SoftPlace

SoftPlace

Penser des systèmes et stratégies de lieux partagés


Août 2015

  • Le 9 septembre, Softplace organise un second atelier "connecteur", qui s'intéressera à la dé-spécialisation des lieux : comment amène-t-elle des lieux et les services proposés à se transformer, comment modifie-t-elle le maillage des lieux et services sur un territoire ? 

    Le 2 juillet dernier, nous organisions chez SuperPublic un premier atelier "connecteur", visant à explorer différents visages des lieux partagés. Nous y avons parlé de tiers-lieux (en s'intéressant aux lieux d'expérimentations numériques, mais aussi aux lieux de travail partagés) de leur positionnement et de leur implantation géographique, de la façon dont ils re-questionnent les urbanistes et ceux qui "font" la ville. Mais nous avons aussi abordé le sujet d'autres lieux "partagés", avec une incursion dans le sujet des lieux mutualisant des services publics. 

    Le 9 septembre, nous poursuivons notre exploration du sujet, avec un atelier autour de la "dé-spécialisation" des lieux. Comment s'incarne-t-elle ? Comment les lieux et les services qu'ils proposent sont-ils amenés à se transformer ? Comment les lieux sont-ils amenés à se mettre en réseau ? Quel maillage du territoire si les lieux se dé-spécialisent, au niveau de la ville, mais aussi de territoires plus vastes et moins denses ? 

    De nouveau, cet atelier sera accueilli par nos complices de Superpublic. Il réunira des acteurs de la recherche et des acteurs de terrain divers (acteurs publics, privés, porteurs de lieux, etc.), afin de faire émerger des questionnements et pistes de recherche et d'enrichir la connaissance du sujet. 

    Interventions confirmées

    • Raphaël Besson (Laboratoire Pacte - Grenoble ) 
    • Frédéric Oru (NUMA)
    • Sophie Houzet (Pôle Numérique de la Drome) 
    • Solveig Courvoisier / Blandine Alglave (La Poste)
    • Boris Chevrot (Relais Service Public de Cluny)
    • ...

     >> S'inscrire

  • SoftPlace, lancé au printemps, s'interroge sur les systèmes de lieux partagés de demain. Comment les différents acteurs des territoires (publics, privés, associatifs...) pourraient-ils penser une stratégie des lieux partagés de demain, qui prendrait en compte les systèmes dans lesquels ils s’inscrivent : infrastructures, maillage, réseaux, métiers…?

    S'interroger sur les lieux partagés de demain nécessite en réalité de s'intéresser aux lieux partagés d'aujourd'hui (coworking, fablabs, tiers-lieux divers et variés...) mais aussi aux lieux "partageables" : des lieux souvent mono-fonctionnels (ou offrant peu de fonctions), publics ou privés, déjà ouverts ou non au public, qui ont en commun d'avoir des m2 disponibles en permanence ou sur certains créneaux... le périmètre des lieux partageables peut être large, et nous l'aborderons sans aucun doute dans les mois qui viennent. 

    Lieux partagés ? 

    Les lieux partagés qui nous intéressent particulièrement sont ceux qui émergent avec le développement des usages du numérique. C’est une dénomination et un sujet d’étude qui nous ont déjà intéressés à la Fing dans l'expédition Alléger la Ville, achevée début 2014.

    Nous les définissions alors ainsi :  « Un lieu « partagé » accueille des usagers ayant besoin d’accéder à des services, des locaux, des équipements, des outils, à proximité. Il permet de répondre à des aspirations, des pratiques ou des besoins individuels. Il favorise également la rencontre et les collaborations,  qu’elles se déroulent dans un cadre personnel, professionnel ou associatif. Les lieux partagés sont généralement exploités et animés par des équipes bénévoles ou professionnelles afin d’assurer cohérence et articulation des temporalités et des activités qui y sont menées. »

    Un lieu partagé est un lieu physique, généralement animé ou dans lequel se trouve une médiation humaine puissante, dans lequel on peut partager uniquement des m2 et des équipements, mais dans lequel on partage souvent davantage : des compétences, des services, des expériences, du temps, des idées, projets, etc. Il est la plupart du temps un lieu multi-usages, souple, qui n'a pas une seule fonction dédiée (on ne fait pas que travailler dans un espace de coworking, on peut aussi prendre part à des événements +/- reliés à son activité professionnelle).

    Ce terme ajoute peut-être à la confusion d'un paysage sémantique déjà chargé (tiers-lieux, lieux d'innovation, lieux ouverts...), mais il nous semble que s'il recoupe en partie certains termes, il est aussi un peu autre chose. Ainsi au-delà des  « tiers-lieux », et au risque de brasser (trop) large pour commencer, il nous semble que d’autres lieux peuvent rentrer dans notre paysage des lieux partagés, parce que l’on y partage d’autre choses :

    • Des lieux dans lesquels on partage / on mutualise des ressources : les bibliothèques et médiathèques sont depuis longtemps des lieux de partage, que le numérique vient parfois bousculer, questionner… dans le récent travail sur la consommation collaborative que nous avons mené avec OuiShare, nous imaginions des « Hubs de partage » d’objets, de services divers et variés.
    • Des lieux dans lesquels plusieurs services (et plusieurs fournisseurs de services) se partagent les m2. Certes, on est bien loin des tiers-lieux et des communautés dans ce cas ! Cela peut d’ailleurs davantage être vu comme de la mutualisation que du partage, mais nous nous intéressons aussi à ces lieux-là dans SoftPlace ; qui sait si des formes d’hybridations ne verront pas le jour demain entre ces lieux et les « tiers-lieux » animés et appuyés sur une communauté ?

    Le périmètre d'étude de Softplace n'est aujourd'hui pas figé, et reste à affiner, mais il guidera ce que nous irons regarder dans les semaines qui viennent. Il se nourrira entre autres d'exemples disruptifs de lieux brouillant les cases. N'hésitez donc pas à alimenter le groupe de veille Diigo du projet, si vous en voyez passer !

     

Conception & réalisation : Facyla ~ Items International

Plateforme construite avec le framework opensource Elgg 1.8