FuturEduc

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Imaginer l’Ecole pour tous à l’ère numérique


Octobre

  • Workshop école Boulle 
    Fin septembre nous avons mené un workshop avec les étudiants de l'école Boulle et de l'ENS-Cachan sur leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.
     
    Après une intervention de Rémi Sussan (journaliste à Internet Actu) sur les sciences cognitives et notre manière d'apprendre, ainsi qu'une présentation de différents projets éducatifs innovants (dont les présentations sont accessibles ici), les étudiants ont choisi parmi une dizaine de sujets (école sans enseignants, école data driven, enseignement "maker", etc.) 4 sujets : 
     
     
    La restitution du Workshop en pdf :
     
  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Bioveille" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    L'école refondée sur les neurosciences

    Neurosciences : Étude scientifique du système nerveux, de sa structure et de son fonctionnement, depuis l’échelle moléculaire jusqu’aux organes, du cerveau à l’organisme tout entier.

    Les neurosciences ont prouvé que le cerveau humain n’est pas multitâche, et que sa capacité à apprendre nécessite le passage d’un mode « diffus » à un mode « concentré », comme le décrit Barbara Oakley. Ceci induit une partition du temps permettant de passer de l’expérimentation à la théorie et au lâcher-prise.

    La relation corps-esprit est centrale dans notre projet. Nous nous sommes concentrés sur une tension inhérente aux neurosciences, à savoir d’une part une expression hypertechnologique et virtuelle qui quantifie des données corporelles et d’autre part une visée sensible permettant de mener à l’écoute de soi, de son corps, de ses émotions. Cette dualité entre quantifier et qualifier a guidé notre questionnement sur la capacité de cette connaissance de soi à réinterroger les conditions d’apprentissage.

    Cette balance est en effet apparue essentielle pour ne pas tomber dans la dystopie d’un contrôle total des individualités en fonction de preuves neuroscientifiques absolues.

    La dimension expérimentale et relative des neurosciences nous a conduit à imaginer une école évolutive qui remet en question régulièrement sa pédagogie et ses contenus en fonction de l’apport de données corporelles et consultatives. 

     

    Le projet

    BIOVEILLE
    L’école qui veille sur vous, des Veilleuses à l’Hologround.

    Les données neuroscientifiques peuvent-elles apporter une meilleure connaissance de soi ? Cette connaissance de soi peut-elle requestionner les conditions d’apprentissage ?

    Partant d’une école refondée sur les neurosciences, notre analyse nous a conduit à mettre en tension deux notions essentielles : l’hypertechnologie (intelligible, virtuelle, numérique) et l’écoute de soi (sensible, émotions, corps).

    Les neurosciences étant une science inexacte, nous avons créé un lieu d’apprentissage basé sur l’expérimentation, la Bioveille. Le principe de cette école est qu’elle évolue au fur et à mesure des expériences neuroscientifiques qui y sont menées.

    L’enseignement est proposé sous forme de séquences, qui sont régulièrement remises en question suite aux résultats des expériences menés. Ainsi l’école est en constante évolution. Les veilleuses seraient un dispositif d’écoute apposé sur le corps, capable d’analyser un ensemble de données corporelles et neurologiques (rythme cardiaque, taux d’endorphine, de sucre, activité neuronale, etc.). Les données recueillies à l’échelle de l’élève permettraient de faire évoluer le Bioschedule, l’emploi du temps biologique. Les veilleuses auraient pour principales fonctions de revoir et faire évoluer régulièrement les modes d’apprentissage, les séquences.

    Nous avons proposé trois exemples de séquences.La première considère la classe comme énergie, pour développer la capacité d’interpenser. L’ensemble des données collectées par les veilleuses serait repris dans les séquences de synthèse collective. Elles permettraient de faire valoir de nouveaux apprentissages, en supprimer ou en réadapter, selon l’expérience vécue de chacun. La seconde séquence serait un temps de méditation, de conscience de soi où la veilleuse serait coupée. L’idée étant de revenir à des fondamentaux, le lien essentiel entre le corps et l’esprit. Enfin la troisième permettrait l’apprentissage par l’immersion et favoriserait ainsi le plaisir d’apprendre via l’Hologround. C’est un espace construit autour d’une surface au sol, à partir de laquelle se déploierait un univers d’hologrammes sensibles, tangibles et interactifs à visée pédagogique. Il permettrait d’appréhender différentes thématiques notamment les environnements macro ou microscopiques, au moyen d’une alternance de phases d’observation distancée, d’immersion et d’explication.

    La Bioveille pourrait s’inscrire dans un réseau d’écoles, depuis l’échelle locale jusqu’à l’international, permettant un partage des expériences et une émulation dans la recherche de dispositifs pédagogiques novateurs. 

     

    Le document de présentation :

     

    Bioveille_doc_statique.pdf (ouvrir Bioveille_doc_statique.pdf, 1.60 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Le bus magique" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    Apprendre dans une communauté itinérante par des expériences immersives.

    En quoi un lieu quelconque devient-il un espace d’apprentissage ?
    La philosophie du bus magique amène à penser l’école à distance par des expériences fortes, singulières, vécues en groupe, menant à une construction personnelle de l’élève.
    A la rencontre de la connaissance dans des contextes variés utilisant des ressources locales, les élèves construisent des projets communs avec des intervenants professionnels.
    Que convoque cette décentralisation des savoirs en terme de logistique ? 

    Le projet

    Le bus magique 

    Penser l’école 99% à distance pourrait revenir à imaginer une école dématérialisée, où chaque élève serait relié à son ordinateur, seul chez lui.
    Mais pourquoi l’école 99% à distance ne serait-elle pas une école hyper locale, dont le 1% serait le fil connecteur entre les acteurs, les élèves, les professeurs devenus mentors et organisateurs d’expériences ?

    Cette école c’est l’idée du Bus Magique, communauté qui évolue au rythme des parcours.
    Que doit-on apprendre à l’école ? Le contenu de l’éducation doit-il vraiment suivre un programme prédéfini ?

    Le bus magique devient alors une plate-forme, outil à la fois pour le professeur, pour les élèves et les acteurs locaux. Cette interface les mets en contact et permet la construction d’une expérience spécialisée au contenu éducatif ciblé.

    Sur la plate-forme, le professeur rentre les paramètres désirés pour l’expérience qu’il organise (territoire touché, thématique choisie, âges et nombre des élèves)
    La plate-forme propose alors de contacter les différents acteurs (lieux, intervenants spécialisés) disponibles et intéressés. Elle propose aussi une organisation logistique de l’expérience : transport, hébergement, restauration et lui met à disposition un contexte élargi qui renseigne sur les potentiels du territoire. Une estimation tarifaire est donnée et les financements potentiels sont recensés.

    Le professeur aura aussi accès à un contenu spécialisé sur l’expérience dont il peut se servir comme préparation auprès des élèves.
    Après avoir confirmé tous les paramètres, un carnet d’expérience est généré et envoyé en version papier aux élèves avant le voyage. Celui-ci permet à l’élève de découvrir le parcours, les différents intervenants et des références diverses en rapport avec l’expérience.

    L’élève peut aussi se connecter sur la plate-forme du bus magique, commenter chaque contenu, le noter, ajouter des fichiers (de manière public, à la communauté ou de manière privé), et partager le contenu de leurs échanges au professeur.

    De son côté, le professeur peut faire des retours à ses élèves par le biais de l’interface, ce qui lui permet de les suivre prolonger la réflexion apportée pendant l’expérience. Ce retour est une autre manière d’évaluer de façon qualitative plus que quantitative.

    L’interface du bus magique offre aussi la possibilité aux professeurs de créer un nouveau projet en rentrant lui-même les différentes données pour une expérience (événement, acteurs locaux, lieux, hebergement...) qui sera gardée en mémoire par la plate-forme.

    Les professionnels désireux de partager leur savoirs avec des jeunes sont aussi conviés à proposer leurs idées et peuvent être mis en relation avec les professeurs-organisateurs pour participer à un projet commun.

    Le bus magique est ainsi une nouvelle philosophie éducative. La magie, c’est la liberté laissée aux acteurs et la profondeur de l’expérience pour l’élève rendue possible par la plate-forme. Son école est ainsi en prise avec le terrain, évolutive, adaptée à ses envies. Réel voyage initiatique, ce moment hors les murs, lui offre le plus riche des épanouissements personnels possibles. 

     

    Le document de présentation : 

     

    bus-magique_doc_statique.pdf (ouvrir bus-magique_doc_statique.pdf, 1.26 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Une école saisonnière" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    De l'école inversée à l'école saisonnière

    Qu’est-ce qu’une école inversée ? S’agit-il d’une école à renverser dans son rapport au temps et à l’espace ? Dans sa construction hiérarchique ?dans la posture de l’apprenant ? Dans ses fonctions fondamentales et périphériques ? Après un exercice de prospective où nous avons poussé ces paradigmes jusqu’à l’extrême, une tendance globale a été relevée : le rejet de l’école comme modèle figé, et non transformable. Les espaces d’enseignement devait se déplacer, s’ouvrir, se combiner, s’inter changer, la temporalité devait sortir du carcan des emplois du temps et du système de niveau pour être plus juste, plus adaptée à chacun. Il s’agissait donc de fabriquer une école ou les repères séculaires soient dépassés au profit d’un système malléable où l’élève est appelé à trouver à son rythme ses propres repères. 

     

    Le projet

    La structure scolaire dans ses fondements est conçue sur un modèle avant tout stable. C’est le lieu de la discipline, de l’ordre, et en définitive d’une certaine fixité. Si cette statique rassure l’élève et lui offre un certain nombre de repères elle ne laisse que peu de place à l’individualité et le fige dans un format d’étude non discutable. L’école doit être une expérience mouvante organisée selon des rythmes et des espaces ouverts. Elle doit pouvoir se réinventer, être le lieu d’expériences et de déambulations aussi bien physiques qu’intellectuelles. Plutôt que de considérer l’évolution de l’élève à travers le prisme de niveaux, il s’agira d’appréhender son parcours, de l’inviter au voyage.

    L’école saisonnière est un modèle supplantant l’emploi du temps par l’édition mensuelle d’une nouvelle cartographie de l’école. Pensée comme une succession d’espaces modulables articulés autour d’une traverse et d’une agora (lieu des rassemblements et espace de rencontre) cette école propose à l’élève non pas un programme mais plutôt un plan de vol à suivre pour mener à bien une expédition dans un espace à découvrir. Ces paysages combinent des espaces d’enseignement fondamentaux et des espaces de déambulations, espaces moins conventionnels et ouverts à des découvertes en tout genre qui peuvent assurer la transition d’un département à l’autre mais aussi apporter dans l’école des compétences externes, constituer des ateliers ou encore des espaces d’inspiration, de relaxation. On peut ainsi y trouver des espaces de fabrication, de projection, de discussion. Les laboratoires et bibliothèques constituent les seuls points fixes dans ces paysages. Tous les autres pôles sont prévu pour se déplacer, être mis plus ou moins en avant selon les paysages mensuels. L’élève doit se présenter à chaque étapes de son voyage et y passer une durée définie pour y valider des acquis.

    Le parcours dans l’école passe par plusieurs phases nommées saisons remplaçant l’espace allant du collège au lycée. Elles décrivent à l’évolution de l’élève en 4 temps au sein de l’école entre approche dirigée, d’exploration, d’expédition, puis libre et assimilée. L’élève peut mettre plus ou moins de temps à passer d’une saison à l’autre selon son « agilité ».  

    Le tumblr du projet est accessible ici 

    Le document de présentation : 

    ecolesaisonniere_doc_statique.pdf (ouvrir ecolesaisonniere_doc_statique.pdf, 1.38 M)

     

  • Dans le cadre du workshop FuturEduc "Imaginer l'école à l'ère numérique" les étudiants du DSAA (Diplôme Supérieur d’Arts Appliqués) design produit et les étudiants de l’ENS Cachan préparant l’agrégation d’arts appliqués, ont partagé leur vision de l'école de demain sous forme de scénarios prospectifs.

    "Le lieu du hasard" est l'un des scénarios de restitution de ce Workshop présenté le 2 octobre à l'école Boulle.

     

    Approche

    Le Hasard : source d’opportunités et booster de curiosité

    Actuellement, on pense que l’on ne peut enseigner que ce que l’on maitrise bien. Notre système éducatif est fondé sur le principe d’un professeur, représenté comme le gardien du savoir, qui a en premier lieu la forte responsabilité de transmettre ses connaissances.
    Partons de la théorie de Jacotot : « Le maître ignorant est celui qui révèle à l’autre sa capacité de progresser par sa seule intelligence dans la connaissance.»
    On place maître et apprenants sur un même niveau d’égalité, tous deux dits « ignorants ».
    Le professeur adopte une position d’humilité, il dirige, cadre et soutient l’attention de l’élève en l’amenant à se poser les bonnes questions. Les élèves s’aventurent eux-mêmes à la recherche du savoir, poussés par la curiosité mais aussi l’expérimentation, la recherche et l’attention.

    Comme fondement de ce nouveau système : le Hasard.
    Ce dernier s’avère être une source d’opportunités pour tous, opportunité d’apprendre quelque chose d’inconnu et d’insoupçonné. Faire face au hasard devient un challenge à relever et l’origine d’une motivation nouvelle. L’école devient un lieu de prise de risque autant pour l’élève que pour le professeur. 

     

    Le projet

    Le Lieu du Hasard

    À l’origine de notre école du futur, un texte engagé : Le Manifeste de L’Ignorance de 2115. Suite à cette prise de conscience, des mesures ont été prises par le gouvernement afin de remanier le système éducatif. Le spectacle, la découverte sont parties intégrantes de la pédagogie défendue par les Ignorants.

    Le moyen d’action, celui qui permet de tenir en haleine enfants comme enseignants, sera celui de la génération du hasard.
    L’idée est d’exploiter la capacité illimitée de stockage de l’information que représente le numérique et de le retranscrire sous la forme d’une base de donnée intelligente et omnisciente dans tous les domaines : le générateur Alea. Cette interface serait le tireur de dés qui propose aléatoirement un thème de travail, faisant à lui-seul appel à plusieurs disciplines autrefois segmentées.

    Différentes activités en lien avec le thème sont alors proposées aux enfants (par exemple la pratique plastique, la découverte du corps, la prise de parole...) et leur permet de développer leurs capacités.
    Le hasard reste toutefois modéré puisque le thème appartiendrait à une data contrôlée et limitée à certains sujets, considérés comme pertinents suivant les connaissances que doit acquérir l’élève à son niveau.

    Ignorants, les enfants ont la capacité d’oser et de chercher par eux-mêmes.
    Notre dispositif fonctionne sur le principe que les enfants essayent, posent des questions, testent et que le maître ignorant est là pour les guider, les pousser à la réflexion mais non pas pour leur donner la solution. Il se doit de créer l’envie, la surprise et la curiosité.

    L’intelligence humaine est variée. Elle est aussi variée que toutes les manières que nous avons de percevoir le monde : intellectuellement, abstraitement, visuellement, émotionnellement, esthé- tiquement...
    La créativité découle de la mise en relation de ces différentes intelligences, sollicitées grâce à des approches diverses, pluridisciplinaires, comme on le met en place dans Le Lieu du Hasard. Le générateur, en diversifiant les formes d’intelligence auxquelles on fait appel lors des séances à thèmes, mobilise chez les enfants les différentes manières de percevoir la connaissance. Nous proposons une éducation olfactive, sonore, esthétique, émotionnelle, sportive, et abstraite à la fois.

    «Il n’y a pas de hasards. Il n’y a que des rendez-vous.» Paul Éluard 

    Le manifeste de l'ignorance :

    manifestedelignorance.pdf (ouvrir manifestedelignorance.pdf, 86.79 K)

    La vidéo de présentation du projet accessible ici ainsi que les documents de présentation : 

    Site_LieuduHasard.pdf (ouvrir Site_LieuduHasard.pdf, 2.03 M)

    Annexe.pdf (ouvrir Annexe.pdf, 126.00 K)

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