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Mettre la puissance transformatrice du numérique au service de la transition écologique !


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- Questions Numériques

Blog de Transitions²

  • Depuis le 04 Jul 2017 à 09:00
    Jusqu'au 04 Jul 2017 à 17:30


    Le 4 juillet. L'enjeu : explorer de nouveaux chemins pour la transition écologique, à partir des envies d’action exprimées par chacun(e)s.

    Transitions² / L’Agenda du Futur

    Open Conference #2

     

    Mardi 4 juillet, 9h - 17h30 / Le Square Paris, 3 passage Saint-Pierre Amelot, 75011

     

    Cette 2e rencontre de la communauté Transitions² rassemble 80 personnes au Square Paris (innovateurs, acteurs publics, chercheurs, associations, designers…) issus des mondes de l’écologie et du numérique.

    Elle poursuivra le travail engagé le 23 mars dernier  pour construire, un « Agenda commun pour le Futur » au croisement du numérique et de l’écologie.

     

    INSCRIPTION

     

     

    PROGRAMME DE L'EVENEMENT
     

    >>> Il est encore temps de contribuer au programme de la journée en proposant, de manière très simple, un sujet à discuter ou un projet à présenter !
    Décrivez-les en 3 lignes et mettez-les au programme de la journée !
     

    >> REMPLIR LE FORMULAIRE

     

    9h-9h30 : accueil café, remplissage de la « traditionnelle » frise Transitions²

     

    9h30-11h30 : SESSION #1 : Construire une culture commune Transition numérique et écologique

    Intervenants :

    • Walter Bouvais, Androids & Sheep
      Patagonia, Fairphone, Interface, ... l'innovation "Facteur 4" existe, nous l'avons rencontrée !
       
    • Daniel Kaplan & Renaud Francou, Fing
      Présentation du nouveau référentiel “Innovation Facteur 4”, pour analyser les projets à fort impact
       
    • Julian Perdrigeat, directeur de cabinet du maire de Loos-en-Gohelle
      Comment le numérique s'est immiscé dans 30 ans d'implication citoyenne au service de la transition écologique ...

    11h30 - 11h45 : pause

    11h45 - 12h30 : SESSION #2 : Open stage : accélérateur de projets (“Dating”)

    Les premiers « daters » :

    • Les Energiques (David Bourguignon) : un rassemblement de communautés d'action engagées dans la transition des territoires
    • Open Source Politics (Valentin Chaput) : des solutions civic tech open source faciliter la prise décision collective.
    • The ShiftProject (Zeynep Kahraman et Hugues Ferreboeuf) : think-tank sur les moyens, pour une transition vers une économie libérée de la dépendance aux énergies fossiles
    • Shamengo (Catherine Berthillier) : communauté d'innovateurs et d'entrepreneurs sociaux
    • ... et vos propositions !

    12h30 - 14h : SESSION #lunch : déjeuner en commun offert, sur place

     

    14h-14h45 : SESSION #3 : Inspiration(s)
     

    • Rémi Sussan, internetactu.net
       

    15h - 17h : SESSION #4 : nouveaux chemins de transition écologique

    A partir d'initiatives existantes portés et/ou connues des participants, les ateliers se proposent d'explorer de nouveaux chemins de transition écologique, appuyés sur le numérique : à quoi ressemble la transition écologique outillée par le numérique ? Qu'est-ce qui manque pour réaliser les impacts promis ? Peut-on faire autrement ?

    Premiers thèmes d’atelier :

    • Innovation Facteur 4 : quelles conditions doit-on réunir pour réaliser une "stratégie Innovation Facteur 4" ? Et si nous avions tout ce qu’il faut autour de nous pour faire passer un cap à la transition écologique ?
    • La Fabrique des mobilités : quels besoins communs aux projets de "mobilités actives", même s'ils sont concurrents ? Sur quoi on devrait travailler qui feraient faire un bond à 1000 projets ?
    • Data Litteracie Territoriale : quand les initiatives de capture citoyenne et les démarches territoriales se rencontrent...
    • ... et vos propositions !
       

    17h-17h30 : partage, discussion et feuille de route commune de l'Agenda pour le Futur !

     

    PROPOSER UNE INITIATIVE OU UN SUJET DE DISCUSSION DANS LA JOURNEE : MODE D’EMPLOI

     

    A celles et ceux qui souhaitent se saisir de la journée pour partager une envie d’action commune ou accélérer un de leurs projets, Transitions² propose 2 modalités :
    > remplir le formulaire de contribution

    1- ACCELERATEUR DE PROJETS / DATING (le matin)
     

    Le format : 3 courtes sessions de 20 minutes chacune pour accélérer ces projets, les aider à grandir, leur ouvrir des perspectives et créer des connexions.

    Le mode d’emploi :
    •    Les “daters” proposent un projet, une envie, une idée…  en 140 caractères sur un formulaire avant l’événement
    •    Le jour J, ils la présentent 2 fois en 10 minutes , avec à chaque fois du public différent.
    •    L’équipe Transitions² fournit aux participants des outils simples, pour que chacun se mette, simplement, au service de l'initiative pendant 15 minutes
     
    Degré de préparation nécessaire pour proposer une “session dating” et y présenter une initiative : pas grand chose, juste beaucoup d'enthousiasme !

    2- ATELIER DE TRAVAIL « AGENDA POUR LE FUTUR » (l’après-midi)


    Avant le 4 juillet : exprimer un sujet, une intention, une envie de collaboration ou de discussion… parce qu’il est déjà dans votre feuille de route, parce que c’est déjà une priorité pour vous ! (et dites-nous pourquoi :)
    Le jour J, nous animons l’atelier ensemble, avec celles et ceux que vous envie d'inviter !

     

    FORMULAIRE DE CONTRIBUTION

     

     

    Frise T2




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1674/agenda-du-futur-transitions%C2%B2-open-conference-2
    Par: Renaud Francou
    Publié: May 9, 2017, 11:44 am

  • Depuis le 30 Nov 1999 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Présentation de 3 maquettes inédites de projets issus du défi mobilités actives autour de la Rencontre nationale du CVTC

    Lancé fin 2015 par la Fing et le Club des Villes et Territoires cyclables dans le cadre du programme Transitions² le Définnovations mobilités actives a pour ambition de concrétiser des pistes de nouveaux services au croisement du numérique et du vélo.

    Ce programme s’est déroule en 3 phases :

    • une exploration créative pour ouvrir des pistes ;
    • l’élaboration de scénarios à partir d’une sélection de pistes créatives ;
    • la réalisation de maquettes sur la base de scénarios choisis en partenariat avec des territoires

    Le 23 janvier après-midi, à l’occasion de la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires cyclables, les 3 maquettes des projets accélérés seront présentées :

    • CycloHUB

    Un modèle d’organisation de la mobilité à vélo qui offre aux habitants et aux acteurs du territoire des services favorisant l’usage du vélo à travers un équipement physique, une plateforme web et une application mobile. L’équipement se définit comme un espace central d’informations matérialisé par un abri à vélo multi-services, dont les services sont définis selon les besoins et les caractéristiques du territoire et les usages de ses habitants. Ceci ayant pour objectif de rendre visible la politique locale d’aménagement.

    Projet associant Natural Idées et Cyl@pass.

    • Cycles & Co

    S’appuyant sur une carte communautaire des trajets réguliers domicile/travail (tout ou partie) à vélo, l’application fournit des trajets praticables : éprouvés et notés. Des volontaires sont même disponibles pour montrer leur trajet. C’est une aide efficace pour les cyclistes avertis, et un catalyseur pour les cyclistes occasionnels et les nos cyclistes. Les usagers peuvent utiliser ou non leur propre vélo. Les vélocistes peuvent l’utiliser comme base pour proposer des services récurrents aux usagers.

    Projet associant Géovélo smartdata et Bus Cycliste Multimodaux.

    • Velop

    Inventer un service de partage de vélos, « sur mesure » adapté aux caractéristiques d’un territoire et de sa population en développant un système intelligent et communautaire de partage de vélos. Il s’appuie sur la mobilisation du gisement de vélos non utilisés à l’échelle d’une communauté d’utilisateurs + une couche de service numérique qui permet d’amplifier et de sécuriser le partage, et de fournir des données sur les usages pour améliorer le service.

    Projet associant Virez Vélo, AxESS’Cycle, Spartime et Velocomotion.

    En savoir plus sur les 3 projets

    Contact Fing : Denis Pansu

    La rencontre du 23 janvier est réservée aux membres du Club des Villes et Territoires cyclables et de Transitions²

    Programme

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1476/le-definnovation-mobilites-actives-livre-ses-resultats
    Par: Sophie Maheo
    Publié: January 23, 2017, 11:41 am

  • Depuis le 30 Nov 1999 à 14:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    Présentation de 3 maquettes inédites de projets issus du défi mobilités actives autour de la Rencontre nationale du CVTC

    Lancé fin 2015 par la Fing et le Club des Villes et Territoires cyclables dans le cadre du programme Transitions² le Définnovations mobilités actives a pour ambition de concrétiser des pistes de nouveaux services au croisement du numérique et du vélo.

    Ce programme s’est déroule en 3 phases :

    • une exploration créative pour ouvrir des pistes ;
    • l’élaboration de scénarios à partir d’une sélection de pistes créatives ;
    • la réalisation de maquettes sur la base de scénarios choisis en partenariat avec des territoires

    Le 23 janvier après-midi, à l’occasion de la rencontre nationale du Club des Villes et Territoires cyclables, les 3 maquettes des projets accélérés seront présentées :

    • CycloHUB

    Un modèle d’organisation de la mobilité à vélo qui offre aux habitants et aux acteurs du territoire des services favorisant l’usage du vélo à travers un équipement physique, une plateforme web et une application mobile. L’équipement se définit comme un espace central d’informations matérialisé par un abri à vélo multi-services, dont les services sont définis selon les besoins et les caractéristiques du territoire et les usages de ses habitants. Ceci ayant pour objectif de rendre visible la politique locale d’aménagement.

    Projet associant Natural Idées et Cyl@pass.

    • Cycles & Co

    S’appuyant sur une carte communautaire des trajets réguliers domicile/travail (tout ou partie) à vélo, l’application fournit des trajets praticables : éprouvés et notés. Des volontaires sont même disponibles pour montrer leur trajet. C’est une aide efficace pour les cyclistes avertis, et un catalyseur pour les cyclistes occasionnels et les nos cyclistes. Les usagers peuvent utiliser ou non leur propre vélo. Les vélocistes peuvent l’utiliser comme base pour proposer des services récurrents aux usagers.

    Projet associant Géovélo smartdata et Bus Cycliste Multimodaux.

    • Velop

    Inventer un service de partage de vélos, « sur mesure » adapté aux caractéristiques d’un territoire et de sa population en développant un système intelligent et communautaire de partage de vélos. Il s’appuie sur la mobilisation du gisement de vélos non utilisés à l’échelle d’une communauté d’utilisateurs + une couche de service numérique qui permet d’amplifier et de sécuriser le partage, et de fournir des données sur les usages pour améliorer le service.

    Projet associant Virez Vélo, AxESS’Cycle, Spartime et Velocomotion.

    En savoir plus sur les 3 projets

    Contact Fing : Denis Pansu

    La rencontre du 23 janvier est réservée aux membres du Club des Villes et Territoires cyclables et de Transitions²

    Programme

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1476/le-definnovation-mobilites-actives-livre-ses-resultats
    Par: Sophie Maheo
    Publié: January 23, 2017, 11:41 am

  • Transitions²

    Introduction au Kit AgirLocal, Le numérique au service des démarches environnementales de nos territoires

    Afficher / cacher le sommaire du Kit AgirLocal

    INTRODUCTION

    TERRITOIRE ET SYSTÈMES EN TRANSITION

    Le numérique au service des énergies de demain (smart grids, énergies renouvelables, capteurs, précarité énergétique …)

    Le numérique au service de mobilités plus économes (intermodalité, mobilités douces, télétravail,…)

    Le numérique contre l’obsolescence et le gaspillage (dématérialisation, écoconception, fab labs et repair cafés, réemploi,…)

    Numérique et proximité (marchés publics et circuits courts, logistique, relocalisation, …)

    Le numérique au service de la nature (biodiversité, qualité de l’air et de l’eau…)

    CONSTRUIRE VOTRE STRATÉGIE TERRITORIALE

    Ouvrir le jeu d’acteurs et mobiliser les énergies

    Renforcer la connaissance

    Construire un chemin adapté à votre territoire

    Construire une culture partagée

    CONCLUSION

    ANNEXES

    Introduction

    AgirLocal : un défi
    La transition écologique est un enjeu majeur pour nos territoires ; la transition numérique est un ensemble de leviers produisant des transformations systémiques. Ces deux transitions contemporaines convergent peu : les stratégies sont cloisonnées, les cultures sont distinctes, parfois adverses.

    Le défi "AgirLocal" du programme Transitions², porté par la Fing, vise à mobiliser la puissance du numérique au service de l’environnement sur les territoires. En effet, pour beaucoup, les questions écologiques, écrasantes à un niveau global, peuvent trouver des solutions locales, et celles-ci peuvent faire système : l’agir local est le pendant du penser global. Mais les nombreuses initiatives locales pertinentes sont encore très loin du compte.

    Et si les dispositifs numériques s’avéraient utiles pour outiller et renforcer les dynamiques locales, les aider à se relier, faciliter la participation et l’efficacité ? Qu’il s’agisse d’énergie, de mobilité, de circuits courts alimentaires, de fabrication/réparation, d’Open Data, les exemples sont nombreux de potentiels encore insuffisamment exploités.

    • Comment le numérique peut-il enrichir la palette d’outils dans les stratégies de Transition écologique et énergétique des territoires ?
    • Dans quels champs les leviers numériques pourraient-ils faire avancer de manière radicale les stratégies de Transitions ?

    C'est autour de ces deux questions que le défi AgirLocal a été fondé et que nous avons engagé nos travaux à l’automne 2015.

    Le kit Agirlocal : un outil pour les territoires, à améliorer ensemble
    Nos travaux ont rapidement convergé vers la production d’un kit, à mettre à l’épreuve des territoires eux-mêmes. Il s’agit à la fois de partager la connaissance d’expériences locales dans différents domaines environnementaux et d’aider à la construction de démarches : formuler les enjeux, repérer les acteurs, identifier les écueils, trouver un chemin.

    Ce kit pourra être pris en main par tout acteur territorial, pour peu qu’il souhaite travailler avec les autres et puisse se mettre en position d’activer une dynamique collective : institutionnel ou associatif, numérique ou environnemental, expert ou simple citoyen. Nous espérons par exemple que des porteurs d’agendas 21, des collectifs numériques, des conseils de développement, des acteurs des "Communs", des élus, des innovateurs (sociaux, numériques, environnementaux) seront parmi les porteurs de ces démarches.

    Ce kit est imparfait, soyez bienveillants et constructifs, nous apprécions les critiques :

    • Si vous trouvez des erreurs, voire des contresens, aidez-nous à les corriger ;
    • Si vous avez de meilleurs exemples, contribuez à la veille (et à la plateforme en ligne) ;
    • Si vous pensez qu’on peut aller plus loin, allons-y ensemble ;
    • Si vous pensez que le numérique ne peut pas tout, qu’il peut même faire des dégâts, nous aussi !

    Ensemble, nous pouvons mieux qualifier la juste contribution du numérique aux stratégies locales, éviter les fausses pistes, libérer des potentiels.

    Une démarche collective, de premiers constats, des difficultés à surmonter
    Pour arriver à cette première production, nous avons mené un ensemble de rencontres et d’ateliers à Lille, Lyon, Lorient, Paris, Brest, avec de nombreux contributeurs très divers : qu’ils en soient remerciés (la liste des ateliers est en annexe). Parmi eux, plusieurs seront les premiers usagers de ce kit, constructeurs de démarches territoriales AgirLocal.

    S'il s’agit d’un défi, c’est que c’est difficile. La plupart des acteurs du numérique que nous avons rencontrés ne connaissent à peu près rien de la Loi de transition énergétique (LTE) et ignorent ce qu’est un agenda 21 ou un TEPOS (territoire à énergie positive) ; et presque aucune stratégie numérique territoriale n’a d’objectifs environnementaux. Réciproquement, les acteurs de l’environnement cernent assez mal les enjeux et potentiels du numérique ou le réduisent le plus souvent à un ou deux leviers instrumentaux dans leurs domaines, eux-mêmes assez cloisonnés.

    La bibliothèque n’est pas vide, elle est pleine de connaissances segmentées, porteuses de hautes technicités. Heureusement, parmi les acteurs et les experts, il y a des hybrides : ils aident à traduire, à y voir plus clair, à assumer la position de débutant dans laquelle chacun se trouve.

    C’est difficile parce que c’est compliqué, qu’on se connaît mal, mais aussi parce que le doute est légitime : loin de tout solutionnisme, nous savons que le numérique fait aussi partie du problème. Les démarches locales devront aussi savoir fermer des portes, esquiver des fausses pistes séduisantes, mais pouvant s’avérer calamiteuses.

    Qu’y a-t-il dans le kit ?
    Tout d’abord, 5 chapitres thématiques, agrégeant la qualification des enjeux, des exemples extraits de notre veille et illustrant des possibilités, l’identification d’écueils et controverses, une proposition d’horizons. À chaque fois, il s’agit de comprendre comment réduire les intrants, réduire la demande, réduire les déchets ; et de qualifier les leviers numériques qui semblent actionnables.

    Vecteurs de la transition écologique

    Schéma issu du poster Transitions² publié pour la COP21

    Ces cinq chapitres n’en sont pas au même niveau de maturité : le champ de la mobilité est l’un de ceux que le numérique parcourt depuis longtemps, celui de l’énergie est (au moins du côté de l’électricité) riche de projets, promesses et incertitudes. Ceux qui parlent d’obsolescence et de proximité tiennent l’un et l’autre de l’"économie circulaire" et font des liens entre des initiatives de maturité inégale, mais dont les croisements nous paraissent fertiles. Nous avons aussi voulu parler de nature, de qualité de l’air, de biodiversité : si la COP21 s’est focalisée sur le climat, le numérique peut jouer un rôle dans d’autres domaines de l’environnement - et tente déjà de le faire. Enfin, dans le chapitre proximité, nous n’oublions pas l’empreinte écologique du numérique, fortement nourri par un autre défi de Transitions² (Ecology by Design), afin de se focaliser sur l’exemplarité que pourraient avoir les démarches territoriales, avec peut-être des victoires très accessibles à remporter.

    La deuxième partie du kit se risque à la construction de démarches territoriales : par où commencer, qui mettre autour de la table, quel parti tirer du numérique, quels écueils surmonter, quels horizons dessiner. Il n’y a pas de territoire moyen : la densité de population, les enjeux d’enclavement ou de pollution automobile, l’accès aux ressources, le tissu d’acteurs et leur histoire dans les deux champs numérique et environnemental, tout diffère entre la ville qui essaie déjà de croiser smart city et ville durable (sans toujours y parvenir) et le bassin de vie qui cherche à activer ses circuits courts pour ne pas dépendre du lointain.

    Le kit pourra aider à comprendre localement d’où l’on part et où l’on peut arriver. Parfois, il aboutit à comprendre ce qu’on ne sait pas, les éléments qui manquent au diagnostic de départ ; ou qui n’est pas là. Le succès de ces démarches sera avant tout celui des dynamiques qu’elles pourront fédérer.

     

    Que pouvons-nous espérer ?

    • D’abord, une culture commune : tous nos contributeurs insistent sur l’importance de la médiation, de la formation, de la traduction. Là où nous pouvions penser qu’on nous parlerait d’abord plateformes et quincaillerie numérique, on comprend que la première ressource de ces stratégies, c’est la maturation collective des humains.
    • Ensuite, des effets de réseau : que les initiatives isolées fassent système, que les démarches locales s’articulent et jouent un rôle dans la recomposition de notre paysage d'ensemble
    • Du mouvement : une stimulation des innovateurs, une inspiration collective, qui permette à chacun de devenir acteur d’un futur désirable et soutenable. Un meilleur numérique, une innovation plus utile et sans doute plus frugale, un pouvoir d’agir renforcé.
    • Enfin, une quête de connaissances, la reconnaissance de ce que nous ne savons pas et qui mérite un effort de recherche, d’enquête, d’expérimentation.
     

     

    Découvrez l'intégralité du Kit AgirLocal

    Accédez au 1er chapitre du Kit AgirLocal

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1401/un-kit-agirlocal-pourquoi
    Par: Jacques-François Marchandise
    Publié: December 2, 2016, 5:25 pm

  • Depuis le 30 Nov 1999 à 00:00
    Jusqu'au 30 Nov 1999 à 00:00


    A quelles conditions les promesses environnementales des modèles ouverts seront-elles réalisées ?

    Lorsque nous avons démarré le défi Modèles d’affaires ouverts et durables au lancement de Transitions ², nous partions d’un constat :

    les modèles ouverts connaissent un réel succès et ont des conséquences favorables en termes d’innovation, d’accès aux outils et aux connaissances, etc, leurs effets environnementaux positifs sont trop souvent tenus pour acquis, sans considération d’aspects plus sombres (les 4x4 open source…) ou des effets rebonds.

    Nous nous fixions alors un double objectif. D’une part analyser les modèles ouverts qui visent explicitement des effets écologiques positifs et identifier d'autre part les principales contributions possibles des modèles ouverts au développement durable, ainsi que les conditions de leur succès et de leur déploiement à grande échelle.

    Nous sortons aujourd’hui une synthèse des travaux qui ont été menés entre autres dans le cadre de Transitions2 et Poc21. Au fil des 8 chapitres, 4 promesses environnementales et deux conditions pour les réaliser sont précisées.

    Ce contenu est accessible dans le livre Open Models for sustainability.

    Le livre sera disponible en version numérique gratuite en janvier 2017 et vous pouvez pré-commander des exemplaires papier jusqu’au 15 décembre 2016.

    Open models for sustainability a été rendu possible grâce aux contributions de Daniel Kaplan, Olivia Lisicki, Thibault Mercier, Yves Zieba, Aurélien Acquier, Damien Demailly, Valentina Carbone, Myriam Bouré, Julien Cantoni, Flore Berlingen, François Pellegrini, Jean-Christophe Elineau, David Bourguignon




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1372/open-models-for-sustainability-sortie-du-livre
    Par: Louis-David Benyayer
    Publié: November 27, 2016, 8:47 pm

  • Lien vers une ressource en ligne : http://www.transitions2.net/ca. ( Français)

    Fichier joint : IF4_Carto de l'IF4_V2_2311.pdf ( Français)

    Synthèse intermédiaire du défi "Innovation Facteur 4" - Novembre 2016

    Les dispositifs de soutien à l’innovation (publics, privés, issues de grandes entreprises,…) savent aujourd’hui plutôt bien caractériser le caractère radical d’une innovation.
    Mais qu’en revanche, ils savent beaucoup moins repérer et évaluer la dimension radicale d’un impact écologique, proposé par les projets d’innovation. C’est un manque, et c’est sur ce constat que se fonde le défi Innovation Facteur 4.

    Cette synthèse présente les premières conclusions issues à la fois d’un groupe de travail (dont la mission est de produire une cartographie des enjeux et opportunités de l’”Innovation Facteur 4”) et de l’analyse d’une dizaine de projets (sur les 20 envisagés).

    Il présente notamment 3 résultats :

    • Un premier travail de classification de projets qui incarnent ce que nous entendons par “Innovation Facteur 4” ;
    • Une cartographie destinée à en délimiter le champ : ce qu’elle recouvre, ce qu’elle ne recouvre pas
    • Une première série de critères d’analyse destinés, à terme, à servir à l’évaluation de tels projets à la fois sur leur dimension innovante et sur leur potentiel d’impact écologique

    Ce travail est encore largement appelé à évoluer !
    Nous vous invitons à le commenter, discuter, critiquer, annoter... dans les commentaires ci-dessous !




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1369/innovation-facteur-4-caracteriser-l%E2%80%99impact-ecologique-radical-d%E2%80%99une-innovation
    Par: Renaud Francou
    Publié: November 23, 2016, 3:31 pm

  • Depuis le 18 Oct 2016 à 14:00
    Jusqu'au 18 Oct 2016 à 17:00

    Lien vers une ressource en ligne : http://www.transitions2.net/ca. ( Français)

    4 projets "IF4" seront passés sur le grill : visions, parcours, difficultés... Que nous apprennent-ils sur le soutien à l'innovation ?

    Rappel

    Dans le cadre du programme Transitions², la Fing, l'Iddri et Ouishare, avec le soutien de l'Ademe et de Bpifrance, partent à la recherche de "l'Innovation Facteur 4" : une innovation radicale dont la "proposition de valeur" intègre un impact écologique profond ("facteur 4", "zéro émissions/déchets etc.", "énergie positive"etc.), large (passage à l'échelle) et de long terme (robuste aux "effets rebond").

    > En savoir plus sur le projet

    Infos pratiques

    Cet atelier est le 3e du programme.
    Il se tiendra le mardi 18 octobre, de 14h à 17h dans les locaux de la Fing (8 passage Brulon, Paris, 12e arrd.)

    Participation libre, mais inscription obligatoire auprès de Renaud Francou - rfrancou@fing.org

     

    Qu'allons-nous travailler pendant cet atelier ?
    Nous partirons des quelques projets que nous sommes déjà allé rencontrer et interviewer, sur la base de la grille d'entretien (PJ).

    3 temps dans l'atelier :

    1. Courte restitution des 3-4 projets rencontrés (30-40 min.) : ce qu’ils visent, comment ils se situent et se mesurent, ce qui les aiderait ou au contraire les freinerait…
    2. A partir d'un projet que vous choisirez (30 min) : discussion sur les premiers enseignements de ce matériau : est-ce qu'on l'analyse de la même manière que les autres ? Est-ce qu'on converge ou pas par rapport aux autres ? Faut-il changer de lunettes
    3. Un temps de projection, appliqué à un ou deux des projets, en 3 étapes (1h30 environ)

      “Imaginons que le projet a réussi au-delà de toute espérance…”
       
      • De quelle transformation écologique le projet est-il le catalyseur ? Quels changements d’ordre systémique on imagine qu’il a pu opérer ? (Secteur ? Marché ? Ville-Territoire ?)
      • A quoi verrait-on que c’est réussi ? Comment le mesurer ?
      • Qu’est-ce qui a dû changer pour que la transformation s'effectue ? Qu’est-ce qui a fait levier ? Quelles péripéties le projet devra t-il vraisemblablement surmonter (oppositions, crises, échecs, effets rebond…) ?




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1326/atelier-3-innovation-facteur-4-18-octobre
    Par: Renaud Francou
    Publié: October 14, 2016, 10:18 am

  • Help us identify radical innovations in the pursuit of the ecological transition

    Within the framework of the Transitions² program, Fing, Iddri and Ouishare, with the support of Ademe and Bpifrance, set out in the search for "Factor 4 Innovation": radical innovation whose "value proposition" integrates an ecological impact that is profound ("Factor 4", "zero emissions/waste etc.", "net positive energy" etc.), broad (scalable) and lasting (robust to "rebound effects").

    > Read more on the "Factor 4 Innovation" challenge

    Does your project roughly match this description? Do you know of projects that do? Let us know (before November 15)! Based on your contributions, we will draw out the characteristics, success factors and needs of "Factor 4 Innovations"; shed light on the most outstanding examples; and outline possible strategies to support them.

     

    What Projects Are We Looking For?

    We are addressing this call to entrepreneurs and social innovators, as well as the networks and organizations that support them. Together, we wish to identify, 20 remarkable projects from all over the world, that illustrate the potential, the specific characteristics and the needs of "Factor 4 innovations".

    The projects, ventures and initiatives we are looking for may be in development or operational, they may be successful or unsuccessful – as long as they have been properly documented and their initiators can be contacted.

    Our investigations will mainly concentrate on four main areas:

    1. Mobility
    2. Regional economies (for example: urban farming, local sharing economies, "The Internet of Energy", circular economies, etc.)
    3. Lifestyles (sharing, low-tech, frugal, etc.)
    4. “Political” innovations (how can we facilitate decisive arbitration between conflicting goals, and the making of collective decisions that will have a significant environmental impact - and then carry them out!)

    However, we also welcome any proposal that fits the definition of a Factor 4 Innovation, even if it focuses on a different environmental challenge (biodiversity, water scarcity, pollution) or comes from another domain.

    How Do We Define Factor 4 Innovation?

    Factor 4 Innovation...

    ...is an innovation, first and foremost: it meets a need or solves a problem; it brings something new to its recipients; it differentiates its initiator from its competitors;

    ... is a radical or disruptive innovation, at least in terms of its ambition: the changes it intends to bring about are broad and irreversible; it has the potential to lead to further innovations;

    ...does not necessarily require advanced technologies (can be low-tech); can be an innovative product, service, organization, process, etc.

    ...has at its core the pursuit of explicit and credible environmental objectives – it is ambitious ( "Factor 4") in depth and scope – and is serious about measuring whether those objectives are being met;

    ... pays attention to its impacts on other domains and industries, as well to possible "rebound effects" that could reduce their environmental benefits.

    Why You Should Respond to this Call

    We believe (and maybe you do as well!):

    • That innovation has a part to play in the ecological transition - but that we are probably dealing with a particular kind of innovation, which does not fall into existing categories;
    • ... Therefore, that we lack the tools needed to evaluate (or even identify) Factor 4 innovations; as a consequence, we are collectively unable to support them well.

    Based on an analysis of projects contributed through this call, we will progressively define the perimeter of Factor 4 Innovation, common characteristics as well as typologies of relevant projects, specific success factors and needs...

    All the deliverables of the "Factor 4 Innovation", including project monographs, challenge will be published under a Creative Commons (CC-By) License.

    How to Contribute?

    Please write to us now or, even better, fill in the form below (before November 15th, 2016 (external link) :

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1275/call-contribute-to-the-search-for-%E2%80%9Cfactor-4-innovation%E2%80%9D
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 29, 2016, 10:33 am

  • Où l’on reconnaît les manques de Transitions², en tire des conclusions et vous invite à devenir acteur de son avenir.

    Résumons…

    • L’appel lancé par le programme Transitions² a été entendu.
    • En un an, nous n’avons pas chômé.
    • Nous n’avons cependant pas résolu le problème du changement climatique (quelqu’un l’aurait remarqué)
    • Les acteurs du numérique et de l’écologie se connaissent et se comprennent mal.
    • L’apport actuel du numérique à la transition écologique est aujourd’hui faible, voire nul.
    • Le numérique a partie liée au modèle de développement à l’origine de nos crises écologiques.
    • La transition écologique vers laquelle nous devons aller est extraordinairement profonde.
    • Aucune prouesse technologique n’y suffira, si elle n’accompagne pas une transformation de notre modèle de développement, voire de vie.
    • Une transformation aussi profonde paraît peu vraisemblable sans le numérique, mais le numérique tel qu’il se propose aujourd’hui n’a pas de réponse convaincante.
    • Le numérique, ce sont des pratiques sociales, une culture, et des dynamiques économiques, autant que des techniques.
    • En matière environnementale, il peut agir sur l’efficience des processus, leur bouclage, ou sur la réduction de la demande.
    • Plus son action se focalise sur un seul levier, un seul paramètre, moins elle produit d’effet.
    • La « disruption » numérique n’aura d’effets écologiques positifs que si elle est portée par une intention explicite, soutenue par un système d’innovation capable de la reconnaître.
    • Cela invite également à explorer d’autres leviers d’usage du numérique, par exemple les civic tech ou les modèles collaboratifs et ouverts de production, d’échange et de consommation.

     

    En un an, Transitions² a parcouru un chemin considérable… Et pourtant, nous ne sommes pas satisfaits. La richesse des productions n’est pas assez perçue et exploitée. Les « défis » sont une méthode efficace, mais ils fonctionnent encore trop en silos. Enfin, la dynamique de transitions² repose encore trop exclusivement sur les épaules de la Fing. La faute nous en incombe, et à personne d’autre.

    C’est pourquoi nous souhaitons, dans les mois à venir, revoir en profondeur l’architecture de Transitions².

    Pour commencer, nous chercherons à mieux relier le travail de fond (notamment les défis) et la construction d’une communauté d’acteurs qui font le lien entre numérique et écologie : au lieu d’organiser chaque projet à part des autres, tous contribueront à un agenda commun et s’ouvriront à l’ensemble de la communauté.

    Enfin, nous souhaitons que Transitions² prenne son autonomie par-rapport à la Fing, pour devenir une « maison commune » (dont la forme reste à discuter) à tous ceux – associations, institutions, entreprises, groupes informels… – qui croient à l’utilité de relier la transition numérique et la transition écologique.

    Nous avons éprouvé la fécondité de l’intuition initiale de transitions², sa nécessité, mais aussi sa difficulté. Il reste beaucoup de chemin à parcourir. Parcourons-le ensemble !

     

    Renaud Francou, Daniel Kaplan, Sophie Mahéo, Jacques-François Marchandise, Manon Molins, Denis Pansu

     




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1292/transitions%C2%B2-un-an-apres-66-transitions%C2%B2-maison-commune
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 15, 2016, 10:18 am

  • Où l’on montre que la "disruption" ne contribuera à la transformation écologique que si celle-ci est au cœur de son intention

    Résumons…

    • Le numérique, ce sont des pratiques sociales, une culture, et des dynamiques économiques, autant que des techniques.
    • En matière environnementale, il peut agir sur l’efficience des processus, leur bouclage, ou sur la réduction de la demande.
    • Plus son action se focalise sur un seul levier, un seul paramètre, moins elle produit d’effet… Suffit-il donc de tout « disrupter » pour produire les changements attendus ?

    S’agissant du levier jusqu’ici le moins exploré, celui de la réduction de la demande, les nouvelles formes de « consommation collaborative » ont suscité beaucoup d’espoirs : si l’on partage son automobile ou ses biens d’équipement, si l’on revend ou donne les objets dont on ne se sert plus, peut-on imaginer qu’à terme, on produise moins d’automobiles, de perceuses ou de petites robes ? Le projet PICO[1] piloté par l’Iddri invite à relativiser ces effets : « tous les projets de l’économie collaborative n’ont pas un impact positif du point de vue environnemental et social. La nature des biens échangés ou les déplacements induits sont par exemple clefs pour anticiper le bilan environnemental de ces pratiques. » En outre, « certains projets de l’économie collaborative apportent de nouvelles solutions au développement durable, mais sont confrontés à des enjeux de développement et à des difficultés pour travailler avec les pouvoirs publics. Ces difficultés tiennent au fonctionnement en silos des administrations ou à la concurrence entre les nouvelles pratiques et des pratiques plus anciennes[2] . »

    Il existe dans la théorie de l’innovation « disruptive » des principes qui parlent aisément à un public sensible aux valeurs écologiques : se focaliser sur les besoins de base, proposer des offres simples, utiliser des technologies matures plutôt qu’avancées… Mais les « disrupteurs » cherchent plutôt à conquérir un marché en fragilisant les acteurs établis, qu’à sauver la planète. Leur objectif prioritaire est, et restera, de valoriser leur entreprise. Même parmi les entreprises de l’économie collaborative, l’étude « Listening to Sharing Economy Initiatives » révèle que « si 94% des entreprises visent à produire un impact environnemental et social positif, 25% seulement d’entre elles le mesurent. »

    Pas de transition écologique sans intention

    Ainsi, les forces de la disruption numérique, capables de transformer en quelques années les secteurs les mieux établis, ne produisent guère de résultats sur le front écologique, même quand ses acteurs en expriment l’intention. Pourquoi ?

    La recherche sur le lien entre innovation radicale et transformation écologique nous aide à répondre. D’une part, toute proposition innovante émerge dans un « système d’innovation » (composé d’un réseau d’acteurs et d’institutions, d’une culture, de méthodes, d’indicateurs, de normes et de règles écrites ou non…) qui la sélectionnera ou non selon qu’elle respecte ou non ses critères : il existe toujours un degré d’innovation qui dépasse les limites, même larges, que le système considère comme admissibles. Ici, la limite est dans doute celle de la décroissance (au sens le plus large) : comment sélectionner une proposition qui répond peut-être parfaitement à un besoin, mais en produisant moins de valeur économique et en choisissant délibérément de maximiser son impact social et environnemental plutôt que son profit ? Seuls les dispositifs de soutien à l’entrepreneuriat social savent reconnaître de tels projets, mais ils ne leur permettent que très rarement de passer à la grande échelle.

    Il arrive cependant que des innovations radicales, profondément transformatrices, s’imposent malgré le conservatisme inhérent aux systèmes d’innovation. La théorie néo-schumpeterienne des « vagues d’innovation[3]  » décrit ainsi 5 cycles de « destruction créative » intervenus depuis la révolution industrielle, chacun sous l’influence d’un changement de « paradigme techno-économique » : la mécanisation et la fabrique ; la machine à vapeur et le chemin de fer ; l’électricité et l’ingénierie lourde ; le pétrole, l’automobile et la production de masse ; le numérique. Chacune de ces vagues submerge la précédente parce qu’elle est capable de produire une « poussée de développement » : son paradigme reste celui de la croissance économique et du monde infini.

    Or la transition écologique ne relève pas d’une « poussée de développement », parce que ses buts sont normatifs et extérieurs à l’économie. Par conséquent, même les systèmes d’innovation les plus ouverts aux transformations radicales auront du mal à soutenir des projets dont une transition écologique ambitieuse (de type « facteur 4 ») est réellement l’objectif. Par conséquent, expliquent les chercheurs Daniel Hausknost et Willi Haas dans le cadre du projet européen Neujobs, il faut faire en sorte qu’un nouveau système d’innovation intègre de manière délibérée des mécanismes de sélection appuyés sur des indicateurs extra-monétaires et qui « internalisent l’anticipation des pressions extérieures », le changement climatique et l’épuisement des ressources[4] .

    Mais comment réaliser cet exploit ?

    Encoder les intentions

    Tirant les conséquences de leur analyse, Hausknost et Haas suggèrent de focaliser l’innovation sur « les mécanismes sociaux de décision et de pilotage » (social steering), en particulier ceux qui permettraient de traiter des questions complexes et conflictuelles : arbitrer entre des objectifs de croissance et d’autres objectifs, entre intérêt général et liberté individuelle, « encadrer l’univers des choix » que les individus peuvent faire en matière de consommation (choice editing)…

    Le numérique a toujours été un creuset d’innovation dans les mécanismes de mobilisation, de discussion politique et de décision démocratique. Pour une part, cette innovation s’appuie sur l’appropriation voire le détournement, par leurs utilisateurs, des outils et plateformes de l’internet et du web : organiser des mobilisations par SMS ou via les réseaux sociaux, déplacer les lieux de la discussion politique vers d’autres forums, révéler ou dénoncer des pratiques sur Youtube… Mais les « Civic Tech » désignent également un nombre sans cesse croissant d’initiatives personnelles, associatives ou entrepreneuriales, qui « réinterrogent la démocratie par le levier de la technologie » : engagement citoyen, participation à l’élaboration des décisions et aux choix, coproduction locale, financement participatif, interpellation, contrôle de l’action publique… Certes, comme le dit le chercheur Loïc Blondiaux, « le seuil critique à partir duquel le système politique commencera à trembler sur ses bases n’est nullement atteint. » Mais Blondiaux lui-même admet qu’elles pourraient préfigurer un monde où « les possibilités de dialogue, de coopération, de mobilisation et de participation des citoyens au processus de décision, à toutes les échelles, seraient décuplées. » En aidant à instruire et prendre les décisions difficiles, l’innovation démocratique est l’un des chemins par lequel le numérique pourrait contribuer à la transition écologique.

     

    Au-delà de la disruption des startups, des intentions fécondes appuyées par le numérique sont également à l’œuvre ailleurs, dans l’univers complexe, conflictuel, protéiforme et infiniment créatif de l’open source et des makers, des collaborations horizontales et de proximité, des activistes citoyens et des « communs » : coproduction et partage de données, modèles alternatifs d’échange (partage, monnaies alternatives…), innovations écologiques open source, systèmes d’échanges locaux… Transitions² a plusieurs fois exploré le potentiel écologique des approches ouvertes et coopératives du numérique, que ce soit lors de la manifestation fOSSa (Nantes, septembre 2015), du Forum des Usages Coopératifs (Brest, juillet 2016), ou encore lorsque Without Model s’est intéressé aux « modèles d’affaires ouverts pour le développement durable ».

    Innovation radicale ou disruptive, innovation décisionnelle et démocratique, innovation ouverte et collaborative… Le défi « Innovation Facteur 4 » que Transitions² a lancé fin juin 2016 s’efforcera de relier tous ces fils autour d’un objectif commun : identifier la place et la forme de l'innovation radicale dans la recherche d'une transition écologique de grande échelle.
     

    Prochain billet : Transitions², maison commune
    Où l’on reconnaît les manques de Transitions², en tire des conclusions et vous invite à devenir acteur de son avenir.

     


    [1] « Pionniers du collaboratif », Iddri, ESCP-Europe, Universités Paris Sud et Paris Dauphine, Zero Waste France et Ouishare

    [2] Le décloisonnement des organisations publiques et la confrontation-collaboration des cultures font l’objet d’un des défis de Transitions2, « Agir Local ».




    Article importé: http://www.transitions2.net/catalogue/view/1291/transitions%C2%B2-un-an-apres-56-de-la-disruption-a-l%E2%80%99intention
    Par: Daniel Kaplan
    Publié: September 15, 2016, 10:16 am

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