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Imaginer l’Ecole pour tous à l’ère numérique


 

 

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    De septembre 2015 à octobre 2016, le projet FuturEduc a conduit une réflexion sur le futur de l’éducation placée sous le double signe du numérique et de l’imaginaire. Ce travail collectif animé par la Fing et Éducation & Territoires s’est appuyé sur trois groupes d’acteurs de l’éducation (directeurs d’établissement, professeurs, ingénieurs pédagogiques, chercheurs) en France, au Canada et en Suisse.

    La réflexion de FuturEduc s’est faite au niveau de l’établissement scolaire et non du système éducatif national lui-même. Les actions proposées n’impliquent donc pas une refonte globale de celui-ci. Lorsque nous parlons du « système école », il s’agit des éléments constitutifs de l’école (cursus, programme, temps, espace, professeurs, élèves…) et de son environnement (communautés, acteurs autour de l’établissement - collectivités territoriales, entreprises, acteurs associatifs…).

    Pourquoi le numérique ?

    Le numérique[1] n’est ni une solution à tous les problèmes auxquels l’institution éducative fait face, ni une menace existentielle. En revanche, il devient un outil essentiel dans la production de connaissances, l’accès à l’information, le travail et la communication. Cela en fait un bon point d’entrée à partir duquel penser le futur de l’éducation.

    Dans le travail de réflexion avec ces trois groupes d’acteurs de l’éducation, le numérique suscite des enthousiasmes, du plaisir, de l’envie, il ouvre et décloisonne, il incite au collectif, il fournit des outils pratiques. Il suscite également des inquiétudes chez certains d’entre eux, comme la disparition des professeurs. Il n’y a pas un seul numérique mais plusieurs. C’est ce potentiel que nous avons exploité et exploré.

    Pourquoi l’imaginaire ?

    L’avenir de l’éducation ne se décrète pas. L’école du futur ne résultera pas du brainstorming d’un groupe d’experts et pas davantage de l’imagination d’un pédagogue inspiré. En revanche, l’avenir de l’école peut s’imaginer de façon collective et le fruit de ce travail d’imagination peut s’incarner en projets et en actions concrètes.

    La réflexion collective au sein des trois groupes, nourrie par les apports d’une communauté élargie d’acteurs gravitant autour du champ de l’éducation, a ainsi permis de dégager des visions partagées et de dessiner des leviers de changement sur lesquels l’école à l’ère numérique pourrait se déployer.

    Des visions partagées

    Les trois groupes ont convergé vers trois visions partagées du futur de l’école :

    • "L’école engageante et ouverte" systématise la démarche de projet, comme entrée dans le savoir et la culture, permettant à l’élève de s’engager pour lui-même et au service d’un collectif, selon ses goûts, ses envies, ses capacités.
    • "L’école de l’autonomie" permet à la fois d’individualiser les apprentissages et d’impliquer les élèves aux projets de l’établissement. L’école fournit à chaque élève les instruments les plus sophistiqués de contrôle et de pilotage de ses apprentissages.
    • Dans "Le lycée à la mesure des élèves", les lycéens, assistés de leurs professeurs, décident ensemble de leurs parcours. Ils l’organisent avec des temps d’apprentissage présentiels, en ligne, des choix d’approfondissement et des savoirs à la demande. C’est la fin des diplômes au profit de badges.

    Des leviers de changement

    L’école dans son environnement

    Pour assurer la sérénité de l’apprentissage et pour limiter les déterminismes sociaux, l’école s’est largement coupée de son environnement - local, social, économique, écologique. Sans l’ouvrir à tous les vents, peut-on en abaisser les murs, en ouvrir les fenêtres ? Un apprentissage à base de projets par exemple, sera plus efficace (et exigeant) si ces projets ont un public et/ou un usage dans la vie réelle, ce qui suppose de collaborer avec des acteurs extérieurs à la classe. Dans l’établissement et alentour, il est également possible d’éprouver (ou d’acquérir par l’expérience, avant de les formaliser) la plupart des compétences et connaissances scolaires. Un tel décloisement relierait mieux les connaissances à leurs usages ; il permettrait plus aisément à différents types d’élèves de trouver les chemins vers la connaissance ; il aiderait les élèves à décrypter le fonctionnement de leur établissement comme de ce qui les environne, et à s’en penser comme acteurs. Nous suggérons donc de relier la classe à l’établissement, l’établissement à son environnement, les classes et les établissements entre eux...dans des configurations multiples, toutes au service de l’apprentissage.

    Les données

    Les données sont de plus en plus nombreuses, elles augmentent à un rythme sans précédent. Elles sont la matière première de la connaissance, de la décision, de l’administration et de la gestion, et éventuellement de la délibération collective (si l’on sait l’interpréter). Les données font l’objet de débats et de tensions, à propos de leur propriété et de leur accès, de la vie privée, du degré de confiance à leur accorder - ainsi qu’aux décisions dont elles forment le support, etc. L’école en tant qu’institution n’échappe ni à l’avalanche de données, ni à ces débats. Mais ceux-ci restent extérieurs à l’enseignement proprement dit. Nous pensons qu’il est nécessaire et possible de mettre fin à cette dissociation. Nous proposons de faire des données de l’institution elle-même (la gestion de l’établissement, les évaluations, le fonctionnement du système, etc.) des objets et des supports, d’une part de l’enseignement, et d’autre part de l’implication de tous (élèves compris) dans le fonctionnement de l’établissement.

    Individuel-collectif

    Le numérique est incontestablement un vecteur d’individualisation : apprendre à son rythme, ajuster ses parcours en empruntant des chemins divers, être son propre pilote, accompagné par ses professeurs. Le numérique est un vecteur de socialisation. Apprendre à travailler à plusieurs, coopérer au sein de groupes et entre groupes, en présence et à distance. Tout à la fois, le numérique sépare et relie. Nous suggérons de rendre cette tension productive. D’une part, en pensant l’individualisation, non pas comme une transformation de l’élève en consommateur d’éducation, mais comme un empowerment, une capacitation : rendre l’élève capable de formuler et de partager ses objectifs, d’évaluer les moyens de les atteindre, et d’agir au sein du collectif. D’autre part, en s’appuyant sur le numérique pour faciliter et encourager la collaboration et plus encore, l’investissement dans le collectif : la réalisation de projets, mais aussi l’implication dans la vie et la gestion de l’établissement.

    Des pistes d’action prioritaires

    Nous en avons déduit 9 pistes d’action très concrètes qui pourraient être engagées (pas toutes ensembles !) par un ou plusieurs établissements, une collectivité locale, etc. Tout en soumettant ces pistes et en invitant les acteurs de l’éducation à s’en saisir, nous ne pensons évidemment pas avoir défini à nous tout seuls l’avenir de l’éducation. Nous croyons avoir expérimenté une méthode originale et féconde pour y réfléchir, par-delà les idiosyncrasies de chaque système éducatif.

    Nous avons donc fait oeuvre utile si :

    • certaines des pistes que nous dégageons connaissaient un début de mise en oeuvre ;
    • d’autres groupes, dans nos pays et dans d’autres, mettaient en oeuvre (et amélioraient) la même méthodologie pour en tirer leurs propres conclusions.


     Sophie Fourquet-MahéoSophie Fourquet-Mahéo
     
    Serge POUTS-LAJUSSerge Pouts-Lajus
     Véronique RoutinVéronique Routin

     

    Le bilan de FuturEduc et la synthèse de celui-ci sont disponibles en ligne : reseau.fing.org/p/futureduc   / #futureduc
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    [1] Nous entendons ici le terme numérique au-delà de la technologie, nous nous intéressons globalement au phénomène technique (pour simplifier, l’informatique et les réseaux), cognitif (pour simplifier, la “data” comme support essentiel de la production d’informations, de connaissances et de décisions), social et culturel (formes de communication, de socialisation, d’expression, de travail...) et économique (au sens large, réunissant toutes les formes de coopération et d’échange).

  • Acte 1 – Pourquoi tout va changer

    Le système public français est soumis à de fortes tensions. On voit en particulier se développer les écoles alternatives (hors contrat) qui s’établissent sur des bases radicalement différentes de l’actuel système public. Dans ces écoles, ce ne sont plus les diplômes et les places aux concours qui sont visés. Il arrive d’ailleurs qu’en fin d’étude, les élèves sortant de ces écoles (exemple des Steiner) consacrent une année à préparer un diplôme ou un concours auquel ils ne peuvent pas encore se soustraire pour entrer dans la vie active.
    On sent que le système public craque de toutes parts, menacé de l’extérieur par des écoles alternatives qui prennent en charge l’insatisfaction des enfants, des jeunes et des familles.

    Acte 2 - Bascule

    La transformation radicale qu’implique la mise en place d’une école à la mesure de l’élève suppose une prise de conscience sociale globale et des responsables politiques qui conduira à des orientations nouvelles en matière d’éducation, à une réforme profonde du fonctionnement général du système éducatif.
    Cette prise de conscience est la conséquence d’une dégradation des performances de l’école et de l’insatisfaction que cela entraine chez les jeunes et leurs familles mais également au sein du monde économique. La perspective de mettre fin au système des diplômes et des parcours obligatoires provoque de fortes crispations.
    Pour que le changement puisse se faire, il faut redéfinir les finalités du système éducatif. Il ne s’agira plus de trier et de classer les jeunes selon leurs capacités et leur mérite (ou d’autres critères…) mais de permettre à chaque élève-étudiant de construire son propre parcours, de pouvoir l’interrompre et le reprendre à tout moment, tout au long de sa vie.

    Pour passer d’un système à l’autre, il faut mobiliser tous les acteurs de terrain et leur transférer des pouvoirs aujourd’hui détenus par l’infrastructure du système. Mais les oppositions à cette évolution sont si fortes que le dernier barrage ne cède que le 28 juin 2036 avec la suppression du baccalauréat…

    Communiqué de presse

    Ministère de l’Education Nationale – 1er Juin 2036

    Le 28 juin prochain aura lieu la dernière épreuve du baccalauréat. La suppression du bac a été rendue indispensable par la multiplication des lycées alternatifs que ne préparaient plus à l’épreuve et par les désaffections d’inscription que cela entraînait. Cette dernière mesure achève le processus de mise en continuité de l’éducation et de la formation tout au long de la vie. A partir de septembre 2036, le parcours scolaire de chaque élève sera numéroté à partir de l’année 1, première année de l’école, la première suivie de la deuxième, puis la troisième, etc. Sans limite.

    La pratique des badges qui s’est progressivement développée dans les écoles alternatives sera instituée pour tous. La liste des organisations susceptibles de délivrer des badges s’étend des établissements d’enseignement aux associations et aux entreprises. Les salaires ne seront plus déterminés par les diplômes qui disparaitront progressivement au profit des badges.
    D’ores et déjà, la suppression du bac est une source d’économie pour l’Etat. Le ministère de l’éducation nationale redéploie ses moyens sur la régulation du système des badges et la formation des enseignants, des accompagnants et la recherche.

    Chemin de transition

    La crise affecte le système éducatif. Le gouvernement et les collectivités territoriales réduisent les moyens, on manque d’enseignants de qualité. Les familles, les lycées manifestent leur mécontentement. A la fin du processus de dégradation, le bac est troublé par des grèves de professeurs qui refusent de corriger. Les jeunes sont tous autorisés à poursuivre leurs études dans le supérieur. Le bac devient un bac numérique (2021).

    Les écoles alternatives se multiplient. Aujourd’hui, il existe 700 écoles alternatives en France et il s’en crée 100 nouvelles chaque année. Des écoles sans notes qui fonctionnent en mode projet et tendent à ignorer les diplômes et les systèmes traditionnels de certification. Elles répondent mieux que les écoles actuelles et le système des diplômes à l’attente des jeunes et des familles.

    Parallèlement, l’éducation populaire et la recherche s’engagent de plus en plus dans l’action éducative. Pour ne pas parler d’Internet qui, depuis 15 ans, redistribue les moyens de transmission des savoirs.

    Sur le chemin de la transition, les chercheurs, les jeunes et les familles sont les acteurs clés du renouveau.

    Les écoles alternatives se développent sur le modèle du « lycée à la mesure des élèves ». Avec le bac numérique de 2021, plusieurs établissements publics mettent en place une nouvelle organisation et renouvellent leurs équipements numériques. Ils travaillent plus collectivement en mode projet, piloté par les élèves. Les établissements organisent des hackatons.

    Synthèse de la transition
    Le chemin de transition n’est pas un chemin tranquille mais grâce au sang-froid de ses responsables, il réussit à éviter le pire. Depuis 2016, le système éducatif traditionnel est cerné par un mouvement revendicatif du terrain qui se concrétise par la multiplication d’écoles alternatives. Le bac apparaît comme le point ultime de résistance. Il devient numérique en 2021 et disparait complètement en 2036. Pendant ce temps, l’ensemble des écoles alternatives convergent progressivement vers un modèle inspiré de « l’école à la mesure des élèves » inventé par un petit groupe d’activistes québecois issu du programme FuturEduc (Fing-Education & Territoires). Le passage de l’ancien au nouveau système s’opère au final de façon relativement paisible, à l’exception de quelques moments de tension forte autour de la réforme et finalement la suppression du bac.

  • Acte 1 - incarner cette vision

    Etape 1 : pourquoi tout va changer, qu’est ce qui change entre la situation d’aujourd’hui et celle du futur souhaitable ?

     

    Changement de statut, de posture, de culture

    • changement  du statut du chef d’établissement - il a une obligation de moyens. Il est le conducteur du bateau, il est le capitaine  

    • changement de posture de l’enseignant : accompagnateur plutôt que donneur de savoirs; faire avancer un groupe, le collectif et pas uniquement des individus

    • changement de posture des élèves : constructeur, producteur de savoirs (en particulier via les outils numériques)

    • changement de statut des enseignants : favoriser la mobilité des enseignants

    • change de culture : impliquer les parents et la communauté autour tout au long du parcours des élèves

    L’évaluation

    • L’évaluation par note souvent synonyme de compétition, comparaison. il faudrait voir la progression des élèves.

    • Comment s’auto-évaluer sans crainte d’être jugé ou de ne pouvoir passer ?

    • Définir en amont des objectifs à atteindre avec les élèves, les parents.

     

    Etape 2 : quel objet pour incarner cette école de l’autonomie?  

     

    Le tableau de bord individuel /collectif :

    - "individuel" : permet de suivre sa progression, ce qu’il faut revoir, comment s’y prendre pour y arriver, etc. Les datas au service de son parcours personnel d’apprentissage.

    Exemple de tableau de bord : sur le modèle par exemple du bullet journal, liste de tâches, des activités,... où je vais, comment j’y vais, où j’en suis, faire le point, m’évaluer, m’auto évaluer (sans jugement).

    Il manque les données sur la dimension de co construction, l’apport des autres.

     

    - "collectif" pour le pilotage du navire : des indicateurs tels que le climat de confiance, indicateurs plutôt révélant des actions, la collaboration entre professeurs, avec les parents;

    Le tableau de bord collectif pourrait permettre à l’échelle d’une ville/région de connaître les «spécificités» de chaque école en terme de compétences, de collaboration,…

     

    Ce tableau de bord pourrait être utilisé pour la formation tout au long de la vie. 

     

    D’autres éléments, objets qui ont été abordés pour cette école de l’autonomie :

    • Les parcours d'apprentissage

    Il n’y a plus de niveaux mais des parcours différentiés, individuels (pôle majeur-tronc commun, pôle mineur).

    • De nouveaux indicateurs de l’école autonome : le climat de confiance, la collaboration entre les professeurs, avec les parents,...

    • De nouvelles ressources

    Une personne dédiée à la relation entre l’intérieur de la vie de l’établissement (un mix de cpe, conseiller d’orientation et président de la fédération des parents d’élèves) et les parents. Cette ressource serait payée par la ville, ou la collectivité.

    • Les espaces

    - l’aménagement par type d’espaces - pour permettre le travail collaboratif et le travail individuel

    - intégrer des espaces de co-working dans les écoles pour que les parents puissent partager des temps avec les enfants

    - questions de la temporalité de l’école, les horaires

    - tension de la sécurité dès lors qu’on ouvre l’établissement

     

    Le communiqué de presse

    Paris, le 22 octobre 2035

    C’est le 10 millionième téléchargement de l’application « Polymathée », application de tableau de bord lancée en 2018 par Framasoft.

    Véritable tableau de bord qui permet à chacun de se former à tout âge, les qualités de “Polymathée” ne sont plus à prouver : plaisir à l’apprentissage, parcours personnalisé, épanouissement personnel mais aussi mise en valeur des compétences acquises tout au long des projets réalisés, en lien avec les besoins collectifs de l’écosystème autour des établissements scolaires.

    Le succès de Polymathée a déjà conquis le monde professionnel, il est utilisé depuis plus de 10 ans pour l’auto formation des médecins. La Poste a décidé d’officialiser l’adoption de cet outil à la demande des employés.

     

    ACTE 2 Le chemin pour y arriver

    Scène 1 Le moment qui permet de déstabiliser la situation actuelle

    Un mouvement citoyen initie le mouvement de changer l’école.

    Une assemblée de citoyens de tous âges se réunit une fois par semaine pour réfléchir à comment s'impliquer dans les parcours d’apprentissage des enfants.

    Il y a également une revendication importante de la part des élèves d’utiliser le numérique.

    Plusieurs rencontres sont organisées avec le Ministère pour les convaincre qu’il est urgent d’ouvrir l’école, en particulier pour participer à la construction des apprentissages.

    Une loi  est votée qui modifie les attributions des chefs d’établissement, qui ont dorénavant la tâche de conduire leur projet au sein de leur établissement.

     

    Scène 2 la crise et comment on la dépasser ?

    Les filières liées aux métiers de l’éducation se tarissent, il y a une crise des vocations, aucun débouché, aucune valorisation, aucune progression,...

    Le statut de fonctionnaire est supprimé et permet une mobilité professionnelle.

    Des passerelles - des formations courtes - permet à des professionnels de postuler comme professeur. Ils sont accompagnés par des référents professeurs pour aider les nouveaux enseignants.

     

    Scène 3 le dénouement

    La construction, l’élaboration des tableaux de bord

    avec la communauté éducative, quelles datas, quels indicateurs.

    Quelles données individuelles, collectives dans ces tableaux de bord ?

     

  • Communiqué de presse "imaginaire"

    Niort le 22 octobre 2035

    Dynamisation et fertilisation des talents à Niort : la communauté du collège Saint-Exupéry recrute son jardinier des talents

     

    Depuis 5 ans la communauté Saint-Exupéry organise et fait fructifier la diversité des compétences sur le bassin de vie du Niortais. Ainsi, elle est impliquée dans le développement économique, citoyen et artistique du territoire.

    Afin de garantir cette qualité d'écoute et de prospective, la communauté recherche son nouveau jardinier des talents de son collège.

     

    Missions du jardinier des talents :

    • Organiser, animer, développer la relation entre la communauté éducative et le territoire

    • Définir le portefeuille de compétences présents et à venir à l'échelle du bassin de vie en dialogue avec l'animateur de la communauté enseignante et le stimulateur de talent.

    • Il manage l’équipe d’incubateurs de talents (enseignants et professionnels), Il assure l’animation et l'orientation de l'établissement.

    Compétences et expérience attendues :

    #prospective et stratégie

    #comprendre et analyser les besoins du territoires

    #piloter et animer une équipe

    #dynamisation du dialogue école-territoire

     

    Les étapes pour y arriver :

     

    1. Le ministre du Travail et le ministre de l’Économie s’accordent sur une politique d’ouverture du monde professionnel à l’école. Désormais tous les acteurs professionnels de l’entreprise et du monde associatif doivent s’impliquer dans l’école ; chaque entreprise ou association doit libérer 10% du temps de son personnel, soit 2h par semaine pour cela. Cela entraîne un afflux massif de personnel supplémentaire vers l’école, que celle-ci doit accueillir, former (pédagogie notamment). De nouvelles compétences émergent, des parcours différenciés sont proposés, et de nouveaux talents apparaissent chez les apprenants.

       

    1. Crise : trop de besoins locaux ne sont pas identifiés et donc non satisfaits.

    Du côté du territoire : obsolescence des compétences, non réponse aux besoins communautaires, l’école ne joue pas le jeu du territoire.

    Du côté de l’école : désorganisation du système, absence de ligne directrice, école à plusieurs vitesse, manque de moyen.

    La situation se dégrade sur le territoire, le corps enseignant se met en grève. La réponse à cette situation de crise est la définition d’un nouveau management des établissements scolaires et d’un ancrage local.

     

    1. Différentes fonctions de management/encadrement de l’école sont définies qui garantissent l’ouverture de l’école sur le bassin de vie et le territoire et facilitent l’engagement de la communauté éducative. Plusieurs postes sont créés :

      • Un poste dans l’école ouvert sur le territoire : Le jardinier des talents (cf. descriptif du poste dans le communiqué de presse)

      • Un poste dans l’école tourné vers les élèves : stimulateur de talents

    Ce poste correspond à l’ancien conseiller d’orientation, mais il est dorénavant positionné différemment et engagé au service de la réussite des élèves dans une fonction de coach

      • Un poste dans l’école tourné vers les profs : RH

    Ce poste correspond à celui d’un responsable des ressources humaines

     

    Un autre poste (qui n’est pas de management) fait le lien entre les enseignants et le ministère : celui de l’inspecteur d’académie, qui devient un animateur au service de l’enseignant, de la valorisation et de la documentation de ses pratiques pédagogiques.

  • La Fing et Éducation et Territoires organisent un atelier d'actions prioritaires à partir de 3 visions de l'école pour tous à l'ère numérique mercredi 25 mai 2016 de 14h à 17h30 à l'EdFab (nouveau nom de Educalab), Maison des sciences de l'Homme à Saint-Denis. Quelles actions de transformation engager dès aujourd'hui ? Quels chemins de transition du système éducatif emprunter ?

    Visions de l'école à l'ère numérique point de départ de l'atelier :

    • L’école engageante et ouverte : l’école propose de généraliser la démarche projet comme une nouvelle entrée du savoir où l’élève s’engage selon ses envies et ce qu’il apporte au collectif projet.
    • L’école de l’autonomie : L’autonomie, comprise comme la capacité à mettre ses compétences aux services d’un groupe et à prendre sa part dans le projet commun, est la valeur cardinale de cette école. Le système éducatif proposé fournit à chaque élève les instruments les plus sophistiqués de contrôle et de pilotage de ses apprentissages.
    • Le lycée à la mesure des élèves : les lycéens assistés de leurs professeurs, décident ensemble de leurs parcours, c’est la fin des diplômes. Ils organisent leur parcours avec des temps d’apprentissage en ligne, des choix d’approfondissement et des savoirs à la demande.

    Participer

    L'inscription est gratuite mais nécessaire pour accéder à l'atelier
    >> Inscription en ligne <<

    Le projet FuturEduc s’intéresse à l’école pour tous à l’ère numérique en 2035 : construire de nouveaux imaginaires collectifs et proposer des actions concrètes pour transformer l’école.

    Lancé en juin 2015, il réunit trois communautés locales en Suisse, au Canada et en France composées de chefs d’établissement, professeurs, ingénieurs pédagogiques, chercheurs. 
    reseau.fing.org/futureduc #futureduc

     

  • Le mercredi 6 avril dernier, un atelier Codesign s'est tenu au Carrefour Numérique de la Cité des sciences et de l'industrie afin de rendre concrètes les pistes de transformations de l'école pour tous, élaborées dans le cadre de FuturEduc. A partir de trois "Visions Partagées" issues des échanges avec les trois groupes locaux, la communauté élargie, composée entre autres d'enseignants, de designers, de chercheurs, etc, a travaillé à la création d'espaces, d'objets 2D ou 3D, de services, etc.

    Un grand merci aux participants et au Collectif Bam qui nous a accompagné ! 

     

    Vision Partagée 1 : L'école engageante et ouverte

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    • Étape 1 : Nous avons étudié la fiche descriptive du projet : "L’école engageante et ouverte". Les participants ont directement émis plusieurs idées autour de la construction d’un projet (comme les FabLabs), à partir de la relecture de la fiche. "L’école engageante et ouverture" nous a fait pensé au fonctionnement des Beaux Arts qui offre à ses étudiants des ateliers (bois, métal, etc) pour mener leurs projets en toute autonomie, mais aussi au TechShop (gros fablab à Ivry sur seine) qui propose des formations (donc avec des formateurs) pour apprendre des savoirs-faire, etc.

    • Étape 2 : Vu les difficultés de mon groupe sur les questions d’engagement et d’ouverture, j’ai laissé 20 minute d’icebreaker pour se chauffer, et émettre plusieurs idées, du type : "Les élèves et les profs sont engagés socialement ou collectivement dans un projet ? L’école ouverte est-elle ouverte sur l’extérieure et/ou entre différents établissements scolaires ? etc."

    • Étape 3 : Après ces deux étapes, l’ensemble du groupe était ok pour construire un lieu dans lequel les élèves apprennent des savoirs (savoir-vivre, savoir-faire, etc). Mais nous étions bloqués sur l’idée du FabLab dans les écoles. Un des participants du groupe a alors proposé de sortir du côté maker (il se sentait frustré de retomber sur ce type d’idée). Il proposa donc de faire un espace dédié, non-plus au bricolage (comme la plupart des FabLabs), mais à la cuisine. Nous avons effectué un transfert… et surtout changé l’intitulé du sujet, qui n’est plus "l’école engageante et ouverte" mais "la cuisine engageante et ouverte dans les écoles". Très vite, plusieurs idées ont émergés.

    • Étape 4 : Nous avons d’abord réfléchis à un FoodTruck avec lequel les élèves pourraient apprendre toute la chaîne autour de l’alimentation. Les élèves et professeurs construisent ensemble cet objet. le groupe a remarqué ensuite que l’idée du Foodtruck est un projet inscrit dans un ensemble de projet, c’est en quelque sorte un sous-projet. Avec le FoodTruck, on peut apprendre la distribution et la vente mais ce n’est pas un objet avec lequel les élèves peuvent apprendre toute la chaîne autour de l’alimentation (comme l’agriculture). À partir de ce constat, nous sommes revenus à l’idée d’un espace, à notre cuisine.

    • Étape 5 : Nous avons cartographié toute la chaîne autour de l’alimentation. Grâce à ce schéma (cercle vertueux de l’alimentation), nous avons pu définir plusieurs territoires de projet au sein même de l’espace. Ces territoires sont : l’agriculture et l’élevage > la transformation des aliments > la préparation (cuisine + stockage) > l’expérimentation (le laboratoire + recherche de recettes) > la fabrication d’ustensiles > la dégustation (+ art de la table) > la vente ( + distribution, marketing) > le recyclage des déchets. Nous avons remarqué très vite que plusieurs projets peuvent être initiés et menés facilement par les élèves et les profs au sein de ces territoires.

    • Étape 6 : Le groupe, qui a cet étape de l’atelier était suffisamment autonome pour trouver des idées au sein de ces territoires, je suis parti découper plusieurs morceaux de cartons pour passer à l’étape de maquettage. Chaque morceau de carton représente un établissement scolaire (maternel, primaire, collège, lycée). Un morceau était dédié à l’espace que nous voulions concevoir. En revenant, nous avions décidé que cet espace devait se trouver, non pas dans un établissement scolaire mais en périphérie de tous les autres (connecté et à l’intersection de la maternel, du primaire, du collège et du lycée).

    • Étape 7 : Nous sommes donc passés à l’étape de maquettage. Nous avons installé les 8 territoires au sein de l’espace. Premier problème, qu’est ce qu’on fait dans ce lieu ? Les élèves et les profs peuvent initiés et menés plusieurs projets au sein de chaque territoire, en apprenant différentes formes de savoir (savoir-theorique, savoir-pratique, etc). Le programme scolaire est intégré au sein de chaque territoire : les élèves peuvent apprendre les cours de technologie avec le territoire "Fabrication d’ustensile" ou bien les cours de géographie avec le territoire "agriculture". Ce sont donc des cours appliqués. Un des participants a insisté sur l’importance de mettre en parallèle avec le programme, pour la solidité du projet. Toutes les matières sont présentes au sein de cet espace. Deuxième problème, comment fonctionne le lieu ? Quels sont les règles d’usage ? Nous avons réfléchi à un système de badges pour motiver les élèves et les professeurs, mais aussi pour installer une certaine autonomie au sein de l’espace. Les élèves gagnent les badges des territoires (un peu comme chez les scouts), ils peuvent alors gagner 8 badges maximum. Nous retrouvons donc le badge "agriculteur", "transformateur", "préparateur", "chercheur", "bricoleur", "testeur", "vendeur", "recycleur". Les badges sont gagnés lorsqu’on réussit un territoire. Ce sont "les badgés" qui valident si l’étape est réussite ou non (ils apportent aussi des conseils au futur badgé). Les profs peuvent aussi gagnés des badges avec le même système. Les profs sont les coachs, ils animent l’espace et gèrent le suivi de leurs élèves (en les aidant dans leurs parcours). Certains coachs professionnels (cuisinier, boulanger, etc) ou experts/amateurs (parents d’élèves, etc) peuvent intervenir au sein de l’espace. Au sein de cet espace, tout le monde est concerné par le système de badge (élèves, profs, pros, experts/amateurs). Un totem présente les règles de l’espace (règles attribution des badges, organisation de l’espace en territoires, règles de vie, etc) mais aussi une sorte de trombinoscope qui présente tous les individus connectés au lieu. Ce trombinoscope permet d’avoir un suivi, de connaître les badgés (pour les rencontrer et apprendre de nouveaux savoirs), prendre connaissance des projets en cours, etc…

    • Étape 8 : Nous arrivons à la fin de l’atelier, et beaucoup de points sont encore à traiter, dont un particulièrement : les différentes interactions entre les différents établissements scolaires. Évidement, l'élève de maternelle n’a pas la même expérience que l’étudiant du lycée, mais ils vont se rencontrer et échanger dans cet espace. Comment alors faciliter ses échanges ? Comment faire rencontrer les programmes de chaque établissement au sein de cet espace ? Comment faciliter les interactions entre les établissements dans cet espace ?… bref, comment créer engagement et ouverture ?

    Restitution L'école engageante et ouverte (ouvrir Vidéo_aatelier6042016_futureducbd.mp4, 40.36 M)

     

    Vision Partagée 2 : L'école de l'autonomie

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    • Étape 1 : Nous avons dans un premier temps regardé collectivement la fiche vision, qui a soulevé quelques désaccords avec l’orientation de la vision (notamment les salles informatiques de travail ou la temporalité fixe).

    • Étape 2 : L’autonomie étant définie comme “être actif”, “être sollicité”, le groupe a pointé la nécessité de proposer des espaces disséminés et modulables, de permettre à l’élève de construire son parcours et de définir sa temporalité et sa progression lui-même. Des besoins ont commencé à être listé. En bref, laisser une plus grande marge de liberté à l’apprenant avec possibilités d’ajustement.

    • Étape 3 : A la fin de la phase de brainstorming deux orientations se dessinaient : l’une portait sur les espaces d’apprentissage et l’autre sur l’interface accompagnant l’apprenant. Ces deux orientations gardaient en tête le “faire collectif” malgré la dissémination ou l’individualisation. L’équipe s’est scindée en deux groupes.

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    Les deux groupes ont travaillé en parallèle durant le temps restant :

    • Étape 4A : Début du maquettage pour l’équipe travaillant sur l’espace, ils ont tout de suite commencé à penser en volume sous forme de maquette papier. Ils ont défini les composants de l’espace, comme notamment un espace “agora” pour que l’apprenant choisisse son projet en début de journée.

    • Étape 5A : Les pions ont rapidement été découpés pour voir les déplacements dans les différents espaces qui commençaient à s’articuler.

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    • Étape 4B : Le groupe travaillant sur l’interface a commencé par un temps de discussion pour définir la ou les fonctionnalité-s principale-s de l’application accompagnant l’élève. L’interface devait être conçue comme un espace dans lequel on navigue, et non comme un agrégat d’informations (du type mes badges, mes cours, mes lieux d’apprentissage, etc.). Cette interface définie dans la fiche vision comme un tableau de bord n’a pas été renommée, puisque le tableau de bord évoque en même temps le lieu à partir duquel un marin dirige son navire et d’où il peut contrôler l’état du navire. C’est sur cette métaphore que le travail s’est basé. Il s’agit d’un outil de visualisation du cheminement de l’apprenant (comment les données sont agrégées et rendues visibles ?), mais aussi d’un outil pour dialoguer, partager, et débattre (cf les compétences sociales).

    • Étape 5B : En se servant des templates pour tablettes, l’équipe a déterminé les composants de l’application en projetant son utilisation dans la durée : du début d’un projet à son achèvement (comprenant évaluation et partage).

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    • Étape finale : Cette étape, si le temps nous l’avait permis, aurait été de confronter l’interface et l’organisation spatiale afin qu’ils évoluent ensemble.

      

    Vision Partagée 3 : Le lycée à la mesure des élèves

    Le cheminement du groupe raconté par l'animateur

    Par rapport à une école sur mesure et sans diplôme nous avons mis en avant la nécessité de savoir où aller, d'où on part et par quels compétences nous y arrivons. La métaphore du chemin et du voyage a été beaucoup utilisée ("rebrousser chemin", "faire un bout de route ensemble", "cartographie des transports", "prendre une correspondance", "étapes") pour permettre à chacun de cartographier ses compétences, savoir où il va passer et les prochains villes étapes.  Nous nous sommes divisés en deux groupes, l'un avec un regard micro, l'autre plus macro.

    Le micro : Nous avons défini 2 types d'élèves. L'un, le "tout droit" sait exactement ce qu'il veut faire même un peu trop. L'autre ne sait pas encore et ne trouve pas l'envie dans l'école. Le prof lui est vu comme une boussole, il va chercher les envies de chacun et l'orienter vers des compétences possibles. Nous avons ensuite élargi la notion d'école et d'apprentissage en dehors des murs du lycée avec une map qui parlait à la fois des temps insitu (dans le lycée) que hors les murs (associations par ex) on encore d'un côté des temps en groupe et de l'autre des temps individuels. Le prof et une personne supplémentaire (extérieure à l'école) font en sorte de faire communiquer envie/passions extérieures avec ressources de l'école pour faire développer des ressources cachées. 

    Restitution Le lycée à la mesure des élèves (ouvrir lycéeàlamesurebd.mp4.mp4, 42.06 M)

     

     

     

  • Les groupes Canada, France et Suisse, composés de directeurs d’établissement, professeurs, experts pédagogiques ont convergé vers trois visions partagées de l’école à l’ère numérique :

     

    L’école engageante et ouverte [groupe France] : l’école propose de généraliser la démarche projet comme une nouvelle entrée du savoir où l’élève s’engage selon ses envies et ce qu’il apporte au collectif projet.

     


    L’école de l’autonomie
     [groupe Suisse] : l’autonomie, comprise comme la capacité à mettre ses compétences aux services d’un groupe et à prendre sa part dans le projet commun, est la valeur cardinale de cette école. Le système éducatif proposé fournit à chaque élève les instruments les plus sophistiqués de contrôle et de pilotage de ses apprentissages.


     

    Le lycée à la mesure des élèves [groupe Canada] : les lycéens assistés de leurs professeurs, décident ensemble de leurs parcours, c’est la fin des diplômes. Ils organisent leur parcours avec des temps d’apprentissage en ligne, des choix d’approfondissement et des savoirs à la demande.

     


    Le 6 avril l’atelier de co design consistait à imaginer des services, des applications à partir de ces visions; des designers entourés de la communauté élargie de FuturEduc se sont retrouvés au Carrefour Numérique de la Cité des Sciences. Un compte rendu sera publié très prochainement.

     

     

    Prochaine étape : réserver votre après-midi du 25 mai pour élaborer ensemble les actions prioritaires.

  • Projet présenté par le groupe Canada

    Quoi
    Les lycéens assistés de leurs professeurs, décident ensemble de leurs parcours.

    Dans les paramètres imposés par le ministère de l’Éducation, les projets proposés doivent inclure du financement participatif. Ce financement participatif pourrait servir à soutenir un projet de nature personnelle que chaque élève devra réaliser pendant son parcours.

    Pourquoi
    Le temps revêt une importance capitale pour eux et ils ne veulent plus en perdre dans des cours où ils n’apprennent pas suffisamment, condamnés à suivre la cadence du groupe.

    Comment
    Ils proposent qu’une part de leurs apprentissages, particulièrement ceux qui concernent l’acquisition de connaissances, soient faits en ligne, par l'entremise du numérique.
    Ils souhaitent également pouvoir apprendre davantage dans les matières où ils sont plus avancés et consacrer plus de temps avec les enseignants des matières pour lesquelles ils ont de la difficulté. Ils aimeraient également pouvoir suivre des cours qui ne se donnent pas au secondaire: astronomie, physique quantique, sociologie et psychologie, entre autres.

     

     Eléments du "système école"
    Que se passe-t-il ?
    Cursus/ programme
    • socle commun à son rythme
    • savoirs en fonction de la demande : astronomie, physique quantite,....
    Espace(s) d’apprentissage
    • un espace de publication/partage de l’élève : ses productions, ses compétences acquises, ses évaluations, sa capacité à communiquer cela...
    • dissémination des espaces d’apprentissages
    Evaluation des élèves
    • les acquis sont évalués au fur et à mesure (fin des “classes-niveaux”)
    • VAE(Validation des Acquis de l’Expérience) pour tous
    • Badges qui évaluent tant les savoirs, que les savoir-faire
    Temps

     

    • “vraie” formation tout au long de la vie
    • rythme personnel sur le temps long

     

     
    Organisation /gouvernance/ pilotage

    • le ministère dédié à l’éducation s’occupe plutôt de logistique, RH, et du socle commun (lire, écrire, compter, pas de grand “comité de programme”)
    • nouvel acteur spécialisé apparaît : certifieur de certificat (besoin de standards)
    • la demande de prof est définie par la demande (pour de vrai, si plus personne ne fait de latin, il n’y a plus de prof de latin),
    • il y a une gestion des matières rares online
    • les établissements fonctionnent en réseau

    Comment ce dispositif très concurrentiel produit plus d’égalité des chances ?

    Objets pédagogiques
     numériques

    • Badges certifiants
    • Portfolio de compétences
    Autres
     
    • Le Chef d’établissement va gérer l’offre et la demande (agenceur, n’a pas le droit de délivrer n’importe que l badge, s’il ne peut lui-même le délivrer, il peut éventuellement passer un contrat avec un tiers susceptible de le délivrer à distance)
    • Les acteurs locaux (publics & privés) vont contribuer à définir une partie des badges

     

  • Projet présenté par le groupe Suisse
     
    Vision
    Le système éducatif proposé fournit à chaque élève les instruments les plus sophistiqués de contrôle et de pilotage de ses apprentissages. Mais l’ingénierie pédagogique sur laquelle il s’appuie est avant tout basée sur la coopération et les projets collectifs. L’autonomie, comprise comme la capacité à mettre ses compétences aux services d’un groupe et à prendre sa part dans le projet commun, est ainsi la valeur cardinale de cette école.

    Pourquoi
    L’éducation doit être individualisée : elle doit répondre aux besoins spécifiques de chaque enfant et lui permettre d’exprimer et de cultiver ses talents propres. Mais l’éducation est aussi une préparation à la vie sociale. Les compétences sociales sont parmi les plus importantes que chacun doit acquérir. Or, ces compétences ne peuvent s’acquérir autrement que par la pratique, dès le plus jeune âge.

    Comment
    L’école de l’autonomie s’appuie sur des moyens numériques sophistiqués de suivi et d’évaluation qui permettent tout à la fois de suivre et d’orienter les parcours individuels ainsi que les avancées des projets collectifs.
    Eléments du "système école"
     
    Que se passe-t-il ?
    Cursus/ programme
    • Le curriculum (ensemble de savoirs et de compétences) est défini par l’école et par le système éducatif dans lequel elle s’inscrit. Il est le cadre imposé dans lequel chaque élève va devoir définir ses buts et sa progression.
    Évaluation des élèves
    • L’évaluation formative continue occupe une place centrale. C’est une évaluation individuelle. Elle est basée sur un logiciel sophistiqué, un tableau de bord, qui enregistre l’ensemble des activités, les performances, les réalisations et évalue en permanence la trajectoire d’apprentissage de l’élève en la confrontant aux buts qui lui ont été fixés initialement.
    • L’évaluation est également une évaluation diagnostic, capable de formuler des recommandations à l’élève, soit sous forme d’exercices de remédiation (type adaptive learning), soit sous forme de prescriptions d’activités (participations à des projets, particuliers, etc.).
    Espace(s) d’apprentissage
    • Des salles informatiques pour le travail individuel, l’accès à son tableau de bord, la pratique des activités individuelles d’apprentissage et de remédiation ;
    • Des salles de travail en petits groupes pour la réalisation des projets
    Temps

    La plus grande partie du temps (2/3 par exemple) est consacrée aux travaux des groupes et à l’avancée des projets. L’autre partie est dédiée au travail personnel prescrit par le tableau de bord. Une partie de ce travail peut se faire en dehors de l’école. Les horaires de présence sont imposés pour les plus jeunes et s’assouplissent progressivement. Le logiciel de suivi peut être prescriptif pour la présence et la participation aux projets.

     
    Organisation /gouvernance/ pilotage
    Les écoles sont autonomes (elles aussi !) mais elles sont tenues (par un contrat contraignant) de respecter le curriculum. Elles conçoivent leurs projets et mettent en place leur organisation pour satisfaire les objectifs fixés par le curriculum avec les résultats attendus. Chaque école est gouvernée à partir d’un tableau de bord de l’organisation qui reprend les données de l’ensemble des tableaux de bord des élèves et fournit une représentation des progressions, effectue un diagnostic en continu de la situation de l’école.
    Objets pédagogiques numériques 
     
    L’école s’appuie sur un système d'information global qui gère les tableaux de bord individuels, les travaux des groupes et le pilotage de l’établissement. Au niveau des apprentissages individuels, le système dispose d’un accès à des banques d’activités pédagogiques de type « adaptive learning » qui exploite non seulement les données de l’établissement mais celles des autres écoles connectées au même réseau.
    Enseignants
    Il n’y a plus d’enseignants-experts à proprement parler. L’encadrement des élèves est assuré par des moniteurs, accompagnateurs, conseillers, facilitateurs avec de multiples valences : pédagogique, technique, psychologique, sociale, etc. Généralisation du tutorat : tutorat élève et tutorat groupe.

     

  • Quoi
    L’école n’est plus un sanctuaire mais ouverte sur la vie, le monde économique et social. Elle offre désormais un jour par semaine, consacré à la création et la réalisation de projets qui mobilisent la communauté éducative et le monde professionnel.

    Pourquoi
    La société est impliquée dans l’éducation à travers des projets qui lui servent. La communauté éducative se compose non seulement du personnel éducatif de l’établissement mais aussi de l’environnement autour, parents, acteurs professionnels du territoire.

    Comment
    L’école propose de généraliser la démarche projet comme une nouvelle entrée du savoir où l’élève s’engage selon ses envies et ce qu’il apporte au collectif projet.
    Les élèves sont coachés par deux personnes (un enseignant et un professionnel). Il y a un collectif de coach, révélateurs de talents qui s’engagent pour une période donnée à accompagner les élèves à révéler leur “talent”, savoir faire, savoir être, de les aider à “se qualifier” vis à vis du collectif.
    Les classes sont décloisonnées, les élèves choisissent leur projet, quelque soit l’âge, niveau scolaire. L’évaluation des élèves pour les projets se fait par les pairs.
    Les espaces d’apprentissage sont disséminés sur le territoire, à l’intérieur ou à l’extérieur des établissements. Chaque élève dispose d’un environnement personnel d’apprentissage (accumulation de matériaux qui va devenir connaissance); ce dernier le suit tout au long de son parcours d’élève. Il permet également aux coachs de suivre l’élève dans le cadre des projets.
    Les projets sont documentés et publiés en Creative Commons. L’école récupère la base de connaissance (ce qu’ils ont appris dans les projets, les tutoriaux,...jusqu’à partager les bénéfices d’un projet qui pourrait être développé par un acteur professionnel.

    Eléments du "système école"
     
    Que se passe-t-il ?
    Cursus/ programme
    • socle commun / savoirs techniques , compétences professionnelles pilotées par l’extérieur
    • ces savoirs techniques s’acquièrent par l’expérience terrain, dans le monde professionnel mais aussi dans la vie
    • la démarche projet est généralisée comme entrée du savoir et l’èlève, acteur, s’engage dans les projets selon ses envies et ce qu’il apporte au collectif
    Évaluation des élèves
    • évaluation par les pairs (les groupes projets sont hétérogènes)
    • qualifier le rôle de chacun dans le projet
    Espace(s) d’apprentissage
    • espace Tiers pour les projets (à l’intérieur ou à l’extérieur des établissements)
    Temps
    •  un temps dans la semaine consacré au projet, basé sur l’engagement de l’élève
     
    Organisation /gouvernance/ pilotage
    • projets proposés par la communauté éducative et monde professionnel; le chef d’établissement cherche les partenariats avec institutions et monde professionnel
    • partenariats du ministère (encore chargé des prof., du programme,...) avec des acteurs tiers
    • échelle des collectivités territoriales pour organiser les partenariats avec les lieux de co éducation
     
    Objets pédagogiques numériques
    • chaque élève dispose d’un environnement personnel d’apprentissage (accumulation de matériaux qui va devenir connaissance)
    • les pratiques qui font collectif : de type fablab, outils collaboratifs
    • outil de gestion, logistique,..
    Élèves
     
    • constitution de collectifs/groupes, plusieurs niveaux de compétences par groupe
    Enseignants
    • des enseignants par discipline
    • le coaching des élèves est réalisé par un professeur et une personne extérieure
    Autres
     
    • les parents s’engagent dans la communication de leur métier et peuvent être coach

     

     

     

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8

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