et low tech en matière d’énergie ou d’agriculture ; les mobilisations massives (telles que 350.org) que l’organisation complexe des flux de l’économie circulaire. Nos actions en faveur de l’écologie ont beaucoup à gagner à s’appuyer sur le numérique en matière d’information, d’implication des citoyens et des parties prenantes, de collaboration, d’organisation, de passage à l’échelle…

    De leur côté, les acteurs du numérique ont une perception d’eux-mêmes marquée par l’immatérialité et l’efficience, et se considèrent écologiques, par nature. Portés par une dynamique d’innovation permanente allant dans toutes les directions, ils voient d’abord les opportunités et bien plus tard les risques. On n’innove pas sans un brin d’optimisme. Certains de ces acteurs nourrissent progressivement leur soif d’innovation par les défis écologiques qui nous font face. Nombreux sont les innovateurs qui s’attaquent aujourd’hui aux défis écologiques en s’appuyant sur la dématérialisation, sur le partage, la réduction des déchets et les changements de comportement (pensons aux CivicTech) ou en cherchant à « disrupter » divers marchés (ceux de l’énergie, de la mobilité ou de la production et de la distribution des objets).

    Néanmoins, aussi puissante que soit leur idée, ils ne sont généralement pas outillés pour mesurer la réduction des impacts qu’ils promettent en toute bonne foi (Comme nous l’observons dans le cadre du projet « Innovation Facteur 4 »)
    Or, dans un système d’innovation encore entièrement focalisé sur le potentiel de croissance et de rentabilité des entreprises, si l’impact écologique n’est considéré que comme une externalité positive, sa réduction ne résistera pas aux premières difficultés, ni aux premières évolutions stratégiques.

    Même si le rapprochement entre numérique et écologie reste fragile, des connaissances et des méthodes structurantes émergent dans plusieurs domaines. Ainsi le « green IT » s’appuie-t-il sur des méthodes assez solides pour réduire l’empreinte écologique de l’informatique des grandes entreprises. Plusieurs études ont démontré le potentiel du covoiturage et de l’autopartage sur de courtes distances, ainsi que celui des systèmes « multimodaux » intégrant les modes actifs de mobilité pour rendre celle-ci plus « durable ». Le projet « Agir Local » montre comment, dans les collectivités locales, les personnes en charge des sujets écologiques et numériques peuvent utilement travailler ensemble.

    En matière d’innovation, le projet « Innovation Facteur 4 » démontre comment des outils existants peuvent aider innovateurs et investisseurs à placer sérieusement l’impact écologique au coeur de leur projet. Et nous avons observé qu’en permettant la participation et la mobilisation des citoyens localement, par l’intermédiaire de plateformes de budget participatif comme à Paris, ou au travers de plateformes de crowdsourcing urbain ou de financement participatif, le numérique peut soutenir cette activité citoyenne si essentielle pour arriver à mettre en oeuvre une transformation écologique qui nous engage tous.

     

    De nouvelles politiques publiques pour réaliser la convergence
    entre transition écologique et transition numérique


    Si de nombreuses questions subsistent, nous en savons déjà suffisamment pour commencer à agir et à faire converger ces deux transitions.

    Pour que les innovateurs du numérique se tournent massivement vers la transition écologique, il faut une intention ferme qui soit inscrite au coeur du modèle d’affaires des acteurs et qui s’appuie sur un « système d’innovation » qui mesure le succès à l’aune d’autres indicateurs que les seuls indicateurs financiers. Comment ? En modifiant, tout d’abord, les outils de sélection et de soutien mis en oeuvre tant par les acteurs publics que par les acteurs privés (1), et, également, en faisant évoluer nos outils de mesure de la valeur et des impacts.
     

    L’objectif est double : concevoir des solutions numériques qui n’alimentent pas une dynamique d’obsolescence et de hausse des consommations énergétiques et orienter les finalités des projets innovants vers la transition écologique. L’État, en initiant les incubateurs de la GreenTech, semble avoir compris la nécessité d’un tel effort.

    Mais centrés comme ils le sont sur leur outil et leurs propositions de valeur, les innovateurs n’ont pas forcément la visibilité ni la « main » sur les interactions complexes que vont créer leurs « solutions », ou dont elles vont dépendre. Au-delà de la question des effets rebond, une innovation ne produira pas les résultats escomptés en l’absence d’un système lui permettant de s’épanouir : par exemple, une application de covoiturage sur courtes distances ne peut produire de grands résultats, si elle ne s’inscrit pas dans un système de mobilité organisé à l’échelle du territoire. Leurs solutions n’apporteront des gains que si elles s’inscrivent dans un système adapté, dans un cadre vertueux. À différents niveaux, ce doit être le rôle des pouvoirs publics que d’agir sur ces cadres.

    Les collectivités locales ont certainement un rôle clé à jouer pour soutenir et intégrer les innovations du numérique les plus profitables au développement durable de leur territoire. Nos travaux montrent quelques directions en la matière. Elles doivent oeuvrer progressivement à mieux connaître et à mieux appréhender ces nombreuses innovations, pour être à même d’identifier celles qui pourraient apporter des solutions complémentaires et utiles à ce que les collectivités mettent déjà en oeuvre dans les différents secteurs urbains. Organiser la mutualisation entre acteurs publics et l’échange d’expériences est une nécessité si l’on veut pouvoir faire face efficacement au flux continu d’innovations qui déferle sur des collectivités locales à la recherche de soutien. Et la multiplication des échanges doit également permettre de surmonter des différences culturelles entre entrepreneurs et autorités publiques qui souvent compliquent leur travail commun.

    Les collectivités doivent également savoir soutenir les expérimentations locales afin de les orienter vers des objectifs de développement durable et leur donner la possibilité de tester leurs innovations et de comprendre les enjeux d’une diffusion plus large de celles-ci. Cela est d’autant plus critique que, souvent, les solutions les plus alignées sur l’intérêt général sont celles qui ont le plus de mal à se développer seules. Derrière le mot valise d’expérimentation se jouent des changements plus profonds qui sont liés à la culture numérique : le principe d’itération, l’acceptation de l’échec pour mieux apprendre, l’ouverture et le partage de données pour mieux évaluer et comprendre les expériences… C’est, par exemple, une des ambitions d’Etalab que d’essayer d’inoculer au sein de l’État cet état d’esprit, sans lequel il ne saurait y avoir de réelle transformation par le numérique.

    Les solutions du numérique et de l’économie collaborative représentent un réservoir d’innovations dans lequel les pouvoirs publics peuvent puiser pour renouveler leurs services publics. Par exemple, la politique du recyclage devrait progressivement amener à tisser des liens avec les plateformes d’échange de biens. Collaborer avec ces nouveaux acteurs, notamment lorsque ce sont des plateformes, nécessite toutefois de nouvelles formes de gouvernance et de partenariat qui sont à inventer, ce qui soulève de nombreuses questions quant au nouveau contrat social urbain à élaborer.

    Enfin, les stratégies et les politiques de soutien à l’innovation numérique doivent devenir à la fois plus exigeantes et plus créatives. Plus exigeantes, en abordant la question de leur empreinte écologique et de leurs impacts potentiels, positifs comme négatifs. Plus créatives, en s’intéressant moins exclusivement à la performance technologique et économique et davantage à l’exploration de modèles alternatifs : l’open source comme vecteur de diffusion de solutions vertueuses ; le partage, la collaboration et les « communs » comme alternatives positives à la surconsommation ; le « pair à pair » et les systèmes d’échange alternatifs...


    Un changement d’état d’esprit


    Au-delà de ces principes, l’alliance féconde entre l’écologie et le numérique invite chacun à se transformer de l’intérieur. La « tech » doit s’inventer un agenda d’innovation qui prenne en compte la finitude du monde, et les « écolos » doivent se saisir de l’incroyable force de transformation du numérique. Depuis un an, le programme (14) Transitions² lancé par un certain nombre d’acteurs, dont la Fing et l’IDDRI, explore les changements apportés par l’alliance de l’écologie et du numérique, mais aussi la manière dont cette alliance nous change nous-mêmes.

    Mais nous n’en sommes qu’au tout début. Nous entendons aujourd’hui inviter d’autres acteurs issus de l’écologie et du numérique à nous rejoindre pour que nous réexaminions ensemble leurs priorités.

     

    (1) Ceux-ci font l’objet d’un double travail avec Bpifrance : la parution en 2015 (et désormais l’usage par les chargés d’affaires de Bpifrance) du référentiel « Innovation nouvelle génération » et la réalisation (en cours) d’un travail, « Innovation Facteur 4 ».




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1775/faire-converger-les-transitions-numerique-et-ecologique
    Par: Renaud Francou
    Publié: August 22, 2017, 6:40 pm

  • Depuis le 04 Jul 2017 à 09:00
    Jusqu'au 04 Jul 2017 à 17:30


    Le 4 juillet. L'enjeu : explorer de nouveaux chemins pour la transition écologique, à partir des envies d’action exprimées par chacun(e)s.

    Transitions² / L’Agenda du Futur

    Open Conference #2

     

    Mardi 4 juillet, 9h - 17h30 / Le Square Paris, 3 passage Saint-Pierre Amelot, 75011

     

    Cette 2e rencontre de la communauté Transitions² rassemble 80 personnes au Square Paris (innovateurs, acteurs publics, chercheurs, associations, designers…) issus des mondes de l’écologie et du numérique.

    Elle poursuivra le travail engagé le 23 mars dernier  pour construire, un « Agenda commun pour le Futur » au croisement du numérique et de l’écologie.

     

    INSCRIPTION

     

     

    PROGRAMME DE L'EVENEMENT
     

    >>> Il est encore temps de contribuer au programme de la journée en proposant, de manière très simple, un sujet à discuter ou un projet à présenter !
    Décrivez-les en 3 lignes et mettez-les au programme de la journée !
     

    >> REMPLIR LE FORMULAIRE

     

    9h-9h30 : accueil café, remplissage de la « traditionnelle » frise Transitions²

     

    9h30-11h30 : SESSION #1 : Construire une culture commune Transition numérique et écologique

    Intervenants :

    • Walter Bouvais, Androids & Sheep
      Patagonia, Fairphone, Interface, ... l'innovation "Facteur 4" existe, nous l'avons rencontrée !
       
    • Daniel Kaplan & Renaud Francou, Fing
      Présentation du nouveau référentiel “Innovation Facteur 4”, pour analyser les projets à fort impact
       
    • Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle
      Comment le numérique s'est immiscé dans 30 ans d'implication citoyenne au service de la transition écologique ...

    11h30 - 11h45 : pause

    11h45 - 12h30 : SESSION #2 : Open stage : accélérateur de projets (“Dating”)

    Les premiers « daters » :

    • Les Energiques (David Bourguignon) : un rassemblement de communautés d'action engagées dans la transition des territoires
    • Open Source Politics (Valentin Chaput) : des solutions civic tech open source faciliter la prise décision collective.
    • The ShiftProject (Zeynep Kahraman et Hugues Ferreboeuf) : think-tank sur les moyens, pour une transition vers une économie libérée de la dépendance aux énergies fossiles
    • Shamengo (Catherine Berthillier) : communauté d'innovateurs et d'entrepreneurs sociaux
    • ... et vos propositions !

    12h30 - 14h : SESSION #lunch : déjeuner en commun offert, sur place

     

    14h-14h45 : SESSION #3 : Inspiration(s)
     

    • Rémi Sussan, internetactu.net
       

    15h - 17h : SESSION #4 : nouveaux chemins de transition écologique

    A partir d'initiatives existantes portés et/ou connues des participants, les ateliers se proposent d'explorer de nouveaux chemins de transition écologique, appuyés sur le numérique : à quoi ressemble la transition écologique outillée par le numérique ? Qu'est-ce qui manque pour réaliser les impacts promis ? Peut-on faire autrement ?

    Premiers thèmes d’atelier :

    • Innovation Facteur 4 : quelles conditions doit-on réunir pour réaliser une "stratégie Innovation Facteur 4" ? Et si nous avions tout ce qu’il faut autour de nous pour faire passer un cap à la transition écologique ?
    • La Fabrique des mobilités : quels besoins communs aux projets de "mobilités actives", même s'ils sont concurrents ? Sur quoi on devrait travailler qui feraient faire un bond à 1000 projets ?
    • Data Litteracie Territoriale : quand les initiatives de capture citoyenne et les démarches territoriales se rencontrent...
    • ... et vos propositions !
       

    17h-17h30 : partage, discussion et feuille de route commune de l'Agenda pour le Futur !

     

    PROPOSER UNE INITIATIVE OU UN SUJET DE DISCUSSION DANS LA JOURNEE : MODE D’EMPLOI

     

    A celles et ceux qui souhaitent se saisir de la journée pour partager une envie d’action commune ou accélérer un de leurs projets, Transitions² propose 2 modalités :
    > remplir le formulaire de contribution

    1- ACCELERATEUR DE PROJETS / DATING (le matin)
     

    Le format : 3 courtes sessions de 20 minutes chacune pour accélérer ces projets, les aider à grandir, leur ouvrir des perspectives et créer des connexions.

    Le mode d’emploi :
    •    Les “daters” proposent un projet, une envie, une idée…  en 140 caractères sur un formulaire avant l’événement
    •    Le jour J, ils la présentent 2 fois en 10 minutes , avec à chaque fois du public différent.
    •    L’équipe Transitions² fournit aux participants des outils simples, pour que chacun se mette, simplement, au service de l'initiative pendant 15 minutes
     
    Degré de préparation nécessaire pour proposer une “session dating” et y présenter une initiative : pas grand chose, juste beaucoup d'enthousiasme !

    2- ATELIER DE TRAVAIL « AGENDA POUR LE FUTUR » (l’après-midi)


    Avant le 4 juillet : exprimer un sujet, une intention, une envie de collaboration ou de discussion… parce qu’il est déjà dans votre feuille de route, parce que c’est déjà une priorité pour vous ! (et dites-nous pourquoi :)
    Le jour J, nous animons l’atelier ensemble, avec celles et ceux que vous envie d'inviter !

     

    FORMULAIRE DE CONTRIBUTION

     

     

    Frise T2




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1674/agenda-du-futur-transitions%C2%B2-open-conference-2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 9, 2017, 11:44 am

  • Depuis le 31 May 2017 à 09:00
    Jusqu'au 31 May 2017 à 16:00


    Cycle prospectif "Usine du futur, développement durable et numérique".

    L’ADEME et la Fing vous invitent à participer, le 31 mai prochain, au 2e workshop du cycle prospectif "Usine du futur, développement durable et numérique". Rendez-vous de 9h à 16h au 3 passage Saint-Pierre Amelot, Paris, dans les locaux du Square, nouveau lieu d'open innovation de Renault.

    Nous travaillerons autour de la controverse "L’usine du futur sera-t-elle propre ? ". L’atelier produira des "scénarios extrêmes" et essaiera d'en évaluer les impacts écologiques.

     

    Inscription​

    Programme

    • 9h accueil café
    • 9h30 Introduction et interventions d'experts avec la participation notamment de Jacques-François Marchandise, Daniel Kaplan, Emmanuelle Roux
    • 10h30 Atelier Rédaction de "scénarios extrêmes"
    • 12h30 déjeuner
    • 13h30-16h Atelier Challenger les "scénarios extrêmes"   : quels impacts écologiques ?

    En savoir plus sur le cycle Usine du Futur

    Le cycle Usine du futur entend nourrir une réflexion mêlant acteurs industriels, numériques et du développement durable, et relier celle-ci aux cartographies de controverses de Mines ParisTech et Telecom ParisTech. Il s'inscrit dans le programme Transitions² qui vise à "mettre le numérique au service de la transition écologique".

     

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1673/2e-workshop-usine-du-futur
    Par: Sophie Maheo
    Publié: May 9, 2017, 9:33 am

  • Depuis le 01 Mar 2017 à 09:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 13:00


    1er mars au Square de Renault, Paris

    Dans le cadre du programme Transitions², l’ADEME et la Fing vous invitent à participer, le 1er mars prochain, au premier atelier du cycle prospectif "Usine du futur, développement durable et numérique". Rendez-vous le 1er mars de 9h à 13h au 3 passage Saint-Pierre Amelot dans le Square de Renault.

    Au travers d’un exercice de prospective et controverses, nous proposerons aux participants présents de confronter leurs connaissances et visions autour des 3 angles suivants :

    • Quelle sera la place des humains dans l’usine du futur ?
    • L’usine du futur sera-t-elle propre ? Quid de ses externalités : recyclage, démantèlement, matières premières…? 
    • Les produits de l’usine du futur seront-ils low-tech, durables et non jetables ? Quels impacts pour l'outil de production ?

    Objectif : Nourrir une réflexion mêlant des acteurs industriels, numériques et du développement durable, la relier aux cartographies de controverses de Mines ParisTech et Telecom ParisTech

    Inscription​

    Programme

    L'atelier débutera à 9 h :

    • Présentation du cycle de réflexion et des controverses retenues
    • Discussion en plénière
    • Caractérisation des controverses en sous groupe
    • Priorisation et restitution en plénière

    N’hésitez pas à diffuser l'information auprès des personnes de votre réseaux susceptibles d'être intéressées par ce cycle de réflexion.

    Plus d'information sur le cycle de prospective Usine du futur

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1543/atelier-usine-du-futur-developpement-durable-et-numerique
    Par: Sophie Maheo
    Publié: February 21, 2017, 2:03 pm

  • Depuis le 23 Mar 2017 à 09:30
    Jusqu'au 23 Mar 2017 à 17:00


    Open conférence pour partager les enseignements de Transitions² et lancer la démarche "Agenda pour le Futur" le 23 mars

    Le 23 mars prochain, au Square Renault (Paris), le programme Transitions² livre ses résultats, intuitions, pistes... les plus saillants.  L'occasion également de lancer sa nouvelle étape, à travers la construction de “l’Agenda pour le futur” (Agenda²), celui à travers lequel vous engagerez, demain, vos propres transformations !

    Journée T2 23 mars

    Lors de cette journée, première étape d'un cycle de 3 rencontres, nous vous invitons à construire, ensemble, un « Agenda commun pour le Futur » au croisement du numérique et de l’écologie :

    • en revisitant les enseignements issus de 18 mois de travaux de Transitions² ;
    • en donnant la parole aux chercheurs, pour qualifier les défis et opportunités à relever ces prochaines années  ;
    • en découvrant 5 projets innovants, emblématiques du lien entre numérique et écologie
    • en formulant les 50 priorités, actions et projets que nous entendons mettre ensemble à l’agenda des décideurs en 2017  !

    > INSCRIPTION​

     

    Nous avons mis en place un tableau de bord de l'événement, pour en tirer pleinement partie : programme complet, liste des participants, ressources pour préparer les échanges, espace contributif pour commencer à nourrir l'atelier...

    A vous de jouer !
     

    > ACCES AU TABLEAU DE BORD DE L'EVENEMENT

     

    Informations pratiques


    Cet évènement est accueilli par le Square Paris, Zone d'émergence collaborative (3 passage Saint-Pierre Amelot, 75011 Paris / Métro St Sébastien Froissard)

    À propos de Transitions²

    La transition écologique est l’horizon indispensable de nos sociétés, la transition numérique la grande force transformatrice de notre époque.
    Comment, concrètement, faire converger les deux ? Quelles sont les priorités de recherche à engager ? Les pistes d’innovation fertiles à explorer ou soutenir ? Les stratégies d’acteurs publics à revisiter ? Les projets communs à mettre sur les rails ?

    Depuis 2015, la Fing, l’ADEME, Inria, l’Iddri, les Petits Débrouillards et bien d'autres explorent ces questions à travers le programme Transitions².

    Agenda pour le Futur Transitions2 

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1498/transitions%C2%B2-lancement-de-lagenda-pour-le-futur
    Par: Renaud Francou
    Publié: February 7, 2017, 2:51 pm

  • Depuis le 30 Nov 1999 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Présentation de 3 maquettes inédites de projets issus du défi mobilités actives autour de la Rencontre nationale du CVTC

    Lancé fin 2015 par la Fing et le Club des Villes et Territoires cyclables dans le cadre du programme Transitions² le Définnovations mobilités actives a pour ambition de concrétiser des pistes de nouveaux services au croisement du numérique et du vélo.

    Ce programme s’est déroule en 3 phases :

    • une exploration créative pour ouvrir des pistes ;
    • l’élaboration de scénarios à partir d’une sélection de pistes créatives ;
    • la réalisation de maquettes sur la base de scénarios choisis en partenariat avec des territoires

    Le 23 janvier après-midi, à l’occasion de la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires cyclables, les 3 maquettes des projets accélérés seront présentées :

    • CycloHUB

    Un modèle d’organisation de la mobilité à vélo qui offre aux habitants et aux acteurs du territoire des services favorisant l’usage du vélo à travers un équipement physique, une plateforme web et une application mobile. L’équipement se définit comme un espace central d’informations matérialisé par un abri à vélo multi-services, dont les services sont définis selon les besoins et les caractéristiques du territoire et les usages de ses habitants. Ceci ayant pour objectif de rendre visible la politique locale d’aménagement.

    Projet associant Natural Idées et Cyl@pass.

    • Cycles & Co

    S’appuyant sur une carte communautaire des trajets réguliers domicile/travail (tout ou partie) à vélo, l’application fournit des trajets praticables : éprouvés et notés. Des volontaires sont même disponibles pour montrer leur trajet. C’est une aide efficace pour les cyclistes avertis, et un catalyseur pour les cyclistes occasionnels et les nos cyclistes. Les usagers peuvent utiliser ou non leur propre vélo. Les vélocistes peuvent l’utiliser comme base pour proposer des services récurrents aux usagers.

    Projet associant Géovélo smartdata et Bus Cycliste Multimodaux.

    • Velop

    Inventer un service de partage de vélos, « sur mesure » adapté aux caractéristiques d’un territoire et de sa population en développant un système intelligent et communautaire de partage de vélos. Il s’appuie sur la mobilisation du gisement de vélos non utilisés à l’échelle d’une communauté d’utilisateurs + une couche de service numérique qui permet d’amplifier et de sécuriser le partage, et de fournir des données sur les usages pour améliorer le service.

    Projet associant Virez Vélo, AxESS’Cycle, Spartime et Velocomotion.

    En savoir plus sur les 3 projets

    Contact Fing : Denis Pansu

    La rencontre du 23 janvier est réservée aux membres du Club des Villes et Territoires cyclables et de Transitions²

    Programme

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1476/le-definnovation-mobilites-actives-livre-ses-resultats
    Par: Sophie Maheo
    Publié: January 23, 2017, 11:41 am

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